1991

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Icône de redirection Cette page concerne l'année 1991 (MCMXCI en chiffres romains) du calendrier grégorien. Pour l'année -1991, voir -1991.

Années :
1988 1989 1990  1991  1992 1993 1994

Décennies :
1960 1970 1980  1990  2000 2010 2020
Siècles :
XIXe siècle  XXe siècle  XXIe siècle
Millénaires :
Ier millénaire  IIe millénaire  IIIe millénaire


Chronologies géographiques :
Afrique • Amérique (Canada (Alberta, Colombie-Britannique, Nouveau-Brunswick, Ontario, Québec), États-Unis) • Asie • Europe (France (Paris), Italie, Suisse) • Océanie


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Événements[modifier | modifier le code]

Afrique[modifier | modifier le code]

Amérique[modifier | modifier le code]

États-Unis[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 1991 aux États-Unis.
  • Bush s'oppose aux chefs de l'opposition parlementaire dans la quête d'une solution au déficit budgétaire. Il échoue dans son combat en faveur d'une réduction de l'imposition des plus-values, puis impose une surtaxe sur les plus hauts revenus, tout en acceptant un accroissement des impôts qui frappent les classes moyennes en priorité. Nombre de ses partisans républicains se sentent trahis par la violation de sa promesse de campagne, « No New Taxes ».
  • Bush lance un grand programme pour l'enseignement qui souffre d'un manque de crédit.
  • Fin de la récession. Croissance de l'économie américaine.
  • Le budget militaire atteint 310 milliards de dollars.
  • Le chômage grimpe à 7,0 % de la population active.
  • Hausse du déficit public à 4,0 % du PIB

Antarctique, Océanie et Pacifique[modifier | modifier le code]

Asie[modifier | modifier le code]

14 juin : éruption du Pinatubo
  • 14 juin :
  • 21 juin : nouvelles élections en Inde. Le Congrès remporte les élections, sans avoir la majorité absolue. Le BJP devient le second parti de l'Inde avec 119 sièges. Sonia, veuve de Rajiv Gandhi, ayant décliné l'offre de lui succéder à la tête du Congrès, Narasimha Rao est désigné comme président du Congrès, puis Premier ministre. Il choisit son gouvernement au sein du Congrès.
  • 23 juillet : fin de la guerre civile au Cambodge. Accord de paix entre les diverses factions cambodgiennes. Le pays est placé temporairement sous tutelle des Nations unies, qui est chargé de surveiller la démobilisation des forces armées, le retour des 370 000 réfugiés et la tenue d'élections libres.
  • Juillet-Août (Inde) : Le gouvernement de Narasimha Rao porte de 40 à 51 % la part de capitaux étrangers dans les entreprises indiennes. Le FMI promet alors un prêt de 6 milliards de dollars.
  • 8 août : Vo Van Kiet, Premier ministre du Vietnam.
  • 16 septembre (Philippines) : le bail des bases américaines de Clark (aérienne) et de Subic Bay (navale) expire. Les États-Unis négocient avec le gouvernement de Cory Aquino pour en obtenir le renouvellement pour dix ans. Après d'âpres discussions sur le montant de l'indemnité annuelle, un traité est signé, mais il est rejeté par le sénat philippin, en dépit d'un assentiment populaire fondé sur les pertes d'emplois qu'occasionnerait la fermeture des bases. Comme au même moment l'éruption du volcan Pinatubo interdit l'utilisation de l'aéroport de Clark, les États-Unis acceptent de quitter la base, puis rendent un an plus tard Subic Bay, leur plus grande base navale à l'étranger.
  • 17 septembre : les deux Corée adhérent aux Nations unies, et les deux pays signent des accords en matière d'armement nucléaire et de réconciliation.
  • 23 octobre : retour du prince Norodom Sihanouk au Cambodge après un exil de 12 ans. Fin de la guerre au Cambodge.
  • 12 novembre : massacre au Timor oriental, perpétré par les troupes indonésiennes en novembre lors d'une manifestation pour l'indépendance (peut-être 200 000 morts sur 700 000 habitants). Les combats se poursuivent entre l'armée indonésienne et les partisans du Fretilin. Les négociations menées sous l'égide des Nations unies n'aboutissent à aucune solution tangible.
  • Les États-Unis installent une antenne diplomatique à Hanoï afin d'organiser la recherche des militaires américains portés disparus et d'amorcer le renouveau diplomatique.
  • Des relations plus cordiales reprennent entre le Vietnam et la République populaire de Chine sans que soit réglé un litige concernant les frontières maritimes entre les deux pays.

Asie centrale et Caucase[modifier | modifier le code]

  • La population de l'Ouzbékistan comprend 72 % d'Ouzbeks, 8 % de Russes, 5 % de Tadjiks et 4 % de Kazakhs.
  • Au Kazakhstan, 40 % de Kazakhs coexistent avec 38 % de Russes, 6 % d'Allemands et 5 % d'Ukrainiens.

Proche-Orient[modifier | modifier le code]

7 février : incendie des puits de pétrole koweïtiens
28 février : défaite des forces iraquiennes. La route de la mort
  • 17 janvier : début de l'opération Tempête du désert, phase aérienne de l'intervention militaire alliée contre l'Irak au Koweït (jusqu'au 24 février).
  • 25 janvier : l'Irak commence à déverser plusieurs millions de barils de pétrole dans le Golfe.
  • 7 février : l'Irak déclenche l'incendie des puits de pétrole koweïtiens, gênant les offensives aériennes alliées.
  • 15 février : jour butoir de la Résolution 678 du Conseil de sécurité des Nations unies. L'URSS envoie Ievgueni Primakov qui parvient à rouvrir le dialogue avec Saddam Hussein, qui accepte la résolution 660 mais demande en échange le retrait israélien des territoires et le départ des forces de la coalition du Golfe.
  • 22 février : Primakov obtient un calendrier de retrait irakien du Koweït en trois semaines. Les États-Unis, qui veulent détruire le potentiel militaire irakien, demandent un retrait immédiat.
  • 24 février : début de l'opération Sabre du désert : phase terrestre des opérations militaires alliées contre l'Irak (fin le 28 février).
  • 28 février : le Koweït est libéré (mais les Irakiens incendient ses puits de pétroles) et Saddam Hussein accepte un cessez-le-feu.
  • 3 mars : fin de la Guerre du Golfe.
    • Dans les jours qui suivent la libération du Koweït, le régime organise une campagne de répression contre les collaborateurs supposés des Irakiens, essentiellement les populations palestiniennes. Plusieurs milliers de personnes sont victimes d'exécutions sommaires, puis le gouvernement lance une action plus régulière avec jugements. 300 000 Palestiniens sont expulsés et se réfugient en partie en Jordanie.
    • Insurrection en Irak. La coalition ne marche pas sur Bagdad de peur de déstabiliser la région. Saddam Hussein se maintient au pouvoir en Irak et règne par la terreur. Sa garde républicaine restée intacte écrase les rébellions kurdes au nord et chiite au sud. Les insurgés chiites se replient sur l'Iran à la mi-mars.
  • 6 mars : déclaration de Damas établissant une coopération et une coordination entre les États membres du Conseil de coopération du Golfe, la Syrie et l'Égypte. Une « force arabe de paix » destinée à « assurer la sécurité et l'intégrité des États arabes du Golfe » est mise en place.
  • Début avril, les Kurdes fuient par milliers d'Irak vers la Turquie.
  • 5 avril : l'ONU réagit à la répression contre les Kurdes et les Chiites révoltés par Saddam Hussein par la résolution 688 qui exprime sa préoccupation pour le sort des populations civiles irakiennes et considère que la répression menace la paix et la sécurité de la région.
  • 13 avril : les Américains lancent l'opération « Provide comfort » destinée à apporter une aide humanitaire aux Kurdes. Une zone d'exclusion aérienne est créée et les régions kurdes acquièrent une autonomie de fait, renforcée par les négociations entre les mouvements kurdes et le régime irakien. Les réfugiés kurdes peuvent renter. Les deux partis kurdes (PDK et UDK) entrent en rivalité pour le contrôle de la région.
  • 8 mai : Moubarak annonce le retrait des forces égyptiennes du Koweït et de l'Arabie saoudite.
  • Juillet (Liban) : les Palestiniens du Liban-Sud sont désarmés et l'OLP pratiquement interdite. L'entrée de l'armée libanaise dans la zone sous le contrôle de la FINUL entraîne la réaction d'Israël.
  • Automne (Liban) : les milices évacuent l'agglomération de Beyrouth.
  • 30 octobre : conférence de paix israélo-arabe, à Madrid, sous le parrainage des États-Unis et de l'URSS, et avec la participation de l'OLP, des israéliens, des Jordaniens et des Syriens, pour assurer la stabilité du Proche-Orient par le règlement pacifique du contentieux arabo-israélien. Les conversations qui se poursuivent à Washington n'aboutissent pas, car le Premier ministre israélien Yitzhak Shamir, obsédé par la sécurité de son pays, se montre de plus en plus méfiant vis-à-vis de des États-Unis. Le gouvernement américain, furieux de la poursuite d'installation de colons juifs dans les territoires occupés, en vient à refuser sa garantie à des emprunts israéliens.
  • 21 décembre (Liban) : Omar Karamé forme un gouvernement dans lequel certains chefs de milices obtiennent des portefeuilles (Samir Geagea, Elias Hobeika, Walid Joumblatt, Soleimane Frangié). La stabilisation politique est rétablie au début 1992.
  • Égypte : épreuve de force des islamistes contre le régime, essentiellement en Haute Égypte. Le régime prolonge l'état d'urgence et proclame une loi « contre la subversion armée » (8 juillet 1992[21]).
  • Des manifestes accusant le régime d'avoir fait de l'Arabie saoudite un protectorat américain sont diffusés. Les opposants se regroupent dans un « comité de défense des droits légitimes » et exigent, au nom de la loi islamique, une véritable représentation politique et une participation au pouvoir. Le régime répond par une répression policière et contraint les opposants à s'exiler. Le roi Fahd tente un politique d'ouverture politique : le 1er mars 1992[22] il forme un conseil consultatif de 60 membres nommés, choisit dans les mêmes milieux sociaux que ceux des islamistes. Une loi fondamentale du royaume fixe pour la première fois le rôle de la monarchie et de la famille royale.
  • L'Arabie saoudite finance la moitié de l'effort de guerre, soit environ 50 milliards de dollars. Le royaume décide d'augmenter sa production en profitant de l'absence de l'Irak sur le marché et passe de 5,4 millions de barils par jour en 1990 à 8 millions en 1991. Ces mesures n'empêchent pas l'Arabie saoudite de connaître une crise financière, accentuée par des achats massifs et inconsidérés d'armements.

Europe orientale[modifier | modifier le code]

  • Réouverture de l'Alliance française Ostrava, après 50 ans de fermeture.
  • 8 janvier : par un acte unilatéral et illégal, la banque nationale serbe - investie par un vote secret et unilatéral de l'Assemblée de la république de Serbie en date du 28 décembre 1990 - opère un détournement sans précédent dans le système monétaire yougoslave. Pas moins de 18,2 milliards de dinars (1,8 milliard de dollars) en argent scriptural sont placés illégalement à la disposition de la banque centrale de Serbie sans que ces moyens-là aient la moindre couverture légale. Le premier ministre fédéral, Ante Marković, qualifiera cet acte de « pillage du siècle », considérant qu'il signe l'arrêt de mort de la fédération yougoslave.
  • 13 janvier : répression des manifestations indépendantistes dans les pays baltes : 14 morts à Vilnius en Lituanie.
  • 21 janvier : répression des manifestations indépendantistes dans les pays baltes : 4 morts à Rīga en Lettonie.
  • 25 février : lors d'une réunion de ses États-membres à Budapest (Hongrie), le Pacte de Varsovie, la décision de dissoudre le pacte en tant qu'organisation militaire, le 1er juillet 1991 est prise.
  • 26 février : une région autonome serbe de Slavonie, Baranya et Syrmie occidentale est proclamée par des séparatistes serbes à l'est de la Croatie.
  • 17 mars(Union soviétique) : référendum sur la question « pensez-vous qu'il est essentiel de préserver l'URSS sous forme d'une fédération renouvelée de républiques souveraines et égales où les droits et les libertés de chacun, quelle que soit la nationalité, seront pleinement garanties ? ». 76,4 % des électeurs répondent oui dans les neuf républiques où a lieu la consultation ; six républiques (Estonie, Lettonie, Lituanie, Moldavie, Arménie, Géorgie), refusent d'y participer. Le même jour les Russes décident que leur président sera désormais élu au suffrage universel. À Novo-Oragedo, près de Moscou, les neuf républiques concernées rédigent avec la Russie un traité qui leur transfère une grande partie des pouvoirs réservés jusqu'alors au centre, tout en conservant un président, élu directement par le peuple, à la tête d'une Union des Républiques Souveraines Soviétiques. Le traité doit être signé le 20 août.
  • 31 mars : victoire du parti communiste albanais aux premières élections libres car les ruraux sont attachés au statu quo, tandis que les citadins préfèrent l'opposition. L'exode vers l'Italie reprend. Une grève générale contraint Ramiz Alia à constituer un gouvernement d'union nationale. Le parti communiste change de nom pour devenir le parti socialiste albanais.
  • 1er avril : la Région autonome serbe de Krajina fait sécession de la Croatie.
  • 9 avril : indépendance de la Géorgie.
  • Mai : une crise constitutionnelle éclate lorsque la Serbie et ses alliés bloquent l'installation d'un Croate à la tête de la présidence collective de la Yougoslavie.
  • 12 mai : référendum dans la province serbe de Krajina (Croatie) pour le maintien dans la Yougoslavie.
  • 19 mai : référendum pour l'indépendance de la Croatie.

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  • Le gouvernement hongrois signe des accords de coopération avec la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Russie et l'Ukraine (1991-1992).
  • Au début de l'année, en Tchécoslovaquie, 98 % du PIB provient encore du secteur étatique. Trois méthodes sont prévues pour privatiser : la restitution à leurs anciens propriétaires des actifs nationalisés par le régime communiste ; la transformation des entreprises d'État en sociétés de droit privé vendues à des particuliers ; la distribution de coupons (vouchers) gratuits à la population.
  • L'Union soviétique sombre dans la dépression économique. Chaque république se replie sur elle-même et procède à des échanges avec ses voisines sous forme de troc ; l'espace économique se fragmente ; nombre de production baissent d'environ 10 %. L'inflation commence à atteindre des niveaux vertigineux. Le pouvoir, paralysé, n'ose pas prendre les mesures économiques qui s'imposent.
  • Le Soviet Suprême légalise la « dénationalisation » des entreprises d'État en URSS.

Europe occidentale[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : 1991 en France, 1991 en Italie et 1991 en Suisse.


  • Politique libérale en Suède : privatisation de 35 entreprises d'État, réduction importante des dépenses gouvernementales (y compris dans le domaine des prestations sociales), ouverture du pays à l'implantation d'industries étrangères.

Chronologies thématiques[modifier | modifier le code]

Arts et culture[modifier | modifier le code]

Prix Nobel[modifier | modifier le code]

Naissances en 1991[modifier | modifier le code]

Décès en 1991[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]