Rives de la Seine à Paris

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Paris, rives de la Seine *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
La Seine à Paris vue de la tour Eiffel.
La Seine à Paris vue de la tour Eiffel.
Coordonnées 48° 51′ 32″ N 2° 17′ 36″ E / 48.85889, 2.29333 ()48° 51′ 32″ Nord 2° 17′ 36″ Est / 48.85889, 2.29333 ()  
Pays Drapeau de la France France
Type Culturel
Critères (i) (ii) (iv)
Superficie 365 ha
Numéro
d’identification
600
Zone géographique Europe et Amérique du Nord **
Année d’inscription 1991 (15e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Sur les rives de la Seine à Paris peuvent être contemplés certains des plus célèbres monuments de la capitale de la France, de la Tour Eiffel à Notre-Dame en passant par la Concorde, mais également les ponts historiques qui les relient. Les deux rives sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1991.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers quais sont construits au début du XVIe siècle. Le premier est le quai des Grands-Augustins. Le Pont-Neuf est construit en 1578. En 1753, la création de la place Louis-XV, actuelle place de la Concorde, est simultanée à celle des quais sur les deux rives. Les maisons qui se trouvaient juste au bord du fleuve sont détruites, malgré l'opposition de la population. L'espace ainsi dégagé permet l'édification des quais hauts. En 1870, 15 ponts sont construits. Les quais bas sont ensuite adaptés au trafic fluvial et les chemins de halage se développent. Les berges de la Seine sont le site des Expositions universelles organisées de 1855 à 1900 à Paris[1].

Au XXe siècle, la circulation routière s'étend aux berges. La première voie fut construite sur la rive droite entre 1961 et 1967 (nommée en 1977 Voie Georges-Pompidou). Sur la rive gauche, il n'existe qu'une section plus courte de 2 km, du quai Anatole-France au quai Branly. Les quais comportent des sections pour les piétons, comme celle du quai Saint-Bernard au quai de Conti.

Les deux rives : arrondissements et monuments[modifier | modifier le code]

La Seine s'écoulant vers l'Ouest en direction de son estuaire normand, elle divise la ville de Paris en deux parties distinctes : la rive droite et la rive gauche. Les deux appellations couvrent la totalité des arrondissements de Paris de chaque côté du fleuve. L'inscription au patrimoine mondial ne concerne cependant que les berges et les monuments qui y sont construits.

Les expressions « rive droite » et « rive gauche » désignent aussi, plus qu'un lieu géographique, un « mode de vie » : la rive droite est ainsi réputée plus sophistiquée et conservatrice, et la rive gauche plus artistique et bohème.

Rive gauche, partie sud[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rive gauche (Paris).

Les arrondissements suivants bordent la rive gauche (partie sud de la ville) : 13e, 5e, 6e, 7e, 15e (l'île aux Cygnes appartient au 15e arrondissement). Le 14e est sur la rive gauche mais ne borde pas la Seine.

Sur cette rive sont visibles le quartier de Paris Rive Gauche, la Bibliothèque nationale de France, la Cité de la mode et du design, la gare d'Austerlitz, le Jardin des plantes, le campus de Jussieu, l'Institut du monde arabe, l'Hôtel de la Monnaie, l'Institut de France, le musée d'Orsay (ancienne gare d'Orsay rénovée pour devenir un musée), le palais Bourbon, le ministère des Affaires étrangères, l'Hôtel des Invalides, le Musée du quai Branly, la Tour Eiffel, le Front-de-Seine, le parc André-Citroën.

Rive droite, partie nord[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rive droite (Paris).

Les arrondissements suivants bordent la rive droite (partie nord de la ville) : 12e, 4e, 1er, 8e, 16e (l'île Saint-Louis et l'île de la Cité appartiennent aux 4e et 1er arrondissements). Les 2e, 3e, 9e, 10e, 11e, 17e, 18e, 19e, et 20e arrondissements sont sur la rive droite mais ne bordent pas la Seine).

Sur cette rive sont visibles le parc de Bercy, le Palais omnisports de Paris-Bercy, le Ministère des Finances, la Gare de Lyon, l'Institut médico-légal, la Préfecture de Paris, l'Hôtel de ville de Paris, les deux théâtres de la place du Châtelet, la Samaritaine, le Palais du Louvre, le jardin des Tuileries, la place de la Concorde, le Petit et le Grand Palais, le Palais de Tokyo, le Palais de Chaillot, la Maison de Radio France.

Chaque année depuis 2002, entre juillet et août, la rive droite reçoit des tonnes de sable et des palmiers sur une longueur de 3,5 km près de l'hôtel de ville pour le projet estival Paris Plages.

Paris Plages.

Végétation sur les rives de la Seine à Paris[modifier | modifier le code]

Les arbres qui ont été plantés sur les berges sont principalement des platanes, des peupliers d'Italie, des trembles et quelques saules.

Un bouquiniste.

Les bouquinistes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bouquinistes de Paris.

Les bouquinistes sont devenus partie intégrante des berges de la Seine à Paris. Les premiers sont apparus sur le quai Voltaire en 1891. Leurs petites baraques vertes offrant principalement des livres rares ou anciens sont parmi les lieux les plus photographiés de la ville. Chaque bouquiniste est autorisé à utiliser 8,2 m de parapet. Ils sont au nombre de 245.

Territoire protégé par l'UNESCO[modifier | modifier le code]

Le périmètre inscrit en 1991 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO correspond à la portion de la Seine comprise entre le pont de Sully et le pont d'Iéna (et jusqu'au pont de Bir-Hakeim pour la rive gauche)[2],[3],[4]. Couvrant 365 hectares[5], il inclut ainsi 23 des 37 ponts de Paris sur la Seine et les îles Saint-Louis et de la Cité dans leur intégralité.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Note
Dans cet article, les énumérations s'entendent d'amont en aval, c'est-à-dire d'est en ouest.
Références
  1. « Ponts et berges », sur le site de la ville de Paris.
  2. « Les berges de la Seine à Paris », ICOMOS, Évaluation des organisations consultatives, mai 1991, sur le site du Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO.
  3. « 600 - Les rives de la Seine à Paris : délimitation du bien lors de son inscription sur la liste en 1991 », dans Nelly Martin, Atlas des biens français inscrits sur la liste du patrimoine mondial, rapport périodique de 2005, Atlas de l'architecture et du patrimoine, Ministère de la Culture (DAPA), sur le site du Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO : carte à l'échelle 1:25 000.
  4. Jean-François Legaret, « Le port autonome », dans Action artistique de la Ville de Paris (dir.), La Seine et Paris, Paris, Délégation à l'action artistique, coll. « Paris et son patrimoine »,‎ 2000, 202 p. (ISBN 2-913246-08-7), p. 155–160 (157).
  5. « La Liste du Patrimoine mondial : Paris, rives de la Seine », sur le site du Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christian Dupavillon, Paris côté Seine, éditions du Seuil, Paris, 2001, 384 p.,(ISBN 2-02-051688-8),
  • Arnaud Goumand, Paris, rives de la Seine : Et vous faites partie de l'histoire, coll. « Monde & merveilles », 2000, 64 p., éd. UNESCO (ISBN 92-3-203731-9) & Art'Kan (ISBN 2-84366-056-4)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]