Niçois

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Niçois
Nissart (forme populaire), Niçart (norme mistralienne), Niçard (norme classique)
Parlée à Nice et alentours France
Région Littoral du Comté de Nice
Typologie SVO, syllabique
Classification par famille
Codes de langue
ISO 639-1 oc[1]
ISO 639-2 oci[1]
ISO 639-3 oci
IETF oc[1]
Échantillon
Norme classique: "Toti li personas naisson lib(e)ri e egali en dignitat e en drech. Son dotadi de rason e de consciéncia e li cau agir entre eli emb'un esprit de fratelança." --- --- --- Norme mistralienne: "Touti li persouna naisson lib(e)ri e egali en dignità e en drech. Soun doutadi de rasoun e de counsciència e li cau agì entre eli emb'un esprit de fratelança."

Le niçois est le nom donné à l'occitan parlé à Nice et dans quelques communes avoisinantes de l'ancien comté de Nice.

Par extension, ce mot peut aussi désigner l'ensemble des dialectes occitans utilisés dans les Alpes-Maritimes : le provençal maritime à l'ouest, le niçois à proprement parler à Nice et les environs adjacents, le provençal alpin (appelé également gavot ou vivaro-alpin) dans le nord (haut-pays) et le parler royasque et brigasque à l'est (qui constituent la transition vers le ligure).

Origine[modifier | modifier le code]

Les peuplades ligures qui occupaient le territoire actuel du comté de Nice avant l'arrivée des Phocéens parlaient un langage d'origine indo-européenne[2]. Les Grecs qui s'installèrent n'eurent vraisemblablement que peu d'influence sur ce langage en raison du fait qu'ils ne se mêlaient pas à la population locale habitant l'intérieur des terres, et occupaient uniquement l'actuelle colline du Château de Nice. C'est l'arrivée des Romains qui modifia le langage des autochtones. Celui-ci se mélangea peu à peu au latin ce qui fut à l'origine de l'occitan en général et du dialecte niçois en particulier.

Pour l'intellectuel niçois Pierre Isnard, qui fut membre de l'Acadèmia Nissarda, le niçois était donc au départ très proche des autres langues romanes, y compris de l'ancêtre de la langue d'oïl[3]. Ainsi, le texte des Serments de Strasbourg datant du IXe siècle et qui constitue l'une des premières traces écrites de ce qui sera à l'origine de la langue d'oïl puis du français, montre encore une grande proximité avec le niçois. Pour Pierre Isnard, cette proximité est plus forte avec le niçois qu'avec le français moderne[3].

Classification[modifier | modifier le code]

Langue occitane[modifier | modifier le code]

Le niçois est généralement considéré comme une variété de la langue occitane. Cette appartenance est un fait établi par la communauté des linguistes et des universitaires[4] et par plusieurs associations culturelles niçoises[5]. La démonstration scientifique de cette classification a été notamment établie dans la thèse de Jean-Philippe Dalbera[6], aujourd'hui professeur de linguistique à l'université de Nice Sophia Antipolis et directeur du programme Thesaurus occitan[7]. Selon Dalbera, le comté de Nice se compose de trois grandes aires :

  • le niçois, à Nice et ses environs immédiats, qui se rattache à l'occitan ;
  • le gavot, s'étendant dans la zone alpine et jusqu'à Menton (voir mentonasque), se rattache au dialecte occitan vivaro-alpin (également appelé nord-provençal ou provençal alpin) ;
  • le royasque, dans la vallée de la Roya, forme un parler de transition vers le ligure.

Dans les principaux travaux de référence en dialectologie occitane[8], ainsi que selon certains spécialistes du niçois comme André Compan[9], le niçois n'est pas considéré comme un dialecte séparé du provençal.

Les Niçois appellent leur langue « niçois » : certains d'entre eux ne font presque jamais référence aux autres parlers occitans ou provençaux et ne reconnaissent pas la filiation du niçois à l'occitan. Certains auteurs locaux[Qui ?] comme Pierre Isnard[10] acceptent l'occitanité du niçois mais refusent le rattachement au provençal.

Rapport avec le provençal[modifier | modifier le code]

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Directement issu de l'occitan médiéval et préservé pendant près de cinq siècles des influences françaises par la dédition de Nice à la Savoie en 1388, le niçois contemporain est généralement considéré comme ayant perpétué les traits du provençal archaïque. De par cette dédition, et donc par son isolement politique des autres parlers provençaux, le niçois a longtemps été préservé de l'influence du français, tout en empruntant quelques caractères des parlers ligures et piémontais voisins. En ce sens le niçois constitue une marche de transition linguistique entre les parlers provençaux modernes francisés et les parlers italiques transfrontaliers. Pierre Isnard parle du niçois comme d’un « îlot, pur roman, au milieu d’un véritable océan de parlers, certes de même origine, qui l’entourent et cherchent à l’engloutir[3] »

L'universitaire Laurent Ripart souligne l'importance de la souveraineté savoyarde dans l'évolution de la langue en usage à Nice, et considère l'année 1388 comme une « césure »[11]. À la fin du XIVe siècle et au début du XVe siècle, la langue parlée à Nice est, d'après André Compan, « rigoureusement identique » à celle parlée en Provence[12],[13]. Mais l'évolution se fait ensuite de manière relativement rapide. La thèse d'Alphonse Viani explique que le traité d'abaque publié par le mathématicien niçois Frances Pellos en 1492, comporte 93,3 % de termes correspondant à l'ancien provençal[14]. Des termes d'origine italienne commençaient à faire leur apparition dans la langue parlée à Nice[11]. Le XVIe siècle est considéré comme l'époque où le niçois est devenu un idiome à part entière, distinct du provençal[non neutre][11]. Le grammairien niçois du XVIe siècle Honoré Drago, parle en 1535 du niçois comme d'un tout autre langage que le provençal[3]. Il fut chargé par un lieutenant de l'empereur Charles Quint, Alphonse Davallo, d'établir un traité de phonétique et de vocabulaires provençaux[3]. Rendant son travail avec beaucoup de retard, il explique la « trop grande difficulté de l'entreprise » par le fait que le niçois et le provençal se sont tellement modifiés que les auteurs des siècles précédents qui écrivaient dans ces langues auraient eu du mal à les comprendre[3]. Par ailleurs, l'étude linguistique de la Cisterna fulcronica de Joan Francés Fulcònis (publiée à Nice en 1562) et des Recort et memoria écrits par Jean Badat vers 1570 confirment la singularité de la langue parlée à Nice par rapport au provençal[15],[16]. Le terme « niçois » fait son apparition au XVIIe siècle[17], marquant, pour Laurent Ripart, l'aboutissement de la prise de conscience par la population de la spécificité de sa langue vis-à-vis du provençal[11].

Pierre Isnard affirme également dans son ouvrage que la volonté d'assimilation du niçois au provençal aux XIXe et XXe siècles cache des arrière-pensées politiques. Il explique ainsi qu'après l'annexion du comté de Nice à la France en 1860, le gouvernement français a favorisé cette assimilation afin de mieux intégrer le pays niçois à la France. Ainsi il encouragea la création de la « Société des Lettres, Sciences et Arts des Alpes-Maritimes » en 1861. Isnard raconte que la revue de cette société publia une étude d'un de ses membres, Alexandre Sardou, qui affirmait que le niçois n'était qu'une sorte de provençal altéré par la graphie pseudo-italienne. Isnard indique aussi qu'à cette époque la lecture des œuvres de l'auteur provençal Frédéric Mistral et des troubadours était encouragée alors que le niçois était « méprisé et proscrit ». Selon Isnard, le Trésor du Félibrige écrit par Frédéric Mistral pour tenter d'unifier tous les dialectes de langue d'oc dont le niçois pour lui faisait partie, comporte des erreurs sur des mots niçois qui prouvent que le niçois et le provençal sont deux langues distinctes. En 1999, Roger Rocca, directeur adjoint de la revue culturelle bilingue français-niçois Lou Sourgentin, explique que le niçois « occupe une place bien définie, à parité avec les autres langues dans ce que l’on pourrait appeler l’aire de langue d’oc ». Et il ajoute : « Qu'il semble loin le temps où, sous de faux prétextes unitaires, d’éminents linguistes ne voyaient dans le nissart qu'un patois provençal, lui déniant toutes les qualités d’une langue spécifique[18]. »

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le niçois partage l'essentiel des traits caractéristiques du provençal : vocalisation de « -l » final en [w], réduction à [-i] du groupe [-ia] en position finale atone, maintien de la distinction de /v/ et /b/, maintien de /-n/ en position finale avec nasalisation partielle de la voyelle antérieure, formation de pluriels en « i »[19], etc.

Toutefois, l'histoire singulière du territoire, ses liens étroits avec l'Italie voisine et la culture de la variété locale expliquent le maintien et la grande vitalité de caractéristiques divergentes d'avec le provençal général ou l'occitan moyen[20] :

  • Maintien du [-a] atone final[21], contrairement à la plus grande partie du domaine d'oc, où il est fermé en [-ɔ] (voire [-o]) : Niça > [ˈnisa], contre [ˈnisɔ]. On retrouve cette caractéristique dans certains parlers languedociens méridionaux (régions de Montpellier, Sète, Lodève) ainsi que dans le fuxéen de Saurat[22].
  • Fréquentes diphtongaisons de « ò » en [wa][21] (pòrta > [ˈpwarta]), comme en provençal maritime et dans certains parlers languedociens ou alpins. Absence de diphtongaisons par ailleurs présentes en provençal comme en languedocien moyen (bòu [ˈbɔw], contre buòu [ˈbjɔw]).
  • Chute de [z] intervocalique, suivie d'un hiatus ou d'un [v] épenthétique[21], comme en provençal maritime.
  • Maintien ou réapparition de /-d-/ intervocalique latin dans des cas où il est transformé en /-z-/ en occitan référentiel et fréquemment amuï en provençal : AUDIRE, SUDARE > audir, sudar, contre au(s)ir et su(s)ar[21].
  • Ajout sporadique d'un [e] de soutien derrière certains consonnes finales[21], comme en provençal maritime.
  • Présence sporadique d'une voyelle postonique en -O, comme en provençal maritime, là où l'occitan plus général n'en met aucune : gòto, bico, vito, manco pour gòt, bica, vite, manca.
  • vocalisation de -P finaux, comme en provençal maritime : tròp > tròup, còp > còup, sap > saup
  • réduction de certains adjectifs pluriels antéposés, comme en provençal maritime : Bèu > bei, pichon > pichoi
  • Comme en languedocien moyen, tendance au maintien d'occlusives finales ou groupes consonantiques finaux contrairement au provençal occidental, ce qui le rapproche des parlers vivaro-alpins et du provençal oriental. Adjonction fréquente d'un [-e] épenthétique, comme dans d'autres parlers occitans[19].
  • Conservation, comme dans de nombreuses langues romanes (italien, catalan, espagnol...) d'anciens proparoxytons, devenus paroxytons dans le reste du domaine hormis en aranais : làgrima contre lagrema (lācrima en latin). Dans d'autres cas, les proparoxytons proviennent du contact avec les parlers italiques. On trouve également des proparoxytons issus de combinaisons verbales avec pronoms enclitiques[19].
  • Système original d'articles définis : lo/lou (norme classique/norme mistralienne) (masculin) et la (féminin) au singulier, lu (masculin) et li (féminin) au pluriel[19].
  • Terminaison en [-er-] des paradigmes du futur et du conditionnel des verbes du premier groupe (parlerai contre parlarai)[23].
  • Usage courant des formes de possessifs précédées de l’article : lo mieu, lo tieu, lo sieu, etc. Les formes simples mon, ma, ton, etc. sont réservés à des emplois lexicalisés[23]. Cette caractéristique éloigne le niçard du provençal général mais le rapproche de certains parler languedociens et du catalan.
  • Usage possible de non pré-verbal comme marque de la négation (comme en italien), là où la plupart des dialectes ont finalement opté pour pas post-verbal[23].

Grammaire de la graphie classique[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

Le niçois possède les articles suivants:

masculin singulier femenin singulier masculin pluriel femenin pluriel
Determinants Lo La Lu Li
articles indéfinis Un Una De De

Nombres[modifier | modifier le code]

En niçois (graphie classique), on écrit le pluriel masculin mais il ne se prononce pas :

  • Lo tomati, lu tomatis (la tomate, les tomates)

En revanche, l'adjectif le marque :

  • Lo bèu tomati, lu bèi tomatis

Tout comme le verbe :

  • la bèla platana es verda, li bèli platanas son verdi

Verbe[modifier | modifier le code]

Le niçois possède trois groupes verbaux principaux

  • Première conjugaison : Verbes terminés en -ar (cantar).
  • Seconde conjugaison : Verbes terminés en -ir (diferir).
  • Troisième conjugaison : Verbes terminés en -re (vendre).

Première conjugaison[modifier | modifier le code]

Comme cantar.

Présent Imparfait Futur
canti cantavi canterai
cantes cantaves canteràs
canta cantava canterà
cantam cantavam canterèm
cantatz cantavatz canterètz
canton cantavon canteran

Seconde conjugaison[modifier | modifier le code]

Comme sentir.

Présent Futur
Senti Senterai
Sentes Senteràs
Sente Senterà
Sentèm Senterèm
Sentetz Senterètz
Senton Senteran

Troisième conjugaison[modifier | modifier le code]

Comme vendre.

Présent
Vendi
Vendes
Vende
Vendem
Vendetz
Vendon

Être[modifier | modifier le code]

Le verbe "Estre", utilisé aussi comme auxiliaire. Il existe aussi le verbe "Estaire" qui signifie : être présent, ce dernier étant irrégulier.

Présent Imparfait Futur
Sièu Eri Serai
Siès Eres Seràs
Es Era Serà
Siam Eravam Serèm
Siatz Eravatz Serètz
Son Eron Seran

Normes, graphies, standardisation[modifier | modifier le code]

Le niçois peut utiliser deux normes :

  • La norme classique, qui privilégie les traditions autochtones de la langue. Elle a été développée par Robert Lafont (Phonétique et graphie du provençal, 1951 ; L'ortografia occitana, lo provençau, 1972) puis Jean-Pierre Baquié (Empari lo niçard, 1984).
  • La norme mistralienne, plus proche des habitudes écrites du français. L'utilisation de cette dernière est liée au contexte historique, avec le rattachement du comté de Nice à la France en 1860. Elle est régie en principe par le Félibrige mais il existe aussi une Acadèmia Nissarda.

Des graphies italianisantes ont existé mais elles ont été abandonnées à la suite de l'annexion de Nice à l'empire français. C’est Joseph-Rosalinde Rancher, grand auteur classique niçois qui se pose en 1830, dans son œuvre La Nemaiada, la question de la graphie, bien avant Frédéric Mistral. Il est normal qu’aujourd’hui on la qualifie d'« italianisante » puisque Nice appartenait à cette époque au royaume de Sardaigne.

Les noms du niçois[modifier | modifier le code]

En niçois, les habitants de Nice (Nissa ou Niça) se désignent par le gentilé niçard, niçarda (norme classique) ou bien niçart niçarda (nissart nissarda) (norme mistralienne). La graphie la plus populaire, la plus vulgarisée, la plus utilisée aujourd'hui étant Nissa. Il existe des variantes graphiques innombrables en raison des difficultés à véhiculer une norme linguistique stable: avec -ç- ou -ss-, avec -d ou -t (voire -te). Le ç est une graphie préconisée par Frédéric Mistral par exemple. Georges Castellana indique lui aussi : « Nice : Niça ; lu Niçart ».

Quelle que soit la graphie utilisée, on prononce dans tous les cas [niˈsaʀt(e), niˈsaʀda]. Dans la forme masculine [niˈsaʀt(e)], le [t] est le résultat d'un assourdissement d'un d en finale. L'adjonction facultative d'un son [e] final d'appui, après [t] final, est une particularité de la phonétique niçoise (mais ce [e] n'a pas de valeur phonologique et n'est pas noté dans l'orthographe, qu'elle soit classique ou mistralienne).

En français, pour qualifier les habitants de Nice, le gentilé habituel est niçois. Nissart et niçard s'emploient depuis peu en français pour désigner tout ce qui a trait aux traditions et aux gens qui parlent le niçois, ou une forme de renaissance de cette culture ou d'usage folklorique.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Des milliers de jeunes et d'adultes prennent des cours de niçois, sans être nécessairement d'origine niçoise. Il s'agit le plus souvent d'options facultatives dans le cadre universitaire destinées à compenser un déficit de points dans les autres matières. Le niçois à l'école est enseigné à l'école primaire et secondaire, avec option au baccalauréat (école Calandreta de Nice[24], cours optionnels dans l'enseignement public dans la majorité des lycées de la ville. Cependant dans quelques lycées, les élèves doivent écourter leur pause déjeuner pour en bénéficier). Il y aurait actuellement 1 500 lycéens qui apprennent le niçois[25].

Les moyens accordés à l'enseignement du niçois sont jugés nettement insuffisants par certaines associations de promotion de la culture niçoise et par les enseignants. Ces derniers soulignent la faiblesse du nombre d'heures de cours consacrées au niçois et le manque de postes de professeurs[25]. Seulement 0,0625 % des heures totales de cours dans l'académie de Nice seraient consacrées au niçois, soit cent heures[25]. De plus, il n'y aurait que dix enseignants de niçois dans cette même académie, alors qu'il y a 90 enseignants de corse dans l'académie de Corse, 70 professeurs d'occitan dans l'académie de Montpellier et près d'une centaine dans l'académie de Toulouse[25]. De même, alors que le département des Alpes-Maritimes l'école Calandreta existait à Nice et Vallauris, il n'en reste plus qu'une seule. La Calandreta restant à Nice est par exemple en difficulté pour la continuité de son enseignement[26].

Présence culturelle, littérature, musique[modifier | modifier le code]

Le niçois est l'objet d'une présence culturelle constante, avec des créations littéraires et de la chanson.

  • Théâtre : Francis Gag, théâtre Barba Martin, théâtre de La Ciamada nissarda, Serge Dotti, Raoul Nathiez.
  • Poésie : Joseph-Rosalinde Rancher, François Guisol, Eynaudi, Alan Pelhon, Jan-Luc Sauvaigo.
  • Prose : Bertrand de Puget, Raymon Ferraud, Reinat Toscano, Joan Badat. Francés Pelós (XVe siècle) puis Fulconis (XVIe siècle) ont fait imprimer des traités de mathématiques en niçois.
  • Musiques, chansons  : Jouan Nicola, Menica Rondelly, Louis Génari, Eugène Emmanuel, Louis Unia,Tomas et ses Merrys boys, Louis Nicola, Jan-Luc Sauvaigo, Mauris Sgaravizzi, Christian Bezet, Nux Vomica, L'Ontario, Dédé Trucchi, Gigi de Nissa, Mélonious quartet (sous la direction de Patrick Vaillant), Corou de Berra sous la direction de Michel Bianco (chant polyphonique), Li Bachas Boys, Les Mourtairets, Li Banés, Paure nautre, Li Rauba Capeu, Li Barragnas, Li Falabracs.
  • Ouvrages pour apprendre le nissart[27] :
    • L'épreuve de nissart au baccalauréat, écrit par Jean Philippe Figheira ;
    • Gramàtica dau niçard, par Reinat Toscano
    • Pràtica e gramàtica par Jacques Chirio ;
    • Lou Nissart a l'escola, éditions Lou Sourgentin / CRDP de Nice[1]
    • Conjuguer en Nissart [2], coédition Fédération des Associations du Comté de Nice/CRDP de Nice[3]

Revues[modifier | modifier le code]

Parmi les revues publiées en niçois, on peut citer : Lou Sourgentin, La Ratapinhata Nòva (années 1980), La Beluga ou encore L'Estrassa.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c code générique
  2. Bernard Sergent, Les Indo-Européens : histoire, langues, mythes, Paris, Payot, 1995
  3. a, b, c, d, e et f Pierre Isnard, Considérations sur le dialecte niçois et le rattachement à la France, 1960.
  4. Département de langue d'oc de l'Université de Nice
  5. L'Institut d'études occitanes des Alpes-Maritimes, le Centre culturel occitan-Pays Niçois, l'école Calandreta Niçarda, le Félibrige avec ses écoles locales, la Fédération des associations du Comté de Nice, l'éditeur Serre et la revue Lou Sourgentin
  6. Jean-Philippe Dalbera, Les parlers des Alpes Maritimes : étude comparative, essai de reconstruction, Toulouse, Université de Toulouse 2 (thèse de doctorat), 1984 [éd. 1994, Londres: Association Internationale d’Études Occitanes]
  7. Thesaurus occitan
  8. Voir par exemple le Manuel pratique d'occitan moderne de Pierre Bec, qui offre une analyse détaillée de la structure dialectologique de l'occitan.
  9. André Compan, Anthologie de la littérature niçoise, Toulon, L'Astrado, coll. « Biblioutèco d’istòri literàri e de critico », 1971
  10. Considérations sur le dialecte niçois et le rattachement à la France
  11. a, b, c et d Laurent Ripart, « Nice et l'État savoyard : aux source d'une puissante identité régionale (fin XIVe - milieu XVIe siècle) » dans Jérôme Magail et Jean-Marc Giaume (dir.), Le comté de Nice : de la Savoie à l'Europe : identité, mémoire et devenir, Nice, Serre Éditeur, 2006, p. 18-19 (ISBN 9782864104674) [lire en ligne]
  12. André Compan, « L'idiome véhiculaire niçois à la fin du XIVe siècle et au début du XVe siècle », dans 1388. La dédition de Nice à la Savoie. Actes du colloque international de Nice (septembre 1388), Paris, Publications de la Sorbonne, coll. « Histoire ancienne et médiévale », 1990, p. 299
  13. André Compan, « La langue niçoise dans la période de la sécession de 1388 », dans Nice-Historique, 1988, p. 124
  14. Adolphe Viani, Étude critique et méthodique d'un ouvrage en moyen provençal « Lo compendion de l'abaco » de Francès Pellos (1492), Nice, Université de Nice Sophia Antipolis (thèse de doctorat), 1981, t. I, p. 297-298
  15. Rémy Gasiglia, « La langue de Fulconis dans la Cisterna fulcronica », dans Joan Francés Fulcònis, La cisterna fulcronica, Nice, éd. Roger Rocca, 1996, p. 72-88
  16. André Compan, La crounica nissarda de Jean Badat (1516-1567), avec introduction, notes, commentaires et glossaire, Nice, Université de Nice Sophia Antipolis (thèse de doctorat), 1969, p. 78
  17. Rémy Gasiglia, op. cit., p. 72
  18. Roger Rocca, Le Mémorial du pays niçois 1968-1998, Nice-Nouméa, éditions Planète Memo, 1999 [lire en ligne]
  19. a, b, c et d Martin et Moulin 2007, p. 159
  20. Carrera 2011, p. 56-58
  21. a, b, c, d et e Martin et Moulin 2007, p. 158
  22. Alibert 2000, p. 17
  23. a, b et c Martin et Moulin 2007, p. 160
  24. Calandreta nissarda
  25. a, b, c et d « Des États généraux pour sauver le nissart », Nice-Matin, 23 novembre 2009. Consulté le 23 novembre 2009.
  26. fête en soutien de la Calandreta nissarda
  27. Les ouvrages de nissart

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc) Louis Alibert, Gramatica occitana segon los parlars lengadocians, Barcelone / Toulouse, Institut d'Estudis Occitans / Institut d'Estudis Catalans,‎ 2000, 2e éd., 530 p. (ISBN 2-85910-274-4)
  • James Bruyn Andrews, Essai de grammaire du dialecte mentonnais avec quelques contes, chansons et musique du pays, Menton, 1981, Société d'art et d'histoire du Mentonnais, 3e éd. (1re éd. 1875)
  • James Bruyn Andrews, Vocabulaire français-mentonnais, Marseille, Lafitte Reprints, 1977, 2e éd. (1re éd. 1877)
  • Joan-Pèire Baquié (collab. Andrieu Saissi), Empari lo niçard / Apreni lo provençau, Nice, CRDP Nice / CDDP Alpes Maritimes, 1987
  • Pierre Bec (collab. Octave Nandris, Žarko Muljačić), Manuel pratique de philologie romane, Paris, Picard, 1970-1971, vol. 
  • J. Blaquièra, Dictionnaire français-nissart, langue d'oc, dialecte niçois, auto-édition, 1985 [Notice établie par la Bibliothèque nationale (page consultée le 10 février 2012)]
  • Jean-Baptiste Calvino, Dictionnaire niçois-français, français-niçois, Nîmes, Lacour, 1993, 2e éd. (1re éd. 1905 sous le titre Nouveau dictionnaire niçois-français)
  • Pietro Carles, Piccolo vocabolario nizzardo-italiano, Nice, 1866
  • Pietro Carles, Piccolo vocabolario italiano-nizzardo, Nice, 1868
  • (ca) Aitor Carrera, L'occità : Gramàtica i diccionari bàsics - Occità referencial i aranès, Lérida, Pagès,‎ février 2011, 1e éd., 276 p.
  • Georges Castellana, Dictionnaire niçois-français, Nice, Serre, 2001, 2e éd. (1re éd. 1947)
  • Georges Castellana, Dictionnaire français-niçois, Nice, Serre, 2001, 2e éd. (1re éd. 1952)
  • Bernard Cerquiglini (dir.), Les langues de France, Paris, Presses universitaires de France, 2003
  • Bernard Cerquiglini, Gérald Antoine, Histoire de la langue française 1945-2000, Paris, CNRS Éditions, 2000
  • Jaume Clapié, Joan Pèire Baquié, Pichin lèxico ilustrat, petit lexique illustré, niçard-françés, français-niçois, Nice, Serre, 2003
  • André Compan, Grammaire niçoise, Nice, Serre, 1981, 2e éd. (1re éd. 1965)
  • André Compan, Anthologie de la littérature niçoise, Toulon, L'Astrado, coll. « Biblioutèco d’istòri literàri e de critico », 1971
  • Jean-Philippe Dalbera, Les parlers des Alpes Maritimes : étude comparative, essai de reconstruction, Toulouse, Université de Toulouse 2 (thèse de doctorat), 1984 [éd. Londres, Association internationale d'études occitanes, 1994]
  • Jean-Philippe Dalbera, « Les îlots liguriens de France », dans Bernard Cerquiglini (dir.), Les langues de France, Paris, Presses universitaires de France, 2003
  • Escola de Bellanda, Diciounari nissart-francés, Nice, Fédération des associations du comté de Nice / Serre, 2002
  • Jules Eynaudi, Louis Cappatti, Dictionnaire de la langue niçoise, Nice, 1931-1938
  • Werner Forner, À propos du ligurien intémélien : La côte, l'arrière-pays, Travaux du cercle linguistique de Nice, 1996
  • (it) Werner Forner, « La dialettologia ligure. Problemi e prospettive », dans Günter Holtus, La dialettologia italiana oggi, Tübingen, 1985-1990
  • Rémy Gasiglia, Grammaire du Nissart : essai de description d'un dialecte d'oc, Institut d'études niçoises, 1984, 426 p.
  • Pierre Gauberti, Dictionnaire encyclopédique de la langue de Peille, Nice, Serre, 1994
  • (it) Pierre Gioffredo, Storia dele Alpi marittime, Turin, HPM, 1839 (1re éd. 1662), livre XXIV
  • Joseph Gioardan, Dictionnaire français-niçois: lexique complémentaire du parler de la ville de Nice et des pays environnants, M.-L. Vincentelli, 1968, 189 p.
  • Marie-Louise Gourdon, La Grammatica nissarda de Joseph Micèu : biographie, étude sur les dialectes, commentaires philologiques, Nice, Imprimerie Pierotti, 1975
  • Marie-Louise Gourdon, Contribution à l’histoire de la langue occitane. Étude des systèmes graphiques pour écrire l'occitan (niçois, provençal, languedocien) de 1881 à 1919 : itinéraires et travaux de A.L. Sardou, J.B. Calvino, L. Funel, A. Perbosc, P. Estieu, Nice, Université de Nice Sophia Antipolis (thèse de doctorat), 1997
  • René Liautaud, Essai de lexique français-entraunois avec correspondences en niçois, Nice, CRDP, 1985
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  • (oc) Reinat Toscano, Gramàtica niçarda, Princi Néguer, 1998, 161 p. (ISBN 9782905007575)
  • (it) Giulio Vignoli, Gli Italiani Dimenticati. Minoranze Italiane In Europa, Milan, Giuffrè Editore, 2000, 341 p. (ISBN 9788814081453)

Articles connexes[modifier | modifier le code]