Autonomisme

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L'autonomisme est une doctrine politique soutenant l'acquisition ou la préservation de l'autonomie politique d'une nation ou d'une région. Il ne s'oppose pas nécessairement au fédéralisme, bien au contraire. Par ailleurs, le souverainisme implique nécessairement un certain autonomisme, mais non l'inverse[pas clair].

En Algérie[modifier | modifier le code]

Le premier mouvement autonomiste Kabyle est le Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie, né en 2001 à la suite des évènements du Printemps noir.

Les deux principaux partis à ancrage kabyle, le FFS et le RCD prônent quant à eux une décentralisation poussée.

Au Canada[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Autonomisme au Québec.

Au Canada, l'autonomisme est une idéologie présente au Québec qui souhaitait une décentralisation importante des pouvoirs fédéraux vers le gouvernement québécois. Elle se différencie de l'idéologie fédéraliste puisqu'elle souhaite une modification importante de la constitution canadienne pour augmenter les pouvoirs du Québec.

L'autonomisme québécois était surtout défendu par la défunte Action démocratique du Québec, maintenant il a été repris par une nouvelle formation politique fondée le 21 mars 2012 du nom d'Équipe autonomiste (en).

En Espagne[modifier | modifier le code]

On retrouve cette idée au travers le système des Communautés autonomes ou fédéralisme espagnole, qui constituent la principale vertébration de l'État espagnol depuis la mise en place du régime démocratique à la fin des années 1970. Malgré une certaine autonomie régionale il existe néanmoins des mouvement autonomistes ou indépendantistes qui ne considèrent pas le système actuel comme suffisant. En effet bien qu'il existe des institutions démocratiques au niveau des régions (ou communautés) celles-ci ne disposent pas d'une réelle autonomie financière et dépendent donc de l'État espagnol au niveau budgétaire. Seuls le Pays basque et la Navarre disposent d'une pleine autonomie fiscale à travers le système des Fueros.

Les régions espagnoles sont responsables des systèmes d'éducation, santé et policière ainsi que les services de secours et le transport ferroviaire et infrastructures routières régionales. Elles disposent de quelques droits et taxes perçus directement ainsi que 50 % des impôts sur le revenu et TVA collectés dans leur région. L'éducation, la santé et la sécurité restent donc en grande partie financées par l'État central dans le cadre du système de financement des communautés.

En France[modifier | modifier le code]

De nombreux partis politiques autonomistes existent en France, cette revendication d'autonomie prenant généralement forme dans le cadre d'un fédéralisme français ou européen. Ainsi, en Bretagne, l'Union démocratique bretonne (UDB), est un parti autonomiste, tout comme Unser Land en Alsace, qui a un conseiller général. La revendication de fédéralisme différencié des Verts prend la forme de l'autonomisme au niveau corse ou breton[1].

En outre-mer, et notamment dans les Collectivités où l'indépendantisme est une réelle force politique, des mouvements autonomistes se sont créés dans le camp opposé à l'indépendance mais souhaitant toutefois obtenir plus d'autogestion politique et économique et un partage de type « fédéraliste » des compétences publiques entre l'État et leur territoire. Il s'agit surtout :

En Italie[modifier | modifier le code]

Sur le territoire italien sont présentes plusieurs communautés qui après la Seconde Guerre mondiale ont obtenu un régime de protection des droits des minorités en forme de privilèges et d'autonomie. Les partis politiques qui représentent ces communautés sont notamment :

À partir de 1946, la Sicile bénéficie d'un régime d'Autonomie spéciale.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]