La Bollène-Vésubie

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La Bollène-Vésubie
La Bollène-Vésubie vue du versant nord du col de Turini
La Bollène-Vésubie vue du versant nord du col de Turini
Blason de La Bollène-Vésubie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Canton Roquebillière
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Martine Barengo-Ferrier
2014-2020
Code postal 06450
Code commune 06020
Démographie
Gentilé Bollénois
Population
municipale
550 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 59′ 26″ N 7° 19′ 54″ E / 43.9905555556, 7.3316666666743° 59′ 26″ Nord 7° 19′ 54″ Est / 43.9905555556, 7.33166666667  
Altitude Min. 465 m – Max. 2 122 m
Superficie 35,57 km2
Localisation

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Liens
Site web labollenevesubie.fr

La Bollène-Vésubie est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. En langue niçoise (Georges Castellana), c'est La Boulèna et ses habitants sont appelés lu Boulenasc. Aux portes du Mercantour, le village domine à l'ouest la vallée de la Vésubie et on peut admirer la forêt de Turini à l'est. Avec ses hôtels, commerces et restaurants, ses équipements sportifs de premier ordre et sa station de ski, La Bollène, point de départ de nombreuses randonnées, est un lieu de villégiature incontournable dans le haut pays niçois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Bollène-Vésubie (575 Bollénois, 357 ha dont 1 718 de bois) est une commune du canton de Roquebillière. Son finage occupe le bassin de la Planchette, torrent qui vient de l'est et descend de l'Authion (2 082 m). Ses deux versants sont très contrastés, l'adret étant nu et raide alors que la forêt de Turini couvre la large et complexe ombrée, où ont été tracées plusieurs routes ou pistes, dont la route qui franchit à 1 607 m le col de Turini en direction de Sospel. Le col et cette route sont le lieu de courses de côtes dont la «spéciale» du rallye de Monte-Carlo, entre La Bollène et Sospel (32 km).

Le village, de forme circulaire à l'origine, est perché à 680 m sur l'éperon de confluence qui domine la vallée du Boréon. Il fut victime de séismes, notamment en 1564 ; centre de vacances pour enfants, grand centre multimédia, musée d'entomologie, moulin à grains. La commune, jadis Bollena, a ajouté Vésubie à son nom en 1908 ; sa population a varié entre un maximum de 800 hab. en 1866 et un minimum de 240 autour de 1970 ; elle a gagné 145 hab. de 1999 à 2006 (+ 35 %) ; elle compte 320 résidences secondaires. À la limite orientale du territoire s'est équipée la station de sports d'hiver de Turini-Camp d'argent, partagée avec Moulinet, qui offre cinq pistes et quatre téléskis, plus 15 km de pistes de ski nordique.

Station d'été alliant les bienfaits de l'eau de source à ceux d'un l'air pur et tonique, recommandée dès le XIXe siècle. La Bollène-Vésubie exploite depuis longtemps la source du Praï, captée à 9 km du village, qui possède une eau très minéralisée, excellente pour les reins.

La Bollène est l'une des 28 communes du Parc National du Mercantour.

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme, ski et élevage[modifier | modifier le code]

La Bollène a su conserver et valoriser la tradition montagnarde et pastorale puisqu'on compte aujourd'hui environ 2 500 ovins et une cinquantaine de vaches sur la commune, auxquelles il faut ajouter les troupeaux "étrangers" transhumant début juin vers les alpages pour ne redescendre que pour l'hiver.

Dans la vallée de la Vésubie pousse naturellement une herbe riche et variée. Depuis plusieurs siècles, les agriculteurs ont développé une activité pastorale orientée essentiellement vers la production fromagère. Toutes les étapes de la fabrication sont réalisées dans les fromageries d'alpage appelées Vacheries, comme celle de Mantégas ou celle de l'Ortighier. Les fromages de la Vésubie, qu'ils soient de vaches, de chèvres ou de brebis, sont élaborés à partir de lait cru souvent réchauffés au feu de bois.

Dès la fin du XIXe siècle, La Bollène devient une station d’été prisée. « La situation du village est des plus heureuse ; on y jouit d’une vue magnifique sur la vallée, sur les jardins et les campagnes voisines, sur les bords de la Vésubie et sur les cimes rocheuses qui les dominent. La Bollène est un séjour d’été fort agréable ». (Renou – Itinéraires). Le village répond en outre par son « site aéré et élevé » que prône le Docteur Joseph Ciaudo, médecin à La Bollène, à la demande des médecins hygiénistes. Dans un « Guide pour la Vallée de la Vésubie », édité en 1903 (P. Clément), on remarque la publicité pour le Grand Hôtel ou Bollène Hôtel et sur Hôtel Cassini sur la place qui mentionne "Lumière électrique toute la nuit" ; on apprend que La Bollène est pourvue d’un bureau téléphonique et que le service postal y est fait deux fois par jour. On note également que le village est un centre d’excursions vers Turini, Camp d’Argent et l’Authion.

Après la guerre de 1914-1918, où La Bollène paie comme les autres villages son tribut en jeunes hommes, l’entre deux guerres va apporter avec la politique de fortification de la Vallée (Flaut, Gordolon) et de l’Authion, une présence militaire d’où une vie économique plus florissante, mais le processus d’exode rural entamé continuera après la guerre de 1939-1945. Depuis 1975, l’exode rural est enrayé, la population augmente sensiblement (+ 25 % en 10 ans) et les jeunes sont plus nombreux (101 jeunes de moins de vingt ans en 1999). La commune est néanmoins parvenue à maintenir ses petits commerces : deux bars, une épicerie et un hôtel de 52 chambres. L'ouverture il y a quelques années d'un complexe culturel touristique flambant neuf comportant piscine, tennis, médiathèque, salle de conférence et salle multimédia renforce la vocation de La Bollène comme station touristique de premier ordre.

Plus proche station de ski de la Côte d'Azur, La Bollène propose également un large éventail des disciplines de neige au Col de Turini: ski alpin, randonnées à ski ou raquettes, luge. Avec 3 kilomètres de pistes et 3 téléskis, La Bollène se veut surtout une station familiale, à taille humaine. Les 3 remontées mécaniques emmènent les skieurs jusqu’aux Cimes de Tueis, à 1 926 m et desservent 1 piste verte, 2 bleues et 1 rouge. Après une année de fermeture, la station de ski de Fond Turini-Camp d’Argent a rouvert ses portes. En effet, grâce au soutien du Conseil général, des travaux de modernisation et de mise aux normes des équipements ont été réalisés. Ils ont consisté en la rénovation des trois téléskis, la mise en place d’une signalisation des pistes, l’acquisition d’une nouvelle dameuse et d’une motoneige.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de La Bollène-Vésubie est connu dès l’Antiquité, comme en témoignent les documents médiévaux appelant le premier castrum du terme « ligure » ABOLENA (racine B-L).

Des traces de croyances païennes se retrouvent encore dans les légendes locales, racontant l’histoire des fées, habitant dans les roches gypseuses de l’éperon du village. L’assimilation des cultes chtoniens par les premiers évangélisateurs de ces lieux rappelle leur présence.

Castrum avéré au XIIIe siècle, le village connaît alors les affres des grandes guerres de reconquêtes françaises (depuis Romée de Villeneuve jusqu’aux volontaires des armées Révolutionnaires).

En 1564, on note la destruction du village par un violent tremblement de terre. En 1700, par lettres patentes du Duc Victor Amédée II rendues le 21 septembre, La Bollène-Vésubie obtient d’être considérée comme son propre seigneur et la communauté se voit ainsi décerner la dignité comtale. En 1705, c’est l’occupation par les troupes françaises de Louis XIV et les pillages se renouvelleront en 1744 et 1747 lorsque la Vallée de la Vésubie sera envahie par les Français et les Espagnols en lutte contre les Savoyards et les Autrichiens…

Juchées à la confluence des vallons restés italiens après 1860, les tensions politiques du début du XXe siècle obligèrent l’Administration militaire à y installer le cœur du réseau défensif de la ligne Maginot des Alpes Méridionales (Flaut).

Depuis l’annexion, La Bollène est devenue une véritable station climatique de moyenne montagne, courue par les aristocraties italiennes et anglaises, bientôt imitées par les niçoises et françaises. Le tramway desservait la station, mais fut remplacé par l’autobus dès le début des années 1930.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de La Bollène-Vésubie Blason Coupé au premier : d’argent à l’aigle bicéphale d’azur ; au second : d’argent à la grappe de groseille feuillée au naturel.

Ces armes, utilisées par la Mairie, sur son papier à entête, sont une variante de celles de la Famille Ribotti qui porte : « d’argent à la grappe de groseille au naturel ; au chef d’or chargé d’un aigle bicéphale de sable ».
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1861 1865 Joseph Thaon    
1865 1870 César Rogeri    
1870 1871 Victor Salomon    
1871 1874 César Rogeri    
1874 1881 Charles Robini    
1881 1884 Albert Thaon    
1884 1893 Arthur Thaon    
1893 1896 Auguste Robini    
1896 1919 Félix Thaon    
1919 1929 Grégoire Robini    
1929 1935 Joseph Paoli    
1935 1937 Constant Cassini    
1937 1941 Auguste Robini    
1941 1944 Victorin Teyssier    
oct. 1944 mars 1959 Charles Romersa    
mars 1959 mars 1959 Félix Giaubert    
mars 1959 mars 1965 Mathieu Mufraggi    
mars 1965 juin 1995 Jean-Claude Fontana    
juin 1995 août 2012[1] Alain Margaritora SE  
sept. 2012 en cours Alain Cassini[2]    

La parité homme / femme n'étant pas applicable dans les communes de moins de 3 500 habitants, le conseil municipal se compose de huit hommes et trois femmes [3] : quatre retraités, quatre agents de la fonction publique et trois représentants du secteur privé. Alain Margaritora fait partie des maires anti-Pacs.

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Bollénois[4].


En 2011, la commune comptait 550 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
615 541 602 679 721 767 785 767 805
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
764 741 651 654 588 610 635 636 629
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
482 395 574 491 366 362 257 243 247
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
262 308 413 561 550 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Fort de Flaut  : ouvrage de la ligne Maginot à la limite de la commune de Belvédère.
  • Église Saint-Laurent : beau spécimen baroque du XVIIIe siècle, achevé en 1725. Le clocher carré de style Renaissance est surmonté d'une coupole. À l'intérieur, on remarquera le plafond richement décoré ainsi que deux panneaux de retables, œuvres d'un peintre de l'école de Brea.
  • Chapelle Saint-Honorat (XVIIe) au sud de la route du col de Turini.
  • Maison Thaon (XVIIe) avec sa grille de protection (1796)
  • Fontaine (XIXe)
  • Musée des Papillons : importante collection d'insectes, en particulier de papillons et scarabées, espèces régionales et exotiques en provenance du monde entier ainsi qu'une section intéressante consacrée à la flore alpine et méditerranéenne. Musée moderne dans l'ancienne chapelle des Pénitents Blancs rénovée.
  • Col de Turini, rendu célèbre par le rallye de Monte-Carlo, à l'altitude de 1 604 m. La route traverse la forêt de Turini en suivant le riou de la Bollène.
  • Massif de l'Authion : du col du Turini part la route conduisant aux forts du massif de l'Authion où on peut voir le fort des Milles-Fourches, le fort de la Forca, le fort de Plan Caval[7], la redoute des Trois Communes, la forteresse de l'Authion de la ligne Maginot des Alpes. Le massif de l'Authion a été le lieu de combats violents en 1793 et en 1945. Un peu plus au nord se trouve un petit ouvrage à un bloc sur la Baisse de Saint-Véran, et à l'est le petit ouvrage de la Béole. Ces différents ouvrages de la ligne Maginot n'ont pas tous été terminés. Ces forts se répartissent sur différentes communes : La Bollène-Vésubie, Moulinet, Breil-sur-Roya et Saorge.
  • Vallée de la Planchette avec la chapelle Saint-Sauveur et le pont de Véséou.
  • Vestiges du château féodal.

Fêtes et manifestations[modifier | modifier le code]

  • Janvier : rallye de Monte-Carlo
  • Mai : fête pastorale et foire agricole
  • Juin : course de moto, fête de la musique, course cycliste "La route des Grandes Alpes"
  • Juillet : fête nationale, caravane du sport, tournoi de football
  • Août : fête patronale de la Saint-Laurent, soirées estivales du Conseil général, bal costumé
  • Septembre : duathlon
  • Octobre : fête de la Sainte-Réparate
  • Décembre : Téléthon, marché de Noël, spectacle de Noël

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Robert Garino, La vallée de la Vésubie. Guide du visiteur, p. 36–41, Serre éditeur, Nice, 1998 (ISBN 2-86410-287-0).
  • Yves Bernard, L'annuaire Touristique et Culturel des Alpes-Maritimes et de Monaco, p. 407-409, Éditions Campanile, 1997 (ISBN 2912366-003)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  2. Alain Cassini élu nouveau maire de La Bollène Vésubie, Nice-Matin, 16 septembre 2012
  3. labollenevesubie.fr,
  4. « Alpes-Maritimes > La Bollène-Vésubie (06450) », sur le site habitants.fr de David Malescourt (consulté le 9 juin 2012).
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. Ligne Maginot : 'ouvrage de Plan-Caval