Èze

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Èze
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Blason de Èze
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Canton Villefranche-sur-Mer
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Stéphane Cherki
2014-2020
Code postal 06360
Code commune 06059
Démographie
Gentilé Ézasques
Population
municipale
2 550 hab. (2011)
Densité 269 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 43′ 43″ N 7° 21′ 42″ E / 43.728612, 7.36166743° 43′ 43″ Nord 7° 21′ 42″ Est / 43.728612, 7.361667  
Altitude Min. 0 m – Max. 700 m
Superficie 9,47 km2
Localisation

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Èze

Èze est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. C'est un village perché et ses habitants sont appelés les Ézasques.

Avec Senones (Vosges), Laval (Mayenne), Sarras (Ardèche), Noyon (Oise), Callac (Côtes-d'Armor) et Serres (Hautes-Alpes), Èze est une des rares communes françaises à porter un nom palindrome.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune s'étend sur un territoire escarpé, allant du bord de mer où un hameau forme Èze-sur-Mer (appellation reprenant le nom de la gare d'Èze-sur-Mer tandis que le panneau routier indique Èze-Bord-de-Mer), jusqu'au piton escarpé où de vieilles maisons pittoresques et médiévales forment Èze-Village.

Le quartier Saint-Laurent-d'Èze relie le bord de mer au village. À Saint-Laurent-d'Èze, après les feux volontaires et terribles des années 1980, beaucoup d'habitants locaux y firent construire leurs villas.

Le col d'Èze est situé à proximité de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme le reste du littoral des Alpes-Maritimes, le territoire de la commune d'Èze est occupé depuis des temps anciens.

Le monument le plus remarquable est celui du Mont-Bastide qui surplombe Beaulieu-sur-Mer et la baie de Saint-Jean, sur un éperon rocheux bordant la grande corniche.

La tradition locale, fondée sur les élucubrations des érudits du XIXe siècle et du début du XXe siècle, en fit une fondation phénicienne, un palais mycénien ou un oppidum ligure remontant au premier âge du fer.

Les recherches récentes ont permis de mettre au jour un gros bourg agricole protégé par une solide enceinte. L'organisation urbaine est très serrée. De grandes habitations en pierre sèche supportant un étage s'organisent autour d'une grande rue qui traverse le village de part en part. Le rez-de-chaussée de chaque habitation abrite des structures de pressage destinées à la fabrication du vin ou de l'huile.

Les traces d'occupation les plus anciennes remontent au IIe siècle av. J.-C., mais la plus forte période d'activité se situe entre l'époque d'Auguste et l'époque des Flaviens[1].

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Bruno Riquerii, chevalier, originaire de Nice, viguier d'Hyères (1328), fut coseigneur d'Eze. Comme pour les Badat, la famille Riquerii, ancienne famille consulaire niçoise, aurait été anoblie au XIIIe s. grâce à leur richesse et à la faveur des Gênois que cette famille supportait[2]. Familier du roi Robert, Bruno était le fils de Jean Riquier, coseigneur d'Eze, et de Béatrice Badat[3]. En 1333, avec son frère Marin, il possédait une part de la seigneurie d'Eze tandis que quelques années plus tard, la part de Marin semblait être passée dans les mains de Bruno[4]. Selon A. Venturini, il aurait eu pour successeur son fils, Honoré, coseigneur d'Eze. Le 24 juillet 1316, le roi Robert demanda au sénéchal de remettre, s'il y a lieu Boniface Riquier, dit Brunoz, et ses frères, fils de feu Jean Riquier, d'Eze, en possession des châteaux de Menton et de Peypin et de faire cesser le trouble qui leur était apporté par Balianus Ventus et "consortes sui"[5]. Le 27 mai 1348, le frère du sous-viguier d'Aix (1325) et du viguier de Grasse (1340-41), Jean, Louis Rebuffelli fut nommé châtelain d'Eze[6]. Honorat Riquerii, viguier d'Hyères (1376), succéda à Bruno et devint coseigneur d'Eze[7].

La période contemporaine[modifier | modifier le code]

Jusqu'au début du XIXe siècle, Èze englobait La Trinité qui en a été détachée en 1818.

Èze était desservie, de 1900 à 1929, par une ligne du tramway de Nice et du Littoral.

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Èze Blason D’azur à l’os de jambe en pal sommé d’un phénix sur son immortalité et accosté de deux pampres fruités, chacun de deux pièces le tout d’argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Noël Sapia    
mars 2008   Stéphane Cherki[8] UMP puis DVD[9]  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 550 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
724 1 127 1 212 463 487 566 589 570 594
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
521 680 764 558 728 674 640 710 797
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
633 728 911 1 038 710 1 440 1 494 1 792 1 860
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
2 063 2 446 2 509 2 932 2 550 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue depuis la citadelle.

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Le village propose au sein de ses ruelles labyrinthiques, de nombreuses boutiques d'artisanat d'art. Le tourisme est la principale ressource de la commune.

Un château en ruines abrite maintenant un jardin exotique à la vue extraordinaire, et surplombe un cimetière où reposent quelques personnalités.

Le chemin de Nietzsche partant du bord de mer, serpente sur une pente raide jusqu'au village perché. On dit que Nietzsche, logeant à la fin de sa vie à Nice, malade, fréquenta ce chemin, et s'en inspira pour écrire la troisième partie d'Ainsi parlait Zarathoustra.

Article détaillé : chemin de Nietzsche.

À proximité se trouve l'oppidum du Castellar ou de Brasca, inscrit au titre des monuments historiques en 1996[12].

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption d'Èze, reconstruite au XVIIIe siècle, classée en 1984 au titre des monuments historiques[13].
  • Chapelle Sainte-Croix, ancienne chapelle des Pénitents Blancs, restaurée en 1953.
  • Chapelle Saint-Laurent, XIe siècle, ancien prieuré, situé à Saint-Laurent-d'Èze.
  • Chapelle moderne Saint-François, à Èze-sur-Mer.
  • Chapelle Saint-Joseph

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Clorine Malausséna
  • Francis Blanche : il possédait une maison à Èze et y est enterré.
  • Stéphane Cherki.
  • Bono et The Edge du groupe irlandais U2.
  • Marie-Gabrielle de Savoie, qui réside au château Balsan (Lou Seuil) jusqu'en 1990.
  • Antoinette de Monaco.
  • Clorine Malausséna, fille du chevalier François Malausséna, premier maire de Nice française, et veuve de César-Marie Figuiera, maire d’Èze, avoué qui compte Garibaldi parmi ses clients. Elle s'éteint le 22 avril 1922 à l'âge de 80 ans. Elle aurait pu être inhumée dans le caveau des Malaussena au cimetière du Château. Ce ne fut pas le cas. Deux jours plus tard, le lundi 24 avril à dix heures, elle retourne à Èze où elle repose encore aujourd'hui dans le caveau des Figuiera. Le cortège s'est formé sur la place César-Marie Figuiera où son cercueil en bois d'olivier est porté par six Ezasques. Pas de nom sur ce caveau, point de dates non plus. Son arrière-petite-fille, Clorine Cottier, est inhumée à ses côtés.
  • Fred Zeller, fondateur du Musée du village.
  • Maurice Blanchot : il y vécut après la Seconde Guerre mondiale.
  • Georgette Piccon (1920-2004) : artiste peintre française, elle vécut à Èze de 1984 à 2003 et a réalisé de nombreuses œuvres représentant les paysages de la commune.
  • The Edge, guitariste chanteur du groupe U2 a épousé en secondes noces sa compagne de longue date Morleigh Steinberg, à Èze en 2002.

Héraldique, devise et logotype[modifier | modifier le code]

La devise de la cité est Isia Moriendo Renascor et son emblème est un phénix perché sur un os. Elle a pour signification: en mourant, je renais.

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pascal Arnaud et Michiel Gazenbeek, Habitat rural antique dans les Alpes-Maritimes : Actes de la table ronde Valbonne, Centre d'études Préhistoire, Antiquité, Moyen Âge, 22 mars 1999, Antibes, 2001.
  2. Poly, La provence, pp.311-312
  3. Venturini, Evolution, t.I, p.136
  4. Venturini, Evolution, t.I, p.171
  5. Perrat, Actes, p.180
  6. AD du 13, série B3f32v
  7. Venturini, Evolution, t.I, p.172
  8. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  9. Anne-Claire Hillion, « Législatives 4e - Stéphane Cherki: "C'était à J.-C. Guibal de se retirer" », Nice-Matin, 1er juin 2012).
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  12. « Oppidum du Castellar », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Eglise Notre-Dame de l'Assomption », base Mérimée, ministère français de la Culture