Estéron

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43° 49′ 08″ N 7° 11′ 08″ E / 43.81889, 7.18556 ()

l'Estéron
Image illustrative de l'article Estéron
Caractéristiques
Longueur 66,6 km [1]
Bassin 451 km2
Bassin collecteur le Var
Débit moyen 6,96 m3/s (Le Broc) [2]
Régime pluvial méridional
Cours
Source à l'est de la Crête du Teillon (1 893m)
· Localisation Soleilhas
· Altitude 1 600 m
· Coordonnées 43° 51′ 28″ N 6° 36′ 24″ E / 43.8579, 6.6066 (Source - l'Estéron)  
Confluence le Var
· Localisation Saint-Martin-du-Var
· Altitude 106 m
· Coordonnées 43° 48′ 55″ N 7° 11′ 06″ E / 43.8152, 7.1851 (Confluence - l'Estéron)  
Géographie
Pays traversés Drapeau de la France France
Départements Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes
Régions traversées Provence-Alpes-Côte d'Azur

Sources : SANDRE, Géoportail, Banque Hydro

L'Estéron est une rivière française, second plus important affluent - en rive droite - du Var après la Tinée. Il coule dans les départements des Alpes-de-Haute-Provence et des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Estéron avait été choisi comme frontière entre le royaume de France et le Comté de Nice, entre Aiglun et Le Broc, par le traité de Turin.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom de cette rivière encaissée semble apparenté à celui du massif montagneux de l'Estérel en Provence également ainsi qu'à l'Estergebirge en Bavière et à la base * ezter - "gorge" des toponymes basques Ezterenzubi, Ezterengibel (Morvan, Dict. étymol. basque, Internet/Lexilogos).

Géographie[modifier | modifier le code]

L'Estéron naît sur le territoire de la commune de Soleilhas dans le département des Alpes-de-Haute-Provence à six ou sept kilomètres à l'est-nord-est de Castellane, à l'est de la Crête du Teillon (1 893m), à 1 600 m d'altitude, et prend presque d'emblée la direction de l'est. Il franchit rapidement la limite avec le département des Alpes-Maritimes.

De 66,6 km de long[1], il traverse et longe successivement vingt communes (voir liste ci-dessous).

Son confluent, en rive droite, avec le Var est au niveau des communes de Gilette et de Saint-Martin-du-Var, une vingtaine de kilomètres en amont de Nice, à 106 m d'altitude.

Communes traversées[modifier | modifier le code]

Dans les deux départements des Alpes-de-Haute-Provence (04) et des Alpes-Maritimes (06), l'Estéron traverse vingt communes[1] :

Affluents[modifier | modifier le code]

L'Estéron a quarante-et-un affluents référencés dont :

  • le Riou, (rg), 8,1 km
  • la Gironde, (rd), 13 km
  • le Vallon de Végay, (rd), 2,8 km
  • le Rioulan, (rg), 11,7 km sur sept communes avec six affluents.
  • le Rieu, (rg), 6,8 km
  • le Riou, (rg), 7,9 km sur deux communes avec cinq affluents.
  • Le Moul, (rd), 3,7 km
  • le Bouyon, (rd), 15,4 km sur quatre communes avec quatre affluents
  • Le Latti, (rg), 7 km sur quatre communes avec un seul affluent.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

L'Estéron au Broc[modifier | modifier le code]

L'Estéron est une rivière assez abondante toute l'année. Son débit a été observé sur une période de 97 ans (1911-2007), au Broc, tout près de son confluent avec le Var[2]. Le bassin versant de la rivière y est de 451 km2, c'est-à-dire sa quasi-totalité.

Le module de la rivière au Broc est de 6,96 m3⋅s-1.

L'Estéron présente des fluctuations saisonnières typiques du régime pluvial méditerranéen. On y distingue en effet deux périodes de crue liées aux équinoxes. Les hautes eaux d'automne portent le débit mensuel moyen à un niveau situé à 10,1 m3⋅s-1, en novembre et sont suivies d'une très légère baisse de débit à 8,84 m3⋅s-1 en janvier. Suit alors une deuxième montée du débit aboutissant à un second sommet en mars (10,3 m3) et avril (9,34 m3). Dès lors s'amorce une décrue régulière qui mène aux basses eaux d'été de juillet à septembre inclus, avec l'étiage au mois d'août (moyenne mensuelle de 2,16 m3⋅s-1), ce qui est encore assez costaud en Provence. Au total, les oscillations saisonnières sont relativement peu importantes. Cependant les fluctuations de débit peuvent être beaucoup plus prononcées sur de courtes périodes.

Étiage ou basses eaux[modifier | modifier le code]

Le VCN3 peut chuter jusque 0,82 m3, en cas de période quinquennale sèche, ce qui n'est toujours pas trop sévère.

Crues[modifier | modifier le code]

Les crues peuvent être très importantes pour une petite rivière à bassin réduit[3]. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 160 et 270 m3. Le QIX 10 est de 340 m3⋅s-1 et le QIX 20 de 400 m3. Le QIX 50 atteint 490 m3.

Le débit instantané maximal enregistré a été de 464 m3⋅s-1 le 20 décembre 1997. En comparant cette valeur avec l'échelle des QIX de la rivière, il apparaît que cette crue était plus importante que vicennale, sans doute d'ordre d'une quarantaine d'années, et donc relativement rare.

Lame d'eau et débit spécifique[modifier | modifier le code]

Au total, l'Estéron est une rivière abondante. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 488 millimètres annuellement (contre 746 pour la Tinée), ce qui est élevé, valant nettement plus que la moyenne d'ensemble de la France tous bassins confondus, mais inférieur à la lame de la totalité du bassin du Var (553 millimètres). Le débit spécifique (ou Qsp) de la rivière atteint 15,4 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]