Stade du Ray

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Stade du Ray
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La pelouse et la tribune présidentielle du stade
La pelouse et la tribune présidentielle du stade
Généralités
Nom complet Stade Léo-Lagrange
Adresse 35, Avenue du Ray
06100 Nice
Coordonnées 43° 43′ 24″ N 7° 15′ 32″ E / 43.72334, 7.25875 ()43° 43′ 24″ Nord 7° 15′ 32″ Est / 43.72334, 7.25875 ()  
Construction et ouverture
Ouverture 30 janvier 1927
Rénovation 1948, 1979, 1997, 2004
Fermeture 2013
Utilisation
Clubs résidents OGC Nice (jusqu'au 1er septembre 2013)
Propriétaire Ville de Nice[1]
Équipement
Surface Pelouse naturelle
Capacité de 17 415[2] à 18 696 places[1]
Tribunes Populaires (1 980 places)
Secondes basses (1 565 places)
Secondes hautes (1 800 places)
Honneur + Première (3 514 places)
Présidentielle (8 163 places)
Loges (293 places)
Affluence
record
22 740 spectateurs
(OGC Nice - Racing CP) (11 mai 1952)

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Officiellement dénommé stade Léo-Lagrange, le stade du Ray est l'ancien stade de football principal de la ville de Nice. Il a accueilli les matchs de l'OGC Nice de 1927 à 2013. Sa capacité est de 17 415 places[2].

Appellation[modifier | modifier le code]

Bien que nommé officiellement « stade Léo-Lagrange » en hommage à Léo Lagrange (1900-1940), sous-secrétaire d'État aux sports et à l'organisation des loisirs sous le Front populaire, il est désigné dans la pratique depuis la fin des années 1970 sous le nom de « stade du Ray », sans qu'une décision de la ville, propriétaire des lieux, n'en soit à l'origine[3]. Le terme « Ray » correspond au nom du quartier où se trouve le stade. Il provient du niçois rai, devenu par la suite ray, qui se prononce comme « rail » et qui signifie ruisseau, rigole ou filet d'eau[4]. Ce quartier abritait en effet plusieurs sources[4].

Historique[modifier | modifier le code]

OGC Nice-Apollon Limassol (1-0), le dernier match européen de l'OGCN au stade du Ray le 29 août 2013.
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Inauguré le 30 janvier 1927, le stade compte alors 3 500 places. En 1948, les tribunes sont reconstruites. L'édifice atteint les 23 000 places dès le début des années 1950. Le record d'affluence du stade selon le site internet de l'OGC Nice date de cette période : le 11 mai 1952, 22 740 spectateurs assistent au match opposant l'OGC Nice au Racing Club de Paris[5]. En 1979, la tribune ouest est rebâtie et la capacité du stade est portée à environ 25 500 places.

En 1992, la tribune est doit être fermée puis détruite. La capacité du stade du Ray descend alors à 16 000 puis 12 500 places. En 1997, la tribune est est reconstruite en tubulaires suite à l'usage d'engins explosifs ayant dégradé celle-ci lors d'un match opposant l'OGC Nice au SC Bastia. Cet aménagement permet de faire remonter la capacité d'accueil du stade à 15 761 places. Parallèlement, la capacité de la tribune populaire sud a été abaissée deux fois, passant de 5 500 places à 2 500, puis à 1 980 places lors de la remontée de l'OGC Nice parmi l'élite en 2002.

Différents aménagements comme la création d'une tribune nord supérieure (en tubulaires) portent le stade à sa capacité actuelle de 17 415 places, depuis 2004. Cette capacité virtuelle n'est pas réglementaire pour évoluer en Ligue 1. Toutefois, une dérogation de la Ligue de football professionnel (LFP) a été accordée à l'OGC Nice, ce qui lui a permis de jouer au Ray malgré la non-conformité du stade. Si la LFP ne pouvait décider de la rétrogradation du club ou de la suspension du stade, elle aurait pu en revanche priver le club d'une partie ou de la totalité des droits de retransmission télévisuelle, et ce, dès l'expiration de la dérogation.

Le 20 août 2008, le stade accueille un match amical entre l'équipe d'Italie, championne du monde en titre, et l'équipe d'Autriche[6] (2-2[7]).

Le 1er septembre 2013, l'OGC Nice joue son dernier match au stade du Ray contre le Montpellier Hérault Sport Club (2-2)[8]. Pour marquer l'évènement, les supporters niçois montent par milliers au stade en partant de la place Masséna[9],[10].

Le 3 septembre 2013, le cœur de la pelouse du stade du Ray est symboliquement transplanté au centre de la pelouse de l'Allianz Riviera[11].

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

Jeux de la Francophonie[modifier | modifier le code]

Le stade accueille l'épreuve de football des 7e Jeux de la Francophonie qui se déroulent à Nice du 6 au 15 septembre 2013[12].

Matchs amicaux internationaux[modifier | modifier le code]

Date Compétition Équipe 1 Équipe 2 Score Affluence Source
5 septembre 1970 Amical Drapeau : France France Drapeau : Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie 3 - 0 13 418 [13]
20 août 2008 Amical Drapeau : Italie Italie Drapeau : Autriche Autriche 2 - 2 env. 15 000 [14]

Capacité[modifier | modifier le code]

Les tribunes Honneur et Première sud en 2009.

Le nombre actuel de places par tribune est de[2] :

  • Populaires : 1 980 places ;
  • Secondes Basses : 1 565 places ;
  • Secondes Hautes : 1 800 places ;
  • Honneur + Première : 3 514 places ;
  • Présidentielle : 8 163 places ;
  • Loges : 293 places.

Projets de remplacement[modifier | modifier le code]

La tribune populaire sud en 2010.
Article détaillé : Allianz Riviera.

Durant de nombreuses années, le stade du Ray étant jugé trop petit et vétuste, la municipalité a souhaité le reconstruire ou bâtir une nouvelle enceinte. Au cours des années 2000, deux tentatives sont entreprises mais se révèlent infructueuses. Le projet de 2002, d'un coût de 98 millions d'euros[15], prévoit la construction complète d'un nouveau stade de 32 000 places sur le même emplacement[16]. Il est finalement stoppé par une affaire de corruption entachant l'attribution du marché public[15]. Après cet échec, la municipalité annonce, en décembre 2005, la construction d'un nouveau stade de 32 600 places dans la plaine du Var. Les travaux de terrassement commencent en juillet 2006, mais le chantier se retrouve bloqué par un recours du préfet des Alpes-Maritimes qui estime que le marché public entre la mairie de Nice et le consortium devant construire et exploiter le stade (CARI-Spada) n'est pas conforme au code des marchés publics. La décision est par la suite confirmée par la justice, ce qui met un terme définitif au projet.

Le 20 octobre 2008, le nouveau maire de Nice Christian Estrosi relance le projet et annonce que le futur grand stade où évoluera l'OGC Nice sera livré en juin 2013[17]. Le nouveau projet prévoit une enceinte d'environ 35 000 places dans le quartier de Saint-Isidore, dans la plaine du Var[18] (sur le même emplacement que le projet précédent). Les travaux débutent en août 2011[19].

Le départ de l'OGC Nice pour l'Allianz Riviera pose la question de l'avenir du stade du Ray[20]. En décembre 2010, Christian Estrosi annonce qu'il lancera une concertation sur l'évolution future des trois hectares de parcelles du site, et émet l'idée d'aménager « des commerces et des équipements publics »[21].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a et b OGC Nice Côte d'Azur sur lfp.fr, le site de la Ligue de football professionnel. Consulté le 29 décembre 2011.
  2. a, b et c Stade du Ray sur ogcnice.com, le site officiel de l'OGC Nice. Consulté le 29 décembre 2011.
  3. Jean-Louis Panicacci, « Les lieux de mémoire topolnymiques de la Deuxième Guerre mondiale dans les villes azuréennes » dans Jean-Claude Bouvier, Jean-Marie Guillon, La toponymie urbaine : significations et enjeux : actes du colloque tenu à Aix-en-Provence, 11-12 décembre 1998, Éditions L'Harmattan, 2001, p. 98 (ISBN 9782747506564) [lire en ligne]
  4. a et b « Avenue du Ray » dans Marguerite et Roger Isnard, Per Carriera : Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Nice, Serre Éditeur, 2003 (ISBN 2-86410-388-5) [lire en ligne]
  5. « Le club », sur www.ogcnice.com, OGC Nice (consulté en 1er septembre 2012)
  6. « Italie-Autriche au stade du Ray », Nice-Matin, 14 juillet 2008.
  7. Cédric Callier, « Gare à l’Autriche » sur Sport24.com, 20 août 2008. Consulté le 30 décembre 2011.
  8. Benoit Guglielmi, « La der du Ray se solde par un nul entre l'OGC Nice et Montpellier (2-2) », sur http://www.nicematin.com/, Nice-Matin,‎ 1er septembre 2013 (consulté le 2 septembre 2013)
  9. « Le stade du Ray en fête pour le dernier match de son histoire », sur http://www.nicematin.com/, Nice-Matin,‎ 21 août 2013 (consulté le 2 septembre 2013)
  10. « 7 000 personnes sont montées au stade du Ray pour la dernière fois », sur http://www.nicematin.com/, Nice-Matin,‎ 1er septembre 2013 (consulté le 2 septembre 2013)
  11. « Le cœur du Ray bat encore... », Nice-Matin du 4 septembre 2013, p. 5.
  12. Nice 2013
  13. « Compte-rendu du match France - Tchécoslovaquie », sur www.fff.fr, Fédération française de football (consulté en 1er septembre 2012)
  14. (it) « Lippi riparte da un pari con l'Austria è 2-2 », sur www.repubblica.it, La Repubblica,‎ 20 août 2008 (consulté en 1er septembre 2012)
  15. a et b Fabrice Tassel, « Corruption à Nice: la bande-son au tribunal », Libération, 24 mai 2004.
  16. Jamel Attal, « Le stade du Ray entre deux démolitions » sur cahiersdufootball.net, 2 avril 2003. Consulté le 29 décembre 2011.
  17. Étienne Ballérini, « Football : Estrosi relance le projet de grand stade à Nice », Reuters, 20 octobre 2008, sur liberation.fr. Consulté le 30 décembre 2011.
  18. Philippe Fiammetti, « Wilmotte et Vinci remportent le marché de l'Olympic Stadium », Nice-Matin, 12 octobre 2010.
  19. Jean-Michel Chevalier et Yann Delanoë, « Nice Stadium : le coup d'envoi du chantier est donné », Nice-Matin, 6 août 2011. Consulté le 6 août 2011.
  20. « Stade du Ray : du vert et du sport pour tous ! », Nice-Matin, 21 septembre 2011. Consulté le 29 décembre 2011.
  21. « Estrosi: "Le stade du Ray ne restera pas en friche" », Nice-Matin, 20 décembre 2010.

Lien externe[modifier | modifier le code]