Saint-Martin-Vésubie

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Saint-Martin-Vésubie
Vue du village de Saint-Martin-Vésubie en venant de la vallée du Var.
Vue du village de Saint-Martin-Vésubie en venant de la vallée du Var.
Blason de Saint-Martin-Vésubie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Canton de Saint-Martin-Vésubie
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Henri Giuge
2014-2020
Code postal 06450
Code commune 06127
Démographie
Gentilé Saint-Martinois
Population
municipale
1 322 hab. (2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 04′ 09″ N 7° 15′ 24″ E / 44.0691666667, 7.25666666667 ()44° 04′ 09″ Nord 7° 15′ 24″ Est / 44.0691666667, 7.25666666667 ()  
Altitude Min. 715 m – Max. 3 120 m
Superficie 97,13 km2
Localisation

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Liens
Site web saintmartinvesubie.fr

Saint-Martin-Vésubie (en occitan niçois Sant Martin de Lantosca prononcé [sow mar'ti de lan'tusko]), est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Dans les textes anciens le village est appelé Saint-Martin-Lantosque. Ses habitants sont appelés les Saint-Martinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village vu depuis le Collet.
Hôtel de ville de Saint-Martin-Vésubie.

Chef-lieu de canton des Alpes-Maritimes et dernier village au nord de la vallée de la Vésubie, Saint-Martin-Vésubie est la principale porte d'accès au parc national du Mercantour.

Appelée jusqu'en 1889 Saint-Martin-Lantosque car appartenant à l'ancien Val de Lantosque (ancien nom de la Vésubie), Saint-Martin-Vésubie, fut, dès 1864, réputée pour la qualité de son environnement, de ses eaux et de son climat estival, loin des chaleurs étouffantes de la côte.

Ces caractéristiques lui valent son surnom de « Suisse niçoise ». Le village s'élève à la confluence de deux torrents alpins, celui de la Madone de Fenestre à l'est, et du Boréon à l'ouest. La Vésubie naît sous le village.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Érigé sur les bords d'un plateau glaciaire, le village apparaît dans l'histoire dès le XIIIe siècle, mais son site est occupé depuis la plus haute Antiquité (romanisation d'une population autochtone au Ier siècle avérée).

Au XIIe siècle le village est mentionné sous le nom de Saint-Martin-de-Lantosque. Il s'est construit autour d'un prieuré fondé à l'abbaye de Saint-Dalmas-de-Pedonna Borgo San Dalmazzo. Les Templiers administrent le sanctuaire de Fenestre jusqu'à leur arrestation.

Le castrum médiéval s'étend progressivement le long de la falaise surplombant le vallon de la Madone, sur laquelle s'étire la grande route du Sel gagnant le Piémont depuis le port de Nice. Au Moyen Âge, la communauté de Saint-Martin est dotée d’un consulat[2].

Dans la réorganisation administrative du comté de Provence opérée en 1307 par Charles II, Saint-Martin fait partie de la «vicaria comitatus Vintimilli et vallis Lantusce». Cette partie du comté comprend Sospel, Saorge, Breil, Pigna, La Roquette, Peille, Lucéram, Belvédère, La Bollène, Lantosque, Utelle, Roquebillière, Saint-Martin, La Tour et Valdeblore[3].

Le 25 janvier 1470, un incendie consu*/ me une grande partie de la ville, ses fabriques de draps et ses entrepôts de marchandises. Les pertes sont évaluées à 160 000 florins d'or.

Jérôme-Marcel de Gubernatis, président du Sénat de Nice, obtient en 1684 l'inféodation du fief de Saint-Martin. Devant l'opposition de la population, cette mesure est annulée dans l'année.

En septembre 1792, les troupes françaises franchissent le Var. La noblesse, les institutions niçoises et les émigrés quittent la Ville dans la précipitation. Les troupes sardes se retirent et établissent leur ligne de défense sur les hauteurs autour de Breil-sur-Roya, Saorge et le massif de l'Authion. Le commandement de l'armée sarde a été confié à Charles-François Thaon de Revel. Les troupes françaises entrent dans Saint-Martin-Lantosque (ancien nom de Saint-Martin-Vésubie) le 2 mars 1793. Les troupes sardes reprennent la ville en août mais doivent la céder aux Français en avril 1794. Charles-François Thaon de Revel prend l'offensive en 1795, mais les troupes sardes commandées par Bonnaud sont battues par les troupes françaises commandées par le général Garnier. Bonnaud est tué au cours des combats autour de Saint-Martin-Vésubie. Le général Garnier a organisé la lutte contre les barbets en 1800-1801.

La commune devient définitivement française en 1860 et perd une partie de son territoire qui devient italien (dont la Madone de Fenestre), qui ne lui sera restitué qu'en 1947 (traité de Paris).

Joseph Mottet, un ferblantier installé à Saint-Martin-Vésubie alimente son atelier par une génératrice à courant continu de 50 kW, fonctionnant sous une hauteur de chute de 30 mètres puis vend son surplus d’énergie à la commune de Saint-Martin-Vésubie, qui ainsi devint ainsi la deuxième commune rurale de France, après La Roche-sur-Foron, en 1893 à bénéficier d’un éclairage public fonctionnant à l’électricité[4]. Il y a probablement une erreur sur la date d'électrification de la commune car dés 1886 plusieurs communes dont Beaurepaire en Isère ou Bourganeuf dans la Creuse bénéficiaient déjà d'un éclairage public à l'électricité. De nombreuses communes rurales s'équipèrent de cet éclairage bien avant 1893. Il y a lieu de vérifier et corriger cette assertion

Pendant la Seconde Guerre mondiale les Alpes-Maritimes ont été occupées par la IVe armée italienne le 11 novembre 1942. Grâce à la sympathie des autorités italiennes la zone d’occupation italienne est devenue un refuge pour des milliers de Juifs. Les Juifs avaient un minimum de sûreté et une résidence légale sous les autorités italiennes, qui en mars 1943 les ont transportés de la côte à l’intérieur, dans la zone de Saint-Martin-Vésubie.

La sympathie des autorités italiennes était due à l'absence d'antisémitisme de la majorité de l'armée (dont le maréchal Ugo Cavallero et le général Mario Vercellino) et à l’œuvre du banquier juif italien Angelo Donati qui habitait à Nice et les a convaincus, avec le Père Marie-Benoît, de protéger les Juifs de la persécution des Allemands.

Après l’armistice des Italiens en septembre 1943, et sous la menace directe des autorités allemandes, un millier de Juifs de Saint-Martin-Vésubie ont réussi à remonter la vieille route du sel vers la vallée du Gesso pour se sauver en Italie. Les Juifs qui sont restés à Saint-Martin-Vésubie ont été arrêtés et transportés à Auschwitz. Cet épisode apparait dans le livre Étoile errante de J. M. G. Le Clézio.

Le commandant de la brigade de Saint-Martin-Vésubie, le maréchal des logis-chef Landry Mangon et sa femme Adrienne Mangon ont caché Jean-Claude Dreymann, un petit enfant de quinze mois; un autre gendarme de la brigade Joseph Fougère et sa femme Yvonne Fougère cachèrent, de leur côté, sa sœur aînée, Cécile, âgée de cinq ans, en la faisant passer pour leur propre fille.

Les 2 enfants restèrent cachés dans la gendarmerie pendant plusieurs mois ; leur mère, enceinte de huit mois, a pu ainsi échapper avec sa famille à la rafle du 8 septembre 1943.

Les 2 gendarmes et leurs épouses ont reçu, à titre posthume, le titre de "Justes parmi les Nations" au cours d'une cérémonie qui s'est déroulée à Saint-Martin-Vésubie le 5 septembre 2010[5].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Martin-Vésubie Blason D’argent à la fleur de lys florencée d’azur soutenue d’une jumelle ondée du même, au mantel aussi d’azur chargé de trois étoiles d’or mal ordonnées.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires, syndics et bailes successifs
Période Identité Parti Qualité
1789 Ignace-Victor Cagnoli Baile
1789 Joseph Ghibert Syndic
1791 François Baldoni Baile
1791 Maurice Giudice Syndic
1791 Pierre-Paul Raiberti Syndic
1792 François Baldoni Baile
1792 Jean-André Ghibert Syndic
1792 Joseph Baile Syndic
1793 Pierre-François Barelli Baile
1793 Antoine Ingigliardi Syndic
1793 Jean-André Ghibert Syndic
1794 Pierre-François Barelli Baile
1794 Antoine Ingigliardi Syndic
1794 Louis Martin Syndic
1794 Ambroise Giuge Syndic
An III Modeste Giuge
An III Jean-François Caire
An VI Antoine-Baptiste Astria
An VIII Antoine Richeri
An XIII Ignace Cagnoli
1811 Pierre-François Barelli
1815 Pierre-François Barelli Baile
1815 Modeste Giuge Syndic
1816 Pierre-François Barelli Baile
1816 Antoine-André Cagnoli Syndic
1817 Benjamin Baldoni Syndic
1818 Ignace Cagnoli Syndic
1819 Modeste Giuge Syndic
1820 Ignace Cagnoli Syndic
1821 Paul Véglio Syndic
1822 Pancrace Giaubert Syndic
1823 Pierre-François Barelli Syndic
1824 Paulin Baldoni Syndic
1832 Charles Raiberti Syndic
1836 Pierre-François Barelli Syndic
1837 Louis Astria Syndic
1839 Jérôme Cagnoli Syndic
1842 Jean Martin Syndic
1849 Hilarion Cagnoli Syndic
1850 Charles Raiberti Syndic
1853 François Cagnoli Syndic
1854 Jacques-Antoine Giaubert Syndic
1856 Charles Raiberti Syndic
1860 Louis Belleudi Syndic
1861 Hilarion Cagnoli
1870 Hilaire Filippi
1874 Hilarion Cagnoli
1875 Raymond Airaudi Adjoint(*)
1876 Eugène Raiberti
1877 Louis Barelli
1891 Jean-Baptiste Fulconis
1900 André Cagnoli
1908 Joseph Cagnoli
1919 Louis Fulconis
1940 Louis Blanchard Président du Comité local de Libération
1945 Jacques Mario
1947 Louis Fulconis
1949 Marius Martin
1953 Charles de Cacqueray
1981 Célestin Airaudi
1989 réélu en 2008[6] Gaston Franco UMP
(*) De De 1875 à 1876, Hilarion Cagnoli empêché est remplacé par Raymond Airaudi, adjoint.

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont les Saint-Martinois[7].


En 2011, la commune comptait 1 322 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 104 917 1 218 1 371 1 691 1 813 1 798 2 084 2 037
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
2 002 2 004 1 952 1 968 1 643 1 720 1 979 1 978 1 909
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 511 1 515 1 528 1 533 1 354 1 115 1 131 1 047 1 188
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011 - -
1 156 1 041 1 098 1 300 1 331 1 325 1 322 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Saint-Martin-Vésubie possède un important patrimoine religieux, église paroissiale et patrimoine des confréries de pénitents noirs et blancs[10] :

église Notre-Dame-de-l'Assomption[11] : L'église a été construite au XIIe siècle par les Templiers et a été modifiée en 1694. église du XVIIe siècle caractéristique du Baroque niçois. Elle possède plusieurs retables : retable du Rosaire de 1697, quatre panneaux datés de 1510 d'un retable attribué à l'école de Louis Bréa.
chapelle des Pénitents Blancs[12], chapelle Sainte-Croix, datant de la fin du XVIIesiècle. Elle possède un clocher coiffé d'un bulbe. La façade est ornée de sculptures de Giovani Parini de 1847. L'église possède une belle décoration baroque du XVIIe siècle, grand maître-autel et peintures sur les murs.
chapelle des Pénitents Noirs[13], chapelle Notre-Dame-de-la-Miséricorde. La chapelle a été construite au XVe siècle. Après l'incendie de 1470, elle a remplacé l'église paroissiale, le temps de la reconstruire. Le maître-autel a la forme d'un tabernacle couronné par deux anges dominé par un "martyre de saint Jean-Baptiste" sous le regard d'une Vierge étoilée de l'Assomption. Plusieurs tableaux sont installés sur les murs de la chapelle : une "Sainte Famille", "Le Christ au Temple", "Saint Pierre et saint Lazare", "La Madone de Fenestre" datée de 1655. La décoration date du XVIIe siècle.
Prieuré de Saint-Nicolas-d'Andobio : il subsiste des ruines de ce prieuré - abside sous cul-de-four - près de l'embranchement de la route vers Venanson. C'est un ancien prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye de Saint-Dalmas-de-Pedona. Il est cité en 1067. Il est confirmé dans la liste des possessions de cette abbaye par le pape Innocent IV en 1246.

La ville possède des vestiges de ses remparts du XIVe siècle. Des quatre portes que possédait la ville, il ne subsiste que la porte Sainte-Anne. L'église et les bâtiments claustraux avaient été rebâtis en 1439. Avant la Seconde Guerre mondiale, les processions pour la Madone de Fenestre se formaient devant ce bâtiment.

La rue du Docteur-Cagnoli, voie étroite et en forte pente a la particularité d'avoir un caniveau au milieu. Elle est bordée de maisons anciennes, comme la maison du coiffeur et la maison des comtes de Gubernatis[14] datant du XVIe siècle.

L'aménagement de la ville en station d'agrément à la fin du XIXe siècle a vu la construction de villas de la Belle Époque permet au visiteur de découvrir agréablement le pays. L'hôtel de ville[15] et la place Félix-Faure datent de 1863.

Deuxième village électrifié de France (1893), Saint-Martin-Vésubie a conservé son usine électrique dans les locaux du Musée des traditions vésubiennes[17], où se trouvent également les anciens moulins communaux (XVe siècle). Tous les aspects du patrimoine de la Vésubie y sont présentés sur 400 m² d'exposition.

Le lac de barrage du Boréon

Le sanctuaire de la Madone de Fenestre se trouve au pied du col de Fenestre (2474 m). Site exceptionnel (1 950 mètres), au cœur du Parc national du Mercantour, il permet des randonnées jusqu'en Italie (1 heure de marche). Le sanctuaire est un ancien prieuré bénédictin situé sur une ancienne voie romaine, il est devenu une commanderie des templiers et donné à l'Église au XVIe siècle. Après plusieurs incendies, la restauration du sanctuaire date du XIXe siècle. L'intérieur est de style baroque.

Le Boréon, autour de son lac (1 500 mètres), offre également une grande variété de randonnées, jusqu'au col de Cerise (Ciriegia, 2543 m) sur la frontière italienne (2 heures 30 de marche). Depuis peu, le Centre Alpha présente une scénovision inédite sur le loup, dont on peut guetter les meutes dans le scénoparc adjacent.

De Saint-Martin-Vésubie peuvent être visités les villages alentour de Venanson (avec sa chapelle médiévale peinte), de Valdeblore (son église de l'an mil), de Belvédère (haut lieu festif du comté de Nice) et de Roquebillière (son église des Templiers).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille de Gubernatis[18] faisait le commerce du sel. C'est la raison de son établissement sur les deux villes importantes de la route du sel reliant le Piémont à Nice, Saint-Martin-Lantosque et Sospel. Parmi ses membres éminents, on peut retenir :
  • Nicolas de Gubernatis. Il était considéré au XVe siècle comme le marchand le plus riche de Saint-Martin.
  • Jean Jérôme Marcel de Gubernatis[19]. Il était né à Sospel en 1633, fils de Donat de Gubernatis et d'Anne-Marie Vivaldi. La richesse de sa famille lui permit de faire des études de jurisprudence à Bologne et devint docteur ès lois, littérateur et jurisconsulte. Il fut membre de l'académie d'Arcadie. Il devient podestat, ou juge ordinaire, de Nice en 1655.En 1656 il se marie avec Lucrèce Marie de Vintimille. En 1661, il est nommé sénateur au Sénat de Nice. Il devient chevalier de justice de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare en 1674. Puis il est président du Sénat de Nice en 1682. Il poursuit sa carrière en étant nommé ambassadeur du duc de Savoie Victor-Amédée II auprès des cours de Lisbonne, Madrid et Londres. En récompense de ses mérites, le duc de Savoie lui donna le fief de Saint-Martin-Lantosque en 1684. Mais, devant les protestations des habitants de Saint-Martin, le fief lui fut retiré au bout de sept mois. Il est fait la même année Commandeur de Saint-Gervais de Sospel. Mais le duc de Savoie le gratifia en le faisant comte de Bonson et l'investiture est célébrée en 1688. Il devint en 1713 chevalier de l'ordre de Malte et de Saint-Jean-de-Jérusalem. Il est nommé grand chancelier de Savoie le 30 janvier 1713. Il meurt le 5 octobre 1713 en ayant réussi à entrer dans le monde de la noblesse niçoise.

Films tournés à Saint-Martin-Vésubie[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Blason Anfossi Taggia.png

D'argent, au senestrochère de gueules, armé d'un trident frappant un dauphin d'argent nageant dans une mer d'azur, acc. de trois fleurs-de-lis d'or rangées en chef.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Robert Garino, La vallée de la Vésubie. Guide du visiteur, pp. 57–65, Serre éditeur, Nice, 1998 (ISBN 2-86410-287-0)
  • (en) Susan Zuccotti, Holocaust Odysseys: The Jews of Saint-Martin-Vesubie and their flight through France and Italy. Yale Univ. Press, New Haven CT, 2007 (ISBN 0300122942)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Boréon (Y6300500) » (consulté le 9 juin 2012)
  2. Édouard Baratier, « carte 45 : Les consulats de Provence et du Comtat (XIIe-XIIIe siècles) », in Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969
  3. Nice historique : Toponymie de Saint-Martin-Vésubie et de Venanson
  4. Hydélect Info [1]
  5. (en) Lucio Monaco (trad. Corey Dimarco), « Borgo San Dalmazzo », Fondazione Memoria della Deportazione, sur le site deportati.it.
  6. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  7. habitants.fr, « Alpes-Maritimes > Saint-Martin-Vésubie (06450) » (consulté le 9 juin 2012)
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  10. Luc F. Thevenon, L'art du Moyen Âge dans les Alpes méridionales, pp. 31-32, Éditions Serre, Nice, 1983 (ISBN 2-86410-047-9)
  11. Association Montagne et Patrimoine : Église Notre-Dame-de-l'Assomption
  12. Association Montagne et Patrimoine :chapelle Sainte-Croix des Pénitents Blancs
  13. Association Montagne et Patrimoine: Chapelle de la Miséricorde
  14. Association Montagne et Patrimoine : Palais Gubernatis
  15. Association Montagne et Patrimoine : Hôtel de ville
  16. Association Montagne et Patrimoine : Gare de Saint-Martin-Vésubie
  17. Association Montagne et Patrimoine : Musée des Traditions Vésubiennes
  18. Association Montagne et Patrimoine : La famille Gubernatis
  19. Google Livres : Correspondance de Fénelon Tome IX, commentaire par Jean Orcibal, pp. 82, Librairie Droz, Genève, 1987 (ISBN 978-2-600-03629-0)