Rome

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Rome
Blason de Rome
Héraldique
Drapeau de Rome
Drapeau
Les grands sites de Rome
Les grands sites de Rome
Noms
Nom italien Roma
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Flag of Lazio.svg Latium 
Province Rome 
Maire Ignazio Marino
(2013-2018)
Code postal 00100 (générique), de 00121 à 00199
Code ISTAT 058091
Code cadastral H501
Préfixe tel. 06
Démographie
Gentilé Romani, en français les Romains
Population 2 865 151 hab. (31.01.2014)
Densité 2 229 hab./km2
Géographie
Coordonnées 41° 53′ 19″ N 12° 29′ 12″ E / 41.888732, 12.48657 ()41° 53′ 19″ Nord 12° 29′ 12″ Est / 41.888732, 12.48657 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 37 m
Superficie 128 530,57 ha = 1 285,3057 km2
Divers
Saint patron Saint Pierre et Saint Paul
Fête patronale 29 juin
Localisation

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Rome
Liens
Site web http://www.comune.roma.it

Rome (en italien Roma /'roˑma/) est la capitale de l'Italie depuis 1871. Elle se trouve dans la région du Latium, dans le centre du pays. Avec 2 865 151 habitants établis sur 1 285 km² (4 321 244 habitants avec l'agglomération en 2013)[1], Rome est la commune la plus peuplée d'Italie et la troisième plus étendue d'Europe[2] après Moscou et Londres ; son aire urbaine est en revanche moins importante que celles de Milan et Naples[3]. Ses habitants s'appellent les Romains.

Ville berceau de la civilisation occidentale après Athènes, Rome a une histoire qui s'étend sur plus de deux mille cinq cents ans. Elle était le centre de l'Empire romain, qui a dominé l'Europe, l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient pendant plus de cinq cents ans à partir du Ier siècle av. J.-C. jusqu'au Ve siècle apr. J.-C.. Rome occupe une place capitale dans le christianisme et abrite le siège de l'Église catholique romaine et la Cité du Vatican, un État souverain dont le chef est le pape.

Le centre historique est de style Renaissance et baroque. Rome est la troisième destination touristique la plus visitée d'Europe derrière Londres et Paris[4] et son centre historique est classé par l'Unesco comme site du patrimoine mondial[5].

Géographie[modifier | modifier le code]

Site[modifier | modifier le code]

Article connexe : Centre historique de Rome.
Image satellite de Rome

Rome est située dans la région du Latium, au centre de l'Italie, à la confluence de l'Aniene et du Tibre. Le centre-ville est situé à environ 25 kilomètres de la côte de la mer Tyrrhénienne, mais l'agglomération romaine s'étend jusqu'à celle-ci par le biais du Municipio XIII formant l'actuel quartier d'Ostie, appelée aussi Lido di Roma (Lido signifiant "littoral" en Italien). L'altitude varie de 13 mètres au-dessus du niveau de la mer (sur la Piazza del Popolo) à 120 mètres.

Le centre historique de Rome est dominé par les sept collines : Aventin, Caelius, Capitole, Esquilin, Palatin, Quirinal et Viminal, se situant toutes sur la rive gauche du Tibre qui traverse la ville en direction du Sud et au milieu duquel se trouve l'île Tibérine. La ville antique était entourée par des murailles dont le mur d'Aurélien, une enceinte construite par l'empereur Aurélien en 270 pour protéger les quartiers qui s'étaient développés en dehors du mur servien. Cette partie de Rome couvre environ 4 % de la superficie de la municipalité actuelle qui s'étend bien au-delà de l'espace proprement urbain.
Le vieux centre demeure une des cités historiques les plus grandes du monde, il est divisé en 22 Rioni et comprend environ 300 hôtels, plus de 2 000 palais, 300 églises, 200 fontaines monumentales, plusieurs sites archéologiques, huit parcs, les principaux monuments de la ville, les institutions gouvernementales et des milliers de magasins, bureaux, bars et restaurants.

Le reste de la ville est divisé en quartiers urbains qui contiennent la majorité des immeubles modernes. Le tout est entouré par le Grande Raccordo Anulare (G.R.A), l'autoroute périphérique romaine. Au-delà se développent de nouveaux quartiers regroupant les secteurs tertiaires, et les nouveaux quartiers résidentiels débordant largement le périphérique (Torrenova, Acilia), et eux-mêmes ceinturés par le périphérique de l'autoroute A1 Milan-Naples.

Climat[modifier | modifier le code]

Rome bénéficie d'un climat méditerranéen caractéristique des côtes méditerranéennes de l'Italie. Les hivers sont doux, même si un coup de froid en provenance des Apennins ne peut être exclu. La neige est cependant plutôt rare. Les étés sont chauds et secs, mais influencés par la proximité de la mer. Un record absolu de chaleur a été mesuré le 3 juillet 1905 atteignant 40,1 °C au centre de Rome. Les précipitations atteignent leur maximum lors des pluies orageuses d'automne. La plus haute température à Rome fut de 40,6 °C le 4 aout 1981 et la plus basse fut de -11,0 °C le 11 janvier 1985 à Ciampino.

Relevé météorologique de Rome Aéroport Ciampino (période : 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3 3,2 5,4 8,2 12,3 16,1 18,9 19 15,6 12,1 7,6 4,5 10,5
Température moyenne (°C) 7,3 7,9 10,4 13,2 17,8 21,8 24,9 25 21,1 17 11,9 8,5 15,5
Température maximale moyenne (°C) 11,6 12,6 15,3 18,2 23,2 27,5 30,9 30,9 26,6 21,9 16,2 12,4 20,6
Record de froid (°C) −11 −6,9 −6,5 −2,4 1,8 5,6 9,1 9,3 4,3 0,8 −5,2 −6,6 −11
Record de chaleur (°C) 20,8 23 26,6 30 34,2 37,8 39,6 40,6 40 32 25,4 21,2 40,6
Ensoleillement (h) 120,9 132,8 167,4 201 263,5 285 331,7 297,6 237 195,3 129 111,6 2 472,8
Précipitations (mm) 69,1 70,5 56,9 78,5 58,6 31 22,1 29,4 66,9 98,1 112,6 99,1 792,8
Source : Servizio Meteorologico[6] Ensoleillement [7]


Hameaux[modifier | modifier le code]

Vue de Rome depuis le Janicule.

Ostie, Ostia Antica, Acilia Nord, Acilia Sud, Vitinia, Infernetto, Trigoria, Piana del Sole, Casal Palocco, Castel di Leva, Villaggio Prenestino, Castelverde, Corcolle, La Storta-Olgiata, Massimina, Valle Santa.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Albano Laziale, Anguillara Sabazia, Ardea, Campagnano di Roma, Castel Gandolfo, Castel San Pietro Romano, Ciampino, Colonna, Fiumicino, Fonte Nuova, Formello, Frascati, Gallicano nel Lazio, Grottaferrata, Guidonia Montecelio, Marino, Mentana, Monte Porzio Catone, Monte Compatri, Monterotondo, Palestrina, Poli, Pomezia, Riano, Sacrofano, San Gregorio da Sassola, Tivoli, Trevignano Romano, Zagarolo, lanuvio.

Étymologie[modifier | modifier le code]

La ville de Rome sous Constantin

Le nom de la ville est dû à la légende de jumeaux Romulus et Rémus, où le premier tua le second, obtenant ainsi le droit de donner son nom à la ville qu'il construisait. Une autre hypothèse suggère que le nom de Rome viendrait du mot Rumon, nom étrusque du Tibre, qui serait ainsi devenue « La ville du fleuve »[8],[9].

Rome possède aussi plusieurs surnoms, dont l'Urbs, Caput Mundi (capitale du monde), La Ville Éternelle, La ville aux sept Collines[10] et Limen Apostolorum ("au seuil des apôtres").

Histoire[modifier | modifier le code]

Panorama de Rome depuis la coupole de la basilique Saint-Pierre.

Origine légendaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Romulus et Remus.

Selon la légende, Rome aurait été fondée le 21 avril 753 avant J.-C. par Romulus (sur le mont Palatin), qui aurait tué son frère jumeau Remus lors de la création de la ville. Ces deux frères sont les descendants du dieu Mars et de Rhéa Silvia, fille de Numitor. La généalogie légendaire de Romulus permet de donner une origine divine à Rome : la Ville aurait été créée, car les dieux le voulaient ainsi.

D'après l'archéologie[modifier | modifier le code]

D'après les sources archéologiques, les premiers occupants du site au VIIIe siècle av. J.-C. étaient des bergers vivant dans des cabanes installées sur le Mont Palatin, une colline qui domine le fleuve du Tibre.
À la même époque, la péninsule italienne est occupée par plusieurs peuples : les Grecs au Sud, les Carthaginois en Sardaigne et en Corse, les Étrusques au Nord. Ce sont ces derniers qui, au VIIe siècle av. J.-C. réunissent les villages dans la plaine du Latium et créent une cité qui est protégée par les sept collines environnantes et par ses remparts.

Démographie[modifier | modifier le code]

Pyramide de Caius Cestius et Porta San Paolo

Les spécialistes considèrent que Rome était, à l'époque impériale (c'est-à-dire pendant la période comprise entre les débuts de l'époque chrétienne et le VIe siècle), la plus grande ville du monde, comptant entre 1 et 2 millions d'habitants[11]. Pour l'époque augustéenne, le chiffre pouvant être retenu se situe entre 800 000 et 1 million d'habitants. Ce chiffre atteint 1 200 000 habitants en 260 après J.C., 450000 au Ve siècle et moins de 30000 au VIIIe siècle, ce déclin démographique entraînant une rétraction du tissu urbain vers l'anse du Tibre et le champ de Mars. Il faut attendre le début du XIXe siècle et la révolution industrielle pour que des capitales comme Londres ou Paris dépassent ce chiffre. La ville de Rome elle-même retrouve cette démographie dans les années 1930[12].

Aujourd'hui, la ville compte environ 2,7 millions d'habitants, et son aire urbaine à peu près 4 millions sur 5 352 km². C'est la troisième agglomération d'Italie après Milan et Naples, mais la commune en elle-même est la plus peuplée du pays.

Selon le report de la Caritas[13], les résidents de la commune de nationalité étrangère représentent en 2009 10 % de la population totale. La communauté roumaine est la plus nombreuse avec pas moins de 100 000 résidents.

Religion[modifier | modifier le code]

Rome catholique[modifier | modifier le code]

La basilique Saint-Pierre

La religion chrétienne s'est rapidement implantée dans la capitale de l'Empire grâce à la présence de la communauté juive. Le christianisme est devenu une religion légale en 313 (Édit de Milan), avant de devenir la religion officielle de l'Empire en 380 (Édit de Thessalonique).
L'importance de la communauté chrétienne dans la cité et la tradition selon laquelle Saint Pierre et Saint Paul y furent martyrisés, fait de Rome la capitale des chrétiens et surtout de Église catholique.

La Rome impériale laisse la place à la Roma christiana (Rome chrétienne) qui se matérialise dans des édifices paléochrétiens qui remplacent les domus ecclesiae et se multiplient d'abord en périphérie de la ville (monastères, églises, basiliques funéraires telles la basilique Saint-Pierre, Saint-Paul-hors-les-Murs et Saint-Jean-de-Latran) puis à partir du VIe siècle dans le cœur ancien[14].

L'évêque de Rome, successeur de l'apôtre Pierre, est très tôt considéré comme le pape de toute la chrétienté. De 753 à 1870, Rome est la capitale des États pontificaux qui s'étendent de la mer Tyrrhénienne à la mer Adriatique. La fondation du Royaume d'Italie sous l'égide de la Maison de Savoie met fin à leur existence. Le pape Pie IX se réfugie au palais du Vatican se considérant prisonnier de fait, c'est le début de la controverse appelée question romaine.

Ce n'est qu'en 1929 qu'un accord est trouvé sur la représentation temporelle du Saint-Siège par les Accords du Latran créant la Cité du Vatican, un état enclavé qui inclut la basilique Saint-Pierre, ainsi que d'autres bâtiments romains bénéficiant de ce fait du statut d'extraterritorialité. Cette cité constitue l'état souverain le plus petit du monde.

Rome compte plusieurs centaines d'églises et de lieux de culte dont les principales d'entre elles font l'objet du pèlerinage de Rome qui est, avec ceux de la Terre sainte (Jérusalem en particulier) et de Compostelle, l'un des trois principaux pèlerinages chrétiens. On arrive dans la « ville sainte » par la via Francigena ; le pèlerinage inclut généralement les quatre « basiliques majeures » que sont: Saint-Pierre (qui contient le tombeau de Saint-Pierre), Saint-Paul-hors-les-murs (où se trouve le tombeau de Saint Paul), Saint-Jean-de-Latran (cathédrale de Rome et du monde) et Sainte-Marie-Majeure (contenant une relique de la Crèche). Ces quatre basiliques majeures étant souvent associées à trois « basiliques mineures », constituant ainsi le "Tour des sept églises" : la Basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem (qui garde les reliques de la Passion), la basilique Saint-Laurent-hors-les-Murs et la Basilique Saint-Sébastien-hors-les-Murs, sur la voie Appienne, au-dessus des catacombes.

Rome est aussi le siège de l'ordre de Malte, organisation catholique souveraine à vocation humanitaire, souveraineté cependant toute relative, car sans territoire.

Autres religions[modifier | modifier le code]

La ville étant très cosmopolite, d'autres cultes chrétiens, protestantisme, orthodoxie... y sont représentés. La construction du Temple mormon de Rome (couramment nommé Temple de Rome) a été annoncée le 4 octobre 2008 par Thomas S. Monson, président de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours au cours d'une Conférence générale de l'Église. Le temple desservira les membres de l'Église de Grèce, Chypre, Albanie, Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine et de Macédoine, ainsi que les 22 000 membres de l'Église en Italie.

Le judaïsme fut longtemps confiné au Ghetto de Rome sous les papes.

Ces dernières années la communauté islamique a grandi en importance, en majeure partie du fait de l'immigration depuis l'Afrique du Nord et les pays du Moyen-Orient. C'est ainsi que la mosquée de Rome, inaugurée le 21 juin 1995, œuvre de l'architecte Paolo Portoghesi, est la plus grande d'Europe.

Administration[modifier | modifier le code]

Les 19 Municipi de Rome depuis 1992

Si Milan est la capitale économique italienne, Rome en est la capitale administrative et, à ce titre, le siège des principales institutions du pays : la présidence de la République (au Palais du Quirinal), le parlement italien et l'ensemble des ministères.

Subdivisions administratives[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est divisé en 19 Municipi (en 1992, le "Municipio XIV" a été supprimé et est devenu la commune de Fiumicino).

Maires de Rome[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Rome.

Finances[modifier | modifier le code]

Début 2014, la ville est confrontée à une crise budgétaire sans précédent qui la mène en situation de quasi-faillite. L'endettement cumulé est de 1,2 milliard d'euros. Le maire Ignazio Marino dénonce la gestion de la ville de ses prédécesseurs. En dépit d'un personnel municipal « pléthorique » (62.000 fonctionnaires), les services municipaux fonctionnent mal, les transports publics sont « chaotiques », la gestion des déchets et la voirie dans un état déplorable[15],[16].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

En raison de son histoire très ancienne, Rome est une ville très riche en monuments, musées et points de vue : elle attire depuis le Moyen Âge des milliers de voyageurs et de pèlerins. Et dès le XVIIe siècle, lors de l'inauguration du Grand Tour par les anglais, elle est une des destinations préférées de jeunes nobles européens venus parfaire leur éducation au contact des beautés antiques. Dans la deuxième moitié du siècle des Lumières[17], cet afflux d'étrangers culmine, et s'enrichit de nombreux hommes de sciences désireux d'enquêter – dans un esprit encyclopédique – sur les savoirs rassemblés au fil des siècles dans les bibliothèques et les archives de la ville.

« À ce lieu se rattache toute l’histoire du monde, et je compte un second jour de naissance, une véritable renaissance, du jour où je suis arrivé à Rome. »

— Voyage en Italie, Johann Wolfgang von Goethe, le 3 décembre 1786.

Aujourd'hui, elle fait partie des dix premières villes les plus visitées au monde[18]. Le centre-ville est classé depuis 1980 au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO.

L'Antiquité[modifier | modifier le code]

Rome était la capitale de l'Empire romain. Elle a conservé de nombreux monuments antiques, dont le Colisée est l'un des plus célèbres. Dans cet amphithéâtre qui pouvait accueillir jusqu'à 60 000 personnes avaient lieu, entre autres, des combats de gladiateurs et d’animaux. Édifié entre 70 et 80, c'est l'œuvre des empereurs Vespasien et Titus. Autre exemple de monumentalité, le Circus Maximus, qui connut son apogée au IIIe siècle : il mesurait alors 600 mètres de long pour 200 mètres dans sa plus grande largeur, et près de 250 000 spectateurs pouvaient assister à ses courses de chevaux.

Le quartier du Forum romain et du Colisée, cœur de la ville antique, est dominé, entre autres, par l'arc de Constantin, érigé en 315 pour commémorer la victoire de l’Empereur Constantin sur Maxence, l'arc de Titus, l'arc de Septime Sévère. Les Forums impériaux, le Capitole et les musées capitolins, le Panthéon, les thermes de Dioclétien et de Caracalla et les onze Aqueducs de Rome, les catacombes sont autant d'autres monuments célèbres. Le Forum romain était, au temps de l'Antiquité, une grande place où les Romains se rassemblaient pour discuter d'affaires. C'était là que siégeait la Curie (Sénat). Cette place était le centre religieux et économique de l'Empire romain. En effet, il y avait de nombreux temples, dont le temple de Jupiter, le temple de Juno Moneta, où le trésor de Rome était conservé, le temple de Vesta, contenant le feu sacré, bref, l'ensemble des symboles de la culture romaine. Au Moyen Âge, les vestiges se sont enfouis sous la terre. Cependant certaines pierres furent réutilisées pour la construction de monuments et d'édifices. Aujourd'hui, le Forum est composé de ruines.

La Renaissance et la Rome baroque[modifier | modifier le code]

Place d'Espagne

Rome a été un centre majeur de la Renaissance, qui a profondément marqué la ville. Parmi les nombreux monuments construits à cette époque, on peut citer la Place du Capitole de Michel-Ange, au sommet du Capitole, qui comprend le Palazzo Senatorio, siège du gouvernement de la cité. L'époque est également marquée par la construction de grandes demeures par les familles aristocratiques près du Quirinal, et de palais comme le Palazzo Venezia, le Palais Farnèse, le Palazzo Barberini, le Palazzo Chigi (siège actuel du gouvernement italien), le Palazzo Spada et la Villa Farnesina. Rome doit au XVIIe siècle ses grandes places, souvent ornées d'obélisques, dont la plus représentative et la plus célèbre est la Piazza Navona. L'art baroque est aussi représenté par la Fontaine de Trevi de Niccolò Salvi. Cette effervescence artistique répond aux souhaits des papes qui font appel aux artistes les plus talentueux d'Italie pour décorer la ville, avec un point d'orgue lors de la Haute Renaissance.

Rome contemporaine[modifier | modifier le code]

Le monument à Victor-Emmanuel II, aussi connu sous les noms de « Autel de la Patrie » et surnommé dans les années 1970 la « Machine à écrire » par certains Romains, est le bâtiment néoclassique le plus connu de la ville. Le Palais de Justice, conçu par Guglielmo Calderini, situé sur la place Cavour, est un exemple d'éclectisme. Il est surnommé péjorativement Palazzaccio (« vilain palais ») par les Romains.

L'architecture fasciste apparaît surtout dans le quartier de l'EUR, bâti dans la deuxième moitié des années 1930. L'Esposizione Universale di Roma (Exposition universelle de Rome), qui devait s'y tenir en 1942 a donné son nom au quartier, mais elle fut annulée en raison de la Seconde Guerre mondiale. Il reste à ce jour un des principaux témoignages de l'architecture fasciste inspirée par le néoclassicisme.

Le centre-ville notamment a fait l'objet de rénovations profondes à l'occasion du Jubilé de l'an 2000 et on a vu les palais ocres retrouver leurs couleurs pastel d'origine lors de ces campagnes de rénovation. Pour l'occasion, les grandes artères ont été rendues piétonnes à l'exemple du célèbre Corso qui traverse la ville du nord au sud et relie la Piazza del Popolo à la Via Nazionale.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Rome compte plusieurs ponts et de nombreuses fontaines célèbres, comme celles monumentales de Trévi, de Barcaccia et des Quatre-Fleuves mais aussi la charmante fontaine des Tortues dans le quartier du Ghetto.

Culture[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Rome compte de nombreux musées, dont le Musée national romain, le Musée de la civilisation romaine, le Musée national étrusque de la villa Giulia, les Musées du Capitole, la Galerie Borghèse, le musée du Château Saint-Ange, la Galerie nationale d'art moderne, le MAXXI - Musée national des arts du XXIe siècle, le Musée d'art contemporain (MACRo) et les célèbres Musées du Vatican, visités par des millions de visiteurs chaque année.

Universités[modifier | modifier le code]

Rome est un centre national pour les études supérieures. Sa première université, La Sapienza, fondée en 1303, était la plus grande d'Europe et la seconde du monde au niveau du nombre d'étudiants. Parmi les autres universités publiques, on peut citer Tor Vergata (1982) et Rome III (1992). Rome comprend plusieurs universités et instituts pontificaux placés sous l'autorité du Saint-Siège, il s'agit de l'Université pontificale grégorienne, fondée en 1551, de l'Université pontificale Saint-Thomas-d'Aquin, entre autres. Parmi les universités privées se trouvent "LUMSA", l'Université catholique du Sacré-Cœur, "LUISS", l’Istituto Europeo di Design, la John Cabot University, l'"Istituto Universitario di Scienze Motorie", la American University of Rome, le "Campus de Malte", la "S. Pio V University of Rome" et la "Università Campus Bio-Medico". On trouve également à Rome le "Loyola University Chicago Rome Center" de la Loyola University Chicago.

Musique[modifier | modifier le code]

Rome accueille la Accademia Nazionale di Santa Cecilia (fondée en 1585), qui se produit, entre autres, dans le récent Auditorium Parco della Musica, l'un des complexes musicaux les plus importants du monde. Rome possède aussi son opéra, le Teatro dell'Opera di Roma.

La ville a été l'hôte du Concours Eurovision de la chanson 1991 et des MTV Europe Music Awards 2004.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Décors de "Gangs of New York" à Cinecittà

Rome possède son grand complexe de studios cinématographiques, Cinecittà, la capitale du cinéma italien, où sont tournés des films à gros budget. Récemment, Martin Scorsese les a choisis pour filmer Gangs of New York. La série Rome de HBO/BBC y a été tournée ainsi que le livre 6 de Kaamelott. Gladiator et La grande bellezza ont aussi été filmés dans ce studio.

Federico Fellini a tourné nombre de ses films dans la ville éternelle.

Média[modifier | modifier le code]

Les principaux journaux de la ville sont La Repubblica (deuxième journal du pays), L'Osservatore Romano, l'édition locale de Metro International, Il Messaggero, Il Manifesto et L'Unità.

Les chaînes de radio principales sont Radio Capital, Radio CNR, Radio DeeJay (centre), Radio Dimensione Suono, Radio Dimensione Suono Roma, Radio Globo, Radio Italia, Radio Rock, Radio Radicale, Radio Radio, Radio Vatican et Radio 24 (centre).

Sport[modifier | modifier le code]

Rome a été la ville hôte des Jeux olympiques d'été de 1960. Elle est officiellement candidate pour recevoir les Jeux olympiques d'été de 2020. En 1998, la ville a accueilli les troisièmes Jeux équestres mondiaux. En football, la rivalité entre l'AS Roma et la SS Lazio est l'une des plus fortes au monde.

Club Sport Fondé en Ligue Stade Entraîneur
SS Lazio Football 1900 Serie A Stadio Olimpico Vladimir Petković
AS Roma Football 1927 Serie A Stadio Olimpico Rudi Garcia
Pallacanestro Virtus Roma Basket-ball 1960 Serie A PalaLottomatica Sašo Filipovski
SSD Santa Lucia Sport Roma Handibasket 1978 Serie A Santa Lucia Rev Center
Lottomatica Elecom Sport Roma Handibasket 2000 Serie A
Polisportiva SS Lazio Rugby 1927 Rugby à XV 1927 Eccellenza Centre sportif Giulio-Onesti Roberto Esposito
Gruppo Sportivo Fiamme Oro Rugby Rugby à XV 1955 Eccellenza Stadio S. Gelsamini Sven Valsecchi
M. Roma Volley Volleyball 2006 A 1 Palazzetto dello Sport Roberto Serniotti

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Rome est le lieu où se déroule en grande partie l'histoire d'Assassin's Creed Brotherhood, où l'on suit les aventures de l'Assassin Ezio Auditore tentant de renverser les Templiers infiltrés dans la cité. La ville est pour l'occasion entièrement modélisée, telle qu'elle était à l'époque de la Renaissance italienne, et permet au joueur de visiter voire d'escalader ses plus célèbres monuments. Rome apparaît également à la fin de l'épisode précédent, Assassin's Creed II.

Économie[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, Rome possède une économie dynamique et diversifiée dans les technologies et les communications. Le secteur des services est prospère. Il produit 6,7 % du PIB national (plus que toute autre ville en Italie). L'activité de Rome croît de 4,4 % annuellement et continue à se développer à un taux plus élevé que dans le reste du pays. La croissance économique de Rome a commencé à surpasser celle de ses rivales, notamment Milan. Mais une concurrence traditionnelle persiste avec la cité lombarde. Le tourisme est une des industries clés de Rome, avec ses nombreux musées. Rome est également le centre de l'industrie italienne du film, grâce aux studios de Cinecittà. De nombreux sièges sociaux d'entreprises, ministères, centres de conférence, stades et musées sont situés dans les quartiers d'affaires de Rome : Esposizione Universale di Roma (EUR) ; Torrino (au sud de l'EUR) ; Magliana ; De Medici-Laurentina de Parco ; « Tiburtina Valley », zone industrielle longeant l'antique voie Tiburtine.

D'après une étude du groupe immobilier Knight Frank et de Citi Private Bank publiée en 2009, Rome est la huitième ville la plus chère du monde en ce qui concerne les prix de l'immobilier de luxe (13 500 euros par mètre carré)[19].

Éducation[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

La ville de Rome accueille le plus important centre hospital-universitaire public d'Italie, l'hôpital Umberto I rattaché à l'université La Sapienza. D'autres établissements notoires sont présents dans la capitale comme l'hôpital Gemelli et l'hôpital San Giovanni–Addolorata.

Transport[modifier | modifier le code]

Aérien[modifier | modifier le code]

Rome est desservie par trois aéroports, dont les deux principaux, l'aéroport Léonard-de-Vinci de Rome Fiumicino et l'aéroport de Ciampino, sont administrés par Aeroporti di Roma. L'aéroport Léonard-de-Vinci, situé au sud-ouest de Rome à Fiumicino, est le principal du pays. L'aéroport de Ciampino, au sud-est de Rome, est utilisé à la fois par le transport commercial et militaire. Quant à l'aéroport d'Urbe, c'est un petit aéroport dédié aux vols privés. À l'est de Rome se trouve l’aéroport de Centocelle qui est utilisé par l'Aeronautica militare[20] et n'est pas ouvert au public, néanmoins il est actuellement en reconversion en tant que parc public.

Ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare centrale Termini ou Rome-Termini, située près de l'Esquilin, est une des plus grandes gares d'Europe. Ouverte en 1863, entièrement reconstruite entre 1939 et 1951, est gérée par Grandi Stazioni et desservie par Trenitalia.
Roma Tiburtina, la seconde gare de la ville, est en cours de travaux pour accueillir les trains à grande vitesse.
Les autres gares importantes sont Roma Ostiense, Roma Trastevere, Roma Tuscolana, Roma San Pietro, Roma Nomentana et Roma Casilina.

Urbain[modifier | modifier le code]

Le tramway de la ligne 14

Rome est desservie par des lignes de bus, 6 lignes de tramway et 2 deux lignes de métro depuis 1955 ainsi qu'un système de trains souterrains urbains qui lient le centre ville à la banlieue.

Les nombreux embouteillages causés par la circulation automobile durant les années 1970 et 1980 ont mené à la création d'une Zona a Traffico Limitato - zone à trafic limité (ZTL) dans le centre-ville. Malgré la difficulté d'accomplir des œuvres souterraines à cause des nombreuses ruines présentes partout dans le sous-sol romain, une troisième ligne de métro est en construction et deux autres sont approuvées et en cours de réalisation. Plusieurs parkings souterrains sont en cours de construction dans le but de remédier au manque de places pour les voitures. Le trafic routier reste néanmoins un problème important pour la ville.

Jumelage et partenariats[modifier | modifier le code]

Rome n'est jumelée qu'avec une seule ville :

  • Drapeau de la France Paris (France) depuis 1956 « Solo Parigi è degna di Roma; solo Roma è degna di Parigi » qui veut dire « Seule Paris est digne de Rome ; seule Rome est digne de Paris ».

Rome a également signé des pactes d'amitié et de coopération avec d'autres villes du monde :

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Naissance[modifier | modifier le code]

Hormis les innombrables personnalités de la République, puis de l'Empire romain, à Rome sont nés aussi :

Décès[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Durant sa longue histoire, et étant donnée son importance, Rome a toujours eu une population caractérisée par d'importants flux migratoires ; ainsi, par tradition, un « vrai » Romain est une personne dont la famille a vécu à Rome depuis au moins sept générations.

Aujourd'hui on considère qu'un individu né à Rome de parents nés à Rome est un « Romain de Rome », selon l'expression consacrée.

  • SPQR (Senatus Populusque Romanus)- le Sénat et le Peuple Romain - a été traduit en italien par Sono Pazzi Questi Romani (« Ils sont fous ces Romains ») par des compatriotes jaloux, repris dans les aventures d'Astérix et Obélix.
  • 44 autres villes dans le monde portent le nom de Rome et il y aurait au moins une ville par continent portant ce même nom.
  • Rome est connue pour son réseau hydraulique public, et cela, depuis l'époque antique. Aujourd'hui, un système de plus de 2 500 fontaines publiques[21], les Nasoni, assurent de l'eau fraîche gratuite à tous les Romains et touristes.
  • On trouve près de 900 églises à Rome (dont 4 basiliques)[22].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages francophones[modifier | modifier le code]

  • Filippo Coarelli, Guide archéologique de Rome, Paris, Hachette, réed. 2001, 349 pages.

Documentation en italien[modifier | modifier le code]

  • (it) Giggi Zanazzo, Proverbi romaneschi, édition Perino, Rome, 1886.
  • (it) Ranuccio Bianchi Bandinelli, Mario Torelli, L'arte dell'antichità classica, Etruria-Roma, Utet, Turin, 1976.
  • (it) Armando Ravaglioli, Le grandi piazze di Roma, 2a ed. Roma, Tascabili Economici Newton, 1995. (ISBN 88-7983-777-X)
  • (it) Alfonso Traina, Giorgio Bernardi Perini, Propedeutica al latino universitario, 6a ed. Bologne, éditeur Pàtron, 1998. (ISBN 978-88-555-2454-4)
  • (it) Emilio Gabba et al., Introduzione alla storia di Roma, Milan, LED, 1999. (ISBN 88-7916-113-X)
  • (it) AA.VV., Il patrimonio dell'umanità, Touring Editore, Milan 2004. (ISBN 978-88-365-2948-3)
  • (it) Corrado Augias, I segreti di Roma, Arnoldo Mondadori Editore, Milan, 2005. (ISBN 88-04-54399-X)
  • (it) Claudio Rendina, Enciclopedia di Roma, Newton Compton Editori, Rome, 2005. (ISBN 88-541-0304-7)
  • (it) Massimiliano Liverotti, Il grande libro dei misteri di Roma risolti e irrisolti, Newton Compton Editori, Rome, 2007. (ISBN 978-88-541-0894-3)
  • (it) Claudio Rendina, Roma ieri, oggi e domani, Newton Compton Editori, Rome, 2007. (ISBN 978-88-541-1025-0)
  • (it) Andrea Giardina, Roma Antica, Roma-Bari, Editori Laterza, 2008. (ISBN 978-88-420-7658-2)
  • (it) Maria Antonietta Lozzi Bonaventura, Roma antica. Viaggio nel tempo alla scoperta della città eterna, Subiaco, Guide ITER, 2009. (ISBN 978-88-8177-143-1)
  • (it) Vittorio Sgarbi, L'Italia delle meraviglie. Una cartografia del cuore, Bompiani, Milan, 2009. (ISBN 978-88-452-6381-1)

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. City Population, « Italy: Lazio (Latium) »,‎ 2014 (consulté le 31 mars 2014)
  2. Près de 12 fois la superficie de Paris
  3. Aires urbaines les plus peuplées d'Italie
  4. Caroline Bremner, « Top 150 City Destinations London Leads the Way », Euromonitor International (consulté le 9 novembre 2008)
  5. « Historic Centre of Rome, the Properties of the Holy See in that City Enjoying Extraterritorial Rights and San Paolo Fuori le Mura », UNESCO World Heritage Center (consulté le 8 juin 2008)
  6. http://www.meteoam.it/
  7. http://clima.meteoam.it/web_clima_sysman/Clino6190/CLINO239.txt
  8. Servius, Aen. 8.63 et 90
  9. « Hubert PETERSMANN sur l'étymologie de Tiberis et Roma » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-04-12
  10. Son centre historique est situé sur sept collines : Le Quirinal, le Palatin, Le Capitole, l'Aventin, l'Esquilin, le Cælius et le Viminal
  11. Claude Nicolet, Robert Ilbert et Jean-Charles Depaule, « Mégapoles méditerranéennes: géographie urbaine rétrospective », Actes du colloque organisé par l'École française de Rome et la Maison méditerranéenne des sciences de l'homme, Rome, 8-11 mai 1996, Maisonneuve & Larose, 2000, 1071 pages. ISBN 2-7068-1377-6 et ISBN 978-2-7068-1377-1
  12. La Rome médiévale : l'ombre de l'antique et l'affirmation du pouvoir pontifical, Encyclopædia Universalis
  13. http://www.caritasroma.it/Prima%20pagina/Osservatorio2009.asp
  14. Charles Pietri, Christiana respublica : éléments d'une enquête sur le christianisme antique, École française de Rome,‎ 1997, 1684 p. (lire en ligne)
  15. Rome, Ville éternelle au bord de la faillite, lefigaro.fr, 28 février 2014
  16. Rome, la grande faillite, Marie d'Armagnac, bvoltaire.fr, 4 mars 2014
  17. Gilles Montègre, Rome, ville des Lumières, L'Histoire no 375, mai 2012, p. 74
  18. Les villes les plus visitées
  19. (en) Knight Frank, Citi Private Bank The Wealth Report 2009, p. 27, document .pdf en ligne sur la page International Residential consultée le 5 septembre 2009.
  20. Comando Operativo di vertice Interforze (COI) sur le site du ministère de la Défense - consulté le 19 juin 2007
  21. Liste des fontaines de Rome
  22. Liste des églises de Rome

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]