Valbonne

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Valbonne
Vue panoramique de la place des Arcadesà Valbonne.
Vue panoramique de la place des Arcades
à Valbonne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Canton Bar-sur-Loup
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis
Maire
Mandat
Marc Daunis (PS)
2008-2014
Code postal 06560
Code commune 06152
Démographie
Gentilé Valbonnais ou Sophipolitains
Population
municipale
12 802 hab. (2011)
Densité 675 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 38′ 33″ N 7° 00′ 34″ E / 43.6424, 7.0095 ()43° 38′ 33″ Nord 7° 00′ 34″ Est / 43.6424, 7.0095 ()  
Altitude Min. 75 m – Max. 302 m
Superficie 18,97 km2
Localisation

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Valbonne

Valbonne (Vallis bona signifie « la bonne vallée » en latin[1]) est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Valbonnais ou Sophipolitains.

La commune regroupe le village historique et la majeure partie de la technopole de Sophia Antipolis, elle-même située sur plusieurs communes limitrophes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Valbonne occupe le bassin moyen de la Brague, fleuve côtier de 15 km qui prend sa source au fond du vallon d’Opio. La commune s’articule autour de deux pôles :

Communes limitrophes[2][modifier | modifier le code]

Rose des vents Châteauneuf-Grasse Roquefort-les-Pins Villeneuve-Loubet Rose des vents
Mouans-Sartoux N Biot (Alpes-Maritimes)
O    Valbonne    E
S
Mougins Vallauris Antibes

Histoire[modifier | modifier le code]

Valbonne avant Valbonne[modifier | modifier le code]

Si le village de Valbonne n'apparait qu'au début de l'époque moderne (1519), son territoire a livré des traces d'occupation anciennes.

Un site de l'âge du bronze : l'aven de la Mort de Lambert[modifier | modifier le code]

L'aven de la Mort de Lambert est constitué d'une série de salles qui ont livré de nombreux restes humains, ainsi qu'un dépôt de céréales associé à des céramiques modelées ainsi que des restes d'outils et de parures en bronze. La fonction la plus évidente du site est funéraire, mais une utilisation comme lieu de réserve temporaire de nourriture est généralement admise. L'ensemble du mobilier renvoie à l'âge du bronze[3].

Des traces d'occupations antiques[modifier | modifier le code]

Moyen Âge : un territoire dépendant de l'Église[modifier | modifier le code]

Au Haut Moyen Âge, quelques hameaux des environs : Opio, Le Brusc, Sartoux (Castellaras), les Clausonnes et Villebruc, étaient déjà habités, mais c'est sur les terres d'un vallon isolé et désert du territoire de Sartoux qui deviendra « Vallisbona » (la bonne vallée), offertes en 1199 par l’évêque d'Antibes à l'abbaye de Prads (Prads-Haute-Bléone, Alpes-de-Haute-Provence), que fut fondée l'abbaye Sainte-Marie de Valbonne.

Prads et Valbonne faisaient partie des quinze abbayes et prieurés de l’ordre monastique de Chalais, ordre « dauphinois-provençal » créé un siècle plus tôt selon une règle proche de celle des cisterciens. La pauvreté de cet ordre montagnard engendra sa désintégration et, en 1297, l'abbé de Valbonne se mit sous la dépendance de l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon ; l'évêque et le chapitre de Grasse refusèrent de ratifier cette affiliation et offrirent en 1303 Sainte-Marie de Valbonne à l'abbaye de Lérins. Le pape trancha ce litige en 1335 : il attribuait Sainte-Marie de Valbonne à Lérins[4],[5].

les arcades.

À la fin du Moyen Âge, les guerres, sécheresse et la peste noire entraînent la fuite des habitants des hameaux environnants, laissant les territoires de l'abbaye « ruinés, inhabités, incultes, pierreux et couverts de bois ».

Naissance de Valbonne[modifier | modifier le code]

La réunion de la Provence à la France par Louis XI fut le prélude à la renaissance de la région. Par la volonté du moine de Lérins prieur de Valbonne, don Antoine Taxil, le village va naître en 1519 d'une évidence économique : mettre en valeur les terres de l'abbaye. Un parcellaire orthogonal est constitué et une solution originale est trouvée : des investisseurs locaux, clercs et notables, attributaires des lots, les loueront avec les terres qui y sont attachées à des paysans, venus principalement du Haut-Pays pour cultiver le patrimoine foncier, charge à eux de construire les maisons. Un acte d'habitation décrit les droits et devoirs des nouveaux habitants mais aussi les détails architecturaux, selon un « cahier des charges » rigoureux. La construction s’effectuera sur un siècle. Le village restera rural et relativement isolé, presque sans changement, jusqu’au milieu du XXe siècle[4].

Valbonne aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Vue panoramique de la commune.

La proximité du littoral et surtout, dans les années 1970, la création du pôle universitaire, scientifique, technologique et résidentiel de Sophia Antipolis, construit en grande partie sur la forêt de Valbonne, ont transformé la région.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Valbonne Blason D’azur à la palme d’or posée en pal.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Joseph Pagano   Président du comité de Libération
1945 1959 Emile Pourcel    
1959 1971 Jean Riquier RGR  
1971 1983 Albert Ouvrier    
1983 mars 1989 Gustave Giraud UDF  
1989 1996 Michel Rolant PS  
1996 réélu en 2008[6] Marc Daunis PS Sénateur des Alpes-Maritimes

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 12 802 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
960 1 101 1 061 1 105 1 122 1 177 1 205 1 196 1 189
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 220 1 275 1 264 1 204 1 152 1 151 1 065 1 015 1 138
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 067 1 110 1 045 831 949 1 063 1 028 885 936
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 332 1 858 2 264 3 918 9 514 10 746 12 114 12 802 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (12,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (27,3 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,2 % contre 48,4 % au niveau national et 47,1 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,4 %, 15 à 29 ans = 24,7 %, 30 à 44 ans = 21,7 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 10,7 %) ;
  • 49,8 % de femmes (0 à 14 ans = 20,4 %, 15 à 29 ans = 18,3 %, 30 à 44 ans = 25,5 %, 45 à 59 ans = 22,1 %, plus de 60 ans = 13,7 %).
Pyramide des âges à Valbonne en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,3 
2,9 
75 à 89 ans
4,3 
7,8 
60 à 74 ans
9,1 
20,5 
45 à 59 ans
22,1 
21,7 
30 à 44 ans
25,5 
24,7 
15 à 29 ans
18,3 
22,4 
0 à 14 ans
20,4 
Pyramide des âges du département des Alpes-Maritimes en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
8,3 
75 à 89 ans
12,1 
15,3 
60 à 74 ans
16,3 
19,9 
45 à 59 ans
19,6 
20,4 
30 à 44 ans
19,7 
18,0 
15 à 29 ans
15,6 
17,5 
0 à 14 ans
14,9 

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les monuments historiques inscrits ou classés sont :

Monument Adresse Coordonnées Notice Protection Date Illustration
Abbaye de Valbonne 43° 38′ 26″ Nord
       7° 00′ 32″ Est
/ 43.640466024496725, 7.0087730884552
« PA00080901 » Classement 1984
Aqueduc de Clausonnes 43° 36′ 19″ Nord
       7° 04′ 04″ Est
/ 43.605404, 7.067796
« PA00080902 » Inscription 1936
Image manquante
Place des Arcades Arcades (place) ; Eugène-Giraud (rue) ; Pontis (rue) ; Arcades (rue des) ; Grande (rue) 43° 38′ 29″ Nord
       7° 00′ 31″ Est
/ 43.641454022748505, 7.008606791496277
« PA00080966 » Inscription 1992
Image manquante
Domaine des Trois Moulins de la Valmasque (également sur commune de Vallauris) Moulins (chemin des) 598 ; Parc (route du) 1283A à géolocaliser « PA06000041 » Inscription 2010
Image manquante

Le vieux village[modifier | modifier le code]

La place des Arcades

Sur un plan orthogonal, autour de la place des Arcades, bâtie au début du XVIIe siècle, cinq rues descendent du nord au sud, dix rues d'est en ouest, larges de deux canes (environ quatre mètres), se croisant à angles droits, formant un plan en damier qui donne vu du ciel, une image caractéristique de Valbonne. La même rigueur se retrouve dans le plan des maisons hautes et étroites, à l’origine toutes identiques : un rez-de-chaussée servait de remise qui de nos jours se retrouve en demi sous-sol, en raison de l'élévation du niveau de la rue ; au premier étage la « salle », pièce à vivre ; au-dessus les chambres, et enfin le grenier où étaient entreposées les réserves hissées à l'aide d'une poulie, dont quelques-unes se voient encore. Dans la grand-rue se trouve l’ancien hôtel de ville avec sa tour et sa fontaine construite au XIXe siècle.

La place des Arcades est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 12 juin 1992[11].

Abbaye de Valbonne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye de Valbonne (Valbonne).

L’église abbatiale romane du XIIIe siècle devenue église paroissiale à la construction du village, est l’exemple parfait de l'art chalaisien, très proche de l'art primitif cistercien. Le clocher a été ajouté au XIXe siècle. Plusieurs chapelles et oratoires, au village et dans la campagne, complètent l’architecture religieuse.

Les bâtiments conventuels, bien conservés, dont la restauration commencée en 1970 se poursuit, accueillent le « Le Vieux Valbonne »[12] qui présente de nombreux objets, ustensiles et outils représentatifs de la vie rurale du village et fait revivre, au travers de présentations et d’ouvrages, l’histoire du village et de l’ordre monastique de Chalais.

L'abbaye de Valbonne, pour son église et les bâtiments conventuels, fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 17 décembre 1984[13].

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Saint-Bernardin, XVIe siècle
  • Chapelle Saint-Roch, XVIIIe siècle
  • Chapelle Notre-Dame-du-Taméié, XVe siècle
  • Église Saint Paul des Nations, XXIe siècle

Aqueduc de Clausonnes[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Bermond, (né et décédé à Valbonne 1853-1957). Notaire, secrétaire général du Congrès des notaires de France. Félibre, républicain confirmé, maire de Valbonne de 1900 à 1936, conseiller général du canton du Bar-sur-Loup, président du Conseil général des Alpes-Maritimes de 1931 à 1932.
  • Arlette Gruss, grande dame du cirque. Décédée. Le cirque Arlette Gruss est un habitué du village de Valbonne où, grâce à son grand pré, il stationne chaque année à l'occasion de la saint-Roch (week-end du 15 août)
  • Pierre Laffitte, ancien sénateur des Alpes-Maritimes, ancien directeur de l'École des Mines de Paris, fondateur de la technopole de Sophia Antipolis.
  • Jean Onimus, historien catholique.
  • Bernard Casoni, ancien joueur (arrière) de l'OM
  • Alex Hepburn, chanteuse anglaise. En 1995, sa famille s'installe pendant quatre ans à Valbonne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), ISBN 978-2-87901-442-5, p. 88
  2. IGN, Géoportail, consultation à l’échelle Ville, le 4 novembre 2011
  3. Claude Rucker, L'aven sépulcral de la Mort-de-Lambert à Valbonne (A.-M.), ARCHEAM, 9, 2001-2002.
  4. a et b Histoire de Valbonne ISBN 2-7449-0388-4, EDISUD, janvier 2003.
  5. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 232
  6. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. « Évolution et structure de la population à Valbonne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 novembre 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population des Alpes-Maritimes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 novembre 2010)
  11. « Notice no PA00080966 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. musée du patrimoine
  13. « Notice no PA00080901 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Notice no PA00080649 », base Mérimée, ministère français de la Culture