Èze
| Èze | ||||||
| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |||||
| Département | Alpes-Maritimes | |||||
| Arrondissement | Nice | |||||
| Canton | Villefranche-sur-Mer | |||||
| Intercommunalité | Métropole Nice Côte d'Azur | |||||
| Maire Mandat |
Stéphane Cherki 2008-2014 |
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| Code postal | 06360 | |||||
| Code commune | 06059 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Ézasques | |||||
| Population municipale |
2 932 hab. (2006) | |||||
| Densité | 310 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 0 m — Max. 700 m | |||||
| Superficie | 9,47 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Èze est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. C'est un village perché et ses habitants sont les Ézasques.
Avec Senones (Vosges), Laval (Mayenne), Sarras (Ardèche), Noyon (Oise) et Serres (Hautes-Alpes), Èze est une des rares communes françaises à porter un nom palindrome.
Sommaire |
Géographie [modifier]
La commune s'étend sur un territoire escarpé, allant du bord de mer où un hameau forme Èze-sur-Mer (appellation reprenant le nom de la gare d'Èze-sur-Mer tandis que le panneau routier indique Èze-Bord-de-Mer), jusqu'au piton escarpé où de vieilles maisons pittoresques et médiévales forment Èze-Village.
Le quartier Saint-Laurent-d'Èze relie le bord de mer au village. À Saint-Laurent-d'Èze, après les feux volontaires et terribles des années 1980, beaucoup d'habitants locaux y firent construire leurs villas.
Le col d'Èze est situé à proximité de la commune.
Histoire [modifier]
Comme le reste du littoral des Alpes-Maritimes, le territoire de la commune d'Èze est occupé depuis des temps anciens.
Le monument le plus remarquable est celui du Mont-Bastide qui surplombe Beaulieu-sur-Mer et la baie de Saint-Jean, sur un éperon rocheux bordant la grande corniche.
La tradition locale, fondée sur les élucubrations des érudits du XIXe siècle et du début du XXe siècle, en fit une fondation phénicienne, un palais mycénien ou un oppidum ligure remontant au premier âge du fer.
Les recherches récentes ont permis de mettre au jour un gros bourg agricole protégé par une solide enceinte. L'organisation urbaine est très serrée. De grandes habitations en pierre sèche supportant un étage s'organisent autour d'une grande rue qui traverse le village de part en part. Le rez-de-chaussée de chaque habitation abrite des structures de pressage destinées à la fabrication du vin ou de l'huile.
Les traces d'occupation les plus anciennes remontent au IIe siècle av. J.-C., mais la plus forte période d'activité se situe entre l'époque d'Auguste et l'époque des Flaviens[1].
Le Moyen Âge [modifier]
Bruno Riquerii, chevalier, originaire de Nice, viguier d'Hyères (1328), fut coseigneur d'Eze. Comme pour les Badat, la famille Riquerii, ancienne famille consulaire niçoise, aurait été anoblie au XIIIe s. grâce à leur richesse et à la faveur des Gênois que cette famille supportait[2]. Familier du roi Robert, Bruno était le fils de Jean Riquier, coseigneur d'Eze, et de Béatrice Badat[3]. En 1333, avec son frère Marin, il possédait une part de la seigneurie d'Eze tandis que quelques années plus tard, la part de Marin semblait être passée dans les mains de Bruno[4]. Selon A. Venturini, il aurait eu pour successeur son fils, Honoré, coseigneur d'Eze. Le 24 juillet 1316, le roi Robertdemanda au sénéchal de remettre, s'il y a lieu Boniface Riquier, dit Brunoz, et ses frères, fils de feu Jean Riquier, d'Eze, en possession des châteaux de Menton et de Peypin et de faire cesser le trouble qui leur était apporté par Balianus Ventus et "consortes sui"[5]. Le 27 mai 1348, le frère du sous-viguier d'Aix (1325) et du viguier de Grasse (1340-41), Jean, Louis Rebuffelli fut nommé châtelain d'Eze[6]. Honorat Riquerii, viguier d'Hyères (1376), succéda à Bruno et devint coseigneur d'Eze[7].
La période contemporaine [modifier]
Jusqu'au début du XIXe siècle, Èze englobait La Trinité qui en a été détachée en 1818.
Èze était desservi, de 1900 à 1929, par une ligne du tramway de Nice et du Littoral.
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L'ancien Tramway de Nice et du Littoral circulait sur la Corniche de 1900 à 1929
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2007 | 2008 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2 063 | 2 446 | 2 509 | 2 932 | 2 957 | 2 961 | |||
| Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes | ||||||||
Lieux et monuments [modifier]
Le village propose au sein de ses ruelles labyrinthiques, de nombreuses boutiques d'artisanat d'art. Le tourisme est la principale ressource de la commune.
Un château en ruines abrite maintenant un jardin exotique à la vue extraordinaire, et surplombe un cimetière où reposent quelques personnalités.
Le chemin de Nietzsche partant du bord de mer, serpente sur une pente raide jusqu'au village perché. On dit que Nietzsche, logeant à la fin de sa vie à Nice, malade, fréquenta ce chemin, et s'en inspira pour écrire la troisième partie d'Ainsi parlait Zarathoustra.
Édifices religieux [modifier]
- Église Notre-Dame-de-l'Assomption d'Èze, reconstruite au XVIIIe siècle
- Chapelle Sainte-Croix, ancienne chapelle des Pénitents Blancs, restaurée en 1953.
- Chapelle Saint-Laurent, XIe siècle, ancien prieuré, situé à Saint-Laurent-d'Èze.
- Chapelle moderne Saint-François, à Èze-sur-Mer.
- Chapelle Saint-Joseph
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Francis Blanche : il possédait une maison à Èze et y est enterré.
- Stéphane Cherki
- Bono et The Edge du groupe irlandais U2.
- Marie-Gabrielle de Savoie, qui réside au château Balsan (Lou Seuil) jusqu'en 1990
- Antoinette de Monaco
- Clorine Malausséna, fille du chevalier François Malausséna, premier maire de Nice française, et veuve de César-Marie Figuiera, maire d’Èze, avoué qui compte Garibaldi parmi ses clients. Elle s'éteint le 22 avril 1922 à l'âge de 80 ans. Elle aurait pu être inhumée dans le caveau des Malaussena au cimetière du Château. Ce ne fut pas le cas. Deux jours plus tard, le lundi 24 avril à dix heures, elle retourne à Èze où elle repose encore aujourd'hui dans le caveau des Figuiera. Le cortège s'est formé sur la place César-Marie Figuiera où son cercueil en bois d'olivier est porté par six Ezasques. Pas de nom sur ce caveau, point de dates non plus. Son arrière-petite-fille, Clorine Cottier, est inhumée à ses côtés.
- Fred Zeller, fondateur du Musée du village.
- Maurice Blanchot : il y vécut après la Seconde Guerre mondiale.
- Georgette Piccon (1920-2004) : artiste peintre française, elle vécut à Èze de 1984 à 2003 et a réalisé de nombreuses œuvres représentant les paysages de la commune.
Divers [modifier]
La devise de la cité est Isia Moriendo Renascor et son emblème est un Phénix perché sur un os. Elle a pour signification: en mourant, je renais. En 2002, The Edge, guitariste chanteur du groupe U2 a épousé en secondes noces sa compagne de longue date Morleigh Steinberg, dans le village de Eze.
Galerie [modifier]
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Intérieur de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption d'Èze
Notes et références [modifier]
- Pascal Arnaud et Michiel Gazenbeek, Habitat rural antique dans les Alpes-Maritimes : Actes de la table ronde Valbonne, Centre d'études Préhistoire, Antiquité, Moyen Âge, 22 mars 1999, Antibes, 2001.
- Poly, La provence, pp.311-312
- Venturini, Evolution, t.I, p.136
- Venturini, Evolution, t.I, p.171
- Perrat, Actes, p.180
- AD du 13, série B3f32v
- Venturini, Evolution, t.I, p.172
- Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
- Èze sur le site de l'Insee
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Jardin exotique d'Èze
- Château de la Chèvre d'Or
- Église Notre-Dame-de-l'Assomption d'Èze
- Liste des communes des Alpes-Maritimes