Fos-sur-Mer

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Fos-sur-Mer
Vue de la ville de Fos-sur-Merdepuis les remparts de la vieille ville.
Vue de la ville de Fos-sur-Mer
depuis les remparts de la vieille ville.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement arrondissement d'Istres
Canton canton d'Istres-Sud
Intercommunalité Syndicat d'agglomération nouvelle Ouest Provence
Maire
Mandat
René Raimondi (PS)
2014-2020
Code postal 13270
Code commune 13039
Démographie
Population
municipale
15 499 hab. (2011)
Densité 168 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 26′ 25″ N 4° 56′ 55″ E / 43.4403, 4.9486 ()43° 26′ 25″ Nord 4° 56′ 55″ Est / 43.4403, 4.9486 ()  
Altitude Min. -10 m – Max. 39 m
Superficie 92,31 km2
Localisation

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Liens
Site web www.fos-sur-mer.fr

Fos-sur-Mer (Fòs de Mar en provençal selon la norme classique et la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Fos-sur-Mer se situe à 49 km au nord-ouest de Marseille[1],[2], sur le littoral méditerranéen, au fond d'un golfe auquel elle a donné son nom et qui s'enfonce entre l'étang de Berre et le delta du Rhône, et à l'extrémité Sud de la plaine de la Crau. La commune possède 6 km de plages de sable, trois étangs – l'étang de Lavalduc, l'étang d'Engrenier et l'étang de l'Estomac –, et elle est traversée par le canal d'Arles à Bouc (portion du canal de Marseille au Rhône).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est limotrophe de Istres à 9,3 km.

Communes limitrophes de Fos-sur-Mer
Arles Saint-Martin-de-Crau Istres
Port-Saint-Louis-du-Rhône Fos-sur-Mer Saint-Mitre-les-Remparts
Mer Méditerranée Port-de-Bouc

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le cœur de Fos-sur-Mer et sa gare ont su conserver en partie leur identité et le charme du Midi. Les milliers d'ouvriers de la ZIP (zone industrielle et portuaire) ont été logés pour la plupart dans d'autres communes où des HLM ont été construites, en prévision de l'extension du complexe industriel.

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la periode 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 11,0 12,4 15,2 17,4 21,8 26,0 29,6 29,3 25,2 20,0 14,4 11,8 19,5
Températures moyennes (°C) 6,8 7,9 10,3 12,6 16,7 20,6 23,9 23,7 20,1 15,5 10,3 7,8 14,7
Températures minimales (°C) 2,6 3,4 5,3 7,7 11,6 15,2 18,1 18,1 14,9 11,0 6,2 3,8 9,9
Précipitations (hauteur en mm) 62 48 47 56 40 37 15 31 64 99 54 56 606,2
Source: Météo France / Station de Istres[3]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le site du Mourre-Poussiou atteste de la fréquentation de groupes de chasseurs-cueilleurs de l'Épipaléolithique. Ce petit plateau de forme allongée est situé sur la rive orientale de l'étang de l'Estomac, à environ 1 km au nord-est de la ville. Son pourtour était constitué d'abris-sous-roche creusés par l'érosion de différentes époques. Ceux-ci ont disparu ou se sont effondrés par suite du recul de la falaise. Largement détérioré par l'aménagement de deux châteaux d'eau et par la suite par l'action de fouilleurs clandestins, le site a fait l'objet de fouilles par le préhistorien Max Escalon de Fonton en 1971, 1972, 1973 puis en 1977 et 1979. Celles-ci ont permis de mettre en évidence non seulement une occupation du site pendant l'Épipaléolithique (Valorguien et Montadien pour lequel on dispose d'une date C14 : 8980 +/- 200 B.P.) mais également durant le Mésolithique (Castelnovien). Le secteur a aussi livré quelques vestiges ténus (tessons de poterie) du Néolithique final et du Chalcolithique.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Durant l'Antiquité gallo-romaine, Fos-sur-Mer était un port de premier ordre, sans doute rattaché à la cité d'Arles. Son nom, Fossae Marianae, est d'ailleurs à l'origine du nom actuel de Fos, il désignait un canal creusé sur l'ordre de Caius Marius[4]. Il est indiqué sur la célèbre Table de Peutinger, sous la forme d'une vignette utilisée seulement sur ce document pour le port d'Ostie, ce qui donne une idée de son importance. À ce jour, la question de la localisation de Fossae Marianae reste posée.

Toutefois, la présence d'un ensemble complexe de constructions actuellement submergées et situées dans l'anse Saint-Gervais, à l'ouest de la pointe du même nom, fournira peut-être un début de réponse. On y a repéré les vestiges d'une importante architecture en blocs taillés de grand appareil, avec assemblage à queue d'aronde, un mur épais en blocage ainsi qu'un dispositif formé de gros pieux. À une vingtaine de mètres de la plage ont été également repérés des alignements de blocs de pierre (plus de 300) percés en leur centre d'une cavité circulaire (pour des piliers de bois ?) et qui forment deux ensembles rectangulaires de 36 x 110 m, interprétés comme de possibles aménagements de chantier de construction navale. Enfin, en 1975, à quelque 200 m à l'ouest de l'ensemble de structures immergées a été découvert les vestiges d'une nécropole gallo-romaine qui a livré une vingtaine de stèles et d'autels funéraires dont cinq portant des inscriptions. Cette nécropole qui peut être datée des premiers siècles après Jésus-Christ est aujourd'hui submergée par 4 à 5 m d'eau à quelque 300 à 400 m du rivage mais se trouvait bien évidemment hors d'eau à l'époque de son utilisation.

Dans la même zone de Saint-Gervais, en bord de mer, des investigations menées en 1984 puis en 2004 ont révélé les vestiges d'un édifice probablement cultuel et funéraire (basilique ?) ainsi qu'une nécropole datant de l'Antiquité tardive. L'édifice n'est illustré que par un fragment de mur de 10 m de longueur. De chaque côté ont été mis au jour des tombes et des sarcophages avec leurs couvercles en bâtière. Cette nécropole chrétienne peut être située entre le Ve et le VIIe siècle. Sous celle-ci subsistent des vestiges de tombes gallo-romaines.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Fortification médiévale de Fos-sur-Mer.

Au Moyen Âge, Fos-sur-Mer fut le fief originel des seigneurs de Fos. Il se présentait sous la forme d'une bande littorale longue d'environ 25 km pour une largeur inférieure à 10 km et englobait le château, l'un des plus anciens et des plus importants de la Provence occidentale, le village et les terres de Fos, des églises rurales comme Saint-Julien et Saint-Pierre près de Martigues et l'abbaye Saint-Gervais de Fos.

Cette dernière était située entre l'étang de l'Estomac et le grand marais de la Basse Crau. La première mention du lieu, en 923, ne fait mention que d'une église déjà dédiée à saint Gervais, citée comme une annexe à l'église Saint-Sauveur de Fos. Concédée un temps à l'évêque de Marseille par l'archevêque d'Arles, Manassès, elle fut ensuite restituée à ce dernier une cinquantaine d'années plus tard. À l'initiative d'un prêtre, Pation, sans doute chargé de l'église, et avec l'accord de l'archevêque d'Arles, une communauté de moines s'y établit en 989 et s'attela, peut-être avec l'aide des seigneurs de Fos, à la construction des bâtiments de l'abbaye. Celle-ci fut consacrée officiellement en mai 992 par l'archevêque d'Arles Anno. En 1081, après avoir gravité dans l'orbite spirituelle de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille, l'abbaye de Saint-Gervais fut cédée à l'abbaye de Cluny. Ce fut la seule abbaye affiliée à Cluny de toute la Provence maritime. Le privilège du pape Innocent II qui confirma en 1130 les possessions de l'abbaye de Saint-Gervais mentionne 22 églises réparties dans au moins sept diocèses. Cet éloignement de l'abbaye-mère et les circonstances du temps (peut-être les guerres Baussenques, 1145-1162) expliquent que cette tutelle ne dura pas plus de 80 ans. En 1223, l'abbaye fut placée, non sans une tenace résistance des abbés de Saint-Gervais pendant plus de 35 ans, sous la juridiction de l'archevêque d'Arles qui en fit bientôt une abbaye de chanoines réguliers à laquelle il unit les églises de Saint-Sauveur et de Sainte-Marie de Fos, de Saint-Pierre de Lavalduc et de Sainte-Marie de Bouc pour l'entretien de la petite communauté.

La famille des seigneurs de Fos, sans doute de souche locale, a tiré son nom de la garde du château de Fos qui lui aurait été confiée au cours du Xe siècle par l'archevêque d'Arles, Manassès, neveu d'Hugues d'Arles et maître d'une grande partie de la Provence occidentale. À la mort de ce dernier, en 961, les Fos auraient conservé leur fonction mais désormais pour leur propre compte en la transformant en office héréditaire. Ce château occupait une position stratégique remarquable, contrôlant l'accès aux salins et pêcheries de l'étang de Berre et l'une des voies reliant Marseille à Arles.

Blason des seigneurs de Fos.

Le premier seigneur de Fos connu est Pons de Fos, dont le nom apparaît dans une charte de l'abbaye de Saint-Victor, le « Bref de la Cadière », probablement de la fin du Xe siècle. Il est probable qu'on puisse l'identifier à Pons de Marseille, certainement son père, cité en 965 avec le titre de vicomte aux côtés du comte d'Arles Boson II. À l'issue de l'expulsion des Sarrasins de la Provence en 972, ce Pons de Fos se vit attribuer par le comte de Provence, (Guillaume Ier) dit le Libérateur, une partie des terres libérées, plus précisément la partie orientale de la zone littorale de l'évêché de Toulon. Désormais, les seigneurs de Fos étaient aussi seigneurs d'Hyères. Ils tiraient surtout leur richesse de la présence de salins sur leurs territoires, notamment ceux des étangs de Lavalduc et de l'Engrenier dans la seigneurie de Fos, et faisaient figure de « seigneurs du sel ».

En 1018, les seigneurs de Fos tentèrent de transformer leurs seigneuries en alleux et refusèrent la suzeraineté du comte de Provence sur Fos et Hyères. S'ensuivit une guerre de trois ans menée par le comte Guillaume II de Provence qui y perdit la vie en 1018 et dont les alliés, les vicomtes de Marseille, occupèrent le château de Fos en 1020. Peine perdue, peu de temps après, dès 1031, une nouvelle campagne fut menée et le territoire de Fos fut ravagé par l'armée comtale. Les seigneurs de Fos manifestèrent encore leur volonté d'indépendance en boudant les assemblées de paix. Vers 1048, la situation n'avait guère changé et Gui, seigneur de Fos, refusait toujours la suzeraineté du comte de Provence pour Fos et Hyères, d'où un nouveau conflit à l'issue duquel, en 1056, il finit enfin par se soumettre. Ce résultat s'obtint plus sans doute par la négociation que par la force car la même année, Rostaing, fils de Gui, obtenait l'évêché d'Aix, ce qui n'aurait pu se faire sans l'accord du comte de Provence. En 1060, les Fos sont à nouveau qualifiés de fidèles du comte.

Raimond Bérenger III plante le pavillon de Barcelone au château de Fos. Tableau de Marià Fortuny (1856-1857), Catalan Académie Royale des Beaux-arts de Sant Jordi, Barcelone.

Vers 1070, les seigneurs de Fos s'emparèrent du pont des Pêcheurs, point de contrôle des pêcheries voisines, de la sortie de l'étang de Berre et de la route de Marseille à Arles. Il fallut l'intervention des vicomtes de Marseille et des seigneurs des Baux pour les obliger à rendre leur prise.

La mort de Bertrand Ier, en 1093, laissa le comté de Provence sans héritier mâle direct. Il en aboutit une partition de la Provence et la coexistence de trois maisons comtales. Les seigneurs de Fos prêtèrent alors serment de fidélité et reconnurent comme suzerain le comte de Toulouse Raymond de Saint-Gilles.

Les seigneurs de Fos participèrent à la Première croisade (1096-1099) en la personne de Pons IV de Fos, justement dans l'armée du comte de Toulouse.

En 1112, par son mariage avec Douce, fille de la comtesse Gerberge de Provence, le comté de Provence échut au comte de Barcelone Raimond Bérenger qui s'empressa alors de se manifester en Provence pour faire valoir ses droits. Lors de l'hommage auquel se soumirent de nombreux seigneurs en 1113, les comtes de Fos ne figuraient pas parmi les familles représentées. En 1115/1116, Raimond-Bérenger mena donc une campagne pour soumettre les récalcitrants et, en cette occasion, s'empara du château de Fos où il reçut l'hommage de Pons V de Fos pour les territoires de Fos et d'Hyères.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Fos-sur-Mer Blason D'or au cochon contourné de sable[6].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Fos-sur-Mer
Coupé au 1) d’azur à la croix d’argent au 2) d’argent au cerf de gueules[5]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1971 après 1971 Jean-Jacques Féraud    
septembre 1983 mars 1991 Claude Rossi PCF  
décembre 1991 mars 2001 Bernard Granié PS Conseiller régional à partir de 1998
mars 2001 octobre 2002 Robert Mazan DVG  
décembre 2002 octobre 2004 Bernard Granié PS Conseiller régional
Président d'Ouest Provence
octobre 2004 en cours René Raimondi PS Conseiller général
Président d'Ouest Provence
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 15 499 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
550 418 579 690 916 1 498 1 862 1 938 1 984
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 130 2 218 1 170 1 170 1 040 1 140 1 146 1 464 1 473
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 393 996 1 114 1 223 1 350 1 531 1 543 1 645 2 349
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 898 2 869 6 709 9 031 11 605 13 925 15 734 15 499 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fête de la Crau, festival des Chromatiques, saison estivale… Retrouvez les temps forts sur le site officiel de la Ville. Y sont aussi vivaces les traditions taurines, avec des lâchers de "bious" encadrés par les gardians à cheval au centre-ville, des arènes municipales et une école de raseteurs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Navire porte-conteneurs Sydney Express dans le port de Fos-sur-Mer (1976).

Autrefois la commune vivait des marais salants, mais désormais l'économie de la ville est basée sur l'industrie, avec la présence d'un important complexe industriel portuaire. La ville jouit d'une excellente position pour ce qui concerne les échanges : la mer Méditerranée permet des échanges vers plusieurs pays, notamment les pays d'Afrique du Nord.

Fos-sur-Mer est très bien desservie par les autoroutes (qui arrivent aux portes du complexe industriel) menant vers l'Espagne et l'Italie, mais aussi vers les grandes villes françaises (Lyon, Paris, Marseille) voire vers n'importe quelle destination européenne ; la proximité du Rhône est aussi un atout non négligeable. Ainsi, la ville a attiré diverses industries, notamment la métallurgie (qui emploie près de 4 700 personnes en 1998[9] soit environ 70 % de la population active en 1999[10]) avec ArcelorMittal (qui fabrique principalement des aciers), Descours & Cabaud et Ascometal, producteur d'aciers spéciaux à destination de l'industrie automobile en Europe, la raffinerie avec Esso et la chimie avec Lyondell Chemical Company.

Sur proposition de Bernard Granié (alors maire socialiste de Fos-sur-Mer) et de Jean-Noël Guérini (président socialiste du Conseil général des Bouches-du-Rhône) dans un plan initial d'élimination des déchets, la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole projette la construction d'un incinérateur capable de traiter annuellement 300 000 t de déchets[11]. Mais les deux hommes opèrent fin 2002 un brusque revirement politique contre leur adversaire Jean-Claude Gaudin, et les tensions autour de ce projet sont aujourd'hui[Quand ?] vives[réf. nécessaire].

Débats publics[modifier | modifier le code]

La Commission nationale du débat public a décidé d’organiser deux débats publics relatifs à la création d'un terminal méthanier à Fos-sur-Mer (Fos Faster, joint-venture entre le néerlandais Vopak et Shell) et à la prolongation de l’exploitation de l’actuel terminal méthanier à Fos Tonkin (Elengy, filiale de GDF-Suez). Ces débats sont confiés à deux Commissions Particulières du Débat Public (CPDP), toutes deux présidées par Antoine Dubout et coordonnées par Frédéric Aucher, secrétaire général. Les riverains du golfe de Fos sont invités aux 11 réunions publiques qui se déroulent du 9 septembre au 14 décembre 2010 dans les communes de Fos-sur-Mer, Port-de-Bouc, Port-Saint-Louis et Istres.
Ces réunions visaient à informer le public et apporter aux maîtres d’ouvrage (Fos Faster et Elengy) des avis, suggestions et enseignements susceptibles de les éclairer au moment des décisions finales relatives aux projets. Les débats devaient permettre à des opinions diverses de s’exprimer, de favoriser la confrontation de différents points de vue et d’encourager l’expression la plus large.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Sauveur qui se trouve sur les hauteurs de Fos-sur-Mer est classé monument historique[12]. Construite sur un rocher incliné, elle n'est pas sans évoquer la proue d'un navire.
  • Le village a conservé des vestiges du château du XIVe siècle, propriété des vicomtes de Marseille.
  • Des cartes postales du début du XXe siècle attestent la présence, à cette époque, de cabanes de pêcheurs, construites en roseau, au bord des étangs et à l'anse Saint-Gervais.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fos-Sur-Mer à Marseille », sur fr.mappy.com (consulté le 23 août 2010).
  2. dont elle préfigure déjà l'influence de la métropole tout comme l'ensemble des communes qui bordent l'étang de Berre
  3. http://climat.meteofrance.com/chgt_climat2/climat_france?68377.path=climatstationn%252F13047001
  4. M. Provansal, P. Leveau, C. Vella, « Le canal de Marius et les dynamiques littorales du golfe de Fos », Gallia, 56, 1999, p. 131-139 Lire en ligne
  5. http://labanquedublason2.com/
  6. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=237
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. Source: site ouestprovence, http://www.ouestprovence.com/fr/eco/observ/emploi/salaries/salfe.htm
  10. Source population active: ouestprovence http://www.ouestprovence.com/fr/eco/observ/emploi/chomage/villes13.htm
  11. article du 4 juin 1999
  12. « Église Saint-Sauveur », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Monguilan, Eugène Bonifay, Patrick Grandjean, Robert Lequement et Bernard Liou, Dans le golfe de Fos, une nécropole sous la mer, in Archéologia no 110, septembre 1977, p. 59–65.
  • Bernard Paillard avec la collaboration de Claude Fischler, préface d'Edgar Morin, La Damnation de Fos, Éditions du Seuil, 1981 (ISBN 2020057999)
  • Max Escalon de Fonton, Les habitats épipaléolithiques du Mourre-Poussiou, à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) 1. Étude archéologique, in Gallia Préhistoire, tome 27, I, 1984, p. 67–80.
  • Philippe Racinet, « Une implantation clunisienne négligée sur la côte provençale : l'abbaye de Saint-Gervais de Fos », dans Maisons de Dieu et hommes d'Église, Centre Européen de Recherches sur les Congrégations et Ordres Religieux (CERCOR), Publications de l'Université de Saint-Étienne, 1992, p. 61–72.
  • Paul Turc, Hyères et les seigneurs de Fos, Centre Archéologique du Var/Société Hyéroise d'Histoire et d'Archéologie/Mémoire à lire. Territoire à l'écoute, Toulon-Hyères, 2003, 144 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]