Coni
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
| Coni | ||
|---|---|---|
| Administration | ||
| Nom italien | Cuneo | |
| Nom piémontais | Coni | |
| Pays | ||
| Région | ||
| Province | Coni | |
| Code ISTAT | 004078 | |
| Code postal | 12100 | |
| Préfixe tel. | 0171 | |
| Maire | Alberto Valmaggia (Depuis 2007) | |
| Site web | www.comune.cuneo.it | |
| Culture et démographie | ||
| Population | 55 714 hab. (31-12-2010[1]) | |
| Densité | 468 hab./km2 | |
| Gentilé | cuneesi | |
| Saint patron | San Michele | |
| Fête patronale | 29 septembre | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 534 m | |
| Superficie | 119 km² | |
| Code cadastral | D205 | |
Coni (Coni en français, piémontais et en occitan - Cuneo en italien) est une ville chef-lieu de la province de même nom dans le Piémont en Italie.
Sommaire |
[modifier] Toponymie
Coni est appelée Cuneo en italien, mais Coni (prononcé « kouni ») en piémontais.
À l’époque où cette ville était la préfecture du département français de la Stura, elle était connue en français sous le nom de Coni. Aujourd'hui encore, les panneaux routiers en territoire français qui indiquent sa direction appellent cette ville Coni et non Cuneo. En revanche, les indicateurs du chemin de fer de la SNCF donnent à cette ville le nom de Cunéo avec un accent aigu.
[modifier] Géographie
Coni est située au nord du massif du Mercantour (massif de l'Argentera), dans la vallée de la Stura di Demonte, à environ 38 kilomètres au nord du col de Tende.
[modifier] Histoire
CONI INDEPENDANTE
La ville de Coni fut fondée en 1198 au confluent due la rivière Stura et du torrent Gesso. Les habitants de la région se déclarèrent commune autonome, se libérant de l'autorité des évèques d'Asti et des marquis de Montferrat et de Saluces. En 1210 les évèques reprirent la main avant que les Cunesiens ne se rebellent en 1231. En 1238 la commune fut déclarée libre par l' empereur Frederic II du Saint-Empire.
CONI ANGEVINE
In 1259 l'indépendance de Coni cessa lorsque les habitants demandèrent la protection du puissant voisin Charles Ie d'Anjou, qui était roi de Naples et comte de Provence. Avec Alba, elles étaient les deux principales possessions angevines du nord de l'Italie. Leur pouvoir (interrompue par périodes de domination de Saluces, de la Savoie et des Visconti de Milan) se termina en 1382, lorsque Coni fut acheté par le duché de Savoie.
REVENDIQUEE PAR LES FRANCAIS
Coni devint un point important dans l'expension de l'état de Savoie. Elle fut assiégée par la France à plusieurs reprises : tout d'abord en 1515 par les troupes suisses de François Ie, à nouveau en 1542, 1557, 1639, 1641, 1691 et durant la Guerre de Succession d'Autriche, en 1741. Durant tous ces sièges Coni resista victorieusement.
CHEF-LIEU DU DEPARTEMENT DE STURA
Coni fut enfin conquise par la France lors des guerres napoléoniennes. Elle devint alors le chef-lieu du nouveau département de Stura lors de l'annexion du Piémont en 1802, avec Doire, Marengo, Pô, Sésia et Tanaro. Un des quatorze départements français créés par l'empereur. Après la restauration du royaume de Sardaigne, et lors de l'unification de l'Italie, Coni devint la capitale de la province du même nom.
L'OCCUPATION ALLEMANDE
La ville de Coni fut le lieu de "déportation" et de détention de la totalité de la population du village de Moulinet (Alpes-Maritimes) par les troupes d'occupation allemandes durant la Seconde Guerre mondiale entre le mois de septembre 1944 et celui d'avril 1945[2].
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les troupes françaises pénètrent à Coni le 2 mai 1945[3].
[modifier] Personnalités
- Pierre Monod (1586-1644), jésuite et diplomate savoyard
- Vittorio Filippo Melano, comte de Portula (27 septembre 1733 - Coni † 23 décembre 1813 - Novare), archevêque et homme politique italien des XVIIIe et XIXe siècles.
- Franco Andrea Bonelli (1784-1830), ornithologue, entomologiste et collectionneur
- Giuseppe Peano (1858-1932), mathématicien
- Giorgio Federico Ghedini (1892-1965), compositeur
- Tancredi Duccio Galimberti (1906-1944), avocat et résistant
- Arnaldo Momigliano (1908-1987), historien de l'antiquité
- Lalla Romano (1906-2001), écrivaine, journaliste et peintre
- Piergiorgio Odifreddi (1950), mathématicien et écrivain
- Antonino Repaci (1910-2005) homme politique, antifasciste et historien
- Gianmaria Testa (1958), chanteur
- Daniela Santanchè (1961) députée
[modifier] Administration
| Période | Identité | Parti | Qualité
|
|---|---|---|---|
| 12 juin 2002 | Alberto Valmaggia | Centre-gauche | |
| Toutes les données ne nous sont pas encore connues. | |||
[modifier] Hameaux
San Rocco Castagnaretta, Madonna dell'Olmo, Madonna delle Grazie, Passatore, San Benigno, San Pietro del Gallo, Cerialdo, Borgo San Giuseppe, Spinetta di Cuneo
[modifier] Communes limitrophes
Beinette, Bernezzo, Boves, Borgo San Dalmazzo, Busca, Caraglio, Castelletto Stura, Centallo, Cervasca, Morozzo, Peveragno, Tarantasca, Vignolo
[modifier] Évolution démographique
Habitants recensés 
[modifier] Économie
La ville abrite une usine de fabrication de pneumatiques du groupe français Michelin. Il y a aussi Ferrero (Nutella), Mondo (sports), Balocco, Maina, Alstom et beaucoup d'autres grandes industries. La province est l'une des plus productives et les plus riches en Italie.
[modifier] Transports
Cuneo possède un aéroport (Aéroport Cuneo Levaldigi, code AITA : CUF) avec des vols quotidiens à Londres, Rome, Cagliari, Tirana, Romania et saisonnier à Ibiza et Alghero.
[modifier] Sports
A Cuneo se trouve une grande équipe de volley-ball, (Bre Banca Lannutti Cuneo), vainqueur du championnat italien et une équipe de football (Cuneo Calcio) qui évolue en championnat d'Italie de football D4 (la 2e division de Lega Pro).
[modifier] Jumelages
[modifier] Voir aussi
- Liste des villes italiennes de plus de 25 000 habitants
- Liste des grandes villes d'Italie classées par leur nombre d’habitants
- Le sanctuaire de Vicoforte
[modifier] Notes et références
- (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
- Goulven Godon, La déportation des populations civiles des vallées de la Bévéra et de la Roya en Italie du Nord (1944-1945). Mémoire de Maîtrise d'Histoire contemporaine, préparé sous la direction de Jean-Louis Panicacci, soutenu devant l'Université de Nice Sophia-Antipolis en juin 2004
- Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p 59