Arménie

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République d'Arménie

Հայաստանի Հանրապետություն
(Hayastani Hanrapetut'yun) (hy)

Drapeau
Drapeau de l'Arménie
Blason
Armoiries de l'Arménie
Description de l'image  Armenia_(orthographic_projection).svg.
Devise nationale Aucune
Hymne national Mer Hayrenik
Administration
Forme de l'État République
Président Serge Sargsian (depuis 2008)
Premier ministre Hovik Abrahamian (depuis 2014)
Langues officielles Arménien
Capitale Erevan

40° 11′ N 44° 30′ E / 40.183, 44.5 ()

Géographie
Plus grande ville Erevan
Superficie totale 29 743 km2
(classé 137e)
Superficie en eau 4,7
Fuseau horaire UTC +4
Histoire
Indépendance URSS
  21 septembre 1991
Démographie
Gentilé Arménien, arménienne
Population totale (2011) 3 260 600[1] hab.
(classé 128e)
Densité 112 hab./km2
Économie
IDH (2012) 0,729 (élevé) (76)
Monnaie Dram (AMD​)
Divers
Code ISO 3166-1 ARM, AM​
Domaine Internet .am
Indicatif téléphonique +374

L’Arménie, en forme longue la République d'Arménie, en arménien Hayastan, Հայաստան et Hayastani Hanrapetut’yun, Հայաստանի Հանրապետություն, est un pays sans accès à la mer situé dans le Petit Caucase. Cette ancienne république soviétique a des frontières terrestres avec la Turquie à l'ouest, la Géorgie au nord, l'Azerbaïdjan à l'est et l'Iran au sud. Bien que parfois géographiquement située en Asie[2],[3],[4], l'Arménie est considérée par certains auteurs comme faisant culturellement, historiquement et politiquement parlant, partie de l'Europe, voire, géographiquement[5], à sa lisière[6],[7]. Elle est membre de plus de trente-cinq organisations internationales, comme l'ONU, le Conseil de l'Europe, la Communauté des États indépendants, etc.

Dotée d'un riche héritage culturel, elle est une des plus anciennes civilisations au monde. Bien que l'Arménie soit un pays constitutionnellement séculier, la religion chrétienne y tient une place importante. Elle fut d'ailleurs la première nation à adopter le christianisme comme religion d'État en 301.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'Arménie.

La région, notamment autour du mont Ararat (désormais totalement situé en Turquie), qui a une importante signification religieuse pour les Arméniens, est peuplée depuis la Préhistoire. Les archéologues continuent de trouver des preuves selon lesquelles l'Arménie était un ancien centre de civilisation, avec l'Urartu, rival de l'Assyrie. On ne peut parler de peuple arménien qu'à partir du VIIe siècle av. J.-C., époque à laquelle la région fut investie par un peuple indo-européen (Armens et Hayaza-Azzi) qui se mêla à la population urartéenne.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Expansion maximale de l'Arménie sous Tigrane II.
Article détaillé : Royaume d'Arménie.

Vers 610 av. J.-C., une tribu thraco-illyrienne[8] originaire des Balkans passe en Asie Mineure et se déplace graduellement vers l’est jusqu’au Caucase pour se confondre, sans confrontation semble-t-il, avec le royaume de l’Urartu. « Incluant alors tous les autres éléments ethniques », l'ethnie arménienne se forme, avec une culture qui incorpore des éléments de la culture urartéenne[9] et une langue, indo-européenne, qui s'impose peu à peu[10]. Les Arméniens sont évoqués dans les archives de Ninive. En 490 av. J.-C., les vassaux de Xerxès Ier, roi des Perses, combattent à Marathon contre les Grecs.

La région passa par des périodes d’indépendance et de soumission. À la suite de la conquête de l'empire perse par Alexandre le Grand, l'Arménie subit donc l'influence grecque (dynastie séleucide). À cette époque, la dynastie orontide défend la souveraineté arménienne.

En 189 av. J.-C., le stratège Artaxias proclame l’indépendance et, en 187 av. J.-C., fonde sa capitale, Artaxate. Cette Arménie hellénistique, sous le règne de la nouvelle dynastie artaxiade doit faire face aux Parthes. Sous le règne de Tigrane le Grand (95 -55 av. J.-C.), elle va s’étendre de la Méditerranée aux rives de la mer Caspienne. Ce même roi déplace sa capitale à Tigranocerte vers -78.

Mais l'expansion de l'Arménie indispose les Romains qui annexent une bonne partie des terres que Tigrane venait de conquérir, tout en laissant l'Arménie indépendante jusqu'en 65 av. J.-C., année où le pays devient un protectorat romain.

De 1 à 53, les Romains et les Parthes se partagent l'Arménie. Celle-ci est à nouveau romaine de 114 à 117.

Mais, par la suite, la dynastie arsacide rétablit l'indépendance du pays. Au IIe siècle, une nouvelle dynastie perse, les Sassanides, profite de la faiblesse de l'Empire romain pour envahir l'Arménie. Ce n'est que sous l'empereur Dioclétien que les Romains rétablissent leur protection sur l'Arménie. Ils portent au pouvoir le roi Tiridate IV qui se convertit au christianisme en 301 sous l'influence de saint Grégoire l’Illuminateur. L’Arménie est ainsi, dès le début du IVe siècle, le premier pays officiellement chrétien. Pour affirmer l'intégrité de la nation arménienne, le moine Mesrob Machtots crée un nouvel alphabet ; geste politique fondateur qui sauve ainsi cette culture de l'oubli. Cet alphabet, inspiré par le grec, avec 32 consonnes et 6 voyelles s’écrit de gauche à droite. Les Arméniens peuvent se passer du grec pour la publication des textes. Ainsi, vers l'an 406, l'alphabet arménien est adopté par l'ensemble du royaume. En l'an 428, l'Arménie est divisée entre les Sassanides et les Byzantins.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'Arménie vers l'an mille.
Article détaillé : Arménie médiévale.

La région est ensuite envahie par les Arabes, qui établissent l'Émirat d'Arménie. Vers l'an 885, la dynastie bagratide s'impose en Arménie, et l'indépendance du pays est alors reconnue. À l'époque, l'Arménie a comme capitale Ani. Avec une population surpassant celle des métropoles européennes comme Paris, Londres et Rome, la ville devient le centre culturel, religieux et économique du Caucase.

L'Empire byzantin s'engage dans une lutte pour subjuguer l'Arménie et réussit finalement en 1045. Mais il est ensuite trop affaibli pour défendre la région contre les Turcs Seldjoukides qui, en 1064, ruinent l'Arménie et continuent d'avancer vers le reste de l'Asie Mineure. Malgré la renaissance zakaride dans la seconde moitié du XIIe — première moitié du XIIIe siècle, des milliers d'Arméniens partent en exil pour s'établir dans des régions plus prometteuses telles que la Moldavie, la Transylvanie, la Hongrie, l'Ukraine, la Pologne, Chypre, divers ports de la Méditerranée et surtout en Cilicie. Dans cette dernière région est fondé en 1137 un royaume arménien qui prolonge la souveraineté arménienne jusqu'en 1375, le royaume arménien de Cilicie.

L'Arménie est l'alliée des croisés de Terre sainte. Plusieurs mariages ont lieu entre princesses arméniennes et souverains francs d’Orient — par exemple le comte Baudouin de Boulogne épouse une Arménienne et devient maître du Comté d’Édesse. Il y a aussi des mariages entre des princes arméniens et des princesses chypriotes. En 1190, Henri VI, empereur romain germanique, remet la couronne royale à Léon II d’Arménie. En 1199, Léon II lui rend la pareille en lui offrant lui aussi une couronne. La culture arménienne est alors très ouverte sur celle de l’Europe et des États latins d’Orient. En 1374, Léon VI de la Maison de Lusignan est le dernier roi arménien avant l'invasion du pays par les Mamelouks en 1375.

Entre trois empires[modifier | modifier le code]

Le sultan Abdülhamid II représenté en boucher.
Article détaillé : Massacres hamidiens.

Pendant ce temps, l'Arménie (ou Grande-Arménie) est envahie par diverses tribus turques et devient l’objet de luttes entre l’Empire ottoman et l’Empire perse. À partir du XIVe siècle, elle reste sous domination turque. Les guerres reprennent en 1827, lorsque l’Empire russe commence à avoir des vues sur le nord de l'Arménie. À la fin du XIXe siècle, le territoire est partagé entre la Russie et l’Empire ottoman. C'est à cette époque, sous le règne du Sultan Abdülhamid II, que les Turcs se livrent aux premiers massacres contre le peuple arménien (1894-1896) vivant sur la partie du territoire qu’ils contrôlent, c'est-à-dire l’Asie Mineure orientale ou l'Arménie occidentale. Ces massacres firent entre 80 000 et 300 000 morts[11].

Le génocide arménien[modifier | modifier le code]

Déportés arméniens.
Article détaillé : Génocide arménien.

Le 24 avril 1915, le gouvernement Jeunes-Turcs de l’Empire ottoman décide d’en finir avec la minorité arménienne vivant dans l’actuelle Turquie et organise la déportation et le massacre d'Arméniens qui serait chiffré entre 1 200 000 et 1 500 000 Arméniens ottomans[12], perpétrant ainsi un génocide qui est souvent considéré comme le premier du XXe siècle. L'Arménie occidentale est vidée de sa population arménienne natale. Ce génocide n'a jamais été reconnu en tant que tel par la Turquie, dont les lois condamnent ceux qui mentionnent un génocide arménien[13]. Après l'effondrement de la Russie (1917) et de l'Empire ottoman (1918), les Arméniens parviennent à créer une république indépendante, à l'existence éphémère (1918-1920).

Première République d'Arménie[modifier | modifier le code]

La première République démocratique d'Arménie est née des convulsions qui ont agité la Transcaucasie à la fin de la Première Guerre mondiale. L'effondrement de l'empire russe en 1917 laisse un vide politique dans une région composée d'une mosaïque de groupes ethnico-religieux, qui peinent à s'entendre. Abandonnés par leurs voisins face à la menace turque, les Arméniens proclament la République d'Arménie. Après la défaite des Puissances centrales en 1918, les Arméniens fondent de grands espoirs sur la Conférence de paix de Paris (1919), pour obtenir le rétablissement de la Grande-Arménie historique. Leurs attentes sont rapidement déçues. Abandonnée par les Puissances alliées, face à l'hostilité de ses voisins, la République d'Arménie mène pendant deux ans une existence précaire et succombera à la collusion de la Turquie kémaliste et de la Russie bolchévique.

L'Union soviétique[modifier | modifier le code]

Armoiries de la République socialiste soviétique d'Arménie.

Battus par Kemal Atatürk, les Arméniens se résignent à accepter la protection des Bolcheviques : le 29 novembre 1920 naît la République soviétique d'Arménie qui ne couvre qu'une petite partie du territoire historique de l'Arménie. Le traité de Sèvres promettait d'intégrer à la nouvelle Arménie indépendante plusieurs villayets (provinces) d'Anatolie orientale. Mais le texte ne fut jamais ratifié. En 1922, elle est incluse dans la République socialiste fédérative soviétique de Transcaucasie, puis, à partir de 1936 — à l'issue de l'éclatement de la Transcaucasie —, elle devient une République socialiste soviétique à part entière.

Dès lors et durant toute la période soviétique, des tensions sourdes et récurrentes vont opposer Arméniens et Azéris autour du destin de la région du Haut-Karabagh. En décembre 1920, après la soviétisation de l'Azerbaïdjan, les autorités de la RSS d'Azerbaïdjan, nouvellement créée, déclarent renoncer à leurs prétentions sur les territoires litigieux, et reconnaissent officiellement le droit à l'autodétermination du peuple du Karabagh. Mais le bureau caucasien du Comité central du parti bolchevik, alors présidé par Staline, décide du rattachement du Haut-Karabagh à l'Azerbaïdjan. Pendant près de soixante-dix ans, le problème est « gelé ». Durant toute cette période, à intervalles réguliers, la grande majorité des Arméniens du Haut-Karabagh proteste pacifiquement contre les suites de cette décision et demandent que soit discutée la possibilité d'une intégration du Haut-Karabagh au sein de l'Arménie.

Puis, avec la glasnost et la perestroïka, les tensions récurrentes entre les deux républiques soviétiques provoquées par la politique des nationalités et surtout le découpage administratif prennent une tournure plus ouverte et se cristallisent autour de la question du Haut-Karabagh. Le 12 juin 1988, la région autonome du Haut-Karabagh se déclare en sécession. Trois jours plus tard, l'Azerbaïdjan réaffirme l'attachement du Haut-Karabagh à son territoire et des violences éclatent.

Indépendance[modifier | modifier le code]

L’Arménie accède à son indépendance définitive le 21 septembre 1991. Suivant l'exemple de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan (qui a déclaré son indépendance de l'URSS le 30 août 1991), la région autonome du Karabagh déclare son indépendance le 2 septembre 1991, à la suite d'un référendum. Pour rétablir son contrôle sur le Haut-Karabagh, les autorités de Bakou envoient des troupes au Haut-Karabagh et c'est le début du conflit. Les Arméniens de la région s'organisent pour se défendre. Avec l'aide de l'Arménie, les combattants du « Comité Karabakh » chassent les Azéris. Les affrontements entre Arméniens et Azéris font de nombreuses victimes de part et d'autre. Malgré le cessez-le-feu conclu en mai 1994, cette question n’est toujours pas réglée.

Des transferts de population ont eu lieu (retour en Arménie d'Arméniens vivant en Azerbaïdjan et vice-versa pour les Azéris vivant en Arménie) entre les deux pays qui tendent à devenir ethniquement plus homogènes.

Aujourd’hui, l’Arménie est réduite à un dixième de son territoire historique.

Politique[modifier | modifier le code]

Politique en Arménie
Image illustrative de l'article Arménie

Pouvoir exécutif

Pouvoir législatif

Subdivisions


La Façade principale de l'Assemblée nationale d'Arménie.

L'Arménie dispose d'un régime semi-présidentiel avec à sa tête Serge Sargsian, élu en 2008 et réélu en 2013. Le premier président arménien fut Levon Ter Petrossian, qui avait pris les rênes du pays en 1991. En 1998, affaibli dans son pays après avoir souhaité renégocier le statut du Haut-Karabagh, il est poussé à la démission avant d'être remplacé par Robert Kotcharian.

Politique étrangère[modifier | modifier le code]

L'Arménie est chrétienne, petite, montagneuse et enclavée, mais bénéficie du support fourni par sa diaspora. Ses relations avec l'Azerbaïdjan et la Turquie sont difficiles à cause de la guerre du Haut-Karabagh et du contentieux lié au génocide arménien.

  • Les relations avec l'Azerbaïdjan sont très conflictuelles en raison de la question du Haut-Karabagh. Il n'existe pas de relations diplomatiques officielles entre les deux États qui sont dans un état de guerre depuis la fin de la guerre du Haut-Karabagh de 1988-1994, quand une trêve a été négociée par la Russie le 12 mai 1994.
  • Les relations avec l'Iran, qui s'étaient dégradées depuis l'installation d'un régime islamiste à Téhéran, sont aujourd'hui redevenues meilleures et tendent même à se renforcer comme en témoigne la construction en mai 2009 d'un gazoduc reliant les deux pays[15]. De plus, une coopération dans le domaine de l'énergie s'est installée entre ces deux pays, se manifestant par les projets de construction d'un oléoduc et d'une centrale hydro-électrique sur la rivière Araxe[15].
  • Les relations avec la Turquie sont très conflictuelles, principalement en raison du génocide des Arméniens de 1915 et sa négation par la Turquie, mais aussi à cause du dossier karabakhi. Au point que la frontière entre l'Arménie et la Turquie est officiellement fermée.

Depuis son indépendance en 1991, l’Arménie a toujours gardé des relations étroites avec la Russie dont elle est l’indispensable partenaire dans la région. Elle accueille ainsi une base militaire russe à Gyumri. Cependant, la politique étrangère de l’Arménie se transforme aussi graduellement vers la recherche d’un soutien plus fort de l’Occident. L’Arménie a déclaré le 3 septembre 2013 qu'elle rejoindrait l’Union eurasiatique qui doit se former en 2015[16].

L’Arménie a ainsi exprimé le désir de s’intégrer dans les institutions européennes. Elle a adhéré au programme de Partenariat pour la paix de l’OTAN et aussi adhéré au Conseil de l’Europe (42e pays membre). Elle a envoyé une section de soldats de la paix au Kosovo sous commandement des forces grecques de la KFOR. Ainsi, l’Arménie cherche à équilibrer ses relations avec la Russie et également avec l’OTAN.

Les États-Unis, avec leur diaspora arménienne, apportent une sérieuse contribution à la reconstruction de l’économie arménienne qui a récemment vu son PIB progresser de façon impressionnante.

L’Arménie est en outre assez proche de la Géorgie, dont elle dépend économiquement pour le transit et l'importation des biens de première nécessité. Afin de ne pas mettre en péril cette relation indispensable face au blocus imposé par la Turquie et l'Azerbaïdjan depuis des années, Erevan est resté très prudent et a évité toute déclaration intempestive sur les velléités d'indépendance qui se sont matérialisées durant l'été 2008 au sein de la Géorgie en marge de la guerre d'Ossétie du Sud de 2008. Sur la question de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, l'Arménie s'est donc quelque peu distancée de son protecteur principal, la Fédération de Russie — sans pour autant rejoindre le chœur des condamnations occidentales sur l'attitude de Moscou durant la crise.

Elle est aussi un membre permanent de l'Organisation internationale de la francophonie[17]. L'Association des communautés d'Arménie et la ville d'Erevan font partie de l'Association internationale des maires francophones[18]. Enfin, la région de Lorri est membre de l'Association internationale des régions francophones[19].

Forces armées arméniennes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Forces armées arméniennes.

Les Forces armées arméniennes représentent l'armée de terre et d'air, la défense aérienne et la garde frontalière de l'Arménie. L'Arménie n'a pas de marine militaire parce qu'elle est un pays sans accès à la mer. Le commandant en chef du militaire est le président de l'Arménie, actuellement Serge Sargsian. Le ministre de la Défense, actuellement Seyran Ohanian, est chargé de la direction politique. L'Arménie a institué la fonction de ministre de la Défense le 28 janvier 1992. Depuis 1992, l'Arménie est membre de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC). Avant 2010, les gardes frontaliers surveillaient la frontière de l'Arménie avec la Géorgie et l'Azerbaïdjan, les forces armées russes patrouillaient les frontières avec la Turquie et l'Iran. Mais depuis le récent accord de coopération militaire signé en août 2010, les troupes russes patrouillent et protègent toutes les frontières de l'Arménie[20].

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de l'Arménie (The World Fact Book).
Article détaillé : Géographie de l'Arménie.
  • Superficie : 29 800 km2
  • Densité : 111 habitants/km2
  • Frontières terrestres : 1 254 km (Azerbaïdjan 566 km ; Turquie 268 km ; exclave azérie du Nakhitchevan 221 km ; Géorgie 164 km ; Iran 35 km)
  • Littoral : km
  • Altitudes extrêmes : + 400 m > + 4 095 m

Un pays très enclavé[modifier | modifier le code]

L'Arménie est l'un des pays les plus enclavés au monde, en partie pour des raisons naturelles (aucune façade maritime, relief très montagneux et vallées encaissées, donc des pentes fortes difficilement franchissables, villages isolés), mais aussi, pour des raisons de manque d'infrastructures modernes de transports (routes et voies ferrées en pleine réfection), et surtout pour des raisons politiques. En fait, le pays a longtemps souffert d'être une marge de l'empire soviétique, limitrophe d'un tronçon du Rideau de fer (frontière soviéto-turque) ; désormais indépendante, l'Arménie est en conflit et n'entretient pas de relations diplomatiques (donc frontières fermées à tout trafic depuis plusieurs années) avec deux de ses voisins : Turquie, Azerbaïdjan et son enclave du Nakhitchevan. La frontière avec la Géorgie n'est qu'à demi-ouverte : seul un poste frontalier est ouvert dans le nord du pays (liaisons routière et ferroviaire, mais de médiocre qualité), les autres routes permettant de franchir la frontière arméno-géorgienne étant actuellement fermées par les Géorgiens en raison des volontés autonomistes de la minorité arménienne vivant en Samtskhé-Djavakhétie (Djavakhk), dans la partie sud de la Géorgie. Sur 1 000 kilomètres de frontière que compte le pays, 834 sont fermés. La frontière avec l'Iran (35 km) reste, elle, praticable. Paradoxalement compte tenu du contexte politique actuel, c'est avec l'Iran que l'Arménie entretient actuellement les relations de voisinage les plus courtoises et les échanges économiques les plus importants. L'alliance russe est précieuse pour l'Arménie, mais la Russie actuelle n'a aucune frontière commune avec l'Arménie. L'aéroport d'Erevan est vital pour le pays, car c'est le seul moyen d'accès aisé reliant l'Arménie au reste du monde.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Photo satellite d'Arménie.

Topologie[modifier | modifier le code]

La topologie de l'Arménie n'est pas des plus simples, puisque le pays n'est ni connexe — en raison de l'enclave arménienne d'Artsvashen, en Azerbaïdjan (sans compter le disputé Haut-Karabagh, également enclavé dans l'Azerbaïdjan et séparé de l'Arménie par le corridor de Latchin) — ni simplement connexe — en raison des enclaves azerbaïdjanaises de Karki, Ashagi Askipara, Yukhari Askipara et Barkhudarli.

L'Arménie sépare aussi le Nakhitchevan du reste de l'Azerbaïdjan.

Géomorphologie[modifier | modifier le code]

Le mont Ararat vu du sommet du col de Vorotan.

L'Arménie est constituée de plateaux et de chaînes montagneuses très élevées, dénommées globalement Petit Caucase. Près de 90 % du territoire se situe à plus de mille mètres d'altitude. Enclavée dans les hauteurs du Caucase, entre la mer Noire et la mer Caspienne, l'Arménie se situe en Eurasie, aux limites de l'Europe et de l'Asie.

Son point culminant historique était le mont Ararat et ses 5 160 mètres jusqu'en 1915. Depuis, le mont Ararat se trouve en Turquie, mais reste le symbole de l'Arménie, et le point culminant actuel est le mont Aragats et ses 4 095 mètres avec sa végétation de type toundra et quelques névés sommitaux. La chaîne de Gegham, dont le point culminant est le mont Ajdahak, haut de 3 597 mètres, est en position centrale dans le pays, séparant la plaine de l'Ararat du lac Sevan. De nombreux volcans éteints parsèment le pays, hérissé aussi de nombreux chaînons montagneux dont les sommets sont à plus de 3 000 mètres d'altitude, entaillés de vallées profondes, très encaissées. Les cols sont souvent élevés tels le col de Sélim (2 410 mètres), le col de Vorotan (2 344 mètres), le col de Sisian (2 346 mètres) ou le col de Tastun (2 483 mètres). Ceci contribue à rendre la circulation difficile et accentue l'isolement des différentes régions.

Le paysage arménien se caractérise également par ses lacs et notamment le lac Sevan, un grand lac à écoulement endoréique de 1 400 km2 perché à 1 900 mètres d'altitude à 60 km à l'est d'Erevan, la capitale. Le lac Sevan est le deuxième symbole de l'Arménie après le mont Ararat.

La seule plaine notable est la plaine de l'Ararat, au sud et à l'ouest d'Erevan, au nord du mont Ararat, où se concentre l'essentiel de la production agricole. Elle coïncide avec la partie nord amont du bassin de l'Araxe, dont le bassin couvre les trois-quarts du pays et qui est donc le fleuve arménien par excellence même s'il est frontalier avec la Turquie et poursuit ensuite son cours au Nakhitchevan et en Azerbaïdjan avant de se jeter dans la mer Caspienne.

Le tiers nord du pays fait partie du bassin hydrographique de la Koura, fleuve qui coule en Géorgie pour sa partie amont et qui se jette aussi dans la mer Caspienne après avoir traversé le nord de l'Azerbaïdjan.

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Séisme de 1988 en Arménie.

L'Arménie est située au cœur d'une zone qui connaît une grande activité sismique. La région est en effet soumise à la pression, forte et constante, de la péninsule Arabique, plaque tectonique jadis détachée du continent africain et qui continue de « pousser » vers le nord-est, se heurtant à la plaque eurasiatique. Le dernier grand séisme a fait entre vingt-cinq et trente mille morts le 7 décembre 1988, détruisant particulièrement les villes de Spitak et Leninakan, actuellement rebaptisée Gyumri.

La végétation est rare et encore limitée par la déforestation.

Les besoins en eau potable sont difficilement satisfaits, malgré la création de lacs de retenue : les principaux sont le réservoir de Spandarian sur le Vorotan et le réservoir d'Akhourian, à la frontière arméno-turque, sur la rivière du même nom qui est un affluent de l'Araxe. Les prélèvements excessifs d'eau dans le lac Sevan à l'époque soviétique ont entraîné une baisse de dix-huit mètres du niveau du lac (selon un phénomène d'assèchement progressif analogue à celui de la mer d'Aral). La volonté de restauration partielle du niveau antérieur de l'eau du lac est devenue un symbole de l'Arménie redevenue indépendante, même si cette politique suscite des polémiques et des difficultés (ennoiement des infrastructures touristiques construites à l'époque soviétique en fonction du niveau du lac à cette époque ainsi que de tronçons de la route longeant le lac, difficulté pour trouver d'autres sources d'approvisionnement en eau). Le niveau est déjà relevé de trois mètres, un quatrième est prévu.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de l'Arménie.

Le climat, continental sur la majeure partie du territoire, devient rapidement montagnard avec l'altitude. Les hivers sont froids (particulièrement sur les hauts plateaux où il peut faire jusqu'à –40 °C) et parfois assez neigeux (surtout en altitude). Les étés sont chauds et ensoleillés, souvent ponctués de violents orages.

Tandis que le climat d'Erevan, aux alentours de 1 000 mètres d'altitude, est quasi-continental (les étés y sont bien plus secs que dans un climat continental classique), Gyumri, deuxième ville du pays perchée à plus de 1 500 mètres, vit des étés relativement doux et des hivers longs, très rigoureux et neigeux, typiques du climat montagnard.

Températures et précipitations moyennes à Erevan
Jan. Fév. Mars Avr. Mai Juin Jul. Août Sep. Oct. Nov. Déc. Année
T° max (moyenne) [°C] -2 1 10 19 24 31 34 33 28 21 10 3 17,7
T° min (moyenne) [°C] -9 -8 -1 6 10 14 17 18 13 7 1 -3 5,4
Précipitations [mm] 23 25 28 48 53 23 15 8 13 23 31 28 318

Source : BBC Weather[21]

Végétation naturelle[modifier | modifier le code]

Un net contraste existe entre la moitié nord du pays, boisée et la moitié sud, steppique, la limite entre les deux zones de végétation étant particulièrement nette et passant approximativement par la ligne de crête formant l'épine dorsale du pays et passant par le mont Aragats, le mont Ajdahak (3 597 mètres, situé au centre du pays et dominant le lac Sevan) et le col de Vorotan où le contraste entre les deux versants est particulièrement net.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Régions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Régions de l'Arménie.

L'Arménie est divisée en onze régions (marzer, singulier - marz) :

Marz Population Population (%) Superficie (km²) Superficie (%) Densité
Aragatsotn[22] 108 000 4,4 2 753 9,3 39,23
Ararat[23] 277 600 8,6 2 096 7,0 132,44
Armavir[24] 282 600 8,7 1 242 4,2 227,54
Gegharkunik[25] 240 900 7,4 5 348 18,0 45,04
Kotayk[26] 278 800 8,6 2 089 7,0 133,46
Lorri[27] 281 700 8,7 3 789 12,7 74,35
Shirak[28] 281 300 8,7 2 681 9,0 104,92
Syunik[29] 152 900 4,7 4 506 15,1 33,93
Tavush[30] 134 100 4,2 2 704 9,1 49,59
Vayots Dzor[31] 55 800 1,7 2 308 7,8 24,18
Erevan[32] 1 111 300 34,3 227 0,8 4 895,59

Démographie[modifier | modifier le code]

Carte de la diaspora arménienne.

Après de nombreuses années de diminution, la population arménienne s'est stabilisée. D'après les chiffres publiés début 2008, elle recommence à augmenter. Les autorités arméniennes se félicitent de voir enfin s’inverser en faveur des immigrants la balance migratoire arménienne, après de longues années d’émigration qui, surtout dans la décennie qui a suivi l’indépendance, ont provoqué une réduction démographique conséquente. Au 1er janvier 2009, l'Arménie comptait 3 238 000 habitants, dont 1 164 600 vivent à la campagne et 2 073 400 en ville (1 111 300 rien qu'à Erevan[33])[34].

Quelques chiffres[35] :

  • Âges (2009) :
    • 0-14 ans : 18,6 % (319 100 hommes, 282 100 femmes)[34]
    • 15-64 ans : 71 % (1 115 500 hommes, 1 183 200 femmes)[34]
    • + 65 ans : 10,4 % (133 700 hommes, 204 400 femmes)[34]
  • Espérance de vie totale : 73,8 ans (est. 2009)[34]
    • Espérance de vie des hommes : 70,4 ans (est. 2009)[34]
    • Espérance de vie des femmes : 76,9 ans (est. 2009)[34]
  • Taux de variation de la population : 4,2 ‰ (est. 2009)[34]
  • Taux de natalité : 12,7 ‰ (est. 2009)[34]
  • Taux de mortalité : 8,5 ‰ (est. 2009)[34]
  • Taux de mortalité infantile totale : 10,8 ‰ (est. 2009)[34]
  • Taux de fécondité : 1,36 enfant/femme (est. 2009)
  • Taux de migration : - 1,8 ‰ (est. 2009)[34]
  • Taux d'illettrisme total (est. 2014) : 0,1 %
    • Taux d'illettrisme des hommes (est. 2014) : 0,1 %
    • Taux d'illettrisme des femmes (est. 2014) : 0,1 %

Peu peuplée, l'Arménie jouit du soutien d'une très importante diaspora arménienne à travers le monde : en Fédération de Russie (1,5 million), au Canada et aux États-Unis (1,2 million), en Syrie et au Liban (900 000) — dont 235 000 au Liban, 4 % de la population libanaise où ils constituent deux des dix-huit communautés officielles — dans l'Union européenne (surtout en France) (700 000) et en Amérique latine (200 000).

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de l'Arménie.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Agriculture de l'Arménie.
Une agriculture qui reste souvent très traditionnelle
Ferme située au pied du versant sud du col de Vorotan.

L'altitude (90 % du pays sont à plus de 1 000 mètres), la fréquence et l'importance des pentes, le climat sec l'été et froid l'hiver handicapent lourdement la vie agricole, essentiellement pastorale (bovins, ovins) dans la majeure partie du pays. Toutefois la richesse des sols d'origine volcanique est un atout pour l'agriculture arménienne.

La vie agricole se concentre essentiellement dans la plaine de l'Ararat, qui coïncide avec une partie du bassin de l'Araxe. Elle est devenue grâce à l'irrigation le grenier à blé du pays et assure l'essentiel des productions agricoles. Des vignobles et des vergers se sont développés dans sa partie orientale. Quelques fonds de vallée (celui du Debed surtout) et quelques bas-plateaux abritent aussi une vie agricole.

Industrie[modifier | modifier le code]

Après la dislocation de l'Union soviétique, les Arméniens durent tout reconstruire, repartant presque de zéro après soixante-dix ans de communisme. Comme dans toutes les autres républiques de la CEI, le passage à l'économie de marché ne s'est pas fait sans mal, malgré un important soutien de la diaspora arménienne. Les entreprises ont été privatisées et un grand effort a été entrepris dans le secteur agroalimentaire afin de pouvoir assurer rapidement l'indépendance alimentaire du pays.

Usine à l'abandon dans la région de Kotayk.

Cependant, l'économie a eu du mal à décoller durant les années 1990, à cause de l'inadaptation de l'outil industriel, du manque d'énergie et de fonds d'investissement, et de la pauvreté des moyens de communications. L'activité industrielle peut espérer s'appuyer sur quelques ressources minières (cuivre, molybdène et aluminium) ou sur l'or. Le pays n'exploite pas de ressources pétrolières, malgré des prospections menées, en raison de la présence probable de ces ressources en profondeur[36]. L'essentiel des industries est concentré à Erevan, la capitale (construction mécanique, caoutchouc). D'un point de vue énergétique, l'Arménie a longtemps été dépendante de ses voisins et a souffert de graves pénuries (ni la Turquie, ni l'Azerbaïdjan n'étaient prêts à lui vendre de l'énergie). Les Arméniens ont donc dû prendre la grave décision de redémarrer la centrale nucléaire de Metsamor (mise à l'arrêt sous la pression des écologistes, à la suite du tremblement de terre de 1988) afin de pallier ce déficit énergétique.

Croissance économique[modifier | modifier le code]

La croissance est de 3,3 % en 1997, mais la situation s'est améliorée : le PIB a cru ainsi de 13,9 % en 2005. L’Arménie enregistre une croissance de 12,5 % de son produit intérieur brut (PIB) entre janvier et septembre 2006, un PIB évalué à près de 4 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de l’année. L’Arménie a en outre enregistré une hausse très forte de son activité économique de 26,3 % entre août et septembre. La production industrielle a néanmoins enregistré une baisse de 2 % — par rapport à 2005 — s’établissant à 468,1 milliards de drams entre janvier et septembre 2006. La production électrique estimée à 4,53 milliards de kWh, a quant à elle subi une baisse de 5,2 %. Par ailleurs, l’agriculture enregistrait à fin septembre une croissance de 15,6 % avec une production agricole de 370,5 milliards de drams. Mais c’est le secteur de la construction qui a enregistré une croissance record de 40 % sur les neuf premiers mois de l’année avec un montant des investissements s’établissant à près de 400 milliards de drams[37].

En 2007, le produit intérieur brut de l’Arménie a augmenté de 18,6 % à 3 149,283 milliards de drams (6,845 milliards d'euros)[38]. Durant le mois de janvier, la production industrielle a augmenté de 4 % (124 millions de dollars), et la production agricole de 3,5 % s’établit à 38 millions de dollars. Le gouvernement arménien prévoit pour 2007 une croissance économique de 9 % contre 13,4 % en 2006[39].

Alors que les prévisions de croissance économique de l’Arménie étaient, pour 2008, de 10,0 %, le pays a en fait enregistré une croissance de 13,8 %. Le budget de l’État arménien a atteint un nouveau record en 2008, équivalent à 2,45 milliards de dollars[40]. C’est ce qu’a annoncé Serge Sarkissian mercredi 12 septembre 2007. Devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre a également prévu une augmentation des impôts sur le revenu pour l’année à venir. Ce budget prévoit de consacre 1,7 milliard de dollars (583 milliards de drams) aux dépenses du gouvernement, soit 18 % de plus qu’en 2006. Serge Sargsian n’a pas donné plus de détails. Pour l'année 2009, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) table sur une croissance de 8,3 %. Mais aujourd’hui, avec la crise économique mondiale, les données des prochains mois sont revues à la baisse. La raison de cette baisse est intimement liée à la souffrance de l'économie de la Russie. Cette dernière étant le premier partenaire économique de l’Arménie.

La dette extérieure de l’Arménie représentait 1,265 milliard de dollars au 1er juillet 2007 en augmentation de 9,3 % en un an (chiffres fournis par le Centre national d’études statistiques d’Arménie). La dette de l’État arménien est de 1,103 milliard de dollars, celle de la Banque centrale d'Arménie est de 158 millions. Les créanciers de l’Arménie sont les structures financières internationales (1,124 milliard) dont la Banque mondiale (909 millions) et le Fonds monétaire international (156 millions).

Le soutien économique de la diaspora arménienne[modifier | modifier le code]

Le manque de moyens financiers empêche l'État arménien de financer de nombreux projets de développement ou de rénovation. Les dons recueillis par la diaspora arménienne par le biais d'organismes de soutien ou par l'initiative privée individuelle de personnes riches d'origine arménienne se substituent souvent à l'État défaillant : la construction d'un tunnel routier sur l'axe menant vers la Géorgie, la construction du téléphérique permettant un accès plus aisé au monastère de Tatev, la restauration de nombreux monastères, le financement d'écoles, de routes et la distribution de l'eau, surtout au Karabagh, sont désormais souvent assurés par les fonds venus de la diaspora. Le chanteur d'origine arménienne Charles Aznavour joue, parmi d'autres, un rôle très actif dans les collectes de fonds en faveur de l'Arménie : ce fut particulièrement le cas après le tremblement de terre de Gyumri.

PIB[modifier | modifier le code]

Année PIB (en millions de drams)[38] accroissement (en %) [38] PIB par habitant (drams/hab) [41] Déflateur du PIB (en %) [42]
2000 1 031 338,3 +5,9 % 320 182 −1,4 %
2001 1 175 876,8 +9,6 % 365 849 +4,1 %
2002 1 362 471,7 +13,2 % 424 234 +0,7 %
2003 1 624 642,7 +14,0 % 505 914 +4,6 %
2004 1 907 945,4 +10,5 % 593 635 +6,3 %
2005 2 242 880,9 +13,9 % 697 088 +3,2 %
2006 2 656 189,8 +13,2 % 824 621 +4,6 %
2007 3 149 283,4 +13,7 % 976 067 +4,2 %
2008 3 568 227,6 +6,9 % 1 103 348 +5,9 %
2009 3 141 651,0 −14,1 % 968 539 +2,6 %
2010 3 460 202,7 +2,2 % 1 062 683 +7,8 %
2011 3 776 443,0 +4,7 % 1 155 405 +4,2 %


Société[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transport en Arménie.

L'Arménie est très handicapée par le blocus terrestre de la frontière par l'Azerbaïdjan et la Turquie. Le pays compte huit cents kilomètres de voies ferrées, le plus souvent en mauvais état. Les routes, quant à elles, sont normalement praticables dans les montagnes. Les télécommunications sont également en développement.

Le pays compte seize chaînes de télévision et autant de stations radiophoniques.

  • Lignes de téléphone : 620 000 (en 2010)[43]
  • Téléphones portables : 2 770 000 (en 2010)[43]
  • Postes de radio : 850 000 (en 1997)
  • Postes de télévision : 825 000 (en 1997)
  • Utilisateurs d'Internet : entre 300 000 et 400 000 (en 2011)[44]
  • Noms de domaine en .am : 14 000 (en 2011)[44]
  • Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 3 (en 2012)
  • Routes : 7 504 km (dont 5 089 km asphaltés) (en 2006)
  • Voies ferrées : 845 km (828 électrifiées), en grande partie obsolètes (en 2003)
  • Voies navigables : n.c.
  • Nombre d'aéroports : 11 (aéroports du Haut-Karabagh exclus) (en 2011)[45]
  • Pipeline : depuis 2009, un pipeline relie l'Arménie à l'Iran

Fêtes et jours fériés[modifier | modifier le code]

Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Nouvel an Նոր տարի (Nor tari) Fête de la nouvelle année
6 janvier Noël Ծնունտ (Tsnount) (naissance) Noël le 6 janvier
28 janvier Jour de l'armée
8 mars Journée internationale des droits de la femme Journée consacrée aux droits des femmes.
24 avril Jour de commémoration du génocide arménien Մեծ Եղեռն (Medz Eghern) (Grand Crime) Journée dédiée au souvenir du génocide arménien.
mai-juin Ascension Համբարցում (Hampartsoum)
1er mai Fête du travail
9 mai Jour de la Victoire de 1945
28 mai Fête de la Première République Anniversaire de la Première République arménienne
entre 1918 et 1920.
5 juillet Jour de la Constitution
21 septembre Jour du référendum Fête nationale (jour de l'indépendance en 1991).

Arts et culture[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Culture arménienne et Art arménien.

Malgré les nombreuses difficultés de sa longue histoire, l'Arménie a su créer des richesses culturelles inscrites dans la pérennité. Des premiers royaumes à l'invention de l'alphabet arménien en passant par la christianisation du pays, elle a su profiter de chaque événement comme outil ou inspiration de son œuvre culturelle.

Architecture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Architecture arménienne.

L'Arménie s'est constituée un riche patrimoine architectural fait de monastères, églises et chapelles. On y trouve — tant dans le pays que dans l'Arménie historique — une typologie assez unique d'architecture ecclésiastique.

La domination ottomane met un frein à l'essaimage de l'art architectural arménien et il semble véritablement y avoir une pause dans la chronologie de l'histoire architecturale arménienne à partir du XIVe siècle, à l'invasion touranienne du royaume arménien de Cilicie.

À l'émergence d'un début d'indépendance après le génocide, l'influence soviétique se fait sentir en combinaison avec le style néo-arménien.

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Littérature[modifier | modifier le code]

Khatchatour Abovian, père de la littérature arménienne moderne
Article détaillé : Littérature arménienne.

L'Arménie devient chrétienne en 301 et dès lors, sa littérature, en parallèle à la poésie, se développe. Les premiers temps voient naître une littérature historiographique dès le Ve siècle. À partir du Xe siècle, ce sont le roman et surtout la poésie qui se développent. Le XIXe siècle voit la naissance de la révolution littéraire arménienne (Abovian, Raffi, Toumanian et Demirdjian), aussi bien à l'intérieur du pays qu'en dehors, grâce à la diaspora arménienne.

Musique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musique arménienne.

De par ses diverses situations géographiques et ses influences différentes tout au long de son histoire, l'Arménie a une longue tradition musicale faite de musique folklorique, religieuse, classique et, plus récemment, de jazz et de rap. Il y a la chanteuse populaire Sirusho et le duo folklorique Inga & Anush Ashakyan. De plus, dans la diaspora, il y a le groupe rock System of a Down, et le chanteur Charles Aznavour.

Artisanat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Livre arménien.

L'art s'est également développé à travers les céramiques ou les miniatures que dessinaient les moines. Par ailleurs, le tissage de tapis, comme dans tout le Moyen-Orient, est une spécialité arménienne depuis des millénaires.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cinéma arménien.

Le cinéma arménien est né avec son premier film documentaire, Soviet Armenia en 1924. Dirigé par Hamo Beknazarian, Namus[46] est le premier film muet arménien, en 1926.

Sergueï Paradjanov est un de ses maîtres, avec notamment Les Chevaux de feu et Sayat-Nova (La couleur de la grenade) deux des chefs-d'œuvre cinématographiques du XXe siècle[47].

Télévision[modifier | modifier le code]

L'Arménie possède plus d'une dizaine de chaînes de télévision nationales et reçoit quelques chaînes étrangères, notamment russes et iraniennes.

La principale chaîne arménienne est Arménie 1 (H1), la télévision publique. Imaginée en 1955 par le conseil des ministres de l'Union soviétique et créée en 1956, elle continue d'émettre aujourd'hui, non seulement en Arménie, mais aussi dans le reste de l'Europe, en Russie, en Australie et aux États-Unis.

L'autre chaîne importante, Armenia TV, est privée. Bien plus jeune que sa grande sœur, elle n'est créée qu'en 1999 et est diffusée dans plusieurs pays européens, américains et asiatiques.

Par ailleurs, Horizon TV[48] est une chaîne de télévision d'informations, en diffusion 24h/24. À noter que CNN et Euronews diffusant leurs programmes en Arménie décrochent plusieurs heures par jour pour des programmes en arménien.

La plupart des autres chaînes du pays sont soit locales (plusieurs télévisions à Erevan par exemple) soit spécialisées (musique, automobile, informations…).

Cuisine[modifier | modifier le code]

Spécialités arméniennes.
Article détaillé : Cuisine arménienne.

La cuisine de l'Arménie et de sa diaspora est riche de sa diversité qui s'est forgée au cours de l'Histoire. Tantôt influencée par le Moyen-Orient, tantôt par la Grèce et l'Iran, cette cuisine a également influencé celle des pays avoisinants, notamment la Syrie et le Liban.

La cuisine de l'Arménie est principalement à base de poissons et de brochettes de viande. Le poisson est le plus souvent grillé et servi avec des légumes ou du riz. Les brochettes sont à base de poulet, de bœuf, d'agneau voire de porc — haché ou entier — et accompagnées de riz. Par ailleurs, la spécialité nationale est le khach (խաշ), sorte de potée de pieds de bœuf bouillis et assaisonnés au service. Ce plat de la région de Shirak n'est consommé qu'en hiver en Arménie (alors qu'il l'est toute l'année en Géorgie). On consomme aussi des cornichons avec les repas, notamment du chou. À chaque repas, les Arméniens aiment boire du tan (équivalent du dugh iranien et de l'ayran turc). Le café arménien est très réputé. Le thé se consomme plutôt dans le sud de l'Arménie, près de l'Iran

La cuisine de l'Arménie occidentale (pratiquée en diaspora depuis le génocide arménien) est à rapprocher de la cuisine turque, libanaise et grecque. En entrée, on y mange souvent des mezzés dont du houmous, moutabal, böreks, dolmas, etc. Les repas commencent souvent avec un plat de légumes crus : concombres, radis, salades, tomates, etc. Le plat principal peut, comme en Arménie, être à base de brochettes accompagnées de riz pilaf. Cependant, des plats plus longs à préparer (parfois jusqu'à une journée) sont très appréciés. Ainsi le su-börek, sorte de lasagnes au fromage et au persil, les mantis, petits raviolis de viande, les koftas ou la moussaka font partie des plats traditionnels.

Les plats sont accompagnés de lavash, le pain traditionnel arménien.

Les desserts arméniens sont à rapprocher des desserts orientaux en général : baklavas, kadayifs, loukoums, etc.

Religions[modifier | modifier le code]

Cathédrale d'Etchmiadzin

Le royaume d'Arménie est le premier État à reconnaître puis adopter le christianisme comme religion officielle sous le roi Tiridate IV (298-330) lorsque ce dernier, une partie de sa famille et quelques membres du palais sont convertis, en 301 selon la tradition, par saint Grégoire l'Illuminateur.
Cependant, il reste une controverse quant à la date exacte du baptême de la famille royale. Les deux études les plus sérieuses proposaient d'une part 314 (P. Anean, 1961) et d'autre part 294 (B. Mc Dermot, 1970), jusqu’à la publication de travaux plus récents affirmant que la conversion eut lieu entre 305 (R. Manaseryan - l’Arménie d’Artawazd à Trdat le Grand, 2005) et 311[49] et non sous l'influence romaine, affaiblie en orient à cette époque[50].

  • Chrétiens appartenant à l'Église apostolique autocéphale : 94,7 %
  • Autres chrétiens : 3 %
  • Un peu plus de 0,5 % de musulmans vivent en Arménie
  • L'Arménie a également une population juive

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Grousset, Histoire de l’Arménie des origines à 1071, Paris, Payot,‎ 1947 (réimpr. 1973, 1984, 1995, 2008), 644 p.
  • Annie Mahé et Jean-Pierre Mahé, L'Arménie : à l'épreuve des siècles, Paris, Gallimard,‎ 2005 (ISBN 9782070314096)
  • Gérard Chaliand et Yves Ternon, 1915, le génocide des Arméniens, Bruxelles, Complexe,‎ 2002 (ISBN 9782870279014)
  • Arnold Toynbee, Les massacres des Arméniens le meurtre d'une nation : (1915-1916), Paris, Payot,‎ 2012 (ISBN 9782228907934)
  • Clément Lépidis, L'Arménien, Paris, Éditions du Seuil, 1973, (ISBN 978-2020012164)
  • Patrick Kaplanian, L'Arménie : Géorgie, Karabagh, Paris, Ed. de l'Adret, coll. « Les guides peuples du Monde »,‎ 2009, 2e éd. (ISBN 9782907629782)
  • Gilbert Sinoué, Erevan, Paris, Flammarion, coll. « Fiction Française »,‎ janvier 2009 (ISBN 9782081217348)
  • (en) Grigoris Palakʻean (trad. Peter Balakian et Aris Sevag), Armenian Golgotha : A Memoir of the Armenian Genocide, 1915-1918, New York, Alfred A. Knopf,‎ 2009, Publié en 1922, traduit en 2009 (ISBN 9780307262882)
  • Patrick Donabédian et Claude Mutafian, Les douze capitales d'Arménie : exposition présentée à la Maison arménienne de la jeunesse et de la culture de Marseille, du 4 mars au 4 mai 2010, Paris Marseille, Somogy Maison arménienne de la jeunesse et de la culture de Marseille,‎ 2010 (ISBN 9782757203439)
  • Jean-Marie Carzou, Arménie 1915 : un génocide exemplaire, Paris, Calmann-Lévy,‎ 2006 (réimpr. Marabout (édition de poche, 1978)) (1re éd. Flammarion (1975)) (ISBN 9782702137185)

Codes[modifier | modifier le code]

L'Arménie a pour codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  2. (en) « West Asia », sur National Geographic Style Manual (consulté le 16 juillet 2011).
  3. « Arménie », Larousse en ligne [lire en ligne].
  4. Atlas universel Le Monde Sélection du Reader's Digest, Édition du Millénaire, Paris, Bruxelles, Montréal, Zurich, chapitre « Continents, îles et montagnes » (ISBN 2-7098-1283-5), p. 59
  5. (en) Carl Waldman et Catherine Mason, Encyclopedia of European peoples, Infobase Publishing, New York, 2006 (ISBN 978-0816049646), p. 890.
  6. (en) Hans Juergen-Zahorka, « How Armenia Could Approach the European Union », LIBERTAS - Europaeisches Institut GmbH (consulté le 23 décembre 2006), p. 4-5
  7. « EUROPE AND ARMENIA », Inside Europe (consulté le 23 décembre 2006)
  8. « Quid » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2006-10-25
  9. Patrick Donabédian et Claude Mutafian (dir.), Les douze capitales d'Arménie, Somogy éditions d'art, Paris, 2010 (ISBN 978-2-7572-0343-9), p. 297.
  10. Patrick Donabédian et Claude Mutafian (dir.), op. cit., p. 14.
  11. Taner Akçam, A Shameful Act: The Armenian Genocide and the Question of Turkish Responsibility, New York, Metropolitan Books, 2006 (ISBN 0-8050-7932-7), p. 42.
  12. « Le génocide », sur NetArménie (consulté le 23 décembre 2009).
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  15. a et b « L’Arménie favorable à une solution par le dialogue dans le dossier iranien », sur Nouvelles d'Arménie Magazine,‎ 25 juin 2010 (consulté le 27 juin 2010).
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