Pégomas

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Pégomas
Pégomas
Pégomas
Blason de Pégomas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Grasse
Canton Canton Grasse-Sud
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Grasse
Maire
Mandat
Gilbert Pibou (UMP)
2014-2020
Code postal 06580
Code commune 06090
Démographie
Gentilé Pégomassois
Population
municipale
7 047 hab. (2011)
Densité 625 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 35′ 50″ N 6° 55′ 53″ E / 43.5972, 6.931443° 35′ 50″ Nord 6° 55′ 53″ Est / 43.5972, 6.9314  
Altitude Min. 6 m – Max. 483 m
Superficie 11,28 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

Voir sur la carte administrative des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Pégomas

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

Voir sur la carte topographique des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Pégomas

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Pégomas

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Pégomas
Liens
Site web villedepegomas.fr

Pégomas est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Pégomassois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Pégomas se situe dans le canton Grasse-Sud et dans l'Arrondissement de Grasse. Elle est dans la vallée de la Siagne, au point de confluence avec la Mourachonne et la Frayère.

Situation de PEGOMAS (en vert) dans le département des Alpes Maritimes
Ville Grasse Cannes Nice Marseille Lyon Toulouse Bordeaux Strasbourg Paris Nantes Lille
Orthodromie 7  km 8  km 29  km 128  km 292  km 441  km 613  km 558  km 682  km 774  km 834  km
Distance 10  km 11  km 39  km 177  km 442  km 532  km 774  km 828  km 904  km 1 114  km 1 119  km

Sources : Orthodromie:lion1906.com) ; Distance:itinéraire le plus court

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Auribeau-sur-Siagne Grasse Mouans-Sartoux Rose des vents
Tanneron (var) N La Roquette-sur-Siagne
O    Pégomas    E
S
Mandelieu-la-Napoule

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 11,28 km² ; son altitude varie entre 6 et 483 mètres[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Par la route, la ville est desservie depuis Mandelieu-la-Napoule par D109, depuis Mouans-Sartoux par la D209 et depuis Tanneron par la D309. La D9, qui la traverse, relie La Roquette-sur-Siagne à Grasse. L'autoroute la plus proche est l'A8, sortie n° 41 : La Bocca.

Par le bus, la ville est accessible grâce à la ligne n° 29 du réseau Sillages, et aux lignes n° 610 (Cannes - Grasse) et 611 (Cannes - Pégomas par Mandelieu-la-Napoule) du réseau TAM (Transports des Alpes-Maritimes) exploités par le conseil général.

Le transport ferroviaire n'est pas présent, la gare la plus proche est celle de Mouans-Sartoux, et la gare TGV la plus proche est celle de Cannes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom "Pégomas" est incertaine, mais plusieurs sources indiquent qu'il provient du latin "pegomacium" qui désigne la "pègue-poix" ; une résine de pin autrefois récoltée sur les collines environnantes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès les premiers siècles, il existe un castellaras sur un promontoire dominant la plaine de la Siagne. Mais de nombreuses invasions barbares et les incursions des Maures font le vide sur tout le territoire. La plaine n’est alors qu’un vaste marécage insalubre où les habitants ne peuvent demeurer.

Le nom de Pégomas apparaît pour la première fois au 1130 lorsque les comtes de Toulouse cédèrent ces terres de "Pégomacio" à l'abbaye de Lérins. En 1258 sont réalisées les limites communales entre Pégomas, Auribeau-sur-Siagne et La Roquette-sur-Siagne. Des regroupements d’habitations forment les premiers quartiers : le Campaudié, la Fénerie, les Loubonnières, les Mitres, les Ribes.

En 1513, le territoire est déserté. Les moines de Lérins, souhaitant rentabiliser leurs terres, tentent alors un repeuplement par des « actes d’habitation » définissant les droits et les devoirs des futurs résidents. Mais en 1581, le cadastre mentionne que le territoire est, à nouveau, inhabité. Au début du XVIIIe siècle un nouveau repeuplement est tenté, mais seuls peuvent subsister les habitants des collines, car la plaine reste trop insalubre. En 1808, une importante crue ouvre une brèche sur le front de mer, permettant à la Siagne de se créer un véritable lit, libérant les terres alluviales favorables à l’agriculture, dans un climat devenu salubre. La population peut alors croître parmi des champs prospères.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 1995 Jean Barralis Divers droite  
1995 mars 2001 Gilbert Pibou UMP  
2001 février 2004 Christine Welker Divers droite  
février 2004 mars 2008 Gilbert Pibou UMP  
mars 2008 en cours Gilbert Pibou[2] UMP  

Une élection municipale partielle eut lieu en 2001 à la suite de l'invalidation de l'élection de Gilbert Pibou, amenant à l'élection de Catherine Welker. Une autre élection municipale partielle eut lieu en 2004 à la suite de la démission du conseil municipal, amenant à l'élection de Gilbert Pibou.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 047 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
453 431 345 482 582 625 621 634 616
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
583 563 607 614 571 609 664 632 657
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
735 678 771 728 927 1 009 1 032 1 069 1 170
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 332 1 717 2 149 3 452 4 618 5 794 6 235 6 296 7 047
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (27,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,7 %, 15 à 29 ans = 16,3 %, 30 à 44 ans = 22 %, 45 à 59 ans = 22,7 %, plus de 60 ans = 18,2 %) ;
  • 50,9 % de femmes (0 à 14 ans = 16,9 %, 15 à 29 ans = 15,7 %, 30 à 44 ans = 23,5 %, 45 à 59 ans = 23 %, plus de 60 ans = 21 %).
Pyramide des âges à Pégomas en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
5,0 
75 à 89 ans
7,1 
12,9 
60 à 74 ans
12,8 
22,7 
45 à 59 ans
23,0 
22,0 
30 à 44 ans
23,5 
16,3 
15 à 29 ans
15,7 
20,7 
0 à 14 ans
16,9 
Pyramide des âges du département des Alpes-Maritimes en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
8,3 
75 à 89 ans
12,1 
15,3 
60 à 74 ans
16,3 
19,9 
45 à 59 ans
19,6 
20,4 
30 à 44 ans
19,7 
18,0 
15 à 29 ans
15,6 
17,5 
0 à 14 ans
14,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Pégomas comptait à la rentrée scolaire 2013 quatre établissements scolaires [7].

  • Ecole maternelle Jules-Ferry ; 8 classes - 215 élèves
  • Ecole maternelle Jean-Rostand ; 4 classes - 115 élèves
  • Ecole élémentaire Marie-Curie ; 10 classes - 240 élèves
  • Ecole élémentaire Jean-Rostand ; 8 classes - 212 élèves

Économie[modifier | modifier le code]

Les productions notables de Pégomas sont le mimosa (dont la ville prétend être la capitale) et les fleurs destinées aux parfumeries grassoises.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Eglise Saint-Pierre (1765-1768-fin XXe siècle, pierre enduite). Au début du XIe siècle existait une chapelle Saint-Pierre édifiée par les moines de Lérins. En 1762, l’évêque de Grasse donne l’autorisation de détruire la chapelle pour construire une église et sa maison curiale. Le clocher de fer forgé et la loggia de pur style provençal sont à l’image de ceux de la région.
  • Château (fin du XVIIIe siècle, pierre enduite) Ce château est construit par le comte de Drée autour d’une ancienne bastide. Un quartier se crée alors autour du château, abritant le personnel et les employés agricoles de la propriété. Des tourelles aux angles agrémentent la sobre bâtisse de pierres crépies et blanchies à la chaux. Le château est vendu par la dernière descendante du comte de Drée en 1900. Partagé à plusieurs reprises en plusieurs secteurs par les divers héritiers, il contient un ensemble d’appartements.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Zinedine Zidane a résidé à Pégomas lorsqu'il était au centre de formation de l'A.S Cannes, il vivait dans une famille d'accueil, il était alors âgé de 13-15 ans. Un square près du stade municipal porte d'ailleurs son nom.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Pégomas

Coupé : au premier d’or à la fasce de sinople, au second d’azur à l’éléphant d’or

En application de l’édit de 1696, le conseil de la commune n’ayant pas présenté son dessin à l’enregistrement dans le délai imparti le garde de l’armorial général de France octroya d’office un blason. Pégomas reçu, par hasard, l’Eléphant.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, [lire en ligne].
  2. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. « Évolution et structure de la population à Pégomas en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 novembre 2010)
  6. « Résultats du recensement de la population des Alpes-Maritimes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 novembre 2010)
  7. Pégo-Mag' Bulletin d'information municipal n° 20 - Décembre 2013