Liste des comtes et ducs de Savoie

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Comte de Savoie
Duc de Savoie
Image illustrative de l'article Liste des comtes et ducs de Savoie
Armoiries comtales, puis ducales.

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Titulaire actuel
dernier duc de Savoie

Création vers XIe siècle(premier comte de Savoie)
1416 (premier duc de Savoie)
Premier titulaire Humbert Ier (comte de Savoie)
Amédée VIII (duc de Savoie)
Dernier titulaire Amédée VIII (comte de Savoie)
Victor-Emmanuel II de Savoie (duc de Savoie)
Résidence officielle château de Chambéry (À partir de la fin du XIIIe siècle)

Les titres de comte, puis de duc du territoire historique de la Savoie est porté depuis le XIIe siècle par les mâles de la maison de Savoie. Ces titres recouvrent une réalité géographique qui comprend à l'origine le comté de Savoie (ou Savoie Propre), mais qui à partir du XIIe siècle s'étend au-delà sur les régions voisines.

Histoire du titre[modifier | modifier le code]

Le titre de comte de Savoie est transmis, depuis le depuis le XIIe siècle, de façon héréditaire, de mâle en mâle et par ordre de primogéniture, au sein de la maison de Savoie, respectant ainsi la loi salique qui exclut les femmes[1]. Le rôle de celles-ci, comme celui des bâtards, est très tôt pris en compte dans la règle de succession et ils reçoivent généralement une terre en apanage ou en fief-lige[1].

Au XIe siècle, les Humbertiens semblent posséder des droits sur le comes Savogensium ou Savogensis (comté de Savoie), toutefois ils ne commencent à porter le titre comtal qu'à partir du milieu du XIIe siècle[2]. En effet, le titre apparaît pour la première fois en 1143, se substituant ou complétant celui de comte de Maurienne[3],[4], en même temps que l'utilisation de la croix d'argent, s'inspirant de la croix de Maurice d'Agaune, saint patron du comté[5].

Le comté est érigé en duché le 19 février 1416[6]. Les ducs ajoutent à leur titulature celui de roi de Sicile, par les traités d'Utrecht de 1713[7],[8], qui sera échangé pour le titre de roi de Sardaigne, lors du traité de Londres de 1718, effective en 1720[9]. Le duc de Savoie est depuis cette date roi de Piémont-Sardaigne et les États de Savoie deviennent États sardes. À partir de 1861, se substituera le titre de roi d'Italie.

Comtes de Savoie (XIe siècle – 1416)[modifier | modifier le code]

Rang Portrait Nom Règne Notes Armoiries
1 Saint-Jean-de-Maurienne - Cathédrale -4.JPG Humbert Ier aux Blanches Mains
(v. 980-v. 1048)
v. 1027-v. 1047 Le surnom de aux Blanches Mains est postérieur. Première mention vers 1003, où il est associé avec le comté de Savoie (ou Savoie Propre), le comté de Belley, puis du comté d'Aoste (1024), le nord du comté du Viennois (1025). Possède des droits en Valais, en Chablais et en 1043 obtient le comté de Maurienne[10]. Il épouse Aucilia (?). Hésitations entre les XIIe siècle et XIIIe siècles entre les armoiries du Saint Empire, que l'on retrouve comme bannière du comté de Maurienne, et la bannière de guerre « la croix d'argent sur fond de gueules » qui deviendra l'emblème du comté de Savoie[11].


Armoiries Savoie Ancien.svg


Armoiries Savoie 1180.svg
2 Sin foto.svg Amédée Ier La Queue
(v. 1016-v. 1051)
v. 1047/48-v. 1051 Fils du précédent. Amédée ou Amé est surnommé la Queue à la suite du voyage qu'il fait pour le couronnement de l'empereur Henri III du Saint-Empire à Rome (1046) et où, lors de l'étape de Verone, les chroniqueurs racontent qu'on refusa de laisser entrer sa suite dans la ville. Le comte contesta et indiqua qu'il ne rentrera pas si on ne laisse entrer sa « queue »[12],[13].
3 Sin foto.svg Othon Ier
(v. 1023-v. 1057/60)
1051-v. 1057/60 Frère du précédent. Othon ou Odon ou Oddon épouse Adélaïde, marquise de Suse et comtesse de Turin (1015-1091)[14].
4 Pietro I di Savoia Denaro Segusino.jpg Pierre Ier
(v. 1048-v. 1078)
v. 1057/60-v. 1078 Fils du précédent. Trop jeune pour gouverner, la régence est faite par sa mère, la comtesse Adélaïde[15]. Il épouse Agnès de Poitou avec qui il aura deux filles.
5 Sin foto.svg Amédée II
(v. 1048-v. 1080)
v. 1078-v. 1080 Frère du précédent. Tout comme son frère, il se trouve sous la coupe de sa mère qui maintient son influence[15],[16]. Il épouse Jeanne de Genevois. Obtient de son beau-fère, l'empereur Henri IV, le Bugey[16].
6 Sin foto.svg Humbert II Le Renforcé
(v. 1065-1103)
v. 1080-1103 Fils du précédent, son surnom provient de sa taille et de son poids[13]. Il épouse Gisèle de Bourgogne-Ivrée. Sa fille, Adélaïde, épouse Louis VI le Gros.
7 Sin foto.svg Amédée III
(v. 1095-1148)
1103-1148 Fils du précédent. Il obtient le titre de comte du Saint Empire et vicaire perpétuel pour le Piémont et la Lombardie en 1111, vice-roi d’Arles, abbé séculier de Saint-Maurice d’Agaune. Il meurt le 30 août 1148 à Nicosie (Chypre) lors de la Deuxième croisade[17]. Il épouse Gertrude, puis Mathilde d’Albon de Viennois.
8 Sin foto.svg Humbert III Le Saint (ou Le Bienheureux)
(1136-1189)
1148-1170/1189 Fils du précédent. Il veut entrer dans les ordres, cependant les nobles refusent[18]. Il se marie quatre fois : Faydiva de Toulouse, puis Gertrude de Flandre, puis Anna Klementia Von Zärhingen et Béatrix de Mâcon et de Vienne.
9 Tomas1.jpg Thomas Ier L'Ami des communes
(1178-1233)
1189-1233 Fils du précédent. Il épouse Marguerite (Beatrix) de Genevois, qu'il enlève alors que son père l'a fiancée au roi Philippe Auguste[18], avec qui il a 10 enfants dont 3 fils lui succèderont et de Thomas II de Piémont. Il achète la ville de Chambéry, exception faite du château, au vicomte Berlion, le 15 mars 1232[19], Il inaugure une politique gibeline après une période guelfe de ces prédécesseurs..
10 Sin foto.svg Amédée IV
(1197-1253)
1233-1253 Fils du précédent. Il épouse Anne de Bourgogne, puis Cécile des Baux.
11 Sin foto.svg Boniface le Roland
(1244-1263)
1253-1263 Fils du précédent. Il hérite de la charge comtale à 9 ans. Sa mère, Cécile des Baux, est régente avec son oncle, Thomas de Piémont. Il meurt, à 19 ans, des suites de ses blessures en captivité en 1263, après à une fougueuse aventure pour prendre Turin.
12 Petr2trubka.jpg Pierre II Petit Charlemagne
(v. 1203-1268)
1263-1268 Oncle du précédent. Surnommé par les historiens pour son « exceptionnel esprit d'entreprise, ses talents militaires et ses capacité d'organisateur » (Bernard Demotz)[20], qui lui permirent, à partir de Lausanne, d'acquérir le pays de Vaud. En 1234, il épouse Agnès de Faucigny, obtenant ainsi le contrôle du Faucigny (vallées de l'Arve et du Giffre). Il obtient en 1250 l’anneau de Saint Maurice[21].
13 Sin foto.svg Philippe Ier
(1207-1285)
1268-1285 Frère du précédent. Dernier des huit fils du comte Thomas, il était encore moins destiné à ce titre lorsque son frère Pierre décède en 1268. Moins pieux que son frère Boniface, il entame une carrière religieuse l'amenant à devenir évêque de Valence (1241) puis archevêque-élu de Lyon (1246). Âgé de 60 ans, devant succéder à son frère, il épouse en 1268 la veuve du duc de Bourgogne, Alix de Méranie, lui permettant de porter le titre de comte palatin de Bourgogne[22]. Son action comtale et sa politique d'accroissement territoriales lui valent l'opposition de l'Rodolphe de Habsbourg, du dauphin de Viennois, du comte de Genève et du roi de Sicile[22]. Sans postérité masculine.
14 Amadeus Savojský 1307.jpg Amédée V le Grand
(v. 1249-1323)
1285-1323 Neveu du précédent, il est le fils de Thomas II de Piémont. Il épouse Sibylle de Baugé, puis Marie de Brabant. Il poursuit la lutte contre la coalition qui s'était engagée contre son oncle. En 1295, il achète le château de Chambéry qui s'imposera comme la principale résidence comtale[23]. Politique de rapprochement avec la France[22].
15 Sin foto.svg Édouard le Libéral
(1284-1329)
1323-1329 Fils du précédent. Édouard (Odoar) épouse Blanche de Bourgogne. Sa fille, Jeanne, contre les usages, revendique avec son mari Jean III de Bretagne la succession du comté[24].
16 Aimon Yolanda.jpg Aymon le Pacifique
(1291-1343)
1329-1343 Frère du précédent. Il épouse Yolande de Montferrat. Il réorganise le duché de Savoie, poursuit la politique de son père vis-à-vis de la France[22], et poursuit les combats contre son voisin dauphinois, Guigues VII de Viennois.
17 Amédée VI de Savoie, le Comte Vert.jpg Amédée VI le Comte vert
(1334-1383)
1343-1383 Fils du précédent. Il épouse Bonne de Bourbon en 1365[25]. Il hérite du titre à l'âge de 9 ans, il est placé sous l'autorité de ses oncles[25]. Il réorganise le duché de Savoie. En 1359, il achète le pays de Vaud. Il fonde en 1352, l'Ordre du Cygne noir, puis en 1362 l’Ordre du collier de Savoie. Il obtient de l'empereur Charles IV le titre de « vicaire perpétuel de l’Empire dans l’ancien royaume d’Arles ». Il dirige une expédition, parfois considérée comme une croisade, pour libérer son cousin Jean V Paléologue[26]. Il meurt de la peste en 1383, lors de son intervention pour aider Louis II d'Anjou à récupérer son titre[26].
18 Sin foto.svg Amédée VII le Comte rouge
(1360-1391)
1383-1391 Fils du précédent. Il épouse Bonne de Berry en 1377[25]. Il devient comte à l'âge de 23 ans[25]. Il obtient la dédition de Nice à la Savoie en 1388[26]. Il meurt en 1391 à Ripaille des suites d'un accident de cheval, à l'époque des soupçons d'empoisonnement ont été avancés[27].
19 Sin foto.svg Amédée VIII le Pacifique
(1383-1451)
1391-1416 Fils du précédent. Il succède à son père en 1391, mais mineur (il a 8 ans) la régence est confiée à sa grand-mère, Bonne de Bourbon[25], après l'éviction de, jusqu'en 1393. Il épouse Marie de Bourgogne, en 1403[25]. En 1401, il achète le comté de Genève. Quatre ans plus tard, il fonde l’université de Turin. À la veille de l'érection du comté en duché, il porte en 1412 les titulatures suivantes « comte de Savoie, duc de Chablais et d'Aoste, prince, marquis en Italie, comte de Genève, vicaire impérial »[28].

Ducs de Savoie (1416-1860)[modifier | modifier le code]

Rang Portrait Nom Règne Notes Armoiries
1 Sin foto.svg Amédée VIII le Pacifique
(1413-1465)
1416-1440 L'empereur Sigismond Ier du Saint-Empire érige le comté de Savoie en duché en 1416[6]. L'acte est signé à Montluel le 3 février 1416 et proclamé solennellement à Chambéry le 16[29]. Il abdique en faveur de son fils Louis. Il se fait moine puis est élu pape à Bâle, sous le nom de Félix V, par le conclave en novembre 1439[30],[31]. Armoiries Savoie 1180.svg
2 Lodovico di Savoia.jpg Louis Ier
(1413-1465)
1440-1465 Fils du précédent. Son père lui fait épouser Anne de Lusignan, fille de Janus, roi de Chypre, et, par fiction, de Jérusalem. Il succède à son père à la suite de son abdication.
3 Antoine de Lohny Amedeo IX.jpg Amédée IX le Bienheureux
(1435-1472)
1465-1472 Fils du précédent. Il est surnommé Bienheureux à la suite de ses bonnes œuvres, titre que sa fille Loyse recevra aussi[31]. Il épouse Yolande de France.
4 Filiberto I di Savoia.jpg Philibert Ier le Chasseur
(1465-1482)
1472-1482 Fils du précédent. Il devient, à 7 ans, comte, régence de sa mère[25]. Il épouse sa cousine Bianca Sforza. Il meurt à 17 ans.
5 Carlo I di Savoia.jpg Charles Ier le Guerrier
(1468-1490)
1482-1490 Frère du précédent. Il épouse Blanche de Montferrat. En 1485, il racheta à sa tante Charlotte ses droits sur Chypre et Jérusalem.
6 Carlo II di Savoia.jpg Charles II
alias Charles-Jean-Amédée
(1489-1496)
1490-1496 Fils du précédent. Il devient, à 2 ans, comte, régence de sa mère. Il meurt à 8 ans.
7 Filipo la 2-a de Savojo.jpg Philippe II sans Terre
(1438-1497)
1496-1497 Grand-oncle du précédent, fils de Louis Ier[25]. Il épouse Marguerite de Bourbon, puis Claudine de Brosse.
8 Filiberto II di Savoia.jpg Philibert II le Beau
(1480-1504)
1497-1504 Fils du précédent. Il devient comte à 17 ans[25]. Il épouse à 16 ans sa cousine de 9 ans, Yolande-Louise de Savoie, elle meurt 3 ans plus tard. Il se marie ensuite avec Marguerite d'Autriche, fille de l'empereur Maximilien.
9 CharlesIIIofSaboy-byJeanClouet.jpg Charles III
(1486-1553)
1504-1553 Frère du précédent. Il devient comte à 18 ans[25]. Il épouse Béatrice de Portugal. Sur leurs 9 enfants, seul Emmanuel-Philibert survit[32].
10 Emanuelo Filiberto de Savojo.jpg Emmanuel-Philibert Tête de Fer
(1528-1580)
1553-1580 Fils du précédent. Il transfère la capitale du duché à Turin en 1562[33]. Il guerroie tant face aux adversaires du duché où à la tête des troupes impériales[34] - c'est d'ailleurs lors de la bataille de Muehlberg qu'il reçoit son surnom de la part des Catalans « Testa di ferro »[35] - que face à la Réforme, notamment avec l'aide de François de Sales[36]. Il épouse Marguerite de France. Armoiries Savoie 1563.svg
11 Carlo Emanuele I.jpg Charles-Emmanuel Ier le Grand
(1562-1630)
1580-1630 Fils du précédent. Selon Alexandre Dumas, il n'y a aucune raison sur l'origine de son surnom[37]. De nombreuses guerres l'opposent au roi de France, Henri IV, qui envahit le duché en 1600[38], et fait perdre au comté la Bresse, les Dombes, le Bugey et le pays de Gex au traité de Lyon de 1601[39].
12 Vittorio Amedeo I of Savoy1.jpg Victor-Amédée Ier
(1587-1637)
1630-1637 Fils du précédent. Son frère aîné meurt en 1605, il est le nouvel héritier. Malgré le fait qu'il ait épousé Christine de France, le roi de France Armoiries Savoie 1630.svg
13 Francesco Giacinto di Savoia, Duke of Savoy by an unknown artist.jpg François-Hyacinthe
(1627-1638)
1637-1638 Fils du précédent. Il a 10 ans quand son père meurt, sa mère prend la régence[40].
14 Carlo Emanuele II di Savoia.jpg Charles-Emmanuel II
(1634-1675)
1638-1675 Frère du précédent. Lors de la mort de son jeune frère, il a 4 ans et la régence de leur mère se poursuit[40]. Celle-ci est contestée par les oncles du duc, Thomas de Savoie-Carignan et Maurice, soutenus par l'Espagne, puis par Richelieu. Il épouse Françoise Madeleine d'Orléans (sans postérité), puis Marie Jeanne Baptiste de Savoie.
15 Vittorio Amedeo II in Maestà - Google Art Project.jpg Victor-Amédée II
(1666-1732)
1675-1730 Fils du précédent. Il a 9 ans quand son père meurt, sa mère mère prend la régence menant une politique pro-française[41]. En 1690, Louis XIV fait occuper le duché[42]. À la suite du traité d'Utrecht, il est fait roi de Sicile (1713-1720), puis roi de Sardaigne (1720-1730). Il épouse Anne Marie d'Orléans. Après un long règne, à la suite de la perte de sa femme, il fait un mariage morganatique avec la comtesse Anne-Thérèse de San Sebastiano (une ancienne maîtresse). Il se retire avec elle et abdique en 1730. Cependant il cherchera à reprendre la couronne à son fils qui l'assigne au château de Rivoli. Armoiries Savoie 1630.svg
Armoiries Sardaigne 1720.svg
16 King Carlo Emanuele III held at the Palazzo Madama, Turin.jpg Charles-Emmanuel III
(1701-1773)
1730-1773 Fils du précédent. Roi de Sardaigne, il se marie par trois fois. Il est décrit comme un despote éclairé[43], reprenant et complétant les réformes engagées par son père, mais surtout par la publications des Royales Constitutions en 1770[44]. Armoiries Sardaigne 1720.svg
17 Vittorio Amadeo 03 Savoya 02 Sardinia.jpg Victor-Amédée III
(1726-1796)
1773-1796 Fils du précédent. Il succède à son père en tant que roi de Sardaigne et duc à l'âge de 47 ans. Il poursuit les réformes de ses prédécesseurs, s'oppose à la Révolution française[45] Le duché est envahi par les troupes révolutionnaires[46].
18 CharlesEmmanuel IV 2.jpg Charles-Emmanuel IV
(1751-1819)
1796-1802 Fils du précédent. Il épouse Clotilde de France, sœur de Louis XVI. Le nouveau roi de Sardaigne hérite d'un royaume amputé de la terre de ses ancêtres, obligé de capituler puis de s'exiler en Sardaigne, face à la progression des troupes révolutionnaires. Les Austro-russes libèrent Turin, où il fait nommer Charles-Félix vice-roi, préférant s'installer à Rome. À la suite de la mort de sa femme en 1802, il abdique au profit de son frère[47].
19 Victor Emmanuel I of Sardinia.jpg Victor-Emmanuel Ier
(1759-1824)
1802-1824 Frère du précédent. Roi de Sardaigne. En 1789, il a épousé Marie-Thérèse d'Autriche-Este, petite-fille de l'impératrice[47]. Retour de l'ensemble du duché dans le royaume de Piémont-Sardaigne, à la suite du traité de Paris de 1815, avec une nouvelle réorganisation[48]. Face au retour d'un régime absolutiste, il est poussé à abdiquer en 1821 en faveur de son frère Charles-Félix et confie la régence à Charles-Albert de Savoie-Carignan[49],[50]. Armoiries Sardaigne 1720.svg
Armoiries Sardaigne 1815.svg
20 Carlo Felice by Bernero.jpg Charles-Félix
(1765-1831)
1824-1831 Frère du précédent. À la suite de l'abdication, le régent promulgue une politique plus libérale, cependant le nouveau roi de Sardaigne s'y oppose et demande que la régence prenne fin. La monarchie traditionnelle est appliquée. Sa mort marque la fin du dernier descendant direct des Blanches-Mains ou Humbertiens. Armoiries Sardaigne 1815.svg
21 King Carlo Alberto.jpg Charles-Albert
(1798-1849)
1831-1849 Cousin éloigné, fils de Charles-Emmanuel de Savoie-Carignan (Branche cadette des Savoie-Carignan), descendant de Charles-Emmanuel Ier de Savoie. Malgré l'épisode libéral de la régence, Charles-Albert réussit à se maintenir comme un héritier probable et devient roi de Sardaigne en 1831. Face à l'occupation autrichienne en 1848, débute la première guerre d'indépendance, cependant cette guerre est mal perçue dans le duché[51]. Armoiries Sardaigne 1815.svg
Armoiries Sardaigne 1831.svg
22 Tranquillo Cremona - Vittorio Emanuele II.jpg Victor-Emmanuel II
(1820-1878)
1849-1860 Fils du précédent. Dernier roi de Sardaigne, sa politique en faveur du Risorgimento mène à l'union du duché à la France impériale. Armoiries Sardaigne 1831.svg

Titre après 1860[modifier | modifier le code]

Avec l'unification de l'Italie (1861), Victor-Emmanuel II devient roi d'Italie et revient aux armes familiales d'origine.

En échange de l’aide de la France pour l’unification de l’Italie, Victor-Emmanuel II cède la Savoie et le comté de Nice qui sont intégrés à la France, à la suite du traité de Turin. Victor-Emmanuel II cessa de porter le titre de « Duc de Savoie » à compter du Traité du 24 mars 1860 relatif à l'Annexion de la Savoie. L'article 1 de ce traité stipule que Victor-Emmanuel II « renonce pour lui et tous ses descendants et successeurs (...) à ses droits et titres sur la Savoie ».

Ses successeurs, les rois Humbert Ier, Victor-Emmanuel III et Humbert II ont continué à utiliser le titre de « duc de Savoie » en tant que chefs de la Maison de Savoie, tout comme les chefs de la Maison d'Autriche ont continué à utiliser le titre de « duc de Lorraine et de Bar » jusqu'à nos jours.

Ce titre est actuellement revendiqué par S.A.R. le prince Victor-Emmanuel de Savoie, fils du roi Humbert II, et par son cousin, S.A.R. le prince Amédée de Savoie-Aoste.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  1. a et b Demotz 2000, p. 157 et suivantes, Partie 2, Chap. 1 « La solidité de la maison princière ».
  2. Sorrel 2006, p. 138-139.
  3. Guy Gavard et Paul Guichonnet, Histoire d'Annemasse et des communes voisines : Les relations avec Genève de l'époque romaine à l'an 2000, La Fontaine de Siloé, Coll. « Les Savoisiennes »,‎ 2002, 439 p. (ISBN 978-2-8420-6342-9), p. 241.
  4. Jean Prieur et Hyacinthe Vulliez, Saints et saintes de Savoie, La Fontaine de Siloé,‎ 1999, 191 p. (ISBN 978-2-8420-6465-5), p. 39.
  5. Charlotte Denoël, Saint André : culte et iconographie en France, Ve-XVe siècles, Librairie Droz,‎ 2004, 302 p. (ISBN 978-2-90079-173-8), p. 84.
  6. a et b Demotz 2000, p. 51.
  7. Bruno Berthier et Robert Bornecque, Pierres fortes de Savoie, La Fontaine de Siloé,‎ 2001, 255 p. (ISBN 978-2-84206-179-1), p. 62.
  8. Honoré Coquet, Les Alpes, enjeu des puissances européennes : L'union européenne à l'école des Alpes ?, Éditions L'Harmattan,‎ 2003, 372 p. (ISBN 978-2-2963-3505-9), p. 32.
  9. Johannès Pallière, De la Savoie au Comté de Nice en 1760: les secrets de la nouvelle frontière, La Fontaine de Siloë,‎ 2000, 187 p. (ISBN 978-2-84206-138-8), p. 46.
  10. Demotz 2000, p. 19-20.
  11. Demotz 2000, p. 173.
  12. Charles Dufayard, Histoire de Savoie, Boivin et Cie,‎ 1914, 328 p., p. 67.
  13. a et b Germain 2007, p. 20.
  14. Christian Sorrel, Histoire de la Savoie en images : images, récits, La Fontaine de Siloé, collection « Les Savoisiennes »,‎ 2006, 461 p. (ISBN 2-84206-347-3), p. 138.
  15. a et b Alain Boucharlat, Savoie, La Fontaine de Siloé,‎ 1997, 319 p. (ISBN 978-2-86253-221-9), p. 16-17.
  16. a et b Jacques Lovie, Histoire des Diocèse de France : Chambéry, Tarentaise, Maurienne, vol. 11, Beauchesne,‎ 1979, 301 p. (ISSN 0336-0539), p. 33.
  17. Odile Bebin-Langrognet, De Savoie en Comté : Saint-Pierre de Tarentaise, Editions L'Harmattan,‎ 2012, 192 p. (ISBN 978-2-2964-7898-5), p. 25, Note n°5 (suite).
  18. a et b Louis Girod, Evian et le Chablais : au fil de l'histoire, Éditions Cabédita,‎ 1993, 249 p. (ISBN 978-2-88295-091-8), p. 59.
  19. Ruth Mariotte Löber, Ville et seigneurie : Les chartes de franchises des comtes de Savoie, fin XIIe siècle-1343, Librairie Droz - Académie florimontane,‎ 1973, 266 p. (ISBN 978-2-60004-503-2), p. 123.
  20. Demotz 2000, p. 40.
  21. Demotz 2000, p. 186.
  22. a, b, c et d Roland Edighoffer, Histoire de la Savoie, Paris, Presses universitaires de France, « Que sais-je ? » 151,‎ 1992, 128 p. (ISBN 978-2-13-044838-9), p. 35-36.
  23. Demotz 2000, p. 44.
  24. Demotz 2000, p. 46, 170.
  25. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Sache 2007, p. 317.
  26. a, b et c Leguay 2005, p. 29.
  27. Sache 2007, p. 71-74.
  28. Demotz 2000, p. 196.
  29. Henri Voiron, À Bloye, autrefois : monographie d'une paroisse et commune de l'Avant-pays savoyard, La Fontaine de Siloé,‎ 2006, 255 p. (ISBN 978-2-8420-6333-7), p. 24.
  30. Guy Gavard et Paul Guichonnet, Histoire d'Annemasse et des communes voisines : Les relations avec Genève de l'époque romaine à l'an 2000, La Fontaine de Siloé, Coll. « Les Savoisiennes »,‎ 2002, 439 p. (ISBN 978-2-8420-6342-9), p. 76.
  31. a et b Jean Prieur et Hyacinthe Vulliez, Saints et saintes de Savoie, La Fontaine de Siloé,‎ 1999, 191 p. (ISBN 978-2-8420-6465-5), p. 94.
  32. Germain 2007, p. 131.
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  34. Germain 2007, p. 220.
  35. Roger Devos et Bernard Grosperrin, La Savoie de la Réforme à la Révolution française (tome 3), Ouest-France Université,‎ 1985, 566 p., p. 39.
  36. Leguay 2005, p. 68.
  37. Alexandre Dumas, La Royale Maison de Savoie - 2. Emmanuel-Philibert : Roman historique, La Fontaine de Siloé,‎ 2008, 384 p. (ISBN 978-2-84206-407-5), p. 304.
  38. Bruno Berthier et Robert Bornecque, Pierres fortes de Savoie, La Fontaine de Siloé,‎ 2001, 255 p. (ISBN 978-2-84206-179-1), p. 176.
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  43. Bruno Berthier et Robert Bornecque, Pierres fortes de Savoie, La Fontaine de Siloé,‎ 2001, 255 p. (ISBN 978-2-84206-179-1), p. 102.
  44. Johannès Pallière, La Question des Alpes : Aspects de la question des Alpes Occidentales jusqu'à 1760, La Fontaine de Siloé,‎ 2006, 517 p. (ISBN 978-2-8420-6339-9), p. 242.
  45. Henri Ménabréa, Histoire de la Savoie, La Fontaine de Siloé,‎ 2009, 676 p., p. 425 et suivantes.
  46. Sur cette période, consulter Histoire de la Savoie de 1792 à 1815.
  47. a et b Thierry Couzin, Passer par le XIXème siècle. les frontières, le capitalisme et L'Occident : Aux origines européennes de l'unification Italienne, Peter Lang,‎ 2009, 411 p., p. 63.
  48. André Palluel-Guillard (dir.), La Savoie de Révolution française à nos jours, XIXe-XXe siècle, Ouest France Université,‎ 1986, 626 p. (ISBN 2-85882-536-X), p. 121-128.
  49. Roland Edighoffer, Histoire de la Savoie, Paris, Presses universitaires de France, « Que sais-je ? » 151,‎ 1992, 128 p. (ISBN 978-2-13-044838-9), p. 82.
  50. Sur cette période, consulter Histoire de la Savoie de 1815 à 1860.
  51. René Avezou, Histoire de la Savoie, Paris, Presses universitaires de France, « Que sais-je ? » 151,‎ 1963, 128 p. (ISBN 978-2-13-044838-9).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]