Menton (Alpes-Maritimes)

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Menton
Vue d'une partie de la vieille ville de Menton, depuis le vieux port
Vue d'une partie de la vieille ville de Menton, depuis le vieux port
Blason de Menton
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Canton Chef-lieu de deux cantons :
Menton-Est et -Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Riviera française
Maire
Mandat
Jean-Claude Guibal
2014-2020
Code postal 06500
Code commune 06083
Démographie
Gentilé Mentonnais / Mentonasques
Population
municipale
28 926 hab. (2011)
Densité 1 702 hab./km2
Population
aire urbaine
75 064 hab. (2008)
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 33″ N 7° 30′ 10″ E / 43.77582, 7.5027543° 46′ 33″ Nord 7° 30′ 10″ Est / 43.77582, 7.50275  
Altitude 16 m (min. : 0 m) (max. : 774 m)
Superficie 17 km2
Localisation

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Menton

Menton est une commune française du département des Alpes-Maritimes située à la frontière franco-italienne, proche de la principauté de Monaco (7 km), et une célèbre station touristique de la Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Ancien poste frontière du pont Saint-Ludovic (bord de mer).
Le centre, la place aux herbes.
Le vieux Menton et son enchevêtrement de toitures en tuiles rondes vus depuis le début du boulevard de Garavan.
Ruelle pittoresque du Vieux Menton. En arrière plan, on aperçoit le port de Menton-Garavan avec la frontière italienne au fond à droite.

Menton est située à la frontière italienne (la ville frontière du côté italien est Vintimille) et elle est surnommée « Perle de la France » (cette appellation est dûe au géographe Élisée Reclus dans sa Géographie universelle). La ville est ouverte sur la mer Méditerranée et possède un campanile.

Le citron est un des symboles de la ville de Menton où, grâce à un climat méditerranéen très doux, des citronniers fructifient ; créée en 1928, la fête du citron a ainsi lieu dans la ville. Elle se déroule entre les trois derniers week-ends de février.

Situation de la commune

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Menton
Sainte-Agnès Castillon Castellar
Gorbio Menton Vintimille
Roquebrune-Cap-Martin Mer Méditerranée

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Vallées

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Menton est à l'embouchure de quatre petits fleuves côtiers :

  • le Gorbio à l'ouest, qui est aussi à la limite avec Roquebrune-Cap-Martin,
  • le Borrigo[1],
  • le Careï[1], qui a une zone d'activités en haut de sa vallée et a son embouchure sous le casino
  • le Fossan, qui passe dans la vieille ville, et se jette près du nouvel espace Jean-Cocteau, et à l'ouest du Bastion.

Climat[modifier | modifier le code]

Menton dispose d'un climat méditerranéen exceptionnel avec des hivers doux et ensoleillés et des étés chauds et secs. Variant de 13 degrés en janvier à 28 en août, Menton dispose d'un microclimat qui la protège des vents froids venus des Alpes. On dit souvent que Menton dispose d'un climat quasi subtropical avec des températures élevées, un taux d'humidité fort (chaleur étouffante l’été) et des orages assez rares mais violents.

Températures et précipitations moyennes[modifier | modifier le code]

Minimum Maximum Précipitations (mm)
Janvier 8 13 51,3
Février 8 14 32,1
Mars 10 16 23,2
Avril 13 19 53,7
Mai 17 23 26,8
Juin 20 26 27,1
Juillet 22 28 9,7
Août 22 28 12,2
Septembre 18 25 63,8
Octobre 15 21 96,9
Novembre 12 18 77,7
Décembre 8 14 53,7
Annuel 13,4 19,4 528,2

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune de Menton est également desservie par autobus, depuis Nice via Monaco.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Centre Historique :

- La vieille Ville, ses ruelles et façades colorées, la Basilique St Michel, Monument incontournable à voir absolument.

- La rue Longue et ses Ateliers D'art.

Source de la liste des quartiers [2]
En bord de mer de l'ouest à l'est :

  • Madone-Carnoles
  • Bioves-Casino, avec les jardin Bioves et le casino
  • Hôtel de Ville
  • Saint-Paul Garavan, surtout remarquable par les belles propriétés et les jardins somptueux qui les entourent. Les fruits tropicaux y parviennent à maturité grâce à son climat, le plus tempéré de France.

Un peu en retrait :

  • Riviera, du nom d'un grand hôtel
  • Terres Chaudes

Dans les hauteurs :

  • Vallée de Gorbio, conduisant au village de Gorbio.
  • Haut Borrigo du nom de la petite rivière du Borrigo, canalisée et recouverte.
  • Carei Monti, du nom de Carei une autre petite rivière canalisée et recouverte et de Monti un hameau sur la route de Sospel.
  • Mont-Gros, du nom du sommet proche de même nom.
  • Ciappe - Fossan, avec les hauteurs des Ciappes et la vallée du Fossan.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Serre de la Madone.
  • Palais Carnolès : ancienne demeure d'Antoine Ier de Monaco, aujourd'hui musée des beaux-arts et dont le jardin abrite la principale collection d'agrumes de France.
  • Les jardins Biovès : jardins situés sur une grande allée (remontant le Carei) où se déroule chaque année la fête du citron.
  • Le Pian : jardin situé sur le boulevard Garavan. Ce jardin a la particularité d'être en pente, et de n'avoir que des oliviers comme plantation.
Article détaillé : Parcs et jardins de Menton.

Plages[modifier | modifier le code]

  • Hawaï, première plage de France lorsque l'on arrive de l'Italie. Petite, elle est souvent exposée à la houle, et beaucoup peuvent s'amuser dans ses vagues.
  • Rondelli, première plage de sable, au niveau du supermarché dans le quartier de Garavan.
  • Les Sablettes, qui avant 1969 était une toute petite plage de sable, agrandie artificiellement entre 1968 et 1969. Protégées des houles et des vents d'est par 3 digues, elles rassemblent depuis cette date foule de touristes au pied de ce joyau qu'est le vieux Menton.
  • Marché (ou Bastion), proche des anciennes halles et du nouveau musée Jean-Cocteau.
  • Casino, juste derrière le casino de Menton.
  • Borrigo, cette plage et les deux précédentes ont fait dans les années 1995 l'objet de profonds travaux structurels qui, notamment grâce à la construction d'une digue sous marine de plus de 1 kilomètre, limitant leur érosion par les courants et coups de mer, ont permis leur élargissement à, au moins 30 mètres.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Mentonum en 1262[3].

Albert Dauzat et Charles Rostaing hésitent entre un nom de personne latin Mento, -onis, pris absolument, et un thème préceltique men-t- « rocher », suivi du suffixe -onem[4] Par "préceltique", sans doute entendent-ils le ligure, langue mal connue, mais qui a laissé de nombreuses traces dans la toponymie provençale jusqu'aux Alpes et même dans la manière de nommer les habitants mentonasque, avec le suffixe -asque, considéré comme ligure par les spécialistes. L'homonymie avec Menthon (Haute-Savoie, sans forme ancienne) renforce cette hypothèse, les toponymes ligures étant généralement cantonnés à la partie sud-est de la France jusqu'aux Alpes.

Ernest Nègre reprend leur première proposition et explication par le nom propre romain Mento[5].

L'hypothèse *Mons Othonis basée sur le nom de l'empereur Othon ne se justifie pas, car tout d'abord, il n'y a aucune forme ancienne pour évoquer cette possibilité, ensuite, *Mons Othonis, ou plutôt sa forme bas latine, aurait abouti à *Montodon. Elle relève juste d'une tentative d'expliquer des faits linguistiques par des faits historiques.

La ville est appelée, en mentonasque, [meⁿˈtaⁿ], que l'on écrit localement Mentan (occitan: Menton en norme classique ou Mentan en norme mistralienne). Le gentilé (singulier) est ou mentounasc (norme mistralienne, la seule utilisée localement[6]).

En italien, le nom s’écrit Mentone (à lire [menˈtone]), avec le e final qui doit être prononcé, n'étant pas muet comme en français.

Mentona est une forme attestée en russe (de l’italien). Une église orthodoxe témoigne de la présence russe dans la région au tournant de 1900.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Menton.
Médaille de la ville de Menton par Gaston Bigard (1953), bronze 67 mm
Revers de la médaille

Les fouilles des Rochers Rouges de Grimaldi, à la frontière italienne, attestent une présence humaine dès le paléolithique supérieur.

La via Julia Augusta, (ancienne voie romaine qui reliait Vintimille à Nice-Cimiez) et à Rome, devait traverser Menton. On n'a jamais pu identifier de traces archéologiques dans la ville, même si l'on a pensé qu'elle pouvait suivre la rue Longue.

C’est sur la colline de Pépin, à l’ouest de la ville actuelle, que se groupait sans doute l’agglomération primitive, autour de son château fondé sous l’impulsion du comte de Vintimille. La seigneurie de Puypin (Podium Pinum) échut avec celle de Menton au XIIIe siècle aux Vento, famille génoise qui y construisit un autre château : celui-ci donna naissance à la ville actuelle. La première mention de la ville date du 21 juillet 1262, dans le traité de paix entre Charles d'Anjou et Gênes. Sa position à la limite du comté provençal angevin et de la république de Gênes - qui revendiquait alors Monaco comme sa limite occidentale - en fait une position relativement convoitée.

Acquise en 1346 par Charles Grimaldi de Monaco, Menton resta sous la suzeraineté des princes monégasques (cf. la liste des souverains de Monaco) pendant cinq siècles, jusqu’en 1848, époque où elle se proclama Ville Libre avec sa voisine Roquebrune, en se plaçant sous la protection du roi de Sardaigne. Menton n’a jamais fait partie du comté de Nice historique.

Menton fut rattachée à la France durant la Révolution et le Premier Empire et fit alors partie du département des Alpes-Maritimes (qui incluait alors Monaco et Sanremo). Elle faisait partie de l’arrondissement de Sanremo.

La principauté de Monaco fut reconstituée en 1814, mais passa en 1815 sous le protectorat des rois de Sardaigne et les princes durent rendre l’hommage féodal pour Menton à ces rois — de façon anachronique (mais non pour Monaco proprement dit).

Rue piétonne, rue Saint-Michel vue dans le sens est-ouest.

1848 fut l’année des révolutions en Europe, Menton (tout comme Roquebrune) fit sécession de la principauté de Monaco avec sa voisine. Il est vrai que le prince Florestan Ier de Monaco s’obstinait à percevoir une taxe sur l'exportation des citrons, principale ressource de la ville. Les deux cités se constituèrent alors en Villes libres, demandèrent la protection du Royaume de Sardaigne et furent administrées de fait par la maison de Savoie. Ces deux villes libres devinrent françaises un an après le rattachement du comté de Nice, en 1861. Au plébiscite organisé cette année-là, Menton se prononça massivement en faveur du rattachement à la France. Consultation qui fut clairement pilotée par les Français et par la Maison Royale italienne (Savoie). Napoléon III paya un dédommagement d’un montant de 4 millions de francs au prince Charles III de Monaco pour le préjudice territorial causé à la principauté.

À la suite de l’armistice du 24 juin 1940, les deux tiers du territoire de la commune sont annexés à l’Italie de l’été 1940 jusqu’au 8 septembre 1943 (armistice de Cassibile). L'évacuation des habitants français avait été organisée dès le 25 mai 1940 et se fait à partir du 3 juin, d'abord vers Antibes et Cannes, puis à partir du 7 juin vers les Pyrénées-Orientales où les 15700 mentonnais sont répartis entre 83 communes, la mairie s'installant à Prades. Les italiens occupent Menton dès le 24 juin et italianisent la ville, notamment par le changement des panneaux de signalisation. À partir de septembre 1943, la ville est occupée par les Allemands jusqu’à leur départ le 6 septembre 1944, tout en continuant plusieurs semaines à bombarder les positions adverses. Américains et Canadiens sont rentrés dans Menton dès le 8 septembre[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville de Menton

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Ville fleurie 

Menton est classée régulièrement 4 fleurs depuis plusieurs années et est également régulièrement lauréate du Grand prix national du fleurissement depuis 1990.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Mentonnais, ou bien Mentonasques, appellation traditionnelle et littéraire telle qu'employée par Guillaume Apollinaire[8].

En 2011, la commune comptait 28 926 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1858 1861 1866 1872 1876 1881
3 060 3 289 3 336 4 837 4 904 5 699 6 644 7 819 11 000
1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
9 387 9 050 9 044 9 944 13 029 18 001 18 645 22 604 23 417
1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
21 703 13 864 17 109 19 904 25 040 25 143 25 086 29 141 28 812
2006 2011 - - - - - - -
27 655 28 926 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Menton est classée ville d'art et d'histoire.

Monuments civils
Le palais de l’Europe.
Édifices religieux
  • Le site de la basilique Saint-Michel-Archange est un joyau de l'art baroque du pays mentonnais. Construite en 1619, elle est l'œuvre du génois Lorenzo Lavagna. La façade du parvis ainsi que les 2 clochers ont été repeints en 1975 avec des peintures se rapprochant de celles "d'époque".
  • L'église russe-orthodoxe de Menton, construite en 1892 par l'architecte danois Hans-Georg Tersling, dans un style russe du XVIIe siècle, nous rappelle que la colonie aristocratique russe était nombreuse au XIXe siècle dans la région. Elle desservait aussi la base marine russe de Villefranche.
  • Monastère de l'Annonciade XVIe siècle, agrandi XIXe siècle avec chapelle XVIIIe siècle
  • Église du Sacré-Cœur construite en 1910 de style roman.
  • Chapelle de la Miséricorde des Pénitents Noirs, ancien couvent des capucins XVIIe siècle
  • Chapelle de l'Immaculée-Conception ou chapelle des Pénitents blancs construite entre 1680 et 1687, de style baroque.
  • Chapelle de la Madone de Carnolès, reconstruite XIVe siècle XVe siècle
  • Chapelle Saint-Christophe construite en 1874 de style néo-gothique.
  • Chapelle Saint-Roch XVe siècle. La première procession dite du vœu de Saint-Roch a eu lieu en 1731 pendant une épidémie de variole [12].
  • Chapelle Saint-Vincent
  • Chapelle Sainte-Jeanne d'Arc
  • Notre-Dame de Fatima
  • Chapelle Sainte-Alexandrine XIXe siècle de style byzantin.
  • Chapelle du Musée des Beaux-Arts du Palais Carnolès
Garavan
  • Chapelle Sainte-Anne XVIIe siècle
  • Chapelle Saint-Jacques construite en 1687 de style baroque.
  • Chapelle Saint-Laurent construite en 1882
Monti
  • Église Saint-Honoré construite en 1822 de style néo-gothique.
  • Chapelle Saint-Roman d'origine médiévale, reconstruite au XVIIe siècle de style classique.
Autres cultes
  • Église anglicane Saint-John construite en 1868
  • Temple écossais ancien temple construit vers 1880
  • Temple Église réformée situé rue de la République, inauguré en 1868
  • Temple protestant baptiste situé rue Albert-1er
  • Synagogue située cours du Centenaire

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Emile Appay - Menton
Ligurian language in France.jpg
Musées et galeries d'art

La ville dont la devise placée à l'entrée de l'hôtel de ville est Artium Civitas - Cité des Arts - possède plusieurs musées et galeries[13] :

  • Musée Jean-Cocteau - Collection Séverin Wunderman[14] ;
  • Musée du Bastion, aménagé à la demande de Jean Cocteau pour recevoir ses œuvres ;
  • Salle des mariages de l'Hôtel de ville décorée par Jean Cocteau en 1957 ;
  • Musée des Beaux arts, installé au Palais Carnolès depuis 1961, ancienne résidence d'été des princes de Monaco. Depuis 1994, des statues et sculptures d'art contemporain sont exposées dans les jardins.
  • Musée de la préhistoire régionale constitué à partir des résultats de recherches entreprises autour de Menton, en particulier avec un moulage de l'Homme de Menton. Le musée comprend une section arts, traditions populaires et histoire locale ;
  • Galerie d'art contemporain au palais de l'Europe.
Langue régionale
Une partie de la vieille ville de Menton vue de l'avenue "Porte de France".
Le clocher de la basilique Saint-Michel vu du cimetière de la Montée du Souvenir.

On considère généralement, mais sans base scientifique, le mentounasc (nom du parler local) comme un parler de l’occitan, appelé vivaro-alpin ou, plus communément, gavot. En réalité, il fait la transition entre l'intémélien (qui relève du génois) et le nissart. Décrit pour la première fois de façon scientifique par James Bruyn Andrews à la fin du XIXe siècle[15], il fait l'objet d'études plus récentes notamment par Jean-Philippe Dalbera[16] et surtout par Werner Forner de l'université de Siegen[17], dont les recherches sont bien résumées dans « Le mentonnais entre toutes les chaises ? », in Lexique Français-Mentonnais (Caserio & al. 2001). Dans ces différentes études, il apert un caractère nettement intermédiaire de ces parlers entre le provençal (et donc l'occitan) et le ligurien (dans sa variante intémélienne). Il est néanmoins enseigné, en fonction des règles françaises en vigueur dans l'Éducation nationale, comme une variété du provençal niçois — ce qui n'empêche pas d'en respecter les traits spécifiques. D'un point de vue génétique, malgré des influences certaines et massives dues au niçois et au provençal maritime (réalisation diphtonguée de ò = [wa] notamment), « la position du mentonnais est donc celle de dernier avant-poste méditerranéen, témoin de l'ancienne étendue du type linguistique royasque-pignasque jusqu'au bord de la mer » (Werner Forner).

Les parlers voisins royasques et pignasques sont nettement de type ligure — assez différents cependant du génois tel qu'il est parlé à Gênes.

Des traits centraux du sud occitan oriental (provençal maritime, niçard) ont influencé partiellement le parler mentounasc (apocope généralisée, diphtongaison, vocabulaire) — ce qui fait qu’à l’oreille des traits occitans manifestes caractérisent ce parler.

Gastronomie
Fête du citron, Décoration des jardins BIOVES.
Fête du Citron, entrée des jardins BIOVES (2007).

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Le poste de douane du Pont Saint Louis rendu célèbre par le film de Gérard Oury « Le Corniaud ».
Cinéma
  • Le film Le Corniaud (1965) comporte une longue scène tournée à l'ancienne douane du Pont Saint Louis (Esplanade Jojo Arnaldi). C'est celle où les douaniers fouillent les voitures à la recherche de drogue ou d'objets volés. On a une vue rapide sur Menton avant la construction du port de Garavan.
  • Dans La Chambre du fils, de Nanni Moretti, le film se termine au niveau du poste-frontière Saint-Ludovic puis sur la plage des Sablettes.
  • L’Échafaudage, film tourné en 1975 dans la vieille ville.
  • Un sac de billes (1975) réalisé par Jacques Doillon.
  • Chambre 17, film tourné en 1980 avec Philippe Léotard.
  • Les Spécialistes, Bernard Giraudeau et Gerard Lanvin y sont les acteurs principaux - scènes au Palais de l'Europe transforme en Casino
  • Un film de "James Bond" en 1983, Jamais plus jamais où quelques séquences furent tournées dans la vieille ville, rue des Logettes, montée du Souvenir et sous le tunnel passant sous le vieux Menton.
  • Le feuilleton télévisé de l'été 2001, Méditerranée.
  • Dans l’épisode « Une nouvelle ère » de la série Hero Corp (2008 - 2009) créé par Simon Astier une séquence se déroule dans le jardin du bastion. Ainsi qu'une courte scène dans le restaurant L’embuscade se situant sur la Route des Ciappes de Castellar.
  • En 2009 Hélène Cattet et Bruno Forzani ont tourné à Menton Amer, hommage postmoderne au giallo qui s'est distingué au niveau international.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Menton :

  • Charles Trenca (1801-1853), né à Menton, chef du gouvernement des Villes Libres de Menton et Roquebrune en 1848.
  • William Webb Ellis (1806-1872), l'inventeur du rugby moderne y a terminé sa vie et est enterré dans le vieux cimetière de la ville.
  • James Henry Bennett (1816-1891), médecin anglais souffrant de maladie pulmonaire. Ayant constaté que le climat de Menton améliorait grandement sa santé, il publia des livres et des articles en faveur du climat local et s'impliqua dans les améliorations de la ville. Il est considéré comme l'"inventeur de la station climatique de Menton".
  • Jules Villette (1856-1920), historien, y mourut.
  • Ferdinand Bac (1859-1952), dessinateur, lithographe et écrivain français, entreprend d'aménager les jardins du domaine des Colombières. Il transforme cette ancienne bâtisse en somptueuse résidence méditerranéenne au milieu d'un jardin où chaque parterre est inspiré d'un pays de la Méditerranée.
  • Pilar Cuevas y Bringas épouse du marquis de Alta Villa et longtemps dame d'honneur de la reine Isabelle II y a séjourné longuement.
  • Blasco Ibanez (1867-1928), écrivain espagnol, y séjourna longtemps dans sa propriété de Fontana Rosa.
  • Emile Appay (1876-1935), peintre paysagiste français a réalisé des tableaux avec des vues de Menton lors de ses séjours dans la ville.
  • Eileen Gray (1878-1976), architecte et designer irlandaise, y a notamment réalisé la villa Tempe à Pailla.
  • Jean Cocteau (1889-1963) a longtemps fréquenté Menton, il y a d'ailleurs laissé son mémorial et décoré la salle des mariages de l'Hôtel de ville.
  • Irène Lagut (1893-1994), peintre très liée au précédent.
  • André Boyer-Mas (1904-1972), né à Carcassonne, il a été conseiller du Pape Pie XII, il a fait ses classes au 25e BCA de Menton.
  • Robert Bineau (1914-2011), compagnon de la Libération, qui a vécu et est mort à Menton
  • Louis Caperan-Moreno (1948-) est un historien mentonnais. Il a publié une Histoire de la population mentonnaise (1981), et une Histoire de Menton (SAHM 1986). Il écrit également en mentonnais (A Madarena, publié dans l'Armana prouvençau 1999), et il est auteur d'un manuel de cette langue : Ou Mentounasc a scora : parlema mentounasc : manuel de langue mentonnaise (Société d'art et d'histoire du Mentonnais : Scora felibrenca mentounasca, 1987).
  • Joseph Joffo y a vécu caché avec ses frères durant l'Occupation avec de se rendre à Nice rejoindre ses parents.
  • Martine Baujoud (1949-1990) chanteuse populaire des années fin 60-70 dont les succès "Dalila"-"He Hman (de Jacques Brel)"-"La cour des miracles".
  • Richard Anconina (1953-) avant de connaitre la carrière cinématographique qu'on lui connait, a été pendant une année animateur d'un centre de vacances pour personnes âgées à Menton.
  • Jérôme Alonzo (1972-), gardien de but de football de 1re division française, est né à Menton le 20 novembre 1972. Formé à l'OGC Nice, il a successivement gardé les buts de l'Olympique de Marseille, de l'AS Saint-Étienne, du PSG puis du FC Nantes.
  • Cédric Varrault (1980-), arrière latéral et capitaine de l'OGC Nice, a effectué ses débuts en juniors au Rapid de Menton. Après avoir joué à l'AS Saint-Etienne, il évolue au Panionios depuis 2010.
  • Olivier Echouafni, milieu de terrain de football de 1re division française, est né à Menton le 13 septembre 1972. Formé à l'AS Monaco qu'il quitte pour rejoindre les rangs amateurs de l'AS Roquebrune-Cap-Martin, il est ensuite recruté par l'Olympique de Marseille, puis évolue au RC Strasbourg, au Stade rennais, à l'OGC Nice.
  • Hans-Georg Tersling (1857-1920), né au Danemark, mort à Menton. Il est enterré au vieux cimetière de Menton. Architecte spécialisé dans les édifices de la villégiature, il dessina et édifia de nombreux hôtels, casinos et villas entre Nice et Menton, dont l'Hôtel Bristol de Beaulieu-sur-Mer, l'Impérial de Menton, le Casino Kursaal de Menton (actuel Palais de l'Europe), ou encore le Palais Carnolès.
  • Grégoire Nicolas Finez (1884-1975), artiste-peintre né à Saint-Saulve (59) et décédé à Menton. Il obtint la Grande médaille d'or au Salon des Artistes Français en 1948.
  • Charles Spurgeon (1834-1892), Pasteur et prédicateur protestant baptiste y est décédé.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Menton

Parti : Au 1er d’azur à un saint Michel archange le bras dextre levé tenant un glaive, la pointe en bas, la senestre tenant une balance, terrassant le démon armé de sa fourche, le tout d’or ; au 2e d’argent au citronnier au naturel fruité d’or posé entre deux monts de sinople, le tout soutenu d’une mer d’azur mouvant de la pointe, au comble du même chargé de trois étoiles d’argent

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Borrigo (Y6530520) » (consulté le 9 mai 2014)
  2. le site officiel de la mairie
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193),‎ 1990, 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne), § 11 118, p. 664
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6), p. 450, sous Menthon.
  5. Ernest Nègre, Op. cité.
  6. Comme dans la revue mensuelle, Ou païs mentounasc.
  7. Conseil général des Alpes-Maritimes, Menton juin 1940 - septembre 1944
  8. « Menton », sur le site habitants.fr de David Malescourt (consulté le 3 juillet 2010).
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  11. Michel Steve, L'Architecture Belle Époque à Menton, Édition demaistre, 1998, p.34 (ISBN 284194008[à vérifier : ISBN invalide])
  12. Histoire de Menton, Louis Caperan-Moreno, Annales de la société d'art et d'histoire du Mentonnais, 5e édition, 1980 p.58.
  13. Ville de Menton : es musées
  14. Musée Cocteau
  15. (it)« Il dialetto di Mentone, in quanto egli tramezzi ideologicamente tra il provenzale e il ligure » (le dialecte de Menton, en ce qu'il est intermédiaire idéologique entre le provençal et le ligurien) in Archivio Glottologico Italiano XII, 1890/92, pp. 97-106.
  16. « Interférences entre provençal et ligurien dans la genèse du […] mentonnais » in Bulletin du Centre de romanistique et de latinité tardive 4-5, Nice, 1989, pp. 89-97.
  17. (it)« L'Intemelia linguistica », in Intemelion 1, Sanremo, 1995, pp. 67-82.