Hélène (mère de Constantin)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hélène et Sainte-Hélène.
Constantin et Hélène, sa mère (icône orthodoxe bulgare)
Statue de sainte Hélène dans la basilique Saint-Pierre de Rome
Reliquaire contenant le chef de sainte Hélène dans la crypte de la cathédrale de Trèves
Le sarcophage de Sainte Hélène - Musées du Vatican

Hélène ou Sainte Hélène (vers 247/250 - vers 329/330), impératrice romaine, épouse de Constance Chlore et mère de Constantin.

Histoire et tradition[modifier | modifier le code]

Elle serait née d'après l'historien Procope (VIe siècle) à Depranum dans la province de Bithynie en Asie Mineure (et dans l'actuelle province de Yalova en Turquie), cité dont le nom fut modifié après sa mort, par son fils Constantin, en Helenopolis. D'après l'évêque et historien Eusèbe de Césarée elle aurait eu environ 80 ans lors de son retour de Palestine vers l'année 327 et donc serait probablement née entre 248 et 250. On ne sait que très peu de choses sur le début de sa vie, mais d'après Eusèbe, elle était d'origine très modeste, et d'après Saint Ambroise elle avait été « servante d'auberge » (stabularia). On ne sait avec certitude où elle rencontra Constance Chlore, mais ce fut peut-être en Asie Mineure lorsque Constance, officier de l'empereur Aurélien, participa à la campagne contre la reine Zénobie (271-273). Certaines sources la mentionnent comme son épouse, d'autres comme sa concubine. Elle donna naissance à Constantin vers 272 à Naissus, en Mésie (Niš, Serbie), cité militaire sur le Danube. À l'époque de l'établissement de la Tétrarchie, en 293, Constance Chlore, devenu César, dut épouser Théodora, fille de l'Auguste Maximien. Hélène ne se maria - ou ne se remaria - pas, et vécut alors dans l'ombre, tout en restant proche de son fils Constantin. Ce dernier avait une grande affection pour sa mère.

Après l'avènement de Constantin, Hélène retrouva une vie publique à la cour et reçut le titre d'Augusta en 325. Elle mourut en 330 avec son fils à ses côtés.

Connue traditionnellement pour avoir organisé la première restauration des lieux saints chrétiens de Jérusalem, c'est en réalité son fils, l'empereur Constantin qui ordonna cette restauration. Elle se rendit en pélerinage dans la ville de Jérusalem en 325 et y découvrit selon la tradition, les saintes reliques de la Passion du Christ, donnant une impulsion importante aux pèlerinages en Terre Sainte, et à l'aménagement des lieux.

La découverte la plus importante d'Hélène est l'Invention de la Vraie Croix, sur le site du Saint-Sépulcre où l'empereur Hadrien avait fait construire un temple à Vénus qu'Hélène fit abattre. Furent aussi retrouvés — d'après la Tradition — les clous de la Crucifixion. Hélène fit notamment transporter à Rome en 326 le Saint-Escalier. Elle quitta Jérusalem en 327.

Canonisée, elle est considérée comme sainte par les églises catholique et orthodoxe, sa fête est fixée au 18 août pour les catholiques et au 21 mai pour les orthodoxes, qui fêtent le même jour Hélène et Constantin (« Fête des très Grands Souverains Constantin et Hélène, égaux aux apôtres »).

La ville d'Elne, ancienne Illiberis, tire son nom de l'impératrice Hélène. Constantin a en effet renommé au IIIe siècle la ville en Castrum Helenae, devenu Helna, puis Elna et enfin Elne en français.

La tête de Sainte Hélène aurait été abritée, jusqu'à la Révolution, dans la chapelle du château de Genech[1].

Iconographie[modifier | modifier le code]

Vue de l'intérieur de l'église copte orthodoxe de la Reine Hélène, près du Saint-Sépulcre, à Jérusalem. Une représentation de Sainte Hélène de Constantinople orne le rideau rouge du fond.

Hélène est représentée déjà âgée, en costume d'impératrice, tenant une croix ou les clous de la Crucifixion. Elle est parfois associée à son fils Constantin. On la représente aussi tenant à la main une maquette d'église.

Sur les autres projets Wikimedia :

Protectrice[modifier | modifier le code]

  • Dans la tradition catholique, Hélène est la sainte patronne des teinturiers, des marchands de clous et d'aiguilles.
  • C'est la sainte patronne des archéologues chez les Grecs orthodoxes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site officiel de la ville de Genech : www.genech.fr

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. Maurice, Sainte Hélène, 1930.
  • H. H. Lauer, Kaiserin Helena, Leben und Legende, 1967.
  • Jacques de Voragine, la Légende Dorée, chapitre 64
  • Edgarda Ferri, Imperatrix, Elena, Costantino e la Croce, Mondadori, 2010.
  • A. M. Rouillon (Ord.Praem.), Sainte Hélène, Paris, 1908.

Liens externes[modifier | modifier le code]