Tende (Alpes-Maritimes)

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Tende
Vue de Tende
Vue de Tende
Blason de Tende
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Canton Tende
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Jean-Pierre Vassallo
2008-2014
Code postal 06430
Code commune 06163
Démographie
Gentilé Tendasques
Population
municipale
2 084 hab. (2010)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 05′ 19″ N 7° 35′ 39″ E / 44.0886111111, 7.5941666666744° 05′ 19″ Nord
       7° 35′ 39″ Est
/ 44.0886111111, 7.59416666667
  
Altitude 815 m (min. : 552 m) (max. : 2 920 m)
Superficie 177,47 km2
Localisation

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Tende

Tende (Tenda en ligure/royasque et italien ) est une commune française, située dans le département des Alpes-Maritimes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Par la loi du 15 septembre 1947, Journal officiel du 16 septembre 1947 avec effet au 17 septembre 1947, la commune de Tende est créée « à partir d'une partie étrangère » ; le code Insee 06163 ne correspond donc pas à l'ordre alphabétique. Ses habitants sont appelés les Tendasques.

Sommaire

Géographie [modifier]

Situation [modifier]

La haute vallée de la Roya reçoit à Tende son affluent, le Réfréi, et coupe en son milieu nord-sud l'immense territoire rectangulaire de montagne et de haute montagne, orienté est-ouest.

La frontière italienne limite le nord et l'est de la commune par une ligne de sommets élevés (plus de vingt sommets dépassant 2 000 mètres, culminant aux cimes de l'Agnel, 2 852 mètres, avec la brèche du col de Tende à 1 871 mètres).

La partie occidentale de la vallée de la Roya est pratiquement occupée par l'ensemble dit de la « vallée des Merveilles » et du massif du mont Bégo (voir ci-après).

À l'est, les massifs rocheux décroissent des crêtes italiennes (plus de 2 000 mètres) à la vallée (environ 1 000 mètres). On peut y admirer de magnifiques forêts de mélèzes (implantés).

Écarts et lieux-dits [modifier]

  • Castérino
  • Granile
  • Les Mesches
  • Saint-Dalmas-de-Tende
  • Viévola

Communes limitrophes [modifier]

Rose des vents ITALIE Rose des vents
Belvédère N La Brigue
O    Tende    E
S
Fontan

Économie [modifier]

Activités et commerces [modifier]

Tende possède une école maternelle, une école primaire, un collège (à St. Dalmas de Tende) avec son propre ramassage scolaire, une gendarmerie, un bureau de poste, un camping, deux banques, une médiathèque, deux musées, une piscine, un cinéma, trois gares de chemin de fer (Tende, Saint Dalmas de Tende et Vievola), trois boulangeries-pâtisseries, quatre restaurants, deux salons de coiffure.

La commune de Tende propose diverses activités sportives: ski, parapente, randonnées, parcours de vtt, golf, la via ferrata les "Comtes Lascaris".

Histoire [modifier]

La localité est peuplée de manière avérée dès 690[1]. Cité au XIe siècle sous son vocable actuel, Tende relevait du comté de Vintimille[2]. En 1261, Guillaume-Pierre I comte de Vintimille, seigneur de Tende, épouse Eudoxie Lascaris sœur du jeune empereur grec d'Orient, Jean IV Lascaris. Dont les fils Lascaris de Vintimille. En 1581, le comté de Tende fut acquis par la Maison de Savoie.

En 1860, les communes de Tende et de La Brigue ne furent pas comprises dans les territoires cédés à la France par le traité de Turin, pour que Victor Emmanuel puisse jouir de ces territoires de chasse. La raison parait dérisoire et, à ce propos, une légende assez enracinée veut que les deux communes aient été conservées par le Piémont pour des raisons "stratégiques". Cela est tout à fait impossible. D'abord, la nouvelle frontière (1861-1947) passait au sud de St Dalmas de Tende où ne se trouve aucun obstacle physique, toutes les gorges placées plus au sud étant entre les mains des Français. La pénétration d'une armée d'invasion eût donc été très facile. Par contre, c'est au nord de Tende que se trouvent les obstacles majeurs, la crête du Mercantour, longtemps franchissable uniquement par un col très difficile (infranchissable en hiver) et seulement bien plus tard par un tunnel ! Ajoutons que les Italiens ne construisirent aucune fortification vraiment sérieuse (juste quelques forts peu redoutables) pour défendre Tende et La Brigue que les Français auraient pu occuper en une demi-journée, preuve qu'ils n'y attachaient aucune importance militaire. Ensuite, penser que Napoléon III ait pu céder ainsi une région hautement stratégique alors qu'elle avait toujours appartenu historiquement au comté de Nice, c'est le prendre pour bien naïf, ce qu'il n'était pas (en 1870, il sera malade, ce qui est différent) et ses diplomates encore plus. Enfin, en 1860, une guerre entre l'Italie nouvelle et la France, qui était en quelque sorte sa "marraine", était, à moyen et même à long terme, impensable. Il faut donc considérer que la raison est bien celle que donnèrent les gouvernements de l'époque, aussi futile soit-elle pour un homme du 21e siècle : Tende, La Brigue, la Vallée des Merveilles et le mont Bego constituaient des territoires de chasse pour le roi Victor-Emmanuel II et l'usage entre souverains était de se faire des petits "cadeaux" de cette sorte. C'est Mussolini qui prétendit bien plus tard affirmer l'"italianité" de la région en construisant la gigantesque gare de St Dalmas de Tende, sur la frontière, dont le bâtiment est délaissé aujourd'hui malgré sa haute signification historique. Il y eut toujours, de 1861 à 1947, un parti "français" à Tende et à La Brigue, mais peu actif. L'occasion lui parut trop belle en 1945, avec la défaite de l'Italie, et il obtint facilement l'organisation du rattachement, confirmé par un référendum qui donna une écrasante majorité à la France. Les Américains laissèrent faire, malgré leur sympathie pour l'Italie nouvelle, et cela leur donna un bon prétexte pour refuser en revanche avec la dernière énergie un référendum similaire dans le Val d'Aoste, que souhaitait de Gaulle pour l'importance stratégique de ces villes. C'est au traité de paix de Paris du 10 février 1947 que ces territoires passent sous souveraineté française, un referendum ayant confirmé la volonté des habitants de devenir français à une écrasante majorité.[réf. nécessaire]

La commune de Tende est la plus vaste du département des Alpes-Maritimes.

Depuis 1967, le professeur Henry de Lumley et ses équipes effectuent des relevés et moulages des roches gravées depuis la préhistoire sur les sites naturels de la Vallée des Merveilles et de la vallée de Fontanalbe (moulages exposés au Musée départemental des Merveilles[3]).

Héraldique [modifier]

Blason de Tends

écartelé : au 1) et au 4) de gueules à la croix d'argent, à la traverse de sable brochant sur le tout, au 2) et au 3) contre-écartelé : au 2-1), au 2-4), au 3-2) et au 3-3) d'or à l'aigle bicéphale de sable, aux autres, de gueules au chef d'or

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 2001 José Balarello DL Sénateur des Alpes-Maritimes
mars 2001 réélu en 2008[4] Jean-Pierre Vassallo UDF-DL puis UMP Conseiller technique à la chambre de commerce et d’industrie

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 2 084 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1946 1954 1962
1 500 1 491 1 654 2 057 2 441 2 659 2 158 2 080 1 954
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 - -
2 053 1 951 1 954 2 089 1 844 2 025 2 084 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[5] puis Insee à partir de 1968[6].)

Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments [modifier]

  • Le site de la vieille ville est sombre et sévère dans son environnement montagneux où les terrasses de culture montent très haut. Les demeures dont certaines datent du XVe siècle, sont souvent habillées des schistes verts et violets de la haute vallée de la Roya. Balcons à tous les étages pour profiter du soleil, larges toits débordants contre les chutes de neige, l'architecture est définie par le climat alpin. Dans le lacis des rues étroites, de nombreux linteaux armoriés ou historiés rappellent un passé glorieux. On voit, au passage, les clochers Renaissance des chapelles des Pénitents-Noirs et des Pénitents-Blancs.
  • L'ancienne collégiale Notre-Dame (XVIe siècle)
  • La chapelle Saint Sauveur de style roman, sa construction date du XIVe siècle. En 1982, un décor peint caché est découvert sous des badigeons. En 1988, une importante opération de sauvegarde est entreprise pour la sauver de la ruine. Elle est classée monument historique par arrêté du 26 mai 2000.
  • La grotte des Hérétiques, qui servit de refuge aux calvinistes au XVIe siècle
  • La vallée des Merveilles.
  • Par Saint-Dalmas-de-Tende, accès à Castérino et au lac des Mesces, par la vallée des Merveilles, de Fontanalbe, de la Valmasque et le Parc national du Mercantour.
  • La source de la Roya : au pied du col de Tende (un des fleuves les plus courts de France : 45 km en France)
  • La route spectaculaire du col de Tende et celles, pittoresques, de Granile et du Vallon du Réfréi
  • Les vallons de Casterino et de la Minière (SI), montant au site splendide de Castérino, aux portes du Parc national du Mercantour
  • Les grottes et gouffres nombreux dont celui de Piaggia Bella, l'un des plus profonds du monde (— 850 mètres), et la source de Fouige (145 m de développement)
  • Le Parc national du Mercantour, merveilleux biotope où la faune et la flore révèlent des espèces souvent rares ou endémiques, traversé par le GR52
  • Les gravures rupestres de la vallée des Merveilles et de la région du mont Bégo classées au titre des monuments historiques le 8 décembre 1989.
  • Le musée des Merveilles[7] est incontournable, aussi bien du point de vue esthétique, avec les douze colonnes de sa façade ultramoderne (parvis tapissé de motifs rupestres), que d'un point de vue pédagogique, complément précieux de la randonnée autour du mont Bégo. Trois thèmes sont développés : le contexte géologique régional (maquettes en relief et tables d'animation) ; l'archéologie, prépondérante, qui évoque les croyances et explique la vie quotidienne des populations des Alpes méridionales à l'âge du cuivre et à l'âge du bronze ancien, notamment à partir de la stèle originale dite du « chef de tribu » (déplacée pour cause de dégradations), de dioramas et de nombreuses vitrines d'objets ; enfin, les arts et traditions populaires de la vallée de la Roya qui décrivent la vie économique de la région, aux activités pastorales continues depuis 5 000 ans. Le musée abrite également un centre de formation universitaire et une structure de recherche sur l'art rupestre de cette période.
  • La ligne ferroviaire Nice - Vintimille - Breil - Limone.

Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Le compositeur Jouan Nicola y est décédé en 1974
  • Le peintre Jean-Georges Inca habitant dans la vieille ville
  • Colonel Maurice Guido (né à Tende le 01/02/1915 - décédé à Nice le 31/07/1983). Officier de la Légion d'honneur, pilote de chasse dans l'Armée Française, Maurice Guido a combattu au sein du Régiment Normandie Niemen pendant la seconde guerre mondiale. Tende lui a dédié l'ancienne Place du Traou dans la vieille ville historique dès 1946, près de sa maison familiale.
  • Le peintre Marcel Montel, ami de Jean-Georges Inca, il habita à Tende.
  • Capitaine Jean-Marie Auber (23/07/1918 - 01/09/1944), pilote de chasse au sein du groupe 1/4 "Navarre". Il s'est écrasé le 1er septembre 1944 sur la commune de Tende (sur la route de Speggi) lors d'une attaque d'un P.C. allemand situé à Airole en Italie. Le Capitaine Auber est le parrain de la Base aérienne 943 Nice.

Manifestations [modifier]

Le deuxième week-end de juillet : fête patronale de la Saint-Éloi, organisée par la confrérie de la St Eloi, la mairie de Tende et le comité des fête, avec au programme :

  • feux et fête de la Saint-Éloi ;
  • bénédiction des feux avec la participation du groupe folklorique du vieux Tende ;
  • feux d'artifice ;
  • grand bal-soirée avec orchestre ;
  • corso ;
  • cavalcade accompagnée par fanfares et groupes folkloriques, à travers les ruelles du vieux-village ;
  • bénédiction des mulets place de la collégiale suivie de la messe de la Saint Eloi ;
  • remise des prix place de la Mairie suivie d'un apéritif d'honneur ;
  • démonstrations et représentations données par les divers groupes folkloriques et musicaux ;
  • messe pour les défunts de la Confrérie de la Saint-Éloi à la collégiale.


Le deuxième dimanche du mois d'août : fête de la Saint Roch, organisée par la confrérie des Bergers de Tende et la mairie avec :

  • concours de boules à la longue
  • bal avec DJ
  • aubades et défilés dans les rues du village
  • marché paysan avec produits de terroir
  • messe de la Saint Roch à la collégiale
  • apéritif d'honneur
  • messe pour les défunts de la confrérie des Bergers le lendemain

Jumelage [modifier]

Divers [modifier]

Le tendasque [modifier]

Le tendasque est un parler royasque et donc ligure. C'est pourquoi on peut retrouver des mots proche de l'italien mais aussi du français, vu que c'est un parler d'une région frontalière. Voici quelques exemples :

Tendasque Français Italien Phonétique
ar le il (arl) en fait dans ar le r se prononce comme avalé par un l
camin chemin camino (camin)
chabotou cabane rifugio (tchabhauttou)
lei trei ouré il est trois heures sono le tre (là aussi et comme partout le r est avalé et le ou se prononce en une longue syllabe)
ar tendasqou le tendasque il tendasco (téndAchkou)
marchi merci grazie (marlchi)
bondi bonjour buongiorno (mais aussi "buondì") (boundi)

Le mieux pour apprendre le tendasque est d'aller parler aux anciens.

Spécialités [modifier]

  • Les Sugellis : Une variété de pâtes très appréciée avec du gibier

Galerie [modifier]

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Voir aussi [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal, 1978, reprint 1991 (ISBN 978-2-86535-070-4).
    Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Tende : p. 1162
     

Articles connexes [modifier]

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Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Michelangelo Bruno, Cols des Alpes de Provence, Prouvenço Presso, 2001 (année d’édition italienne), p 34
  2. Ernest Hildesheimer, Tende et La Brigue sous les seigneurs de la Maison de Vintimille, p. 11-19, Nice-Historique, année 1948, no 139 Texte
  3. Musée départemental des Merveilles sur cg06.fr
  4. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  7. Le musée de la vallée des merveilles