Sardaigne

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Sardaigne
Blason de Sardaigne
Héraldique
Drapeau de Sardaigne
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Chef-lieu Cagliari
Provinces 8
Communes 377
Président Francesco Pigliaru (PD)
2014-2019
NUTS 1 ITG (Italie insulaire)
ISO 3166-2 IT-88
Démographie
Population 1 672 804 hab. (31/05/2010)
Densité 69 hab./km2
Géographie
Superficie 2 409 000 ha = 24 090 km2
Localisation
Localisation de Sardaigne
Liens
Site web http://www.regione.sardegna.it

La Sardaigne (italien : Sardegna, sarde : Sardigna) est une île de la mer Méditerranée et une région italienne, située au nord de la Tunisie et au sud de la Corse. Elle a obtenu le statut d'autonomie le 28 février 1948. Son chef-lieu est la ville de Cagliari.

La Sardaigne est par sa surface la seconde île de la mer Méditerranée et une région italienne à statut spécial dont la dénomination officielle est Regione Autonoma della Sardegna. Son Statut Spécial, inscrit dans la Constitution de 1948, garantit l'autonomie administrative des institutions locales tutélaire de ses particularités linguistiques et géographiques.

La Sardaigne, séparée de la Corse par les Bouches de Bonifacio, est située au milieu de la mer Méditerranée occidentale: cette position centrale a favorisé depuis l'Antiquité les rapports commerciaux et culturels comme les intérêts économiques, militaires et stratégiques.

À l'époque moderne, de nombreux écrivains ont exalté la beauté de la Sardaigne, qui conserve encore, malgré l'extension du tourisme côtier, dans un paysage protégé, les vestiges de la culture nuragique[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Mont Gennargentu

La Sardaigne, qui a une superficie de plus de 24 000 km2, est située au centre de la Méditerranée occidentale, entre la Corse au nord, et la Tunisie au Sud, et a été longtemps considérée comme la plus grande île de Méditerranée. En fait, elle est la deuxième après la Sicile.

Elle est majoritairement constituée de montagnes et collines, et le massif montagneux principal, le Gennargentu, qui se trouve dans la partie centre-orientale de l’île, culmine à 1 834 m d’altitude[2]. Au sud le mont Linas (1 236 m) et les monts du Sulcis se dégradent vers la mer avec des altitudes inférieures[3].

On y trouve également des parties planes, dont la seule réellement remarquable est celle du Campidano, une vaste plaine d’origine fluviale. On remarque deux fleuves principaux, le Flumendosa long de 127 km, mais surtout le Tirso avec ses 135 km. On trouve de nombreux barrages en Sardaigne, formant des lacs artificiels qui servent à l’irrigation des champs.

Son climat méditerranéen offre des températures douces, et le mistral, qui est le vent dominant, permet de rafraîchir les températures estivales élevées.

Géologie[modifier | modifier le code]

La géologie sarde est très intéressante du fait que les roches s'y trouvant sont parmi les plus anciennes d'Europe, et les plus anciennes d'Italie. Ainsi, il n'y a pas de très hautes altitudes en Sardaigne du fait de la longue érosion. En effet, la base rocheuse de la Sardaigne méridionale (d'où le grand nombre de mines dans le sud) date de la période précambrienne, et plus précisément du début de l'éon protérozoïque (l'ère paléoprotérozoïque). On trouve, au nord-est de l'île, des roches sédimentaires issues de cette période, qui montrent qu'il y a eu également une partie provenant d'immersion. Ces sédiments ont permis la création de roches carbonifères (d'où les mines de charbon). On trouve également des roches plus récentes, issues de l'éon phanérozoïque telles que des roches volcaniques que l'on trouve en quantité dans la région occidentale et méridionale de l'île[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Distribution annuelle des précipitations en Sardaigne

Méditerranéen dans l'ensemble, le climat devient plus rigoureux dans le centre de l'île avec de la neige en hiver. En été, les incendies sont souvent présents lors de cette période. Le 27 juillet 2009, sous l'influence du sirocco, il a été mesuré 47 °C[5] à Arzachena. Ces températures sont atteintes en raison d'importants feux de forêt [précision nécessaire].Les températures moyennes sont comprises entre 11 et 17 °C[6].

La pluviométrie est inférieure à celle de la Corse, en raison des altitudes inférieures. La pluviométrie moyenne est entre 700 et 800 mm d'eau par an, répartis sur seulement 60 jours dans l'année[7].

Cagliari, 4 m Jan Fév Mar Avr Mai Jui Jui Aoû Sep Oct Nov Déc Ann
T moyennes maximales (°C) 14 15 16 18 22 27 30 30 27 23 18 15 21,2
T moyennes minimales (°C) 6 6 7 9 12 16 19 19 17 14 10 7 11,8
Précipitations (mm) 46 57 44 37 24 9 3 9 31 56 56 55 427
Fonni, 1 000 m Jan Fév Mar Avr Mai Jui Jui Aoû Sep Oct Nov Déc Ann
T moyennes maximales (°C) 6 7 9 11 16 21 26 25 22 16 11 8 15
T moyennes minimales (°C) 1 1 2 5 8 13 17 16 14 10 5 3 8
Précipitations (mm) 97 118 110 88 73 33 11 18 40 93 107 131 919

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est sans doute au paléolithique inférieur (500 000 ans av. J.-C.) que remontent les premiers vestiges certains de la fréquentation de l'île par le genre Homo. Les dates du premier peuplement humain varient suivant les sources[8]. L'espèce sapiens s'y installe de manière stable bien plus tard, au néolithique inférieur (6000 av. J.-C.).

Chronologie avant J.-C.


La première civilisation ayant une physionomie et des caractères bien définis et autochtones est la civilisation dite de Bonuighinu (au cours du IVe millénaire av. J.‑C., population diffusée sur le territoire de l'île pratiquant l'agriculture regroupée en villages, en contact étroit avec la Corse, l'Italie et le Sud de la France, céramique et obsidienne en laissent la trace archéologique évidente), puis apparaît celle plus célèbre des nuraghes[9], qui débute à l'âge du bronze ancien (1500 av. J.-C.) et qui décline progressivement à la fin de l'âge du fer (500 av. J.-C.) pour ne disparaître complètement qu'avec l'occupation romaine. Elle a ainsi été nommée à cause de son architecture la plus typique : le nuraghe, construction en forme de tour (tronc de cône) à l'aide de gros blocs de pierre équarris et travaillés, qui prend une forme plus articulée et complexe lors de la période la plus resplendissante de cette civilisation (en plein âge du fer).

Nuraghe Losa

Il existe d'autres constructions typiques de l'âge pré-nuragique et intermédiaire : les domus de janas (traduction : les maisons des fées) creusées dans le granit et servant à inhumer les morts, les tombes des géants, très fréquentes à l'intérieur de l'île, et de dimensions cyclopéennes. Dans ce cas également il s'agit de constructions typiques. Le mégalithisme (avec des menhirs notamment) est une caractéristique prénuragique[10].

Village nuragique à Serra Orrios

Les riches ressources minières de l'île attirent l'attention et l'intérêt commercial des populations de la Méditerranée orientale, comme les Mycéniens et les Chypriotes, mais ce sont les Phéniciens qui, à partir du IXe et du VIIIe siècle av. J.-C. constituent les premières colonies stables, occupant des sites le long de la côte, facilement accessibles, favorables aux échanges et au commerce[11]. La Sardaigne qui appartenait à l'empire carthaginois (son occupation va de 535 à 239 av. J.-C.)[12],[13] privilégie, outre la production des ressources minières, celle du froment et du bois (l'île était quasiment recouverte de forêts). Cette exploitation perdure également avec la conquête romaine (239 av. J.-C. 476 après J.-C.). La Sardaigne fut rattachée à Rome lors de la première guerre punique et en 227 av. J.-C. est constituée la province romaine de Corse-Sardaigne[14].

Rome, pour affirmer sa domination des zones internes et notamment la Barbaria (devenue l'actuelle Barbagia) où les habitants qui parlent une langue pré-latine y sont considérés comme plus fiers et courageux que sur les côtes, s'impose par une administration forte et bien organisée et dont l'efficacité est assurée principalement par un réseau routier très ramifié duquel ont survécu encore çà et là quelques morceaux originaux, repris en grande partie par le tracé du réseau routier moderne[15].

Amphithéâtre romain de Cagliari

L'affaiblissement de l'Empire romain atteint l'île et a pour conséquence l'abandon progressif des terres agricoles et des côtes et un abaissement notable de la démographie.

Abandonnée à elle-même et sans défense, la Sardaigne est occupée et subit les razzias durant quelque 80 ans (vers 460-530 après J.-C.) par les Vandales d'Afrique qui, défaits par l'empereur d'Orient, laissent l'île sous la domination de Byzance.

Quand, au IXe siècle, les Arabes achèvent la conquête de la Méditerranée, du Nord de l'Afrique, de l'Espagne et de la Sicile, les côtes sardes sont soumises à leurs attaques incessantes et à leurs razzias[16].

En 1014, une alliance de Gênes et de Pise provoque la défaite de Museto, un chef de guerre arabe qui s'était emparé de Cagliari.

Le désintérêt et le vide de pouvoir qui s'ensuit de la part de la lointaine Byzance pousse l'île à gérer elle-même son sort: ainsi, elle s'organise administrativement et militairement en 4 Giudicati (ou judicats) : ceux de l'Arborée, de Calaris (Cagliari), de la Gallura et du Logudoro (Torres), royaumes souverains et indépendants les uns des autres[15].

Avec des soubresauts, les Giudicati survivent jusqu'à la fin du XIIIe siècle, lorsqu'ils deviennent territoires contrôlés ou alliés avec les républiques maritimes, leurs familles changées en seigneuries du continent italien de Pise et de Gênes. Après avoir aidé à détruire les autres giudicati, celui d'Arborée résiste et reste indépendant jusqu'en 1420, jusqu'au moment où il vend le reste des territoires pour 100 000 florins d'or à son ancien allié le Roi d'Aragon, qui conquiert définitivement l'île tout entière, déjà concédée en zone féodée depuis 1297 par le pape Boniface VIII ainsi que la Corse voisine (à laquelle les Aragonais renoncent en 1487)[15].

Le « Regnum Sardiniae et Corsicae » ainsi créé le 4 avril 1297 demeurera sous la domination de la couronne d'Aragon jusqu'au début 1700[15].

Chronologie après J.-C. Traité de Londres (1718) Italie Italie Royaume d'Italie Royaume d'Italie Royaume de Sardaigne Royaume de Sardaigne Empire espagnol Royaume d'Aragon République de Pise Judicat Empire byzantin Vandales Corse-Sardaigne


Après une brève parenthèse autrichienne (1708-1718), confirmée par le traité d'Utrecht, le Regnum Sardiniae est cédé, lors du « traité de Londres (1718) », aux États de Savoie, dont le duc prend le titre de roi de Sardaigne, en échange de la Sicile[15].

Le royaume de Sardaigne est ainsi constitué (désigné généralement sous le nom de Piémont-Sardaigne par les historiens français puisque sa capitale est à Turin et une vice-royauté est installée à Cagliari), et à l'intérieur de celui-ci l'île maintient son statut autonome jusqu'à 1847, année où elle fusionne avec le Piémont et donne le jour à un gouvernement central unique, renonçant ainsi à son autonomie historique.

En 1793 a lieu l'invasion de la France révolutionnaire, qui a abouti à une des premières défaites pour le jeune Napoléon. Le 28 avril 1794 une véritable rébellion antiféodale éclate à Cagliari, et deux ans après, une nouvelle insurrection est menée par l'émissaire du vice-roi Giovanni Maria Angioy qui, se trouvant sans partisans, s'enfuit à Paris pour persuader la France d'envahir (libérer) l'île.

Avec la fin des guerres pour l’Indépendance et l'unité italienne, le royaume de Piémont-Sardaigne devient royaume d'Italie en 1861. « Tout commence avec le Royaume de Piémont-Sardaigne : en termes constitutionnels, il existe une continuité entre celui-ci et la République italienne. Il n'y a jamais eu de rupture en passant d'un régime à l'autre. Ce n'est pas non plus un hasard si Garibaldi a sa tombe en Sardaigne.»[17]

La Sardaigne est une région complexe qui a conservé au travers de ses témoins culturels, des matériaux présentant un intérêt historique et artistique, un bagage original très caractéristique que l'on n'arrête pas de redécouvrir et qu'il sied de revaloriser en tenant compte de toute sa richesse.

Paolo Valente Poddighe fut le premier archéologue à prétendre que « Atlantide équivaut à la Sardaigne de l'époque nuragique », et que cette île pourrait donc être Atlantide[18]. D'autres archéologues soutiennent depuis sa thèse.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Drapeau de la Sardaigne.
Armoiries du royaume de Sardaigne

L'origine du symbole sarde n'est pas bien définie, mais on retrouve sa trace historique attestée en 1281. On doit noter son analogie avec celui de la Corse voisine. Plusieurs faits historiques peuvent peut-être l’expliquer[19]. En effet, le premier événement historique se déroule en 1014, par la victoire sur Museto à Cagliari (voir l'histoire), et ainsi, les têtes de maures représenteraient les vaincus, et sont au nombre de quatre en référence aux régions sardes.

Mais le fait historique le plus explicatif du symbole serait celui de 1096, lorsque le roi Pierre Ier d'Aragon vainquit les Maures lors de la bataille d'Alcoraz. Il expliqua cette victoire sur les quatre rois arabes tués sur le champ de bataille, par le concours providentiel de saint Georges (dont la bannière est une croix rouge sur fond blanc). D'ailleurs, d'anciennes représentations montrent parfois quatre têtes couronnées.

La croix rouge sur fond blanc, que l'on retrouve sur les caravelles de Christophe Colomb comme sur le maillot du Barça, est l'emblème de la ville de Barcelone, véritable centre catalan de l'empire maritime aragonais, qui comprenait également le Levante (région de Valencia), les Baléares, la Sicile et le royaume de Naples. Elle flottait sur tous les navires catalans. Le blason actuel de la ville de Barcelone est cette croix écartelé avec le blason catalan. D'où la présence de catalanophones à l'Alguer.

C'est le 5 juillet 1952 que l'emblème devient, par décret, le symbole officiel de la Sardaigne. La Loi régionale du 15 avril 1999 a relevé le bandeau sur le front des Maures (à l'origine, il leur bandait les yeux), pour des raisons diplomatiques[20].

Administration[modifier | modifier le code]

Les huit provinces sardes

La Sardaigne est divisée en huit provinces[21]. Trois anciennes :

Une plus récente :

Enfin, une loi régionale adoptée en 2001 qui prévoit désormais un total de huit provinces à partir du 9 mai 2005 (avec les élections des conseils de provinces). Les quatre nouvelles provinces sont les suivantes :

Voir aussi : (it) La nouvelle répartition des villes par province [PDF]

Suite au referendum de 2012 en Sardaigne (Référendum régionaux de 2012), concernant les institutions provinciales, un processus de réorganisation administrative des organismes intermédiaires est engagée le 24 mai 2012[22]. Certains organismes doivent être réformés ou supprimés et leurs compétences transférées à d'aures entités comme l' Unione di comuni (it)[23],[24],[25], normalement avant le 1er juillet 2013[26],[27].

Politique[modifier | modifier le code]

La région autonome est régie par un statut spécial, approuvé par une loi constitutionnelle du 26 février 1948 qui a donné pouvoir de légiférer de manière exclusive dans certains cas (organisation des administrations locales, construction, agriculture et forêts). Dans d'autres domaines (santé, assistance publique), la région peut légiférer dans le cadre des principes établis par la loi de l'État. Ces compétences ont été étendues par la réforme du titre V de la Constitution italienne (dans le domaine de la recherche et de la formation).

Le Statut organise les trois autorités qui représentent la Sardaigne :

  • le Conseil régional (pouvoir législatif régional) ;
  • la Junte régionale (pouvoir exécutif régional) ;
  • le président de la région (chef du pouvoir exécutif régional).

Depuis la réforme constitutionnelle du 31 janvier 2001, le président est élu directement, en même temps que le Conseil régional.

En 2004, les élections au Conseil régional (comprenant celle du président de la région autonome), les premières après la réforme constitutionnelle, ont eu lieu sur la base du statut spécial en vigueur et en tenant compte des provinces nouvellement créées en 2001.

Les deux principaux candidats pour la présidence étaient Renato Soru, à la tête d'une liste Sardegna insieme (Sardaigne ensemble), soutenue par la coalition de l'Olivier et son propre mouvement, Progetto Sardegna, il a été élu avec 50,13 % des voix, et Mauro Pili, le président sortant élu en 1999, à la tête d'une liste Sardegna unita (Sardaigne unie), soutenu par la Maison des libertés, n'a obtenu que 40,53 % des voix.

Le 14 juillet 2004, c'est Giacomo Spissu (Démocrates de gauche) qui a été élu, au second tour, président du conseil régional (avec 47 voix, 30 votes blancs, et 3 à un autre DS - 5 abstentions). Au premier tour, 52 abstentions (de la majorité élue) avaient empêché le vote à la majorité des deux tiers prévus lors de ce premier vote.

Voir aussi : (it) Conseil régional de Sardaigne

Lors des élections provinciales des 8 et 9 mai 2005, les listes soutenues par l'Union ont obtenu au total 56,15 % des voix, les candidats de la Maison des libertés ont obtenu 38,33 % des voix, et enfin les indépendantistes ont obtenu 2,58 % des voix.

Les conseillers de la province d'Olbia-Tempio n'ont été répartis qu'à l'issue du second tour et ont donc augmenté le nombre des élus des DS, Margherita, de Popolari-UDEUR, du Parti sarde d'action et sans doute du Progetto Sardegna, des SDI, RC et IdV.

Lors des élections régionales des 15 et 16 février 2009, Le Peuple de la liberté, avec pour candidat à la présidence Ugo Cappellacci (457 676 voix, 51,90 %) a largement défait Renato Soru, président sortant démissionnaire, à la tête d'une coalition de centre-gauche « Soru Presidente » (378 246 voix, 42,89 %).

À gauche, le Parti démocrate obtient 160 822 voix, l'Italie des valeurs 34 277 voix, Refondation communiste 20 638 voix, « Rosso Mori » 15 215 voix, le Parti des communistes italiens 13 299 voix et la Gauche pour la Sardaigne, 10 095 ; total de la coalition Soru 254 346 (38,62 %).

À droite, Le Peuple de la liberté obtient 201 105 voix, l'UDC 61 748, les Riformatori 46 058 voix, le Parti sarde d'action 28 949 voix, l'Uds-Npsi 21 886 voix et le MPA[28] 13 740 voix ; total coalition 373 486 (56,71 %).

Les candidats hors coalitions étaient Gavino Sale, IRS Indipendentzia, 27 118 voix (3,07 % pour le candidat, 2,06 % pour la liste associée) ; Peppino Balia, Parti socialiste Partito Socialista, 13 812 voix 1,56 (Ps 14.143 2,14) ; Gianfranco Sollai, Unidade indipendentista, 4 887 voix 0,55 (Un. In. 3.012 0,45).

Le 16 février 2014, lors des élections régionales, le centre-gauche, avec Francesco Pigliaru bat le sortant Ugo Cappellacci soutenu par Forza Italia.

Démographie[modifier | modifier le code]

En octobre 2004, plusieurs chercheurs de l'université de Montréal se sont rendus en Sardaigne pour y étudier une particularité sarde. En effet, les médecins de l'île ont constaté un nombre important d'hommes supercentenaires (110 ans et +)[29], ce qui est rare, car habituellement ce sont les femmes qui atteignent ces âges avancés[30]. Plusieurs explications sont avancées tels que l’air des montagnes ou le régime alimentaire[31], mais encore des facteurs génétiques. Il est probable que ces facteurs interagissent comme le pense Robert Bourbeau. Ainsi, le GeDAP[32] et l'INED[33] s’intéressent également à la Sardaigne, dans le cadre du projet européen FELICIE[34].

Tableau et graphique démographique de 1861 à 2011
Date du recensement Population Variation  %
31.12.1861 609.000 0 0
31.12.1871 636.000 24.000 + 4,4%
31.12.1881 680.000 44.000 + 6,7%
10.02.1901 796.000 116.000 + 8,2%
10.06.1911 868.000 72.000 + 8,5%
01.12.1921 885.000 17.000 + 1,9%
21.04.1931 984.000 99.000 + 11,3%
21.04.1936 1.034.000 50.000 + 10,1%
04.11.1951 1.276.000 242.000 + 13,6%
15.10.1961 1.419.000 143.000 + 10,8%
24.10.1971 1.474.000 55.000 + 3,8%
25.10.1981 1.594.000 120.000 + 7,9%
20.10.1991 1.648.000 54.000 + 3,3%
21.10.2001 1.632.000 - 16.000 - 1,0%
21.10.2011 1.639.362 7.362 0,4%

Habitants recensés (en millier)

Pyramide des âges de la Sardaigne

Habitants recensés (en millier)


Personnalités sardes[modifier | modifier le code]

Artistes Personnalités politiques

Culture sarde[modifier | modifier le code]

Carte de la répartition des différentes langues sardes

Langues et dialectes[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Italien, Sarde, Sassarais, Gallurais, Alguérois et Tabarquin.

Comme dans le reste du pays, la langue officielle et la plus largement utilisée est l'italien, mais il y a plusieurs langues locales et régionales, toutes de la famille des langues romanes. Parmi ceux-ci la langue la plus répandue est le sarde[35], qui comprend plusieurs dialectes, langue romane distincte de l'italien et restée très proche du latin. Elle comprend des termes de substrat pré-latin dont certains sont similaires au basque, selon l'avis de Eduardo Blasco Ferrer et Michel Morvan.

Les variantes principales du sarde sont essentiellement deux, le logoudorien et le campidanien, que l'on subdivise à leur tour en autres dialectes.

  • Le logoudorien (en sarde logudoresu, en italien logudorese), correspondant à la région du Logudoro, est la variété sarde restée la moins influencée par d'autres langues, du fait de son isolement géographique au centre de l'île. Elle se décline en deux dialectes, le commun, et le logudorese du Nord. Au logoudorien, on associe le nuorien, (en sarde nugoresu, en italien nuorese), autour de la ville de Nuoro, variété la plus archaïque.
  • Le campidanien (en sarde campidanesu, en italien campidanese), correspondant à la région du Campidano, qui est la plus parlée de l'île. Au sein du campidanien, on distingue parfois l'ogliastrino (en sarde ollastrinu), parlé autour de la ville de Lanusei, en Ogliastra.

Des autres idiomes sont parlés au nord de l'île, et y est présent sous deux variétés : considérées comme des langues par l'Unesco, elles relèvent du corse ou toscan. En effet, le sassarien (sassaresu, en italien sassarese) parlé autour de Sassari vers Porto Torres et Castelsardo, et le gallurais (gadduresu, en italien gallurese) parlé en Gallura, sont eux considérés comme des dia-systèmes corso-sardes, comprenant une part importante de vocabulaire empruntées aux deux langues, corse et sarde. La langue galluraise partage 80 % de son vocabulaire avec la variété sartenaise oltremontano de la langue corse, et 20 % avec la langue sarde.

Deux autres langues romanes sont également présentes en Sardaigne: le génois ou ligure, appelé tabarchin, et le catalan. Nommé ici tabarquin, le ligure est pratiqué dans le Sud-Ouest, dans les îles de Carloforte et Calasetta. La variété catalane qu'est l'Alguérois (alguerès), relevant du catalan oriental, est pratiquée dans la ville portuaire d'Alghero (L'Alguer en catalan), au Nord-Ouest de l'île.

La majorité des Sardes sont bilingues, parlant également l'italien et une ou plusieurs langues locales, à quelques exceptions surtout dans l'intérieur de l'île. Les langues régionales sont utilisées dans la signalisation routière bilingue de certaines municipalités.

Littérature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Nouvelle Vague littéraire sarde.

Statuettes sardes[modifier | modifier le code]

Contemporaines de la fin de l'époque nuragique et de sa civilisation (entre 900 av. J.-C. et 535 av. J.-C.), lors de l'âge du fer, les petits bronzes, représentaient souvent guerriers en armes et animaux, mais aussi des orants par exemple. De la même époque, il existe aussi des sculptures de pierre, de petite mais aussi de grande taille comme les Géants de mont Prama[36].

Murales[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Murales.
Une des nombreuses Murales de la ville d'Orgosolo.

La Sardaigne compte plusieurs milliers de peintures dites murales (prononcer: « mouraless ») sur les murs de l'île. Cet art populaire s'étale sur les murs, mais aussi sur les rochers. Elles véhiculent assez souvent un message politique (actuel ou historique) ou citoyen, comme sur l’hygiène à l'initiative des collectivités locales. Les fresques remarquables initiées par le professeur Francesco del Casino à Orgosolo empruntent souvent à l'esthétique d'artistes connus comme Picasso, Miro, De Chirico ou au style de certaines bandes-dessinées. Les murales seraient apparues au début des années 70 à San Sperate sur une idée venue du Mexique[37].

Musique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Canto a tenore.

La technique utilisée par les chanteurs sardes est quasiment unique au monde, et ne peut être rapprochée que du chant diphonique pratiqué principalement en Mongolie.

Ainsi, on peut distinguer le chant à voix unique accompagné d'un instrument traditionnel, le canto a tenore sarde, qui est un chant polyphonique de quatre hommes. En 2005, le canto a tenore a été proclamé chef-d'œuvre du patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO.

Les chœurs sont souvent composés de cinq voix, appliqués entre autres lors des Gosos, qui sont les chants religieux.

Les instruments traditionnels sardes sont très utilisés en accompagnement des chants et des danses. Le launeddas est l'instrument sarde par excellence, en effet c'est le plus ancien, original et unique. L'instrument à vent est composé de trois parties (sorte de flûte) de différentes tailles, qui se joue en utilisant la technique de respiration circulaire. La guitare sarde aussi est surtout utilisé dans les régions du nord (Logudoro e Gallura pour accompagner le chant traditionnel Cantu a chiterra, portè dans des manifestations populaires au niveau national et international par Maria Carta), et l'organetto, un petit accordéon, introduit depuis moins de deux siècles, utilisé pour le danses et le chant.

Le Ballu tundu est la plus connue et unanime des danses dans l'île, mais on trouve également le A Passu, et le Ballu Seriu.

Il y a ainsi des hymnes qui ne sont pas populaires et qui sont en fait inconnus. On peut dire que le seul hymne aimé c'est Procurad'e moderare, l'hymne composé par Francesco Ignazio Mannu en 1795, en l'honneur de l'insurrection sarde de 1794. L'hymne sarde (Innu Sardu) a été composé en 1843 par Giovanni Gonella. Mais il existe également Dimonios, l'hymne de la brigade « Sassari », composé par Luciano Sechi en 1994. Ne pas oublier le fameux "Naneddù Meù" écrit par Peppino Mereù !

Tenues traditionnelles[modifier | modifier le code]

Pour la femme, la tenue traditionnelle est très finement brodée et colorée (vert, et/ou bleu, et/ou or, et/ou rouge). Les tenues peuvent être très différentes, malgré des parties fixes telles que le châle, le corsage, la jupe longue, et la chemise blanche. Les femmes peuvent également porter des bijoux sardes, en or, argent ou corail, souvent finement gravés[38],[39].

En revanche, pour l'homme, la tenue traditionnelle est dans la droite ligne de la tradition pastorale chère à la Sardaigne. On constate souvent une chemise et un pantalon blanc, un gilet et une veste noirs (parfois avec du rouge), un chapeau de forme particulière, et parfois un manteau (de cuir ou de laine).

Les contes sardes[modifier | modifier le code]

La forte tradition orale de la Sardaigne a produit de très nombreux contes et légendes. Il existe même, dans la ville de Boroneddu, Il museo della fiaba sarda (Le musée de la fable sarde) consacré aux personnages des fables traditionnelles[38],[39].

Quelques exemples :

  • Come Sant'Antonio rubò il fuoco al diavolo (Comment saint Antonio vola le feu au diable)
  • Il vecchio e la rupe (Le vieux et le rocher)
  • Mariedda del piccolo popolo delle janas (Mariedda du petit peuple des fées)
  • La vitellina dalle corna d'oro (Le petit veau aux cornes d'or)

Les fêtes sardes[modifier | modifier le code]

Un costume de carnaval sarde : les Mamuthones

Il existe de nombreuses fêtes en Sardaigne (Carnavals, processions…), qui révèlent la culture sarde fortement ancrée dans l'île[38],[39].

  • La Sartiglia (Sartilla ou Sartilia) : C'est une course de chevaux d'origine médiévale, qui se court le dernier dimanche, et le mardi gras lors du carnaval à Oristano. Cette course a une origine espagnole.
  • La die de sa Sardigna (Le jour de la Sardaigne) : C'est la fête du peuple sarde. Elle fut reconnue par le conseil régional le 14 septembre 1993. Elle rappelle l'insurrection du 28 avril 1794.
  • La procession pour Santa Maria del mare (sainte Marie de la mer) : Une procession de bateaux le 1er août à Bosa,
  • Les Candelieri : C'est une procession qui se déroule le 14 août à Sassari (entre autres),
  • L'Assunta: Procession à Orgosolo,
  • La Sagra di sant'Efisio (la fête de saint Efisio) : Elle se déroule le 1er mai à Cagliari, et regroupe de nombreux participants en costumes traditionnels,
  • La cavalcata sarda : Une course de chevaux à Sassari au mois de mai,
  • La Sagra di San Salvatore : Procession de septembre à Cabras,
  • La S'ardia : Course de chevaux dans les ruelles du village de Sedilo,
  • La fête des Mamuthones : Se déroule à Mamoïada
  • La fête des Merdules : Se déroule à Ottana
  • La fête de San Pietro : se déroule à Carloforte le 29 juin

Universités sardes[modifier | modifier le code]

On trouve deux universités en Sardaigne, l'Université de Cagliari, et l'Université de Sassari, qui est spécialement reconnue pour ses cours de droit.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Le porceddu (maialetto ou porchetto en italien) est un cochon de lait entier (5 kg maximum) parfumé au myrte et au laurier, cuit au four ou à la braise dans un trou recouvert de terre. C'est une tradition venant, dit-on, des bergers malhonnêtes qui cuisinaient de cette façon les cochons de lait volés aux autres bergers. Lorsque le cochon de lait est plus gros, on le coupe en deux et on le cuit à la broche sur un feu de myrte. On peut aussi le mouiller avec le filu'e ferru, la grappa locale, ou avec de l'eau. Ajouter du laurier, sel, poivre, beaucoup d'ail et de myrte.

Les Culingiones ou l'interprétation sarde des raviolis sans viande : la farce réunit harmonieusement le goût sucré des bettes et celui plus franc du pecorino. Les arômes, agréablement en opposition, de la noix de muscade et du safran. Certains les mangent enrichis par une sauce tomate avec de la viande hachée.

Cuisine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : cuisine sarde.

La cuisine a connu une évolution particulière qui conserve encore aujourd'hui beaucoup de ses anciennes caractéristiques.

Parmi les pâtes on distingue les culurgiones (sortes de raviolis fourrés d’un mélange de pommes de terre, oignon et menthe), les malloreddus (en forme de coquillages), mais aussi les pillus (sortes de nouilles).

La viande, cuite à la braise, souvent aromatisée au myrte ou à la suie, est la reine des repas de fête : agneau, chevreau, cochon de lait, marcassin. Le stufata de mouton, réalisé avec un gigot de mouton cuit dans du vin rouge avec des légumes et des épices. Le pane carasau est un pain typique sarde.

Fromages[modifier | modifier le code]

Article connexe : Pecorino sardo.
Pecorino Sardo

Le fromage de brebis (pecorino sardo) est célèbre dans le monde entier. Il est produit à partir du lait de mouton sarde, une race locale. Ce fromage est protégé par le label de qualité européen DOP. Il est habituellement consommé avec la carta musica ou pistoccu, pain très fin en semoule de blé dur.

Il existe d'autres fromages produits en Sardaigne, tels que la fleur Sarde, le Casu marzu, le Canestrati, ou les caprini (au lait de chèvre).

Pâtisseries[modifier | modifier le code]

Enfin les gâteaux, le plus souvent aux amandes (les amarettus ou Amaretti, les Gattò), mais aussi au miel et aux épices. On peut donner d'autres exemples comme les Pardule (petits gâteaux à base de Ricotta), les chiacchiere (sortes de bugnes), l'aranzata (gâteaux à l'orange), les sebadas (beignet au fromage et au citron) ou les Cardinali (petits gâteaux moelleux).

Boissons[modifier | modifier le code]

Les vins sardes sont moins connus que ceux d'autres régions d'Italie, mais leur renommée grandit. L'eau-de-vie (de raisin et de myrthe) et la vernaccia (vin très doux avec un haut degré d'alcool) sont très courants.

Exemples de cépages implantés en Sardaigne :

Exemples d'autres alcools sardes :

Activités économiques et ressources[modifier | modifier le code]

Revenu par tête (PPS) dans l'Union européenne en 2009

Secteur des services et le tourisme sont les principales activités économiques de l'île.

Le revenu par habitant en Sardaigne est la plus haute de Mezzogiorno (€ 16837 par personne [40]). Les principales villes ont des revenus plus élevés:e en Cagliari le revenu par habitant est 27 545 €, en Sassari 24 006 €, en Oristano 23 887 €, en Nuoro est 23 316 € et en Olbia 20 827 €[41].


Malgré ces dernières, la Sardaigne souffre d'un fort taux de chômage[42] (environ 7 %), surtout chez les jeunes (environ 22 %). « Le problème le plus important est l'emploi, en Corse comme en Sardaigne. Si cette question n'est pas résolue, il y aura toujours un mal-être et une émigration. L'intérieur des terres de la Sardaigne se dépeuple. »[43].

L'union européenne a répondu en partie à la demande sarde, en mettant en place un « régime d'aide à l'emploi »[44].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Côte est de l'île

La Sardaigne est de plus en plus connue pour ses localités touristiques, telle que la « costa Smeralda » (la côte d’émeraude), la ville catalane d’Alghero, le massif montagneux de Gennargentu et ses villages, le petit port de Bosa dominé par une forteresse. Plus récemment de nombreux complexes hôteliers ont été construits dans le sud (Villasimius), dans l’est (Muravera), et dans l’ouest (Santa Margherita di Pula et Chia). En 1994, l'archipel de la Maddalena, est classé parc national marin, avec ses 15 046 hectares de superficie marine et 180 km de côtes.

Il existe un moyen étonnant de découvrir la Sardaigne. En effet, le trenino verde (le petit train vert), est un chemin de fer à vapeur remis en marche, avec locomotives et wagons rénovés, afin de faire visiter l'île.

Ainsi le développement des infrastructures touristiques sardes, son climat, ses vestiges archéologiques (nuraghe, etc.), en font une destination de choix, pour accueillir «environ 10 millions de touristes par an, dont 80 % en juillet-août»[45].

De nombreux objets en liège sont fabriqués tels que des cartes postales, des damiers, et autres objets de toutes sortes.

Depuis l’arrêt du Rallye Sanremo en 2003, le rallye de Sardaigne est une des épreuves du championnat du monde des rallyes.

Le Tour de Sardaigne cycliste se déroule chaque année au mois de février.

Élevage[modifier | modifier le code]

L'élevage est très implanté en Sardaigne, surtout dans les régions montagneuses, et a par conséquent une forte importance, certes économique, mais aussi sociale. Il est traditionnellement pratiqué en extensif ou semi-extensif sur les 1 500 000 hectares de prairies naturelles que compte la Sardaigne[46].

On trouve deux types d'élevage principalement pratiqués en Sardaigne. Le premier est l'élevage ovin, l'île comptait un million de moutons sardes au XVIIe siècle, deux millions en 1918 et 2 500 000 en 1971[46]. Le lait de brebis est apprécié et très utilisé, et la viande d'agneau est un repas de choix.
Le second est l'élevage de caprin. Le lait de chèvre est également recherché. Ainsi, le fromage est le produit le plus couramment fourni.

Chariot agricole traditionnel sarde. Il était tracté par un couple de bœufs

L'objectif des 13 000 à 15 000 éleveurs d'ovins et caprins que l'on peut recenser, est d'augmenter la production de produits à forte valeur ajoutée tels que les AOP. Dès lors, les associations d’éleveurs caprins de Nuoro et Cagliari et l’Istituto Zootecnico e Caseario per la Sardegna ont décidé de « définir des stratégies de sélection pour la chèvre sarde »[47].

Mais nous pouvons tout de même dire que « l'agroalimentaire est performant. La Sardaigne est le plus grand exportateur de fromage aux États-Unis et au Canada, même si elle connaît quelques difficultés avec la baisse du dollar. »[45]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Recto d'une médaille inaugurative.

On peut voir plusieurs types de cultures en Sardaigne, dont l'agriculture est assez diversifiée. On trouve des céréales (blé…), des fruits (agrumes, cerises…), des légumes (artichaut…), du crocus printanier pour récolter le safran, de l'olive qui est largement utilisée pour produire l'huile, du liège, de la vigne pour le vin. Cette dernière production date de fort longtemps en Sardaigne, car déjà présente à l'âge nuragique. La production d'olives en revanche n'a été introduite en Sardaigne qu'à partir du XVIe siècle.

La saliculture et bien sûr les ports de pêche, sont également des cultures présentes sur l'île. Cependant cette dernière activité est relativement marginale pour des raisons historiques. On peut cependant noter une exception pour la pêche de l'anguille pêchée depuis l’Antiquité.

L’exploitation minière[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire minière de Sardaigne.

La Sardaigne possède de nombreuses mines, dispersées sur toute l'île. Cependant, la zone géographique ayant le plus de ressources minières est le sud-ouest. Le travail minier dans l'île date de temps très éloignés (6000 av. J.-C.), et grâce à ces nombreuses ressources minières, notées dans la partie historique, la Sardaigne a pu se développer en attirant commerçants et envahisseurs.

Minerais de fer Minerais de Calcium Autres
Elle fut remise aux mineurs pour le centenaire des mines de Montevecchio. (Verso)

Mais on trouve également des productions d'argent, de charbon et de zinc.

Alors que depuis la domination romaine la production minière était très importante en Sardaigne, la production d'aluminium, de charbon et de plomb a chuté. « Dans les années 1960, un premier plan de développement économique de la Sardaigne a été mis en place, fondé sur la monoculture industrielle : la chimie. Quand la chimie s'est écroulée pour des raisons mondiales, il y a eu une crise de désindustrialisation en Sardaigne, amplifiée par la baisse d'activité dans l'aluminium et les mines de charbon et de plomb. Sur les quatre pôles chimiques historiques, deux existent encore. Aujourd'hui, nous cherchons à dépasser cette phase de désindustrialisation, en passant à un système productif plus flexible. »[48].

Aujourd'hui, cette activité est donc réduite, mais la découverte européenne d'une nouvelle technique, a permis l'ouverture en 1997 d'une mine d'or, minerai qui n'était pas jusque là exploité sur l'île[49].

Services[modifier | modifier le code]

Le tertiaire est surdéveloppé. Mais il s'agit surtout Tourisme, administration publique, commerce (par exemple grandes chaînes de distribution) et technologies de l'information.

Industrie[modifier | modifier le code]

L'industrie sarde s'est développée dans le champ industrie chimique, pétrochimique[50], agroalimentaire, métallurgique et textile.

La Sardaigne produit un surplus d'électricité, et exporte vers la Corse et le continent italien. De par sa position géographique et la volonté de la région, la Sardaigne se présente en chef de file du projet ENERMED[51] (pour ENERgie MEDiterranée) visant à promouvoir les énergies renouvelables. Par exemple en ce qui concerne l'implantation d'éoliennes : « le potentiel éolien est donc important dans le nord de la Sardaigne. Tous les facteurs sont réunis pour favoriser l’implantation d’éoliennes : présence de vents réguliers, existence de larges espaces à faible densité de population, et accès aisé aux zones potentielles. À ce titre, l’Union européenne (UE) considère la Sardaigne comme un site idéal pour le développement de ce type de production d’électricité et a décidé de financer leur construction. Les objectifs sont de contribuer à l’indépendance énergétique de l’UE et de réduire les émissions de combustibles fossiles, dans le cadre du respect des objectifs du Protocole de Kyoto »[52]. Vient s'associer à cela d'autres fonds comme à Nurri. En effet, EDF et ENEL s'y sont associés en 2004 pour réaliser un parc éolien de 22 MW[53]. Mais ENEL va plus loin, car il double sa production en Sardaigne en 2006, par la création du parc éolien de Sedini[54].

La Sardaigne a été épargnée par la grande coupure d'électricité italienne de 2003, cette île « étant connectée au continent par un câble sous-marin en courant continu »[55], ce qui peut permettre d'élaborer un système de protection énergétique dans le cadre des interconnexions entre pays.

En ce qui concerne les énergies fossiles, la Sardaigne est amenée à devenir un point de passage important entre le continent africain et l'Europe. En effet, l'Algérie voulant mettre en place une exportation énergétique vers l'Europe, est mis à l'étude un projet de gazoduc vers la Sardaigne, qui pourrait ensuite approvisionner l'Italie et la Corse[56].

Transport[modifier | modifier le code]

Meridiana Fly: compagnie aérienne sarde.

Il est possible d'accéder à l'île de deux manières. La première est par des moyens de transport aérien via les aéroports de Cagliari-Elmas (au sud), d'Alghero - Fertilia et d'Olbia. Ils sont notamment desservis à partir des aéroports de Rome, Milan, Turin et Naples depuis l'Italie. Cependant, le premier a des vols directs provenant de Londres Luton, et le second de Londres Stansted. Les villes de Cagliari et Alghero sont desservies par des vols directs depuis l'aéroport à bas coût de Paris-Beauvais et également à partir de l'aéroport de Marseille Provence. Depuis 2009, la compagnie Ryanair a inauguré une série de vols depuis différentes villes européennes (dont l'aéroport de Charleroi - Brussels-South) vers les aéroports de Elmas et Fertilia. Il existe aussi un petit aéroport à Tortoli desservi depuis Elmas, Olbia et Fertilia par de petits avions bimoteurs. Un agrandissement de la piste serait prévu et permettrait dans les prochaines années à des avions plus gros d'atterrir[réf. nécessaire].

La seconde est le ferry, qui a comme avantage le fait de pouvoir partir avec sa voiture, et comme inconvénient le temps de la traversée. Pour la France, on trouve des départs de Marseille et Toulon vers Porto Torres, mais également de Bonifacio vers Santa Teresa Gallura. Les villes en partance d'Italie sont Gênes, Civitavecchia, Naples, Livourne. Les prix d'une traversée sont comparables à ceux d'un vol sur une compagnie à bas coûts.

Sur place, il est possible de traverser toute l'île en train, et en particulier avec le Trenino verde (petit train vert)[57]. C'est un moyen lent et touristique.

On peut également se déplacer en bus avec diverses compagnies régionales, ou bien sûr en voiture. La route principale est la SS 131, sur le tracé d'une ancienne voie romaine qui traverse l'île du nord au sud.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

La Sardaigne, par sa faible densité de population, est restée très sauvage dans des vastes régions. On y retrouve donc une belle variété de faune et de flore, ainsi que de nombreuses espèces endémiques en raison de l'isolement. De plus, une équipe de recherche de l’université de Cagliari[58], a mis en évidence « 65 espèces végétales ayant des propriétés médicales » seulement dans le sud ouest de l'île.

En raison du nombre important d'animaux marins dont des crustacés dans ses eaux, les Grecs nommèrent la sardine d'après le nom de la Sardaigne[59].

Parcs naturels protégés[modifier | modifier le code]

On trouve neuf parcs naturels sur le territoire sarde, dont trois nationaux et six régionaux :

  • Le Parc national du Gennargentu, est unique en Sardaigne par les sites archéologiques qui y ont été découverts, comme, par exemple, la grotte de Corbeddu (nommée en souvenir du bandit sarde Giovanni Corbeddu Salis) d'où ont été mis au jour les plus anciens restes osseux de la Sardaigne (paléolithique inférieur),
  • Le parc national de l'Asinara, est une île sarde (longueur : 17,5 km, largeur max : 6,14 km) dont les paysages sont très diversifiés, mais surtout avec des traces historiques très importantes, tel qu'un camp de prisonniers de la Première Guerre mondiale.
  • Le parc régional de Molentargius - Saline de Cagliari, avec ses deux étangs d'eau douce et salée, et son complexe archéologico-industriel. Dans cet environnement, on trouve notamment une population importante de flamants roses, installés depuis les années 1990 seulement.
  • Le parc régional de Porto Conte - Capo Caccia, près d'Alghero, a un environnement permettant de trouver près de 35 espèces de mammifères, et 135 d'oiseaux (faucon pèlerin…) marins ou non, pouvant nicher dans les falaises. On y trouve également de nombreuses espèces florales endémiques. Les falaises recèlent des grottes importantes émergées ou submergées dont la plupart sont fermées au public.
  • Le parc régional de la Giara de Gesturi. Vaste de 30 km2, ce parc est en fait un haut plateau où vivent (libres pour certains) les petits et puissants chevaux sardes.
  • Le Parc régional du mont Arci, est un massif d'origine volcanique.
  • Le parc régional du mont Linas est un massif montagneux (environ 1 000 m) qui se trouve dans le sud de l'île près de la commune de Villacidro. On y trouve des mufles et des cerfs sardes.

On peut également noter la présence de plusieurs parcs ou oasis privés, appartenant à diverses organisations telle que le WWF.

Exemples d’espèces[modifier | modifier le code]

Exemples de faune sarde[modifier | modifier le code]

Geai des chênes

Exemples de flore sarde[modifier | modifier le code]

Myrte commun


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sources anciennes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Jean Germain (linguiste), Bibliographie sélective de linguistique française et romane, Boeck Université, éd Duculot,‎ 1997 (ISBN 2-8011-1160-0) ;
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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Catégorie Sardaigne de l’annuaire dmoz

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  2. (it) « Il Gennargentu », sur Sardegnadigitallibrary.it (consulté le 9 février 2011)
  3. (it) « Montagne di Sardegna », sur sardegnadigitallibrary.it (consulté le 9 février 2011)
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  6. (it) IL CLIMA DELLA SARDEGNA - Raimondi et al., 1995 « Clima della Sardegna », sur Paradisola.it
  7. http://www.sardegna-clima.it/index.php?option=com_content&view=category&id=48&Itemid=83
  8. (it) Une des publications officielles sur le sujet reste la chronologie des cultures préhistoriques que l’on trouve dans le livre du professeur Giovanni Lilliu, La civiltà dei Sardi, Turin, éd. Eri, 1988, 3e édition (ISBN 8886109733)
  9. Roger Joussaume, Clio Italie (lire en ligne), p. 26 [PDF]
  10. (it) Giovanni Lilliu, Betili e betilini nelle tombe di giganti della Sardegna, revue : Atti della Accademia Nazionale dei Lincei, Memorie, Serie IX, Vol VI,‎ 1995
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  13. (it) Piero Bartoloni et Spanò Giammellaro, Atti del V Congresso internazionale di studi fenici e punici ; chapitre : Fenici e Cartaginesi nel Golfo di Oristano, Palerme,‎ 2005
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