Moscou

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Moscou
Москва
Blason de Moscou
Héraldique
Drapeau de Moscou
Drapeau
De haut en bas, de gauche à droite : le Centre d'affaires international de Moscou, la cathédrale Saint-Basile, le théâtre Bolchoï, l'Université d'État de Moscou, le Kremlin
De haut en bas, de gauche à droite : le Centre d'affaires international de Moscou, la cathédrale Saint-Basile, le théâtre Bolchoï, l'Université d'État de Moscou, le Kremlin
Administration
Pays Drapeau de la Russie Russie
Région économique Centre
District fédéral Central
Sujet fédéral Moscou
Maire Sergueï Sobianine
Code postal 101000-129999
Code OKATO 45
Indicatif +7 495
+7 499
Démographie
Gentilé Moscovite
Population 11 979 200 hab. (2013)
Densité 4 771 hab./km2
Géographie
Coordonnées 55° 45′ 03″ N 37° 37′ 02″ E / 55.75083, 37.61722 ()55° 45′ 03″ Nord 37° 37′ 02″ Est / 55.75083, 37.61722 ()  
Superficie 251 100 ha = 2 511 km2
Fuseau horaire UTC+04:00 (MSK)
Heure de Moscou
Cours d'eau Moskova
Divers
Fondation 1147
Localisation

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Liens
Site web www.mos.ru
Sources
Liste des villes de Russie

Moscou (prononcé [mɔs.ku] ; en russe : Москва, Moskva, API : /mɐˈskva/) est la capitale de la Fédération de Russie et la plus grande ville d'Europe. Moscou est située sur la rivière Moskova, dont elle est l'homonyme en langue russe. La ville se situe dans la partie européenne de la Russie et administrativement dans le district fédéral central. Moscou a le statut de ville fédérale. La ville est enclavée dans l'oblast de Moscou mais en est administrativement indépendante.

Moscou est la ville la plus peuplée d'Europe avec 12 millions habitants intra muros, d'après le recensement officiel de 2013 et près de 15 millions d'habitants dans l'aire urbaine. Elle est le siège économique, politique et universitaire de la Russie, regroupant 8,9 % de la population du pays. Ses habitants sont les Moscovites.

Moscou a joué un grand rôle dans l'histoire de la Russie : elle a été la capitale du Grand-duché de Moscou, puis de l'Empire russe avant que Pierre le Grand ne transfère la capitale dans la nouvelle ville de Saint-Pétersbourg. Cette ville restera capitale de la Russie jusqu'à la Révolution d'Octobre, à partir de laquelle Moscou devient capitale de la jeune République socialiste fédérative soviétique de Russie puis en 1922, de l'Union des républiques socialistes soviétiques. Moscou est également connue pour son patrimoine architectural : le Kremlin avec ses palais et églises, la cathédrale Saint-Basile sur la place Rouge, la cathédrale du Christ Sauveur ainsi que les Sept Sœurs staliniennes. Le monastère Danilov à Moscou est aussi le siège du patriarche de l'Église orthodoxe russe.

Le noyau historique de la ville se situe sur la colline qui domine la rive gauche de la Moskova, à l'endroit où se trouvent aujourd'hui le Kremlin et la place Rouge.

Moscou a été longtemps appelée par le peuple russe la « Mère » (Matouchka Moskva).

La ville est le siège de nombreuses institutions universitaires et culturelles de la Fédération. Moscou a organisé les Jeux olympiques d'été de 1980.

Moscou a une place importante dans l'économie russe : elle produit 25 % du PIB de la Fédération. Après sept décennies de communisme, Moscou s'est transformée en « Géante capitaliste »[1] et s'impose dans l'économie européenne et mondiale. La construction du Centre de commerce international de Moscou (CCIM), appelé aussi « Moskva-City » est le symbole de cette transformation. Mais cette mutation ne s'est pas faite sans poser de problèmes. Les écarts socio-économiques sont devenus considérables : une part de la population s'est fortement enrichie tandis que l'augmentation du coût de la vie a aggravé les conditions de vie des plus modestes.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville vient du nom de la rivière qui la traverse. Les scientifiques ont récemment émit l'hypothèse qu'il serait d'origine slave ou balte. Dans les deux cas, il signifierait « humide » ou « détrempé par la neige ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Moscou avant le XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le premier plan de la ville, dessiné en 1556 par Sigismund von Herberstein

Moscou est mentionnée la première fois en 1147, sous le nom de Moskov, comme lieu de rencontre des princes Iouri Dolgorouki de Vladimir et Sviatoslav Olgovitch de Novgorod-Severski[2]. Le cœur de la ville se situe au confluent de deux rivières, la Moskova et la Neglinnaïa. Il est tout d'abord protégé d'une simple muraille en bois au XIIe siècle[3]. La superficie totale de la ville ne dépasse pas les 5 hectares aux XIe et XIIe siècles. C'est une petite ville.

Au XIIIe siècle, Moscou devient le bien patrimonial des fils cadets de la dynastie des princes de Souzdal. On y trouve des palais princiers et trois églises en bois dont la plus ancienne, Saint-Jean-Baptiste, s'élevait sur l'emplacement d'un temple païen. Cette ville primitive fut détruite en 1238 par les Tatars du khan Batu. Au XIVe siècle, sous la conduite de ses princes descendant de Daniel Alexandrovitch (1272-1303), fils d'Alexandre Nevski, elle s'affirme peu à peu comme la capitale de la Moscovie, puis de l'État russe[4].

Au XIVe siècle, Iouri III Moskovski disputait avec Michel III le Saint Vladimirski, prince de Tver, le trône de la principauté de Vladimir-Souzdal (dont la capitale était la ville de Vladimir). Ivan Ier, frère de Iouri, l'emporta et devint le seul collecteur de taxes pour les suzerains Mongols de la Horde d'or. Ce service permit d'obtenir des concessions notamment de transmettre le contrôle de la principauté à l'aîné et non de la diviser entre tous les enfants.

Mais, lorsque la croissance de l'empire lituanien commença à menacer toute la Russie, le Khan renforça Moscou, notamment en en faisant le siège de l'église orthodoxe, lui permettant de devenir la ville la plus importante de Russie. Il est généralement admis qu'Ivan III libéra finalement la ville du contrôle mongol en 1480, l'élevant au rang de capitale d'un empire qui finira par englober toute la Russie, y compris la Sibérie et bien d'autres territoires.

La tyrannie des souverains suivants, comme Ivan le Terrible (premier souverain à porter le titre de Tsar), mena à un affaiblissement de l'État, même lorsque l'empire s'étendait. En 1571, les Tatars de Crimée de l'Empire ottoman saisirent et brûlèrent la ville. Entre 1610 et 1612, des troupes polonaises occupèrent Moscou comme la Pologne tentait sans succès d'installer un monarque sur le trône ou de constituer une union entre les États slaves. Cependant l'armée polonaise n'était que partiellement soutenue par l'aristocratie et son équivalent russe mené par le prince Pojarski obtint l'élection de Michel Romanov.

Moscou sous les Romanov[modifier | modifier le code]

L'incendie de la ville, lors de l'invasion française de 1812.

Moscou cessa d'être la capitale de la Russie quand en 1703 Pierre le Grand fit construire Saint-Pétersbourg sur la côte de la Baltique.

Néanmoins, Pierre le Grand instaure par le décret impérial du 29 décembre 1708 (18 décembre 1708 dans le calendrier julien), la goubernia de Moscou (en russe : Московская губерния) ou gouvernement de Moscou, nouvelle entité administrative de la Russie impériale.

Le 14 septembre 1812, quand Napoléon envahit Moscou à la tête d'une partie de la Grande armée (moins de 100 000 hommes sur 400 000), la ville est incendiée par le gouverneur Rostoptchine. Le Tsar Alexandre refuse toute négociation, Napoléon quitte Moscou le 19 octobre. À partir de novembre, la neige tombe, la température chute brutalement et la retraite des troupes françaises se transforme en déroute.

Moscou pendant l'ère soviétique[modifier | modifier le code]

Détachement de la protection civile en novembre 1941.
Troupes soviétique en novembre 1941.

Après le succès de la Révolution russe en 1917, le gouvernement soviétique en fit la capitale de la République socialiste fédérative soviétique de Russie le 12 mars 1918 et capitale de l'URSS le 30 décembre 1922[5].

Quand l'Allemagne envahit la Russie au cours de l'opération Barbarossa (le 22 juin 1941), l'armée Centre de la Wehrmacht avait Moscou comme objectif et parvint jusqu'à 60 km de la ville avant de devoir reculer. Le front est indiqué sur la route de l'aéroport Cheremetievo par d'énormes chevaux de frise. Durant l'hiver 1941-1942 a lieu la bataille de Moscou.

Moscou contemporaine[modifier | modifier le code]

Le 19 août 1991, durant le putsch de Moscou, le gigantesque bâtiment du parlement de l'Union soviétique est incendié lors de l'insurrection. L'URSS implose et par conséquent cet événement met fin aux fonctions de Mikhaïl Gorbatchev, son dernier président.

Durant la vague d'attentats en Russie en 1999, en septembre, deux immeubles d'habitations sont détruits entraînant la mort de plus de 200 personnes.

Dans les années 2000, la ville subit sporadiquement d'autres actes de violence dont la prise d'otages dans un théâtre faisant environ 170 victimes en 2002, des attentats dans le métro en 2004 et 2010 et un attentat-suicide en 2011 à l' aéroport Domodedovo.

Administration[modifier | modifier le code]

La ville de Moscou est divisée en 12 districts administratifs et 125 districts municipaux.

Le maire de Moscou est Sergueï Sobianine, en poste depuis 2010.

Article détaillé : Liste des maires de Moscou.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de Moscou entre 1400 et 2010
Année Population Année Population Année Population
1400 40 000 1811 270 200 1912 1 617 157
1638 200 000 1813 215 000 1920 1 027 300
1710 160 000 1825 241 500 1926 2 101 200
1725 145 000 1840 349 100 1939 4 609 200
1738 138 400 1856 368 800 1959 6 133 100
1775 161 000 1868 416 400 1970 7 194 300
1785 188 700 1871 601 969 1979 8 142 200
    1888 753 459 1989 8 972 300
    1897 1 038 600 2002 10 383 000
        2010 11 503 501


Selon le recensement de 2010, la population de la ville était de 11 514 330 personnes. Cependant, ce chiffre ne tient compte que des résidents légaux et non pas des immigrés illégaux vivant dans la ville. Les principaux viennent du Caucase (Azerbaïdjan, Arménie, Géorgie), de l'Asie Centrale (Kazakhstan, Ouzbékistan, Tadjikistan), ainsi que d'Ukraine et de Moldavie. On constate également une augmentation des flux de pays qui n'ont pas appartenu à l'ex-URSS.

La ville de Moscou est une des rares villes de la Fédération de Russie à connaître une croissance démographique positive, la natalité en 2013 était de 11,3 pour mille, et la mortalité de 9,7 pour mille. L'écart entre les décès et les naissances a été négatif à Moscou entre 1987 et 2010. La natalité est également en hausse rapide et constante : on enregistre 94 271 naissances en 2006 contre environ 70 000 au début des années 2000. Dès 2010, on enregistre plus de 123 142 naissances, grâce, entre autres, à la politique nataliste lancée par le gouvernement. La mortalité a également considérablement baissé et l'espérance de vie est de sept ans plus élevée que la moyenne nationale.


Année Fécondité Naissances Année Fécondité Naissances Année Fécondité Naissances
1990 1,42 94 467 2000 0,98 73 142 2010 1,45 123 142
1991 1,24 82 207 2001 0,99 75 977 2011 1,25 126 655
1992 1,05 68 567 2002 1,03 81 525 2012 1,32 134 653
1993 0,97 62 322 2003 1,09 86 958 2013 136 021
1994 1,04 66 769 2004 1,14 91 677
1995 1,07 69 168 2005 1,14 92 188
1996 1,03 68 549 2006 1,16 94 271
1997 0,99 67 461 2007 1,24 100 955
1998 0,96 67 491 2008 1,32 107 881
1999 0,93 66 954 2009 1,41 116 081

L'immigration reste un sujet sensible comme partout ailleurs en Russie. L'ancien maire de Moscou, Iouri Loujkov, ayant annoncé pendant son mandat qu'il réduirait le nombre de permis de travail de 800 000 à 500 000. Les expulsions de clandestins devraient par ailleurs se poursuivre. Ce climat agité autour de l'immigration se démontre également par les assassinats et les agressions à caractère raciste toujours plus courants dans la capitale. Moscou comporte également un système de passeport interne qui interdit aux non-résidents de rester dans la capitale plus de 90 jours sans enregistrement auprès des autorités. L'augmentation de la xénophobie dans toutes les couches de la société est avérée par de multiples enquêtes et sondages, ainsi que l'orientation politique vers l'extrême droite d'un nombre croissant de résidents[réf. nécessaire].

Religion[modifier | modifier le code]

La cathédrale du Christ-Sauveur reconstruite
Vue panoramique depuis la Moskova (la cathédrale est visible au fond ; à droite se trouve le parc Gorki)

Cinquante religions sont officiellement enregistrées dans la ville mais la population est majoritairement orthodoxe. Les orthodoxes moscovites représentent 500 organisations, plus de 700 édifices religieux (dont 645 en fonction), quatre monastères masculins et cinq monastères féminins. La ville compte aussi une communauté de Vieux Croyants ayant à disposition une douzaine d'églises.

La communauté juive d'environ 80 000 personnes a des effectifs qui ont beaucoup souffert de la vague d'émigration vers Israël dans les années 1990 et dispose dans le centre d'une synagogue chorale. La ville comporte également une communauté musulmane constituant entre 10 % et 15 % de la population totale, essentiellement des immigrants originaires de l'ex-URSS. Bien que plus de 80 % d'entre eux n'ont pas la nationalité russe, Moscou compte six mosquées et une vingtaine d'organisations. Il existe plusieurs communautés protestantes, particulièrement dynamiques (notamment les baptistes) avec une quarantaine de lieux de prières. L'Église catholique comporte trois paroisses, dont l'église Saint-Louis-des-Français, construite au début du XIXe siècle.

Comme partout ailleurs en Russie l'appartenance et la pratique religieuse ont énormément augmenté durant la dernière décennie et les chantiers (plus d'une quarantaine à ce jour) de construction d'églises à Moscou sont devenus fréquents, en particulier dans les périphéries, l'exemple le plus marquant étant la reconstruction de la cathédrale du Christ-Sauveur pendant les années 1990.

Nationalités[modifier | modifier le code]

Selon le recensement de 2010[réf. nécessaire], les ethnies présentes à Moscou sont :

  • Russes : 10 530 410 (94,6 %)
  • Ukrainiens : 154 104 (1,4 %)
  • Tatars : 149 043 (1,4 %)
  • Arméniens : 106 466 (1 %)
  • Azéris : 57 123 (0,5 %)
  • Juifs : 53 145 (0,5 %)
  • Biélorusses : 39 225 (0,4 %)
  • Géorgiens : 38 934 (0,4 %)
  • Ouzbeks : 35 595 (0,3 %)
  • Tadjiks : 27 280 (0,2 %)
  • Moldaves : 21 699 (0,2 %)
  • Mordves : 17 095 (0,2 %)
  • Tchétchènes : 14 524 (0,1 %)
  • Tchouvaches : 14 313 (0,1 %)
  • Ossètes : 11 311 (0,1 %)
  • Coréens : 9 783 (0,1 %)
  • Kazakhs : 9 393 (0,1 %)
  • Bachkirs : 6 609 (0,1 %)
  • Chinois : 3 222 (0,03 %)
  • Vietnamiens : 2 970 (0,03 %)
  • Autres : 132 848 (1,2 %)

668 409 personnes ont été enregistrées à partir des bases de données administratives, et ont accepté de déclarer une appartenance ethnique.

Économie[modifier | modifier le code]

Tour Choukhov, Moscou.

Depuis 2006, Moscou est classée comme étant la ville la plus chère au monde pour les expatriés principalement à cause du prix de l'immobilier. La rareté de l'immobilier surtout l'immobilier de standing, le renforcement du rouble et la présence importante des nouveaux millionnaires russes expliquent en partie pourquoi Moscou occupe cette première place. De plus, certains prix sont beaucoup plus élevés pour les étrangers que pour les habitants. Les habitants occupent souvent de petits appartements qui leur ont été donnés gratuitement ou vendus à des prix symboliques durant la période soviétique ou aux débuts des années 1990, ceci s'ajoutant aux prix très faibles des services publics et de l'énergie et à un impôt sur le revenu de seulement 13 %, qui permettent de fortement diminuer le coût global de la vie pour les habitants de la capitale. Ce faible impôt sur le revenu et ces bas coûts du logement et de l'énergie (électricité et gaz) ont comme conséquence principale de faire que la part du revenu pouvant être mis dans la consommation est beaucoup plus élevée qu'en Europe occidentale.

Place de la ville dans l'économie russe[modifier | modifier le code]

Après sept décennies de régime soviétique, Moscou s'est résolument transformée en « Géante capitaliste »[6].

Moscou et sa région concentrent près du tiers de l'activité russe, contre environ 10 % de la population. La ville bénéficie de la majorité des investissements étrangers et la croissance y est plus forte qu'au niveau national. Moscou concentre la forte majorité des filiales d'entreprises étrangères établies dans le pays.

La quasi-totalité des grandes entreprises y ont leur siège social.

Un fossé sépare également la ville du reste du pays : le salaire moyen est plus de 3 fois plus élevé à Moscou qu'ailleurs dans le pays. Le chômage y est inexistant et la grande pauvreté faible. Les classes moyennes et aisées sont largement sur-représentées dans la capitale.

Moscou est la ville qui abrite le plus grand nombre de milliardaires au monde, position occupée jusqu'en 2007 par New York[7].

Coût de la vie[modifier | modifier le code]

Durant l'époque soviétique, les appartements étaient « assignés » aux familles, qui n'en n'étaient ni propriétaire ni locataire (pas de loyer mais juste des taxes sur les fluides). Chaque famille devait idéalement disposer d'un nombre fixé de mètres carrés par personne (avec quelques régimes de faveur pour certains artistes, scientifiques, héros communistes etc.), et les appartements étaient assignés en conséquence, ce qui imposait, ou permettait, de changer d'appartement au gré de la taille de la famille. La propriété privée était limitée aux datchas.

Depuis 1990 et la chute de l'union soviétique, les habitants ont eu la possibilité de « privatiser » l'appartement où ils habitaient pour une somme symbolique : sont ainsi apparus des propriétaires et, plus lentement, des locataires. Ceci explique une réalité qui peut être difficile à comprendre en Occident : les propriétaires ne constituent pas forcément une classe plus aisée que les locataires, les premiers ayant pu privatiser leur appartement à peu de frais tandis que les seconds doivent être capables de payer des loyers assez élevés.

L'ancien régime est cependant toujours en vigueur : certaines familles n'ont toujours pas privatisé leur appartement, que ce soit parce que cette privatisation s'accompagne de nouveaux impôts locaux que la frange la plus fragile de la population n'est pas à même de payer, ou bien parce que la nécessité d'obtenir l'accord de toutes les personnes « enregistrées » dans un appartement (c'est-à-dire l'habitant officiellement) pour le privatiser entraîne des conflits. L'État russe fixe assez régulièrement des ultimatums pour forcer à privatiser ces derniers appartements, ultimatums pour l'instant toujours ajournés.

Depuis le début du boom économique, les prix de l'immobilier à Moscou ne cessent d'augmenter : la barre des 4000$/3000€ a été atteinte. Dans les prestigieux quartiers du centre on peut s'attendre à payer 6000$ voire 7000$, respectivement 4500€ et 5000€ par mètre carré. Dans certains programmes ultra-luxueux les prix ont atteint la somme de 40 000$ soit 30 000€ par mètre carré.[réf. nécessaire]

Ces prix ont compliqué la vie de beaucoup de Moscovites souhaitant changer de résidence pour déménager dans une autre résidence plus confortable ou simplement plus grande. Cependant la hausse des prix fléchit, notamment en raison du nombre élevé de nouvelles constructions.

Chômage et niveau de vie[modifier | modifier le code]

En 2006, près de 8,5 millions de Moscovites sont actifs. 1,73 million sont employés par l'État, 4,42 millions par des compagnies privées et 2 millions par des petites et moyennes entreprises. Le taux de chômage dans la ville varie, selon les estimations, entre 0,5 % et 1,2 % de la population active.

Le revenu moyen des Moscovites est de plus de 8 000 dollars par an[8].

Sur les 74 400 chômeurs recensés en 2006, près de la moitié était éligibles pour des indemnités.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Pendant longtemps, la vue de la ville était dominée par de nombreuses églises orthodoxes. L'aspect de la ville changea énormément durant l'époque soviétique, notamment sous l'action de Joseph Staline qui décida de mettre en place une politique de modernisation de la ville à grande échelle. Il fit percer de larges avenues, certaines contenant jusqu'à dix voies et n'hésitant pas à détruire un grand nombre d'ouvrages architecturaux d'importance historique, comme la Cathédrale de Kazan et la Cathédrale du Christ Sauveur (ces deux cathédrales furent reconstruites à l'identique durant les années 2000).

L'architecte Vladimir Choukhov fut l'auteur de nombreux bâtiments moscovites durant les premières années de la Russie soviétique. La tour Choukhov est une des tours hyperboloïdes qu'il a fait construire entre 1919 et 1922, comme tour de transmission pour la compagnie russe de retransmission. Choukhov a également laissé un héritage à l'architecture constructiviste de la Russie Soviétique. Il créa de spacieuses galeries commerciales, et réaménagea le Goum sur la place Rouge, à l'architecture raffinée.

Les gratte-ciel staliniens sont des éléments importants du paysage et un signe distinctif de la ville, ainsi que des témoins de l'urbanisme du temps du communisme triomphant. L'hôtel Moskva offre une façade asymétrique : deux projets différents auraient été proposés sur une même feuille à Staline et celui-ci aurait signé le document sans préciser lequel il préférait. Par crainte, le bâtiment aurait été construit en reprenant la moitié de chaque projet. Seule la façade du nouveau bâtiment donnant sur la place des Théâtres changera d'aspect.

À l'époque communiste, l'on assista à la construction massive d'ensembles résidentiels collectifs à la périphérie de la ville, comme partout ailleurs en Europe de l’Est.

Les églises orthodoxes ont cependant bien résisté à la vague de destruction du communisme et sont toujours visibles aujourd'hui et parsèment le cœur historique de la ville. De plus, de nouvelles églises ont été construites après la chute du communisme ou sont encore aujourd'hui en chantier. Le quartier de l'ancien Arbat et les ruelles de la rue Tverskaïa sont des exemples d'architectures impériale ou bourgeoise. Moscou comporte également nombre de palais de l'aristocratie impériale qui sont aujourd'hui rénovés et ouverts à la visite. Ils attirent de nombreux touristes, moscovites et étrangers. La rénovation de l'architecture pré-communiste est un élément important de la politique urbaine d'aujourd'hui, afin de redonner tout son éclat au centre historique de la ville.

La rue Tverskaïa, est l'avenue principale de la ville.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Le Tsaritsyno est situé au milieu d'un parc de 100  ha.

Il y a 96 parcs et 18 jardins à Moscou, dont quatre jardins botaniques. Au total, les espaces verts représentent 450 km², sans compter plus de 100 km² de forêt. Si on la compare aux villes de même taille d'Europe de l’Ouest ou d'Amérique, Moscou est une ville relativement riche en verdure. Chaque moscovite dispose en moyenne de 27 m², contre six à Paris, 8,6 à New York et 7,5 à Londres.

On trouve souvent dans les parcs de Moscou des statues de personnalités importantes du pays : Nikolaï Gogol et Alexandre Pouchkine font ainsi partie des nombreuses personnes immortalisées dans les espaces verts de Moscou. La quasi-totalité des statues de personnalités de l'ère soviétique ont disparu. Beaucoup ont été regroupées dans le parc des Statues sur les bords de la Moskova non loin du centre.

Le parc Gorki, du nom de l'écrivain Maxime Gorki, fut fondé en 1928. Sa partie principale, d'une superficie de 69 hectares le long de la Moskova, contient des estrades, des jeux pour enfants parmi lesquels les étangs de la Grande Roue dans lesquels flottent bateaux et vélo aquatiques, des courts de tennis et d'autres installations sportives. Le parc longe le jardin Neskoutchni, le plus vieux parc de la ville, ancienne résidence de l'Empereur, d'une superficie de 41 hectares, qui contient le théâtre de Verdure, l'un des plus vastes amphithéâtres à toit ouvert d'Europe, d'une capacité de 15 000 personnes.

Le parc Izmaïlovski créé en 1931 est l'un des plus grands au monde. Il a une superficie de 15,34 km², soit six fois celle de Central Park à New York. Le parc Sokolniki, est l'un des plus anciens de Moscou et sa superficie de 6 km² est le quadruple du parc londonien de Hyde Park. Il comporte un labyrinthe composé de chemins verdoyants.

Espaces arborés bordant l'avenue Michurinsky.

Le parc national Lossiny Ostrov (Национальный парк "Лосиный Остров", littéralement « Parc national de l'Île aux Élans »), en bordure du parc Sokolniki, d'une superficie de plus de 116 km² est le premier parc de Russie, situé dans l'Oblast de Moscou. On prétend qu'il serait la plus grande forêt au sein d'une ville de taille comparable.[réf. nécessaire] Il est aussi connu sous le nom de Taïga urbaine, et on y trouve facilement des élans en liberté.

Le jardin botanique de Moscou, dit jardin Tsitsyne de l'Académie des sciences, fondé en 1945 dans l'ancien domaine des comtes Cheremetiev, est le plus grand d'Europe, couvrant un territoire de 3,61 km², en bordure du centre panrusse des expositions. Plus de 20 000 espèces différentes de plantes de différentes parties du monde y sont exposées. Il comporte aussi un laboratoire de recherche scientifique.

Le zoo de Moscou est le domicile de presque un millier d'espèces et de plus de 6 500 spécimens. C'est une attraction très prisée qui accueille chaque année plus de 1,2 million de visiteurs adultes.

Le parc du palais de Tsaritsyno et le parc Kouzminki sont des immenses parcs paysagers prisés des promeneurs.

Développements futurs[modifier | modifier le code]

Moskva City est le quartier d'affaires de la ville. Il est situé hors du centre historique, dans le district de Presnensky. La zone de Moskva City connaît un développement intense. Le projet fut initialement conçu en 1992 et vise à développer une zone économique et un nouveau quartier d'habitations. La taille de la zone est d'un kilomètre carré. Cette zone est la seule pouvant accueillir un tel projet de grande échelle, car elle n'abritait que des usines et de vieux complexes industriels.

La tour de la Fédération devrait être achevée en 2012 et sera alors la plus haute tour d'Europe. Elle devait être dépassée par la tour de Russie, dont la hauteur devait atteindre pratiquement 650 mètres, mais la construction de cette tour s'est arrêtée le 6 avril 2009, à cause de la crise économique. Le complexe inclura également de nombreux autres gratte-ciel de verre, des centres commerciaux, un centre aquatique ainsi que d'autres centres récréatifs. Le centre abritera également le futur immeuble de l'administration de Moscou, ainsi que de prestigieuses tours résidentielles. Quatre nouvelles stations de métro relient déjà ce quartier au reste de la ville. Il est prévu d'en construire d'autres, ainsi qu'une ligne directe jusqu'à l'aéroport international Cheremetievo.

Dans l'oblast de Moscou, une part toujours plus importante de logements neufs est occupée par les maisons individuelles (très rares à Moscou) qui fleurissent dans des zones autrefois boisées et des complexes d'appartements dans les limites de la ville même. Les grues sont visibles partout dans la ville et l'on construit, en plus des logements, toujours plus de centres commerciaux, complexes sportifs et récréatifs et des bureaux. La rénovation est également un phénomène qui touche toutes les parties de la ville : dans la périphérie l'on rénove toujours plus de quartiers datant de l'ère communiste.

Un quatrième réseau autoroutier de contournement de la capitale est en construction. Il sera achevé d'ici 2012 et aura une longueur totale de 611 km.[réf. nécessaire]

Vue panoramique de Moscou depuis l'Université d'État de Moscou avec, du nord au sud: la colline des moineaux, Moskva-City, le fleuve Moskva, le stade Loujniki, la station de métro de la colline des moineaux et l'Académie russe des sciences.

Éducation[modifier | modifier le code]

Vue des bâtiments de l'université (langues orientales) sur la rue Mokhovaïa

La ville de Moscou abrite de nombreuses universités et instituts d'études supérieures :

Culture[modifier | modifier le code]

Moscou est une ville dynamique où la culture occupe une place privilégiée. La ville offre ainsi de nombreux spectacles, ballets et pièces de théâtre ainsi que plusieurs musées mondialement connus comme la galerie Tretiakov (art russe), le musée Pouchkine (beaux-arts), le Bolchoï ou encore le palais des Armures (arts décoratifs).

Musées et galeries d'art[modifier | modifier le code]

La Galerie Tretiakov de nuit

Les musées et galeries moscovites mondialement reconnus ainsi que leurs collections, font partie des plus grands et importants musées du monde. Les expositions artistiques, qu'il s'agisse de l'art classique ou moderne, y sont très fréquentes, comme à l'époque ayant précédé la période révolutionnaire. Elles regroupent toutes les branches artistiques : la peinture, la photographie, la sculpture

Galerie Tretiakov[modifier | modifier le code]

L'un des musées les plus célèbres de Moscou est la Galerie Tretiakov (Государственная Третьяковская галерея), fondée par Pavel Mikhaïlovitch Tretiakov, un riche philanthrope qui fit don de son importante collection personnelle à la ville. La Galerie Tretiakov est actuellement scindée en deux bâtiments : l'Ancien Tretiakov, la galerie originelle située dans le quartier Tretiakovskaya, sur la rive sud de la Moskova, abrite les ouvrages traditionnels russes. On peut y trouver les travaux de célèbres peintres pré-révolutionnaires, comme Ilya Repine, ainsi que des icônes de l'ancienne Russie. Les visiteurs peuvent même y voir de précieux originaux de l'iconographe du XVe siècle Andreï Roublev. Le Nouveau Tretiakov, créé durant la période soviétique, contient principalement des œuvres d'artistes soviétiques, ainsi que celles de quelques artistes contemporains, mais la chronologie des deux galeries se chevauche au début du XXe siècle. La nouvelle galerie inclut une reconstitution du célèbre Monument à la Troisième Internationale de Vladimir Tatline et un mélange de travaux d'artistes d'avant-garde tels que Kasimir Malevitch et Wassily Kandinsky. Des éléments du réalisme socialiste peuvent également être aperçus dans cette nouvelle galerie.

Musée des Beaux-arts Pouchkine[modifier | modifier le code]

Un autre musée moscovite important est le Musée des Beaux-arts Pouchkine (Государственный музей изобразительных искусств имени А. С. Пушкина), qui fut fondé entre autres par le père de la poétesse Marina Tsvetaeva. Le Musée Pouchkine ressemble au British Museum de Londres dans la mesure où ses salles sont un croisement des civilisations du monde, riches de nombreuses fontes de plâtre d'anciennes sculptures. Cependant, il abrite également des peintures célèbres de toutes les ères de l'art occidental et on y trouve aussi bien des œuvres de Claude Monet ou Paul Cézanne que celles de Pablo Picasso. Les musées du palais de Tsaritsyno ont ouvert en 2007 et le grand palais de Tsaritsyno a pour objectif de devenir un grand musée d'art international.

Musée historique d'État[modifier | modifier le code]

Le Musée historique d'État de Russie (Государственный Исторический музей) est un musée d'histoire russe situé entre la Place Rouge et la Place du Manège à Moscou. Ses expositions sont de nature variable, des reliques de tribus préhistoriques ayant vécu dans la Russie actuelle à des dessins d'une valeur inestimable acquis par les membres de la dynastie des Romanov. Le nombre total d'objets appartenant à la collection du musée est de l'ordre de plusieurs millions.

Musée Polytechnique[modifier | modifier le code]

Le Musée Polytechnique (Политехнический музей) fondé en 1872 est le plus grand musée technique de Russie, et expose une vaste étendue d'inventions historiques et technologiques, incluant des automates humanoïdes du XVIIIe siècle et les premiers ordinateurs soviétiques. Il contient plus de 160 000 objets.

Musée-Panorama Borodino[modifier | modifier le code]

Le Musée-Panorama Borodino, situé sur l'avenue Koutouzov permet aux visiteurs de vivre l'expérience d'un champ de bataille grâce à un diorama de 360°. Il fait partie de l'immense mémorial historique commémorant la victoire de la Guerre Patriotique de 1812 face à l'armée napoléonienne, qui inclut également l'Arc de Triomphe érigé en 1827.

Théâtres et arts du spectacle[modifier | modifier le code]

Moscou est aussi le cœur des arts du spectacle, incluant le ballet, la musique symphonique et le cinéma, en Russie. La ville comporte 93 théâtres, 132 cinémas et 24 salles de concert.

Parmi les nombreux théâtres et ballets moscovites, on trouve notamment le Théâtre Bolchoï (en russe, Grand Théâtre) et le Théâtre Maly (Petit Théâtre), ainsi que le théâtre Vakhtangov et le Théâtre d'art de Moscou (Московский Художественный Академический Театр). Les répertoires d'une saison typique à Moscou sont exhaustifs et les interprétations modernes d'œuvres classiques, qu'il s'agisse d'opéra ou de théâtre, sont monnaie courante. La Salle de concert Rossiya (Государственный центральный концертный зал "Россия"), connue pour ses ballets et ses représentations, était un lieu de concerts fréquents de pop-stars comme Alla Pougatcheva et se trouvait à l'Hôtel Rossiya, le plus grand hôtel d'Europe aujourd'hui démoli[9]).

Moscou possède plusieurs orchestres symphoniques de renom, au premier rang desquels l'Orchestre philharmonique de Moscou et l'Orchestre national de Russie. On peut également citer l'Orchestre symphonique Tchaïkovski de la Radio de Moscou, l'Orchestre symphonique de la fédération de Russie et l'Orchestre symphonique Capella de l'État de Russie.

Le Centre International des Arts du Spectacle de Moscou, ouvert en 2003, aussi connu sous le nom de Maison Internationale de la Musique de Moscou (Московский международный Дом музыки), est réputé pour ses spectacles de musique classique. Il possède également le plus grand orgue de Russie, installé dans la salle Svetlanov.

La ville de Moscou comporte également deux grands cirques : le Cirque de Moscou, internationalement réputé, et le Cirque de Moscou du Boulevard Tsvetnoï, qui comportait dans ses rangs le célèbre acteur et clown Youri Nikouline.

L'industrie du cinéma soviétique fait partie intégrante de l'histoire du film et le studio Mosfilm fut au cœur de nombreux films classiques soviétiques, en tant que responsable à la fois de productions artistiques et de films populaires. Toutefois, malgré la présence continue et la réputation de cinéastes russes internationalement reconnus, les studios alors prolifiques se sont fait plus discrets. Les films rares et historiques peuvent être visionnés au cinéma Salut où des films de la collection du Musée du Cinéma sont régulièrement projetés.

Climat[modifier | modifier le code]

Températures moyennes (rouge) et précipitations (bleu) à Moscou
Traîneaux en hiver devant le palais Petrovski (1840)

Le climat est dit continental, c'est-à-dire qu'il comporte de fortes variations de température entre l'été et l'hiver. Moscou connaît des hivers froids et des étés humides et chauds. Le printemps et l'automne sont brefs. En été, la température avoisine souvent 25 °C et elle descend aux environs de -10 °C l'hiver. La plus forte température enregistrée a été de 38,2 °C le 31 juillet 2010[10] et la plus faible de -42,2 °C en janvier 1940. Les précipitations sont réparties à peu près régulièrement au long de l'année, bien que leur quantité soit plus élevée l'été que l'hiver. La neige recouvre le sol en moyenne 138 jours par an de la mi-novembre à la fin mars. La hauteur de neige peut atteindre 78 cm au milieu de l'hiver.

  • Nombre moyen de jours avec de la neige dans l'année: 119
  • Nombre moyen de jours de pluie dans l'année: 142
  • Nombre moyen de jours avec de l'orage dans l'année: 29
  • Nombre moyen de jours avec tempête de neige dans l'année: 15
  • Nombre moyen de jours avec du brouillard dans l'année: 15
  • Nombre moyen de jours avec du givre dans l'année: 87
Relevé météorologique de Moscou (normales et records)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) -9,1 -9,7 -4,4 2,2 7,7 12,1 14,4 12,5 7,4 2,7 -3,3 -7,6 2,1
Température moyenne (°C) -6,5 -6,7 -1 6,7 13,2 17 19,2 17 11,3 5,6 -1,2 -5,2 5,8
Température maximale moyenne (°C) -4 -3,7 2,6 11,3 18,6 22 24,2 21,9 15,7 8,7 0,9 -3 9,6
Record de froid (°C)
date du record
-42,2
1940
-38,2
1929
-32,4
1913
-21
1879
-7,5
1885
-2,3
1916
1,3
1886
-1,2
1885
-8,5
1881
-16,1
1960
-32,8
1890
-38,8
1892
-42,2
1940
Record de chaleur (°C)
date du record
8,6
2007
8,3
1989
19,2
2014
28,9
2012
33,2
2007
34,7
1901
38,2
2010
37,3
2010
32,3
1890
24
1915
14,5
2010
9,6
2008
38,2
2010
Précipitations (mm) 46 36 33 38 52 84 90 80 67 66 60 53 705
Source : Le climat à Moscou (en °C et mm, moyennes mensuelles et records) [1]


Transports[modifier | modifier le code]

Train[modifier | modifier le code]

Des neuf gares moscovites (Gare de Kiev, Gare de Leningrad…) partent les trains de la compagnie des chemins de fer russes (RJD) vers la banlieue (prigorodnij) ou d'autres villes (dalnij, comme le célèbre Transsibérien).

Métro[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Métro de Moscou.

Démarré en 1935, le métro de Moscou comporte aujourd'hui 12 lignes et 188 stations, desservant assez uniformément à peu près toute la ville (avec des stations consécutives distantes parfois de quatre ou cinq kilomètres). Avec quelque 7 millions de passagers transportés quotidiennement c'est, après celui de Tokyo, le métro le plus fréquenté du monde. Il est aussi célèbre pour la décoration de ses stations, dont certaines sont de véritables œuvres d'art (peintures murales, mosaïques, lustres, vitraux, marbres etc.).

Aéroports[modifier | modifier le code]

Moscou dispose de trois aéroports internationaux (Cheremetievo, Domodedovo et Vnoukovo) et d'un aéroport national, Bykovo.

Les trois aéroports sont tous reliés au centre-ville par des trains rapides qui arrivent respectivement aux gares Bielorusskaïa, Paveletskaïa et Kievskaïa.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La MKAD

Le réseau routier est constitué de trois anneaux de périphérique (dont l'extérieur, l'autoroute MKAD, a une longueur de 109 km) et des grandes artères radiales. Ces artères sont souvent très larges (jusqu'à 16 voies) mais forment un réseau assez peu dense, la ville, au moins hors du centre, étant plutôt formé de grands îlots assez verts parsemés de grandes tours d'habitation.

Le trafic automobile a connu une explosion spectaculaire depuis la fin des années 1990, créant quotidiennement des bouchons conséquents. Les autorités de la ville construisent de nouvelles routes pour fluidifier le trafic et réaménagent les grandes artères, comme l'avenue Leninski.

Autres[modifier | modifier le code]

Un canal permet un accès fluvial à la Volga ce qui fait appeler la ville le port des cinq mers.

Le réseau de bus et trolleybus est très développé, couvrant très bien la ville. Il y a également plusieurs gares routières permettant de relier la proche banlieue ou des villes distantes.

Le réseau de tramway, ouvert le 7 juillet 1899, comporte 37 lignes.

Le programme de vélos en libre-service nommé Velobike (1000 vélos sur 100 stations) a été lancé le 1er juin 2013.

Monuments[modifier | modifier le code]

La Moskova gelée devant le Kremlin
Le monastère Andronikov en centre ville

Sports[modifier | modifier le code]

Moscou est l'hôte des Jeux olympiques d'été en 1980, mais les régates ont lieu à Tallinn.

Clubs de football : CSKA Moscou, FK Dynamo Moscou, Lokomotiv Moscou, FK Spartak Moscou, FK Moscou, Torpedo Moscou.

Clubs de volley-ball : CSKA Moscou (volley-ball masculin), Dynamo Moscou (volley-ball masculin), MGTU Moscou (volley-ball masculin), Dynamo Moscou (volley-ball féminin), CSKA Moscou (volley-ball féminin).

Clubs de basket-ball : CSKA Moscou (basket-ball), MBK Dynamo Moscou, ŽBK Dynamo Moscou.

Clubs de hockey sur glace : CSKA Moscou (hockey sur glace), Dynamo Moscou (hockey sur glace), HC Spartak Moscou.

Stades de la ville : Stade Loujniki, Stade Lokomotiv, Stade Dynamo.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Moscou est jumelée[réf. nécessaire] avec :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Vue du Kremlin (Constantin Juon, 1908)
  1. Comment Moscou se transforme en ville géante capitaliste : Les villes géantes, Vladimir Kolossov et John O'Loughlin.
  2. (en) The History of Moscow, Walter Comins-Richmond, Occidental College.
  3. (en) Russia Engages the World: The Building of the Kremlin, 1156–1516, New York Public Library
  4. Pierre Lorrain, Moscou et la naissance d'une nation, voir bibliographie.
  5. (en) Géographie russe - Régions de Russie, Ambassade de Russie aux États-Unis
  6. http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=17339907 Expression utilisée par Vladimir Kolossov John O'Loughlin
  7. Classement Forbes 2008.
  8. Éric Chol, Alla Chevelkina, Moscou. Quand la ville flambe, L'Express, 1er décembre 2005.
  9. à l'exception de la salle de concert
  10. OGIMET

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Gauthier, La Lettre de Moscou, Paris, Flammarion-Père-Castor,‎ 1996 (ISBN 2-08-162810-4)
  • Yves Gauthier, Moscou sauvée des eaux (roman), Paris, Actes Sud,‎ 2007 (ISBN 978-2-7427-6805-9)
  • Сlaude Gauvard (dir.), Alain de Libera, Michel Zink, Dictionnaire du Moyen Âge, Paris, Quadrige/PUF, 2002, p. 949.
  • Pierre Lorrain, Moscou et la naissance d'une nation, Paris, Bartillat, 2010.
  • John Fennell, The Crisis of Medieval Russia 1200-1304, Londres-New York, 1983.
  • John Fennell, The Formation of Muscovy, 1300-1643, Londres-New York, 1992 (Longman History of Russia).
  • Peter Nitsche, Die Mongolenzeit und der Aufstieg Moskaus (1240-1538)', Handbuch der Geschichte Russlands, Tome 1, lie., 7, p. 534-552, lief. 8/9, p. 553-715. - Collection: Pamjatniki arkhitektury Moskvy (Les monuments architecturaux de Moscou), Moscou, 1982, 4 Volumes.
  • Histoire de Moscou et des moscovites, Paris, Éditions du Pont Royal (Del Duca-Laffont),‎ 27 juin 1963, 296 p.
    Huitième de la collection Panoramas d’Histoire : Chap. I Les siècles de bois ; Chap. II Moscou des tsars ; Chap. III Moscou des nobles ; Chap. IV Moscou des marchands ; Chap. V Prélude à 1917 ; Chap. VI Moscou des bâtisseurs ; Chap. VII Moscou des Moscovites

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]