Kees van Dongen

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Kees van Dongen

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Kees van Dongen en 1938.

Nom de naissance Cornelis Théodorus Marie van Dongen
Naissance 26 janvier 1877
Delfshaven, Pays-Bas
Décès 28 mai 1968 (à 91 ans)
Monaco
Nationalité Néerlandais
Français (1929)
Activités Peintre
Mouvement artistique Fauvisme
Die Brücke

Kees Van Dongen, de son vrai nom Cornelis Théodorus Marie van Dongen, est un peintre néerlandais de sensibilité libertaire, né le 26 janvier 1877 à Delfshaven, dans la banlieue de Rotterdam (Pays-Bas) et mort, à l'âge de 91 ans, le 28 mai 1968 à Monaco.

Biographie[modifier | modifier le code]

Kees van Dongen à Rotterdam-Delfshaven.

En 1892, à l’âge de 16 ans, Kees van Dongen débute des études en peinture à l’Académie royale des beaux-arts de Rotterdam. De 1892 à 1897, il fréquente le Quartier Rouge portuaire. Durant cette période, van Dongen peint des scènes de matelots et de prostituées.

D'inspiration anarchiste, il illustre en 1895 avec Jan Krulder l’édition hollandaise de l'ouvrage de Pierre Kropotkine intitulé L’Anarchie[1].

En 1897, il habite à Paris pour plusieurs mois[1]. Il y retourne en décembre 1899 pour rejoindre Augusta Preitinger (Guus), qu’il avait rencontrée à l’Académie. Ils se marient le 11 juillet 1901.

À Paris, il rencontre Félix Fénéon, par lequel il se voit confier en 1901 un numéro de L'Assiette au beurre, Petite histoire pour petits et grands nenfants[1].

En 1904, il expose au salon des indépendants et rencontre Maurice de Vlaminck et Henri Matisse[1]. Bientôt, il commence à exposer ses œuvres à Paris, notamment l’exposition controversée de 1905 du Salon d'automne, où exposait également, entre autres, Henri Matisse. Les couleurs vives de leurs œuvres seront à l’origine du nom de ce groupe de peintres : les Fauves.

Après la première guerre mondiale, il s'installe près du bois de Boulogne et fréquente les milieux privilégiés[1].

Il est décoré de la Légion d'honneur en 1922. Mais ce n'est qu'en 1928 qu'il obtient la nationalité française.

Il a aussi été brièvement membre du mouvement expressionniste allemand Die Brücke.

En octobre 1941, en compagnie d'autres peintres et de sculpteurs tels que Charles Despiau, Paul Belmondo, Derain, Dunoyer de Ségonzac, ou encore Vlaminck, Van Dongen participa à un voyage d’études en Allemagne organisé par Arno Breker. Bien que la contre partie de ce déplacement un peu "forcé" par le gouvernement allemand devait être la libération d'artistes français alors prisonniers de guerre, ce voyage dans l'Allemagne nazie leur fut à tous sévèrement reproché.

Kees van Dongen est le frère du sculpteur Jean van Dongen.

Quelques œuvres[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Francesc Fontbona, « Sobre l'exposició Van Dongen a Barcelona (1915) » (Butlletí de la Reial Acadèmia Catalana de Belles Arts de Sant Jordi 1990, Vol. IV-V).
  • Couturier, Elizabeth, « Van Dongen: paparazzi des Années Folles » (Historia, nº 738 - juin 2008, p. 80-83);
  • Van Dongen, Editions Paris Musées,‎ 2011, 256 p. (ISBN 978-2-7596-0158-5) : catalogue de l'exposition au musée d'art moderne de la ville de Paris en 2011.
  • Yolaine Guignat, Kees Van Dongen, Le Monde libertaire, no 1640, 16-22 juin 2011, texte intégral.
  • Aline Dardel, L'étude des dessins dans les journaux anarchistes de 1895 à 1914, mémoire de maîtrise, 1970, notice.
  • François Bott, Le dernier tango de Kees Van Dongen, Le cherche midi, 2014, ISBN 978-2-7491-3002-6

Audiovisuel[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Yolaine Guignat, « Kees Van Dongen », Le Monde libertaire, no 1640,‎ 16-22 juin 2011 (lire en ligne)
  2. http://mfconfidential.blogspot.de/2011/03/kees-van-dongen.html
  3. (en) Présentation de l'exposition
  4. « Van Dongen : Fauve, anarchiste, mondain », sur Musée d'art moderne de la ville de Paris,‎ 2011 (consulté le 08/07/2011)
  5. « Van Dongen : Fauve, anarchiste, mondain », sur exponaute,‎ 2011 (consulté le 08/07/2011)

Liens externes[modifier | modifier le code]