Saint-Blaise (Alpes-Maritimes)

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Saint-Blaise
Vue sur l'église de Saint-Blaise depuis la route de Levens.
Vue sur l'église de Saint-Blaise depuis la route de Levens.
Blason de Saint-Blaise
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Canton Levens
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Jean-Paul Fabre
2014-2020
Code postal 06670
Code commune 06117
Démographie
Gentilé Saint-Blaisois
Population
municipale
977 hab. (2011)
Densité 122 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 49′ 21″ N 7° 14′ 18″ E / 43.8225, 7.2383 ()43° 49′ 21″ Nord 7° 14′ 18″ Est / 43.8225, 7.2383 ()  
Altitude Min. 88 m – Max. 808 m
Superficie 8,04 km2
Localisation

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Saint-Blaise

Saint-Blaise est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Saint-Blaisois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Avec son habitat récent dispersé au milieu d'une belle et généreuse végétation méditerranéenne, composée de pins, lauriers et oliviers, Saint-Blaise est un havre de paix résidentiel de l'arrière-pays niçois. De loin, le village présente un bel ensemble coloré, blotti autour de son église à clocher de tuiles rouges.

Cependant, rien ne sert ici de chercher un centre ancien : seule une fontaine, trônant devant l'église, avoue son âge (1903). Pour le reste, Saint-Blaise ne se compose que de pavillons et villas récents, de placettes coquettes et de haies de cyprès alternant avec un jardin d'enfant ou un terrain de basket. Même la mairie est un bâtiment flambant neuf haut en couleurs, déclinant sur sa façade des tons ocres, rouges et verts.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le terroir de Saint-Blaise possède des vestiges traditionnellement attribuées aux populations protohistoriques dites ligures. On y retrouve en effet les traces de deux enceintes en pierre sèche, l’un au quartier du Castel, l’autre au quartier du Castelet. Aucune de ces deux structures n'a fourni d'éléments probant permettant de les dater.

À la redistribution des fiefs par Guillaume le Libérateur, à la suite de sa reconquête de la Provence sur les Sarrasins en 973, le fief de Saint Blaise échoit aux vicomtes de Nice. Ceux-ci le cèdent vers 1075 à l’abbaye de Saint-Pons, en même temps que Saint-Martin-du-Var.

Les abbés de Saint Pons en resteront les seigneurs, jusqu’à la sécularisation de l’abbaye, en 1792 (le château a été quelque temps occupé par les Chabaud, seigneurs d’Aspremont, en 1279). En 1262 la commune comprend 36 familles soit environ 200 personnes[réf. nécessaire]. L’abbaye de Saint Pons y construit même un moulin. Mais deux siècles après, un acte du 16 septembre 1461 indique que le lieu de Saint-Blaise est inhabité. Probablement à la suite de guerres et des épidémies, le site s’est dépeuplé.

En 1590, Louis Grimaldi de Beuil, ancien évêque de Vence, est élu abbé de l’abbaye de Saint Pons. Il devient donc seigneur de Saint-Blaise. Il est à l’origine du repeuplement de Saint-Blaise. Louis Grimaldi connaît bien la région car sa sœur Anne est l’épouse de Pierre Lascaris, seigneur de La Roquette. Au début de l’année 1607, après avoir obtenu l’autorisation du Saint-Siège, il découpe dans ce territoire, une trentaine de lots ou « quartons ». Puis il détermine à quelles conditions ces lots seront concédés en « emphytéose perpétuelle » (la durée habituelle de 99 ans étant jugée insuffisante pour amortir les frais de mise en état, la durée a été fixée à perpétuité).

L’abbé Grimaldi a ainsi procédé au partage du terrain, il a établi un cahier des charges et il en a fait la publicité, car cette annonce fut affichée à Nice et dans tous les villages voisins et des avis furent faits en chaire.

La paroisse de Saint-Blaise a été créée en 1777.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Blaise Blason De gueules aux deux cierges allumés d’argent passés en sautoir, à la crosse d’or posées en pal, mouvant de la pointe et brochant sur le tout, au chef aussi d’or chargé d’une étoile de huit rais de gueules accostée de deux croisettes d’azur.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1860

1870

1876

1878

1891

1892

1896

1904

1908

1919

1925

1926

1935

1936

1945

1953

1959

1977

1983

1995

1870

1876

1878

1891

1892

1896

1904

1908

1919

1925

1926

1935

1936

1945

1953

1959

1977

1983

1995

2020

Augustin Mauran

Victor Massena

Maurice Massena

Victor Massena

Gaspard Massena

Maurice Massena

Gaspard Massena

César Bellon

Gaspard Massena

Marius Massena

Edgard Baudoin

Célestin Baudoin

Louis Baudoin

Louis Raynaud

Henri Raynaud

Thérèse-Joseph Massena

Paul Calviera

Madeleine Claass

Guy du Limbert

Jean-Paul Fabre

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DVD[1]

 

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 977 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1831 1838 1841 1848 1851
245 218 269 291 641 337 687 324 636
1858 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
360 331 340 298 296 365 358 257 243
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
208 207 194 173 136 134 163 145 137
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
156 190 210 339 640 892 928 925 959
2011 - - - - - - - -
977 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Moulin-musée, étape sur le circuit « la Route des Oliviers » organisée par l’association touristique, date du XVIIIe siècle, est de type génois avec une roue à godets. Très bien restauré en 2000 pour devenir un témoin du passé, il offre son cadre à des expositions artistiques.

En haut de la colline du Castello les ruines du château seigneurial construit par les abbés de l'abbaye de Saint-Pons, au XIe siècle

L'église Saint-Blaise de 1953, abritant deux huiles sur toiles : " La Vierge au rosaire " (XVIIe siècle) et " Le Saint Guérisseur " du XVIIIe siècle

L’atelier de Jean-Pierre Augier, sculpteur à Saint-Antoine-de-Siga. Visites sur rendez-vous. Exposition permanente à la "Maison du Portal " à Levens.

Le pont grandiose et imposant sur la route de Levens.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Annuaire des maires des communes des Alpes-Maritimes, EIP, 2006-2007, p. 84 (ISBN 9782352581055) [lire en ligne]
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011