Villeneuve-Loubet

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Villeneuve-Loubet
Le village surplombé par le Château de Villeneuve
Le village surplombé par le Château de Villeneuve
Blason de Villeneuve-Loubet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Canton Cagnes-sur-Mer-Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis
Maire
Mandat
Lionnel Luca
2014-2020
Code postal 06270
Code commune 06161
Démographie
Gentilé Villeneuvois
Population
municipale
14 995 hab. (2011)
Densité 765 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 32″ N 7° 07′ 20″ E / 43.6588888889, 7.12222222222 ()43° 39′ 32″ Nord 7° 07′ 20″ Est / 43.6588888889, 7.12222222222 ()  
Altitude 20 m (min. : 0 m) (max. : 213 m)
Superficie 19,60 km2
Localisation

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Liens
Site web villeneuveloubet.fr

Villeneuve-Loubet (Vilanòva Lobet en provençal dans la norme classique et Vilonovo-Loubet dans la norme mistralienne) est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Cette commune est jumelée avec la commune Italienne Forlimpopoli.

Ses habitants sont appelés les Villeneuvois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située entre Cagnes-sur-Mer et Antibes, à l'embouchure du Loup, cette ville est constituée de la réunion de deux anciens villages : le vieux village de Villeneuve, à l'intérieur des terres, et le village du Loubet, sur les rives de la Méditerranée. A mi-chemin entre Monaco et Cannes, et ouvert sur le moyen-pays de Saint-Paul-de-Vence et Grasse, Villeneuve-Loubet offre à ses visiteurs près de quatre kilomètres de littoral. Station balnéaire à part entière c'est une base de choix pour séjourner sur la Côte d'Azur et pour accéder rapidement aux différentes activités et curiosités des Alpes-Maritimes. La commune fait partie de la C.A.S.A. Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis.

Histoire[modifier | modifier le code]

Villeneuve Loubet avant Villeneuve-Loubet[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes traces d'occupation sur la commune remontent à la Protohistoire avec un habitat dispersé sur plusieurs sites, mais les restes d'occupation les plus importante à l'heure actuelle remontent à l'âge du fer et surtout à la période romaine.

Saint-Andrieu[modifier | modifier le code]

Situé sur une colline surplombant la mer près de la limite avec de la commune de Cagnes-sur-Mer, le site de Saint-Andrieu fouillé dans les années 1970 par Georges Rogers a livré les traces d'un habitat de hauteur indigène, probablement des Ligures Décéates. Une tradition fondée sur la surinterprétation des sources veut que Saint-Andrieu soit Aegytna, capitale des Décéates détruite en -154 av. J.-C. par le consul romain Quintus Opimius[1]. Les découvertes archéologiques contredisent cette hypothèse. Les fouilles ont livré du mobilier qui montre des échanges intenses avec les grecs de Marseille, par l'intermédiaire d'Antibes et une occupation continue depuis le Ve siècle av. J.-C. jusqu'à l'époque d'Auguste. Les céramiques importées (amphores de Marseille, amphores italiques, céramique grise monochrome, céramiques campaniennes, céramique sigillée italiques...) sont associées à des céramiques modelées indigènes[2]. Sous l'Empire, le site est restructuré. Une exploitation agricole avec un pressoir pour produire de l'huile ou du vin remplace l'habitat indigène. Des niveaux du IIIe siècle, riches en céramiques importées (sigillées claires gauloises, sigillées claires africaines, lampes à huile...) ont été identifiés. Les couches les plus superficielles du site ont encore fourni des céramiques de l'Antiquité tardive (sigillées claires provenant d'Afrique du Nord) et du Moyen Âge (pégau) antérieures au XIIIe siècle. Ces céramiques témoignent d'une continuité d'occupation entre l'antiquité et le Moyen Âge classique.
Les céramiques médiévales sont associées à des structures de stockage enterrées (silos) et des restes de murs passablement arasés. Il peut s'agir des ultimes traces d'une agglomération antérieure à la création de Villeneuve-Loubet, dont la chapelle Saint-Andrieu devait être le centre spirituel[3].

Le Cloteirol[modifier | modifier le code]

Le site du Cloteirol n'a jamais été étudié profondément. Des parallèles peuvent toutefois être établis avec de nombreux sites archéologiques des Alpes-Maritimes[4]. Il s'agit d'un habitat de hauteur protégé par une enceinte en pierres sèches. Il est souvent considéré comme un oppidum des anciennes populations ligures[5]. Le mobilier, mis au jour lors de prospections et conservé au Musée d'Art et d'Histoire de Provence, à Grasse, montre une occupation depuis l'extrême fin de l'âge du fer, une transformation du site en petite agglomération agricole au Haut-Empire et un abandon durant l'Antiquité tardive. On doit encore noter la découverte sur le site d'une stèle funéraire datée du IIe siècle[6].

Les sites archéologiques du parc de Vaugrenier[modifier | modifier le code]

Un sanctuaire grec[modifier | modifier le code]

Le parc de Vaugrenier recèle un grand nombre de sites archéologiques antiques. Le plus ancien se trouve sur les pentes de la colline au centre du parc, en contrebas d'une petite ferme datée du Ier siècle qualifiée à tort de maison gréco-ligure par les fouilleurs des années 1960[7]. Il s'agit d'un sanctuaire de plein air. Des céramiques portant des inscriptions dédicatoires en langue grecque étaient fracassées et ainsi sacrifiées. On connaît d'autres sanctuaires similaires dans l'aire culturelle des Grecs de Marseille, notamment l'Acapte à Giens, tout près de lakatoikia d’Olbia sur le territoire de la commune de Hyères. Le sanctuaire semble avoir fonctionné entre le IIe siècle av. J.-C. et le début de l'époque d'Auguste[8].

Une agglomération romaine du Ier siècle[7],[8],[9],[10][modifier | modifier le code]

Les fouilles archéologiques effectuées depuis les années 1960 au sud-est du parc, face au littoral ont permis la mise au jour d'une petite agglomération d'époque romaine. Elle s'organise de part et d'autre d'un tronçon de la via Julia Augusta fondée sous le règne d'Auguste qui traverse le parc et l'étang de Vaugrenier en direction d'Antibes, parallèlement à la route Nationale 7. Le monument le plus spectaculaire est un temple de tradition italique, dont la construction est contemporaine du tracée de la voie. Les autres constructions sont des boutiques aux fonctions artisanales alignées.

L'agglomération semble avoir été fondée à l'époque d'Auguste probablement par l'attribution de terres à des soldats vétérans de la légion romaine dans le but de mettre en valeur ou d'assainir le littoral marécageux de la périphérie d'Antipolis et d'assurer le contrôle de la région. Elle périclite dans la seconde moitié du Ier siècle, probablement en 69 à la suite des luttes entre les partisans d'Othon, de Vitellius et de Vespasien.

Autres traces d'occupation[modifier | modifier le code]

Si l'agglomération disparaît en tant que telle dans la seconde moitié du Ier siècle, le site de Vaugrenier reste occupé. En témoignent :

  • de nombreuses sépultures datées du Ier siècle à l'Antiquité tardive mises au jour dans le parc au plus près de la nationale 7[11].
  • la construction d'un bâtiment à vocation agricole daté du IIIe siècle empiétant sur la voie près du temple[8].
  • des fosses destinées à la récupération des pierres ayant servi à la construction de l'agglomération, datant du Ve siècle[12].

Par ailleurs, au sommet de la colline, au centre du parc, des prospections de surface ont permis d'identifier les traces de plusieurs exploitations agricoles datant du Haut-Empire.

Le "Trophée" de la Brague[modifier | modifier le code]

Une série de blocs de pierres ornées de motifs militaires antiques (casques et boucliers gaulois, glaives, enseignes militaires...) ont été découverts au début du XXe siècle au quartier de la Brague ou des Groules en limite de la commune d'Antibes aujourd'hui conservé au Musée d'Archéologie d'Antibes[13]. Ils ont été interprétés, à tort, comme faisant partie d'un trophée commémorant la victoire du consul Quintus Opimius sur les Décéates et les Oxybiens en -154[14]. Il semble plutôt s'agir d'un mausolée édifiée entre au milieu du Ier siècle av. J.-C. par des vétérans installés dans les environs de Vaugrenier[15].

Les origines de Villeneuve-Loubet[modifier | modifier le code]

La commune a été constituée à partir de plusieurs territoires anciennement occupés au Haut Moyen Âge:

  • le Gaudelet dont le château est décrit comme étant détruit au milieu du XIIIe siècle mais qui semble remonter au plus tard au XIe siècle.
  • le Loubet, connu dès le XIe siècle, pourvu d'un habitat fortifié et d'une église au XIIe siècle.
  • La tour de la Madone
    la Garde dont la première mention date du début du XIIe siècle et qui est décrit comme un habitat fortifié possédant deux églises au XIIe siècle. Le village est détruit au début du XIIIe siècle, puis reconstruit au lieu dit Tour de la Madone, avant de disparaître à la fin du XIVe siècle.
  • Villeneuve fondée vers 1234 par Romée de Villanova d'une famille catalane, au service des comtes de Provence de la Maison de Barcelone qui cherchent à asseoir leur pouvoir en Provence orientale. Il fait ériger un château à l'emplacement de l'actuel château de Villeneuve-Loubet. Un village et une église sont attestés au début du XIVe siècle[16].
  • Saint-Andrieu dont l'origine a été évoquée plus haut et qui ne semble plus occupé au-delà du XIIIe siècle, à l'exception de la chapelle Saint-Andrieu fréquentée par les habitants de Villeneuve-Loubet jusqu'à la Révolution française. Cette dernière appartient encore à la commune.

François Ier à Villeneuve-Loubet[modifier | modifier le code]

Fin 1537, le pape Paul III offre sa médiation à François Ier et Charles Quint, qui se disputent la possession du Milanais (guerres d'Italie). La rencontre aura lieu à Nice, en mai et juin 1538, dans un climat de défiance réciproque. L'Empereur arrive le premier : sa flotte de 28 galères mouille en rade de Villefranche, le 9 mai 1538. Le pape rejoint Nice, le 16 mai, à bord d'une galère impériale, mais les Niçois, à l'instigation du duc de Savoie, refusent de l'accueillir. Finalement, il s'établit, hors la ville, au couvent Sainte-Croix. Quant au roi de France, après s'être attardé en Dauphiné, il fait halte au château de Villeneuve, le 31 mai.

Une première entrevue a lieu, le jour même, entre Anne de Montmorency et Paul III. Le lendemain, le connétable rencontre Charles Quint et, le 2 juin 1538, François Ier rencontre personnellement le pape. Les jours suivants, les rencontres se multiplient. Néanmoins, faute d'accord global, les négociations se concluent par une trêve de 10 ans, au terme de laquelle les parties espèrent parvenir à un accord définitif. Publiée dans toutes les provinces, la Trêve de Nice sonne comme une véritable paix pour les sujets du royaume et, le 5 juillet, le Parlement organise à Paris une procession d'action de grâces. Charles-Quint et François Ier se retrouvent ensuite les 14 et 15 juillet, à Aigues-Mortes. Fin 1539, la réconciliation entre les beaux-frères ennemis conduit l'empereur sur les routes du royaume de France, pour un voyage triomphal.

Le blason de Villeneuve-Loubet[modifier | modifier le code]

Il évoque la pratique de l'élevage du ver à soie, activité autrefois très développée en France, notamment dans le sud-est où le climat était plus favorable. À la suite de l'édit de Louis XIV de novembre 1692, la commune se vit imposée d'office par les commis de Charles d'Hozier le blason « d'or aux deux cocons de ver à soie de sable en sautoir », en référence à la sériciculture constituait une particularité marquante de la commune. Au XXe siècle la commune portait « de gueules à deux cocons de ver à soie d'argent ; au chef cousu d'azur, chargé de trois lys d'or ».

Aujourd'hui, des mûriers bordent encore les allées du parc de Vaugrenier, mais ils ne nourrissent plus les vers à soie puisque, touchée par les maladies, cette industrie prospère périclita à partir de 1855.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Villeneuve-Loubet Blason D'or à deux cocons de ver à soie de sable posés en sautoir.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1803 1807 Honoré Dominique Davin    
1808 1808 Marquis De Panisse Passis    
1808 1811 Joseph Albanelly    
1811 1817 Antoine Preire    
1817 1821 Maurice Estripeaut    
1821 1823 Francis Preire    
1823 1826 Charles Antoine Maure    
1826 1846 Francis Preire    
1846 1848 Jean Joseph Bellissime    
1848 1855 Augustin Bernard    
1848 1855 Jacques Allegre    
1855 1865 Louis Maure    
1867 1870 Jacques Allegre    
1870 1871 Commission Municipale    
1871 1875 Jacques Allegre    
1875 1877 Xavier Civatte    
1877 1897 Antoine Feraud    
1897 1908 Pierre Marcellin Layet    
1908 1920 Josephin Bernard    
1920 1929 Honoré Marius Trastour    
1929 1935 Joseph Sauvan    
1935 1937 Jean Louis Reynard    
1937 1941 Joseph Sauvan    
1941 1944 Félix Fiori    
1944 1963 Julien Lefebvre    
1963 1971 Jenny Lefebvre    
1971 1979 Antony Fabre    
1979 1995 Max Chaminadas RPR  
1995 mars 2001 Lionnel Luca RPR  
mars 2001 mars 2014 Richard Camou RPF  
30 mars 2014 en cours Lionnel Luca UMP-UDI  

Une élection municipale partielle eût lieu en 1979, suite au décès d'Anthony Fabre.

Lors des élections de mars 2008, Richard Camou a été réélu au premier tour avec 76 % des voix contre 23 % des voix pour la liste menée par Robert Chignoli. Le taux d'abstention étant de 42,82 %

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 14 995 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
455 307 534 653 618 791 779 722 743
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
685 766 735 730 734 830 942 890 793
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
878 843 967 912 1 266 1 236 1 520 1 402 1 914
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 769 3 865 6 001 8 083 11 539 12 935 14 104 14 995 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

C'est à la fois une station balnéaire et une partie de la technopole de Sophia Antipolis, de nombreuses entreprises du secteur tertiaire s'étant installées dans la ville.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Un projet de RFF vise à couvrir sur 301 mètres de long la voie ferrée qui va de Cannes-Antibes à Nice avec le rétablissement de la voirie de surface (RFF serait maître d'ouvrage), avec des aménagements de voiries et de parkings en surface (sous maîtrise d'ouvrage communale), de manière aussi à diminuer les nuisances sonores et à améliorer la qualité de vie des riverains, tout en répondant à un projet de construction d'une 3e voie entre Cannes-Antibes et Nice.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château des Baumettes[modifier | modifier le code]

Belle villégiature de style néo palladien de la fin du XIXe siècle/début XXe siècle devenue en 2005 l’Espace Culturel André-Malraux.

Le château des Baumettes – Espace Culturel André-Malraux est un lieu de vie culturelle atypique et de qualité, situé dans un écrin de verdure au cœur d’un quartier en plein essor. À deux pas de la mer et du parc naturel départemental de Vaugrenier, cet espace est fréquenté par la population locale pour les activités culturelles ou l’école de musique mais également par les touristes de passage curieux de découvrir des expositions d’art contemporain provoquant une confrontation originale entre le public et les œuvres. De nombreuses activités ou animations (séances de cinéma, conférences, concerts, spectacles, stages, ateliers pédagogiques, visites guidées…) rythment l’année créant autant événements propices à la venue d’un nouveau public.

Histoire récente du château des Baumettes[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, le château perd sa vocation résidentielle. Il est acheté en 1964 par la Caisse d’allocations familiales des Basses-Alpes pour accueillir des enfants. Une annexe est alors accolée à la bâtisse ancienne. (Actuelle école des Maurettes). Le parc du château s’étendait sur un vaste domaine progressivement morcelé et loti. On y trouvait de nombreux agaves et cactées, plantes caractéristiques des collines de Villeneuve-Loubet. Seuls subsistent de l’époque quelques majestueux pins et palmiers centenaires. En 1991, l’ensemble devient propriété communale et en 1996, la municipalité décide d’y créer l’Espace Culturel André-Malraux, l’année où l’on célèbre le vingtième anniversaire de la mort du premier ministre de la culture. Il a été inauguré le 20 mai 2006 par Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture et de la Communication, Lionnel Luca, député et vice-président du Conseil général, Richard Camou, maire de Villeneuve-Loubet et vice-président de la Communauté d’agglomération Sophia-Antipolis et Thérèse Dartois, 1er adjoint au maire délégué à la culture et aux loisirs.

La réhabilitation exemplaire du château a fait l’objet de deux distinctions : « les Rubans du Patrimoine » et celle des « Vieilles Demeures Françaises ».

Marina baie des Anges[modifier | modifier le code]

Marina Baie des Anges et le massif du Mercantour-Argentera en hiver.
Le port de plaisance.

La Marina est un ensemble de 4 bâtiments qui ponctuent la baie des Anges et rappellent que la Côte d'Azur est la destination reine des loisirs sur le littoral méditerranéen. C'est aussi une œuvre architecturale originale mais parfois contestée qui lui a valu le label « Patrimoine du XXe siècle ».

Transformer une friche littorale, dédiée en partie aux campings dans l'après-guerre en un luxueux ensemble résidentiel, tel était le pari engagé en 1960 par Jean Marchand, le promoteur qui associa l'architecte André Minangoy pour définir le projet qui reçut l'agrément du Conseil supérieur de l'architecture et de l'urbanisme. La construction, lancée en 1968, s'est échelonnée sur près de 25 ans. Aujourd'hui les 16 hectares abritent un port de plaisance avec une capacité d'accueil de 530 mouillages de 6 m à 35 m à quai ou sur ponton, un centre commercial et quatre pyramides géantes évoquant d'immenses vagues blanches comprenant près de 1500 logements. L'ensemble architectural, de prestige et futuriste, a reçu le label "Patrimoine du XXème siècle".

Les quatre bâtiments formant la marina Baie des Anges ont pour noms respectifs l'Amiral, le Baronnet, le Commodore et le Ducal.

Le château de Villeneuve-Loubet[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Villeneuve-Loubet.

Fondé au XIIIe par Romée de Villeneuve, il est composé de quatre bâtiments autour d'une cour intérieure trapézoïdale et d'un donjon de forme pentagonale. Aux quatre angles se dresse une tour. Protégé par deux enceintes munies de créneaux et de meurtrières, le château a gardé l'allure austère d'une forteresse médiévale. Claude de Savoie y accueillit son cousin germain, François Ier. C'est au château que le roi de France signa la trêve de Nice, le 18 juin 1538. Le château, confié ensuite à des intendants, se dégrada petit à petit, jusqu'au jour où Auguste Thomas l'acheta en 1679 et le fit restaurer. En 1742, il entra par héritage dans la famille de Panisse Passis.

Le Village provençal[modifier | modifier le code]

Le village historique reste le centre de la petite cité villeneuvoise. Reconstruit au XVIe siècle, après les grandes épidémies qui avaient causé son déclin, le village offre aujourd'hui quelques belles portes de style Renaissance, des calades fleuries et des riantes ruelles qui conduisent au Musée de l'Art culinaire aménagé dans la maison natale d'Auguste Escoffier. On peut y remarquer, le lavoir de la rue des Poilus, le Musée d'Histoire et d'Art...

Le château de Vaugrenier[modifier | modifier le code]

Le château de Vaugrenier est une demeure de style Palladien construite à la fin du XVIe siècle.

Le musée militaire[modifier | modifier le code]

Intéressant musée consacré aux grands conflits du XXe siècle dans lequel la France a été engagée : les deux guerres mondiales (1914-1918, 1939-1945), la guerre d'Indochine (1945-1954), celle d'Algérie (1954-1962), les interventions au Tchad et au Zaïre (1969-1984), au Liban (1982-1987) et la guerre du Golfe (1991).

Le musée de l'Art culinaire[modifier | modifier le code]

Musée créé en 1966 dans la maison natale (XIXe) du maître Auguste Escoffier (1846-1935), à Villeneuve-Loubet village (Alpes-Maritimes) et consacré à l'art culinaire sous toutes ses formes (ustensiles, menus, tables dressées, etc.), ainsi qu'aux grands chefs qui ont perpétué et transmis l'héritage du « Roi des cuisiniers et cuisinier des Rois », père de la cuisine française moderne.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint Marc, XVe siècle, Les vitraux ont été réalisés par l'artiste peintre Pier Lecolas en 2006.
  • Église Saint-Cristophe, XXe siècle.
  • Chapelle Saint-Andrieu, XVIe siècle.
  • Chapelle des Roches, 1850, de son vrai nom Notre-Dame-d'Espérance.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Villeneuve-Loubet est la patrie du grand cuisinier provençal du XIXe siècle, Auguste Escoffier (1846 - 1935), l'auteur du Guide Culinaire et inventeur de la pêche Melba qu'il créa pour une cantatrice d'opéra australienne du même nom : Nellie Melba. Petit cuisinier provençal à ses débuts, il est devenu la coqueluche de la « jet set » de la Belle Époque et consacré « Roi des cuisiniers et cuisinier des Rois ». Entre les deux guerres, le maréchal Philippe Pétain y vécut dans son domaine de l'Ermitage. Dans un tout autre domaine, c'est la ville dans laquelle vit Alexandre Massy, le plus grand champion de l'émission de TF1 Les 12 coups de midi ! et l'un des plus grands gagnants de l'histoire des jeux télévisés.

L'haltérophile vice-champion olympique en 2008, champion du monde en 2006, champion d'Europe 2007, multiple champion de France Vencelas Dabaya est également Villeneuvois.

La légende des Granouïe[modifier | modifier le code]

Selon la légende les berges du Loup attiraient autrefois les grenouilles en quantité. Excédés par le bruit incessant des coassements la nuit, les villageois décidèrent de les éliminer armés de fourches et de bâtons. Depuis ce jour ils sont surnommés « Lei Granouïe » en référence au nom provençal du héron, grand prédateur de grenouilles.

« Lei Granouïe » est actuellement le nom d'une association regroupant les anciens du village. Depuis quelques années la grenouille est utilisée sous forme d'emblème, dans diverses publications éditées par la ville.

Football[modifier | modifier le code]

La saison 2005/2006 fut très belle pour l'équipe fanion de l'Etoile Sportive de Villeneuve-Loubet. Après un joli parcours en coupe de France (3e tour) et en coupe Côte d’Azur (quart de finaliste, les joueurs de Philippe Penalba ont remporté le titre de Promotion 1re Division. Cette saison, ils ont continué sur leur lancée en se qualifiant pour le 3e tour de la coupe de France version 2006/2007, après une victoire en prolongations face à la formation varoise de Ramatuelle (PHB).

Aire de planche à roulettes[modifier | modifier le code]

La commune de Villeneuve-Loubet propose un aire de planche à roulettes publique ouvert aux pratiquants de skateboard, de roller et de BMX. Malgré l'interdiction, cet endroit est le plus souvent fréquenté par de jeunes pratiquants de trottinette ; le skate park étant situé en face du collège Romée de Villeneuve. Le skatepark a été construit par l'entreprise Vendetta et comprend 2 quarter-pipes, 1 half-pipe et une plateforme (funbox). Le site est actuellement ouvert.

Associations[modifier | modifier le code]

Office de Tourisme

Bien Surfer Villeneuve Loubet (BSVL)[modifier | modifier le code]

Association loi 1901 fondée par Flavien Falicon en 2007. Cette association villeneuvoise a pour objet de promouvoir Internet dans les familles. Afin de mieux connaître les aspects du Web, les risques et les astuces pour mieux surfer, réduire la fracture numérique qui isole les plus âgés. Des ateliers web et des rencontres sont organisés à l'Espace associatif de la commune. Animateurs : Flavien Falicon, Vincent Pezeron, Jacques Rieu.

Music Hop[modifier | modifier le code]

Association loi 1901 créée par Fabienne Hary en 1992. Cette association villeneuvoise intervient auprès des enfants malades, via la musique, pour leur apporter la vie et la poésie.

Association François Ier à Villeneuve-Loubet.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Italie Forlimpopoli (Italie)

La procédure d'intégration à l'unification européenne, à la paix et à la coopération parmi les peuples a amené Villeneuve-Loubet, patrie du grand chef Auguste Escoffier, et Forlimpopoli, patrie de Pellegrino Artusi, à se retrouver autour de la gastronomie. Jumelage célébré en l'an 2000.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. P. Cosson, Aegitna - Présentation du site de Saint-Andrieu, MIPAAM, Tome XXXIII, 1991, p. 95-107
  2. Emmanuel Pellegrino, Le mobilier de Saint-Andrieu (Villeneuve-Loubet) et de Saint-Cassien (Cannes), deux sites protohistoriques côtiers des Alpes-Maritimes, BULLETIN ARCHÉOLOGIQUE DE PROVENCE, 31-32, 2002-2003
  3. Emmanuel Pellegrino, Isabelle Rodet-Belarbi : Occupation sur le long terme d'un site de hauteur du littoral méditerranéen : Saint-Andrieu à Villeneuve-Loubet (06), MIPAAM, Tome XLVIII, 2006, p. 51-82.
  4. M. Gazenbeek (dir.), Enceintes et Habitats perchés des Alpes Maritimes, catalogue de l’exposition, Antibes, 2004.
  5. A. Villecroze, R. Cheneveau, Enceinte anhistorique de Cloteirol à Villeneuve-Loubet (A.-M.), MIPAAM, Tome XIII, 1971, p. 43-55.
  6. A. Chastagnol, Inscriptions latines de Narbonnaise (I.L.N.), II : Antibes, Riez, Digne, Paris, Ed. du CNRS, 1992. - 302 p. (Gallia : suppl., ISSN 0072-0119 ; 44)</
  7. a et b Henry Clergues, Les fouilles de la plaine d'Antibes : Vaugrenier, Rivista di Studi Liguri, XXXV, 1969, p. 171
  8. a, b et c Pascal Arnaud, Une agglomération de plaine : Vaugrenier (Villeneuve-Loubet), HABITAT RURAL ANTIQUE DANS LES ALPES-MARITIMES, Actes de la table ronde du 22 mars 1999, Valbonne, Sous la direction de P. Arnaud, M. Gazenbeek, Antibes, 2001, pp. 75-98
  9. A. Olivier, G. Rogers, Le monument de Vaugrenier. Revue archéologique de Narbonnaise, 12, 1979, p. 143-193.
  10. Pascal Arnaud, "Vaugrenier : bilan provisoire des campagnes de fouilles 1994-1996", Archéam, 5, 1997/98, p.7-21.
  11. Emmanuel Pellegrino, Nouvelle étude du mobilier issu des tombes de Vaugrenier à Villeneuve-Loubet (06), MIPAAM, Tome XLVII, 2005, p. 157-164.
  12. E. Pellegrino, Vaugrenier (Villeneuve-Loubet, Alpes-Maritimes). Un ensemble de céramiques du Ier s. apr. J.-C. sur une agglomération secondaire en bordure de voie de la périphérie d’Antibes (secteur du temple et des boutiques), Actes du Congrès de la SFECAG de Vallauris, 2004, Marseille, 2004
  13. E. Esperendieu, Recueil Général des bas-reliefs de la Gaule romaine, T.1, Alpes-Maritimes, Alpes Cotiennes, Corse, Narbonnaise, Paris, 1907
  14. Jean-Edouard Dugand, De l'Aegitna de Polybe au trophée de la Brague : recherches relatives au contexte historique, archéologique et topographique, de la première opération de conquête des Romains en Provence [-154], dans les parages de Nice et d'Antibes, Paris, 1971. - 407 p. (Méditerranée antique et moderne; 2)
  15. Pascal Arnaud, Antipolis à l'époque romaine : Multiculturalité et romanisation,Cahiers de l’URMIS, n° 6, 2000
  16. Villeneuve-Loubet
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011