Le Nouvel Observateur

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Le Nouvel Observateur
Le Nouvel observateur.png

Pays Drapeau de France France
Langue Français
Périodicité Hebdomadaire
Genre Magazine d'actualité
Prix au numéro 3,50
Diffusion 530 123 ex. (2010)
Fondateur Claude Perdriel
Jean Daniel
André Gorz
Date de fondation 19 novembre 1964
Éditeur Paris

Propriétaire Groupe Perdriel
Directeur de publication Laurent Joffrin
Directeur de la rédaction Michel Labro,Claude Weill, Renaud Dely
Comité éditorial Jean Daniel, Claude Perdriel, Laurent Joffrin, Nathalie Collin, Michel Labro, Renaud Dely, Claude Weill, Serge Lafaurie, Jacqueline Galvez

Co-présidents du Directoire Laurent Joffrin, Nathalie Collin Directeur Général Groupe Nathalie Collin

ISSN 0029-4713
Site web http://www.nouvelobs.com/

Le Nouvel Observateur (un temps intitulé France Observateur) est un hebdomadaire français d'information générale, dont le premier numéro sous son nom actuel a été publié le 19 novembre 1964, dix ans après sa création sous le nom de France Observateur. Il appartient au groupe Perdriel. Le Nouvel Observateur est un journal de gauche (considéré de sensibilité sociale-démocrate)[1].

Sommaire

[modifier] Histoire

L'origine du journal est L'Observateur politique, économique et littéraire, hebdomadaire de 24 pages tiré, dès la première parution le 13 avril 1950, à 20 000 exemplaires. Il a été fondé par d’anciens résistants, Gilles Martinet de l’AFP, Roger Stéphane, Claude Bourdet et Hector de Galard de Combat et la collaboration de Jean-Paul Sartre. Il devient l'Observateur aujourd'hui en 1953 puis France Observateur en 1954. Dans la France d’après guerre, imprégnée de l’esprit de la résistance de gauche, France Observateur s’affirme comme un journal pugnace, mettant en avant la nécessité de donner leur indépendance aux colonies, faisant fuiter des rapports militaires en Indochine[2], dénonçant les scandales, la torture en Algérie. Le journal tire à plus de 100 000 exemplaires.

Début 1964, France Observateur subit des difficultés financières. Claude Perdriel, un industriel passionné par la presse, qui fondera plus tard Le Matin de Paris, et Jean Daniel, journaliste et écrivain, décident de relancer l'hebdomadaire qui devient le Nouvel Observateur le 19 novembre 1964.

La ligne rédactionnelle du magazine, mise au point par des penseurs tels que Maurice Clavel ou Gilles Martinet, puis après 1964 Jean Daniel, est l’héritière d'une longue période d'« opposition » aux gouvernements français de centre-droit et conserve une nette sensibilité « de gauche », incarnée notamment par la présence du philosophe André Gorz, qui signe alors ses contributions sous le nom de Michel Bosquet.

En 1974, familièrement appelé le Nouvel Obs, le nouvel Observateur tire à 400 000 exemplaires. La raison de ce succès tient avant tout à sa capacité à saisir l’esprit du temps : il est représentatif de l’évolution des mœurs et révèle au grand public les nombreux courants socioculturels des années post-68.

En 1984, suite à de nouvelles difficultés financières, Claude Perdriel augmente le capital du nouvel Observateur et en devient l’actionnaire majoritaire. De nouveaux journalistes sont engagés (Claude Weill, Olivier Péretié, Jean-Paul Mari…) et le concept du journal est modifié. Le Nouvel Observateur se rapproche du style «news magazine», relance l’idée des reportages et développe les faits de sociétés. Le supplément Obs de Paris apporte un regard sur la vie culturelle de la capitale tandis qu'un cahier économique est intégré au magazine à partir de 1985.

En septembre 1993, un supplément télévision fait son apparition, TéléCinéObs, dirigé par Richard Cannavo et diffusé à Paris et en province. Il devient national en janvier 1994. En 1995, Le Nouvel Observateur devient le premier magazine d'actualité français devant L'Express.

En 1999, nouvelobs.com, site d'information en continu sur Internet est lancé par Patrick Fiole (qui en dirige la rédaction) avec Christina Sourieau (direction des Editions Electroniques). Une équipe dédiée de journalistes est mise en place mais la modération est assuré par la société Netino[3]. C'est le nouvelObs.com, en temps réel.

En 2003, le supplément parisien, dont Guillaume Malaurie est rédacteur en chef, est rebaptisé Paris Obs. le nouvel Observateur se dote de suppléments régionaux dirigés par Patrick Fiole.

En septembre 2007, Le Nouvel Obs lance BibliObs.com, un site internet placé sous la direction de Jérôme Garcin, et intégralement consacré à l'actualité littéraire[4].

La direction du magazine a été assurée par Jean Daniel jusqu'en juin 2008, date à laquelle Denis Olivennes a été nommé directeur général délégué du groupe le nouvel Observateur et directeur de la publication de l'hebdomadaire. La direction de la rédaction a été confiée à Michel Labro, qui a succédé en décembre 2006 à Laurent Joffrin après son retour à Libération.

Logo du magazine jusqu'au 4 mai 2011.

En 2008, le nouvel Observateur a publié une information erronée concernant le président Nicolas Sarkozy, ce que le magazine a reconnu[5] grâce à l’intervention du journaliste Jean Quatremer[6]. En février 2008, le rédacteur en chef Airy Routier a donné sur le site internet du nouvel Observateur une autre information très contestée, sur un SMS qui aurait montré que « le président de la République était prêt, quelque temps avant son mariage, à en annuler les cérémonies à la condition que son épouse précédente, dont il venait de divorcer, revienne à lui. »[7].

La société des rédacteurs du magazine, attachée à l'indépendance des rédactions, a par ailleurs critiqué le directeur du journal Denis Olivennes pour avoir consacré à Nicolas Sarkozy un entretien de huit pages, en juin 2009, jugé excessivement complaisant[8].

En 2011, Le Nouvel Obs lance une nouvelle plate-forme d'information participative, Le Plus[9]. Le Plus a été mis sur pied par l'ancienne équipe de développement du Post.

En Mars 2011, M. Laurent Joffrin est nommé Président du Directoire du Nouvel Observateur, directeur de la rédaction et de la publication du titre. En août 2011, Mme Nathalie Collin est nommée Co-présidente du directoire du Nouvel Observateur, et Directrice Générale du groupe Le Nouvel observateur. Mr Laurent Joffrin et Mme Nathalie Collin co-dirigeaient Libération auparavant.

Le Nouvel Observateur a lancé une nouvelle formule qui a permis d'enrregistrer une hausse des ventes en kiosques de 7% en 2011, soit la plus forte progression des news magazines.

Le 22 décembre 2011, Le nouvel Observateur annonce le rachat de l'ensemble des actionnaires[10] de la société Rue89 pour un montant de 7,5 millions d'euros [11]. Ce rapprochement se traduit par une intégration de la régie et un cobranding du site rue89.com.

Le Nouvel Observateur lance un mensuel de tendances, style de vie, mode, voyages le 29 Mars 2012.

[modifier] Diffusion

Titre 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Diffusion totale 542 781 544 401 544 411 543 399 542 529 543 596 541 577 542 392 531 313 530 123 530 935
dont Diffusion payée totale 537 569 538 213 537 717 536 397 537 502 535 604 536 162 525 547 524 240 525 220

Sources : OJD 2011[12]

[modifier] Direction du Nouvel Observateur

[modifier] Direction générale

  • Co-présidents du Directoire : Laurent Joffrin et Nathalie Collin

[modifier] Comité éditorial

  • Claude Perdriel (président fondateur)
  • Nathalie Collin
  • Michel Labro
  • Serge Lafaurie
  • Jacqueline Galvez
  • Laurent Joffrin
  • Renaud Dély
  • Claude Weill

[modifier] Direction

  • Directeur commercial: Philippe Ménat
  • Directrice des activités numériques: Christina Sourieau
  • Directrice des relations extérieures: France Roque
  • Directrice des ressources humaines: Joelle Meunier

[modifier] Rédacteurs en chef exécutifs

[modifier] Autres responsables de la rédaction

[modifier] Rédaction du Nouvel Observateur

Le Nouvel Observateur compte parmi ses collaborateurs habituels des noms prestigieux comme ceux de Jacques Delors, Robert Badinter et Jean Lacouture[réf. nécessaire].

[modifier] Chroniqueurs

[modifier] Journalistes

[modifier] Rubrique « Politique »

[modifier] Rubrique « Monde »

[modifier] Rubrique « Notre Époque »

[modifier] Rubrique « Économie »

[modifier] Rubrique « Lettres-Arts-Spectacles »

[modifier] Photographes

[modifier] Dessinateurs, jeux

[modifier] Autres publications du Groupe Perdriel

Article détaillé : Groupe Perdriel.

[modifier] Notes et références

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

[modifier] Bibliographie

  • Histoire politique et culturelle de France Observateur, Tome 1, Philippe Tétart, L’Harmattan, 2001
  • Histoire politique et culturelle de France Observateur, Tome 2, Philippe Tétart, L’Harmattan, 2001
  • « L'Intelligence en action » : le Nouvel Observateur, Louis Pinto, Paris, Métailié, 1984.


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