Saint-Jeannet (Alpes-Maritimes)

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Saint-Jeannet
Saint-Jeannet : le vieux village perché
Saint-Jeannet : le vieux village perché
Blason de Saint-Jeannet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Canton Canton de Vence
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Jean-Michel Sempéré
2008-2014
Code postal 06640
Code commune 06122
Démographie
Gentilé Saint-Jeannois
Population
municipale
3 783 hab. (2011)
Densité 259 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 44′ 50″ N 7° 08′ 38″ E / 43.7472222222, 7.14388888889 ()43° 44′ 50″ Nord 7° 08′ 38″ Est / 43.7472222222, 7.14388888889 ()  
Altitude Min. 39 m – Max. 934 m
Superficie 14,58 km2
Localisation

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Saint-Jeannet

Saint-Jeannet est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Saint-Jeannois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Jeannet, vue du sommet du Baou de Saint-Jeannet.

Situé à une vingtaine de kilomètres de Nice, entre Gattières, la Gaude et Vence, le village est perché au pied du Baou de Saint-Jeannet (800 m), (« rocher » en provençal), une falaise qui attire de nombreux randonneurs et grimpeurs, et domine la vallée de la Cagne où se dressent les ruines d’une ancienne bergerie fortifiée, le Castellet. Au sommet du Baou, une table d’orientation, construite au début des années 1950, renseigne les promeneurs, qui peuvent apercevoir en contrebas le village et au large un panorama qui s’étend des sommets alpins du Mercantour aux collines niçoises, jusqu’à Antibes, aux îles de Lérins et au massif de l’Estérel.

Climat[modifier | modifier le code]

Le village jouit d’un microclimat de type méditerranéen nuancé par le Baou qui attire la brise marine l’été et arrête le mistral l’hiver. On parle de brise pendulaire. Du fait de sa proximité avec la mer, située à 10 km à peine, le village profite d'un adoucissement des températures. Grâce à l'altitude, on ne ressent pas, l'été, cette moiteur souvent difficile à endurer. L'ensoleillement est important (3000 h/an contre 1900 à Paris). Le mistral, vent sec et froid, s'invite parfois pour quelques jours, dégageant le ciel et procurant des vues sur les lointains. Les pluies se distinguent surtout par leur intensité, mais ne sont pas nombreuses, dépassant rarement les 90 jours/an. La neige fait quelques rares apparitions, mais se contente le plus souvent de couronner les baous. Elle fond en quelques heures ou quelques jours. Saint-Jeannet se situe à l'altitude des stations climatiques de Grasse, Vence, ou Levens. L'air y est sain.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire, au pied du massif rocheux, limité par le fleuve Var à l’est, la rivière La Cagne à l’ouest, est limitrophe des communes de La Gaude au sud, Vence au sud-ouest, Gattières au nord-est, Bézaudun-les-Alpes au nord, Nice à l’est sur la rive opposée du Var.

Histoire[modifier | modifier le code]

Plusieurs documents mentionnent des bourgs distincts : castrum Sant Johannis (ou Sancti Johannis) au pied du Baou (nommé d’après saint Jean-le Baptiste ou saint Jean apôtre sous sa forme occitane et avec un suffixe diminutif local, qui a été francisé par la suite) et Alagoda dans la plaine, dès le XIe siècle. On peut voir aujourd’hui, le long des façades de maisons formant l’enceinte médiévale, des portes en bout de rue, la porte de la Poudrière, la porte Contardy, la porte Sainte Barbe, la porte de la Ferrage, qui protégeaient les habitants des attaques et des épidémies.

Sous la Révolution, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune changea de nom pour Jeannet, suivant un décret de la Convention nationale.

Saint-Jeannet était un village frontière entre la Provence et le comté de Nice.

Georges Ribemont-Dessaignes a fait connaître Saint-Jeannet à ses nombreux amis. Certains y ont séjourné comme Tristan Tzara ou Joseph Kosma. Jacques Prévert, un ami très proche, a même écrit, pour la dernière fête du raisin, une poésie dédiée aux vignerons de Saint-Jeannet.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Saint-Jeannet
Blason de Saint-Jeannet Blason D’azur à saint Jean-Baptiste de carnation, barbé et chevelé d'argent, vêtu d’une peau de chameau d’or, nimbé du même, assis sur un tertre terrassé de sinople, tenant de sa main senestre une longue croix d’argent avec sa banderole du même, caressant de sa dextre un agneau contourné d’argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Une rue de Saint-Jeannet
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Gérard Nirascou UMP  
mars 2008 - Jean-Michel Semperé[1] DVD puis UMP[2]  

Démographie[modifier | modifier le code]


En 2011, la commune comptait 3 783 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 024 1 051 1 101 1 204 1 228 1 256 1 323 1 307 1 307
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 194 1 156 1 064 986 1 027 1 062 1 113 1 377 1 061
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
965 939 981 834 857 770 792 759 853
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 079 1 421 1 843 2 436 3 188 3 594 3 634 3 656 3 783
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Distinctions culturelles[modifier | modifier le code]

Saint-Jeannet fait partie des communes ayant reçu l’étoile verte espérantiste, distinction remise aux maires de communes recensant des locuteurs de la langue construite espéranto.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Baou de Saint-Jeannet[5] : falaise dominant tout le littoral azuréen par temps dégagé.
  • Baou de La Gaude[6] : à l’Est du Baou de Saint-Jeannet, se dresse un autre promontoire rocheux, moins escarpé, mais culminant à 791 mètres.
  • Château de La Gaude ou « des Templiers » : les ruines de ce château ont été remontées dans les années 1940 par l'actrice de cinéma française Viviane Romance. Il appartient aujourd’hui à un particulier.

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Comme nombre des villages perchés de Provence et du comté de Nice, Saint-Jeannet a été construit à l’adret, c’est-à-dire, face au sud, et abrité des vents du nord par une falaise montagneuse. Ce faisant, il recueille largement le soleil mais n’échappe pas à l’action des vents pluvieux soufflant de l’est. Une telle position élevée répondait jadis à un souci de protection.

Les plus anciennes demeures sont presque toutes des habitations en hauteur qui superposent jusqu’à trois ou quatre étages. Leur matériau principal vient de toutes les roches qui constituent le sol de Saint-Jeannet. Le mortier, formé jadis d’un mélange de sable et de chaux, n’était pas très solide. C’est pourquoi les murs des anciennes maisons étaient doublés.

Saint-Jeannet, église paroissiale Saint-Jean-Baptiste.
Monument du souvenir, à l'intérieur de l'église paroissiale.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste : construite en 1666, elle est attenante à la chapelle des Pénitents blancs (aujourd’hui chapelle Saint-Bernardin). Le clocher, avec sa tour carrée, fut ajouté en 1670. Les décors (tableaux, statues de saints, balustrades) furent ajoutés sous l’influence du baroque niçois et génois.
  • Chapelle Saint-Jean-Baptiste des Pénitents noirs, XVIIIe siècle
  • Chapelle Saint-Bernardin des Pénitents blancs, XVIIe siècle
  • Chapelle Sant Pèire(Saint-Pierre) : construite au XIe siècle, près du château de la Gaude, elle fut la première paroisse de la vieille Gaude.
  • Chapelle Sainte-Pétronille, XIe siècle
  • Chapelle Notre-Dame-des-Champs ou Notre-Dame-du-Baou, XVe siècle

Environnement naturel[modifier | modifier le code]

Saint-Jeannet est surtout connu pour ses nombreuses voies d'escalade (on en compte près de 470, réparties sur 17 secteurs), mais aussi pour ses trois chemins de randonnée (« Baou de Saint-Jeannet », « Baou de la Gaude et son grand chêne », « circuit du Castellet »). Il est possible, en outre, de pratiquer de la spéléologie ou de la Via Corda.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Films tournés à Saint-Jeannet[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Bilas, Le château de La Gaude, Alandis Editions, 2002.
  • J.-E. Malaussène, L'évolution d'un village frontière de Provence. Saint Jeannet (A.-M.), rééd. Alandis Editions, 2000.
  • Françoise et Caroline Chambon, Saint-Jeannet-Village. De mémoire d'hommes, préface de René Rasse, 2001 (1re édition), réédité en 2009, 352 p.
  • Jean Laffitte, Les constructions en pierre sèche du Baou de Saint-Jeannet (Alpes-Maritimes), L'auteur, Nice, 53 p. (étude des vestiges en pierre sèche de l'exploitation agricole de ce qu'on appelait « la Montagne » au XIXe siècle)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]