École nationale supérieure des mines de Paris (Mines ParisTech)

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École nationale supérieure des mines de Paris (MINES ParisTech)
Image illustrative de l'article École nationale supérieure des mines de Paris (Mines ParisTech)
Devise Théorie et pratique
Informations
Fondation 1783
Type École d’ingénieurs et école de la fonction publique (EPA)
Budget 88 millions d’euros[1]
Dotation 45,9 millions d'euros[2]
Localisation
Coordonnées 48° 50′ 42″ N 2° 20′ 21″ E / 48.844952, 2.339193 ()48° 50′ 42″ Nord 2° 20′ 21″ Est / 48.844952, 2.339193 ()  
Ville Paris
Pays Drapeau de la France France
Direction
Président Jacques Aschenbroich
Directeur Romain Soubeyran
Chiffres clés
Étudiants 1 200[3]
Niveau Bac+8 (Doctorat)
Divers
Affiliation Institut Mines-Télécom, ParisTech, CGE, CDEFI, Medicen, G16+, PSL Paris Sciences et Lettres
Site web www.mines-paristech.fr

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
École nationale supérieure des mines de Paris (MINES ParisTech)

MINES ParisTech (officiellement École nationale supérieure des mines de Paris (Mines ParisTech)[4], aussi connue sous le nom d'École des Mines de Paris, d'ENSMP, de Mines Paris ou simplement les Mines) est fondée le 19 mars 1783 sur ordonnance du roi Louis XVI, dans le but de former des « directeurs intelligents » pour les mines du royaume[5]. C'est l’une des plus anciennes écoles d'ingénieurs françaises.

À l’époque de sa fondation, l’exploitation des mines représentait l’industrie de haute technologie par excellence, où se retrouvaient toutes sortes de problèmes allant de la géophysique au génie des procédés en passant par la sécurité minière, la gestion économique et la stratégie géopolitique. Les compétences développées par l’école sont donc dès l’origine très diverses, et l’école a su évoluer au cours du temps pour devenir aujourd’hui une école dite « généraliste ».

Présentation générale[modifier | modifier le code]

L’école des mines de Paris est un établissement public (statut d’établissement public à caractère administratif sous tutelle du ministre chargé de l’industrie)[4] dont la vocation est de former des ingénieurs de premier plan destinés au secteur industriel, notamment dans les domaines de l'énergie et des matières premières. L’établissement est rattaché à l'Institut Mines-Télécom. Il est membre de la conférence des grandes écoles, du PRES ParisTech, et depuis juin 2012, de l'Idex Paris Sciences et Lettres - Quartier latin en tant que membre fondateur.

Historique[modifier | modifier le code]

Les cours au XIXe siècle
L'Hôtel de Vendôme, site de l'École des Mines
Traces des combats de la libération de Paris sur les murs de l'école du boulevard Saint-Michel.
Résidence étudiante de la Maison des Mines et des Ponts, rue Saint-Jacques


Créée par arrêt du Conseil du roi du 19 mars 1783, la première école des mines est établie à l'hôtel des Monnaies de Paris. Disparue en 1791 dans la tourmente révolutionnaire, puis reconstituée par un arrêté du Comité de Salut public le 13 messidor an II (1794)[6], elle fut transportée à Peisey-Nancroix en Savoie, à ce moment française, après l'arrêté des consuls du 23 pluviôse an X (1802)[7].


Après les événements de 1814, l'école fut définitivement reconstituée à Paris, par l'ordonnance du 6 décembre 1816, et établie à l'hôtel de Vendôme, longeant le jardin du Luxembourg, emplacement qu'elle occupe encore aujourd'hui[8].

En 1967 l'école s'est étendue à Fontainebleau, et à Évry, puis en 1976 dans le parc technologique de Sophia Antipolis. Dans les années 2000, l'importance des effectifs de jeunes diplômés qui entrent dans la finance[9] suscite pour Mines-Paris comme pour d'autres écoles d'ingénieurs des interrogations au vu de l'éloignement par rapport aux missions industrielles auxquelles préparait leur enseignement[10], dans un contexte où la finance est accusée d'asphyxier l'industrie.

Campus[modifier | modifier le code]

Le site principal de l’école est au boulevard Saint-Michel à Paris. L’établissement est également implanté à Évry, Fontainebleau, et Sophia Antipolis[11].

Les formations[modifier | modifier le code]

Ingénieurs civils[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ingénieur civil des mines.

L'école forme des ingénieurs généralistes de haut niveau appelés à occuper des fonctions de responsabilité dans des domaines multiples, comme la production industrielle, la recherche et le développement, la gestion, et autres branches d'activités très diversifiées. L'enseignement correspond à cet impératif de polyvalence et se traduit par quelques objectifs principaux : assurer une solide culture scientifique commune dans les disciplines fondamentales, permettre aux élèves d'approfondir un domaine de leur choix, donner une place primordiale à l'observation et à l'application, développer l'esprit d'entreprendre.

Pour cela, le cursus associe à l'enseignement des périodes importantes de stages, fait appel au potentiel scientifique des centres de recherche, fournit aux étudiants un encadrement pédagogique individualisé, et associe le plus souvent possible les acteurs de la vie économique.

Ce cycle accueille environ 400 élèves-ingénieurs sur 3 années de formations.

L’admission des étudiants se fait par concours après les classes préparatoires aux grandes écoles. La voie d’accès principale est le Concours commun Mines-Ponts (filière de classes préparatoires MP, PSI, PC, PT, TSI). Quelques universitaires ainsi qu'un contingent important d'élèves étrangers intègrent aussi le cycle en deuxième année. Enfin, une trentaine de polytechniciens rejoignent l'école en troisième année.

Ingénieur du corps des mines[modifier | modifier le code]

MINES ParisTech est également chargé de former les fonctionnaires du corps des mines. Les promotions comptent une vingtaine d’élèves, parmi les mieux classés de l’École polytechnique, de l’École normale supérieure, du cycle ingénieur civil de mines ParisTech et de Télécom ParisTech. La formation dure trois années et comprend des stages[12].

Mastères Spécialisés[modifier | modifier le code]

L'établissement propose un ensemble de 19 Mastères Spécialisés (MS)[13], dans 5 domaines :

  • Énergétique et procédés ;
  • Sciences de la terre et de l'environnement ;
  • Mécanique et matériaux ;
  • Mathématiques et systèmes ;
  • Économie, Management et Société.

Les diplômes de Mastère spécialisé sont accrédités par la Conférence des grandes écoles.

Diplômes de master[modifier | modifier le code]

L’école, en collaboration avec des universités de la région parisienne, délivre des diplômes de Master [14]

Par ailleurs, elle est partie prenante dans 6 Masters destinés à des étudiants internationaux de niveau M2 ou équivalent et professionalisants. Parmi ceux-ci, le Master SE :

Doctorat[modifier | modifier le code]

Coaccréditée dans cinq écoles doctorales, MINES ParisTech est habilitée à délivrer le diplôme de Docteur dans 18 spécialités doctorales[15].

Ouverture vers l’international[modifier | modifier le code]

Le cycle ingénieur civil a une forte composante d'internationalisation :

Les autres formations (Masters, Mastères Spécialisés, Doctorat) attirent une part importante d'étrangers.

La recherche[modifier | modifier le code]

La recherche à MINES ParisTech se caractérise par des liens forts avec l'industrie (1re recherche contractuelle en France avec environ 30 millions d'euros de contrats de recherche par an[17]. Elle est essentiellement gérée via Armines, structure de recherche contractuelle propre aux écoles des mines). Elle est organisée en 18 centres de recherche, répartis dans cinq grands domaines scientifiques :

Énergétique et procédés[modifier | modifier le code]

  • Centre Efficacité énergétique des Systèmes (CES)
  • Centre Thermodynamique des Procédés (CTP)
  • Centre Observation, Impacts, Energie (O.I.E.)
  • Centre Procédés, Énergies Renouvelables et Systèmes Énergétiques (PERSÉE)

Ces quatre centres, créés en 2013, constituent le Département Énergétique et Procédés (anciennement Centre Énergétique et Procédés, CEP)

Mécanique et Matériaux[modifier | modifier le code]

Mathématiques et Systèmes[modifier | modifier le code]

  • Centre de Morphologie Mathématique (CMM)
  • Centre de Robotique (CAOR)
  • Centre de Bio-Informatique (CBIO)
  • Centre de Recherche en Informatique (CRI)
  • Centre d'Automatique et Systèmes (CAS)
  • Centre de Mathématiques Appliquées (CMA)

Sciences de la Terre et de l'environnement[modifier | modifier le code]

  • Centre de Géosciences
  • Institut Supérieur en Ingénierie et Gestion de l'Environnement (ISIGE)

Économie, Management et Société[modifier | modifier le code]

Bibliothèque[modifier | modifier le code]

La bibliothèque est créée en 1783 afin de permettre aux élèves de jouir d'une documentation pratique. Des choix dans les dépôts littéraires permettent de l'enrichir pendant la Révolution, avec une politique documentaire stricte : seuls sont retenus les livres utiles aux élèves et aux professeurs. Les fonds de constituent parallèlement à l'émergence des sciences comme la minéralogie ou la géologie. Le fonds ancien est également marqué par les documents en langue étrangère, particulièrement en allemand, pays où se développent d'abord ces sciences.

Les fonds s'enrichissent au XIXe siècle, par achats, dons, legs, mais également par échanges avec des sociétés savantes qui se constituent alors, toujours en liaison avec le développement des sciences et de l'école. Il s'agit à l'origine d'un fond essentiellement pédagogique, et non patrimonial, ce qui permet de suivre les évolutions de l'enseignement. Les fonds relèvent donc plus de l'aspect économique (voire social, avec une ouverture vers le saint-simonisme) des mines que de l'aspect technique - plutôt enseigné dans les écoles des mines d'Alès ou de Douai. Une nouvelle salle de lecture est inaugurée en 1926 par le maréchal Foch, à l'occasion de la remise de la Croix de guerre à l'école.

La bibliothèque est aujourd'hui située sur deux sites, à Paris et à Fontainebleau (collection des sciences de la terre).

Les Presses des Mines[modifier | modifier le code]

En 1995, l'école des Mines de Paris a créé une maison d'édition : les Presses de l'école des Mines.

Cette maison d'édition édite des livres sur des sujets spécifiques que d'autres maisons d'édition n'auraient peut être pas publié en raison de leur faible potentiel de vente. Ces ouvrages sont souvent écrits par des membres de l'école (chercheurs, professeurs, étudiants).

Depuis le 1er février 2009, à l'occasion d'un changement de statut juridique, elle est filiale d'ARMINES et a changé son nom en Les Presses des Mines. Elle souhaite développer plus de partenariats à l'international.

Junior-Entreprise[modifier | modifier le code]

JuMP MINES ParisTech est la Junior-Entreprise de l'école des Mines de Paris[18]. Il s’agit d’une Junior-Entreprise, donc d'une association loi 1901 à vocation pédagogique, créée en 1980, qui compte aujourd'hui 16 administrateurs en première et deuxième années du cycle ingénieur civil[19]. JuMP MINES ParisTech, étant labélisé Junior-Entreprise, est donc membre de la Confédération nationale des Junior-Entreprises (CNJE).

JuMP MINES ParisTech est une Junior-Entreprise qui réalise des prestations de conseil dans des domaines variés (ingénierie, business plan, traduction, systèmes d'informations,etc.) afin de permettre aux élèves du cycle ingénieur civil d'appliquer leurs connaissances théoriques à des cas concrets. La Junior-Entreprise compte parmi ces clients notamment GDF SUEZ, Areva, Yves Rocher, Thomas Cook, Samsung[20].

JuMP MINES ParisTech a reçu en avril 2010 le Prix des Internautes du Trophées Grandes Écoles organisé par La Tribune[21] dans la catégorie Junior-Entreprise.

Anciens élèves célèbres (ordre alphabétique)[modifier | modifier le code]

Ingénieurs civils des mines[modifier | modifier le code]

Georges Charpak, ingénieur civil des mines

Ingénieurs du corps des mines[modifier | modifier le code]

Les ingénieurs des mines sont des fonctionnaires formant un des grands corps techniques de la fonction publique française, appelé usuellement « corps des mines ». La majorité des membres du Corps des Mines sont polytechniciens.

Henri Poincaré, ingénieur du corps des mines
Benoit Clapeyron, ingénieur du corps des mines

Liste des directeurs de l'École des mines de Paris[22][modifier | modifier le code]

Sources de l’article[modifier | modifier le code]

  1. http://www.mines-paristech.fr/Rapport-activite/2013/#1
  2. http://www.mines-paristech.fr/Rapport-activite/2013/#1
  3. http://www.mines-paristech.fr/Rapport-activite/2013/#1
  4. a et b Décret n°91-1033 du 8 octobre 1991 relatif à l'École nationale supérieure des mines de Paris (Mines ParisTech, sur le site de Legifrance.
  5. Arrêt du conseil d'État du Roi portant établissement d'une École de Mines du 19 mars 1783
  6. Chapitre III de la Notice Historique de l'École des Mines de Paris par Louis Aguillon
  7. Chapitre V de la Notice Historique de l'École des Mines de Paris par Louis Aguillon
  8. Chapitre VI de la Notice Historique de l'École des Mines de Paris par Louis Aguillon
  9. "Métiers de la finance : tapis rouge pour les ingénieurs !", dans Le Journal des Grandes Écoles" du 17 mai 2011 [1]
  10. "Des candidats en quête de sens", dans Le Figaro du 14/10/2007 [2]
  11. « Implantations géographiques », sur www.mines-paristech.fr (consulté le 19 août 2014)
  12. « Les corps techniques de l'État », sur www.ensmp.fr (consulté le 4 mai 2010)
  13. « Mastères spécialisés », sur www.mines-paristech.fr (consulté le 19 août 2014)
  14. « Masters recherche et partenariats », sur www.mines-paristech.fr (consulté le 19 août 2014)
  15. « Doctorat », sur www.mines-paristech.fr (consulté le 19 août 2014)
  16. http://www.mines-paristech.fr/ingenieurcivil/Intro/AST_U.html
  17. http://www.mines-paristech.fr/Rapport-activite/2013/#1
  18. Site internet de la Junior-Entreprise des Mines de Paris
  19. Page de présentation de la Junior-Entreprise des Mines de Paris
  20. Clients de la Junior-Entreprise JuMP MINES ParisTech
  21. Site du Trophée Grandes Écoles La Tribune
  22. Annales.org

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]