Coni
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| Coni | ||
Palais de Justice |
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| Noms | ||
|---|---|---|
| Nom italien | Cuneo | |
| Nom piémontais | Coni | |
| Administration | ||
| Pays | ||
| Région | ||
| Province | Coni | |
| Maire | Federico Borgna Depuis 2012 |
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| Code postal | 12100 | |
| Code ISTAT | 004078 | |
| Code cadastral | D205 | |
| Préfixe tel. | 0171 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | cuneesi | |
| Population | 55 714 hab. (31-12-2010[1]) | |
| Densité | 468 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 534 m — Max. 534 m | |
| Superficie | 11 900 ha = 119 km2 | |
| Divers | ||
| Saint patron | San Michele | |
| Fête patronale | 29 septembre | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.comune.cuneo.it | |
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Coni (Coni en français, piémontais et en occitan, Cuneo en italien) est une ville de 55 714 habitants, chef-lieu de la province de même nom dans le Piémont en Italie.
Fondée en 1198 sur un haut-plateau en triangle, elle présente une forme de « coin », placée à la confluence entre le fleuve Stura di Demonte et le torrent Gesso. Le noyau plus ancien de la ville se trouve sur la pointe de ce « triangle » et il est caractérisé par la disposition des rues à échiquier, le long d'une médiane (la rue de Rome), remontant au Moyen Âge.
Sommaire |
Toponymie [modifier]
Coni est appelée Cuneo en italien, mais Coni (prononcé « kouni ») en piémontais.
À l’époque où cette ville était la préfecture du département français de la Stura, elle était connue en français sous le nom de Coni. Aujourd'hui encore, les panneaux routiers en territoire français orthographient cette ville Coni et non Cuneo. En revanche, les indicateurs de la SNCF donnent à cette ville le nom de Cunéo avec un accent aigu.
Géographie [modifier]
Coni est située au nord du massif du Mercantour (massif de l'Argentera), dans la vallée de la Stura di Demonte, à environ 38 kilomètres au nord du col de Tende.
Histoire [modifier]
Coni indépendante [modifier]
La ville de Coni fut fondée en 1198 au confluent de la rivière Stura et du torrent Gesso. Les habitants de la région la déclarère « commune autonome », se libérant de l'autorité des évêques d'Asti et des marquis de Montferrat et de Saluces. En 1210 les évêques reprirent le pouvoir avant que les Cunésiens ne se rebellent en 1231. En 1238, la commune fut déclarée libre par l'empereur Frédéric II du Saint-Empire.
Coni angevine [modifier]
L'indépendance de Coni cessa en 1259 lorsque les habitants demandèrent la protection du puissant voisin Charles Ier d'Anjou, roi de Naples et comte de Provence. Alba et Coni étaient les deux principales possessions angevines du nord de l'Italie. Le pouvoir (interrompu par périodes de domination de Saluces de la Savoie et des Visconti de Milan) se termina en 1382 lorsque Coni fut achetée par le duché de Savoie.
Revendication par les Français [modifier]
Coni devint un point important dans l'expansion de l'État de Savoie. La ville fut assiégée par la France à plusieurs reprises : tout d'abord en 1515 par les troupes suisses de François Ier, à nouveau en 1542, 1557, 1639, 1641, 1691 et durant la Guerre de succession d'Autriche, en 1741. Durant tous ces sièges, Coni résista victorieusement.
Chef-lieu du département de Stura [modifier]
Coni fut enfin conquise par la France lors des guerres napoléoniennes. Elle devint alors le chef-lieu d'un des quatorze nouveaux départements français créés par l'empereur, le département de Stura lors de l'annexion du Piémont en 1802 avec la Doire, Marengo, Pô, Sésia et Tanaro. Après la restauration du royaume de Sardaigne et lors de l'unification de l'Italie, Coni devint la capitale de la province du même nom.
L'occupation allemande [modifier]
La ville de Coni fut le lieu de déportation et de détention de la totalité de la population du village de Moulinet (Alpes-Maritimes) par les troupes d'occupation allemandes durant la Seconde Guerre mondiale entre le mois de septembre 1944 et celui d'avril 1945[2].
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les troupes françaises pénètrent à Coni le 2 mai 1945[3].
Personnalités [modifier]
- Pierre Monod (1586-1644), jésuite et diplomate savoyard
- Vittorio Filippo Melano, comte de Portula (27 septembre 1733 - Coni † 23 décembre 1813 - Novare), archevêque et homme politique italien des XVIIIe et XIXe siècles.
- Franco Andrea Bonelli (1784-1830), ornithologue, entomologiste et collectionneur
- Giuseppe Peano (1858-1932), mathématicien
- Giorgio Federico Ghedini (1892-1965), compositeur
- Tancredi Duccio Galimberti (1906-1944), avocat et résistant
- Arnaldo Momigliano (1908-1987), historien de l'antiquité
- Lalla Romano (1906-2001), écrivaine, journaliste et peintre
- Piergiorgio Odifreddi (1950), mathématicien et écrivain
- Antonino Repaci (1910-2005) homme politique, antifasciste et historien
- Gianmaria Testa (1958), chanteur
- Daniela Santanchè (1961) députée
Administration [modifier]
Hameaux [modifier]
San Rocco Castagnaretta, Madonna dell'Olmo, Madonna delle Grazie, Passatore, San Benigno, San Pietro del Gallo, Cerialdo, Borgo San Giuseppe, Spinetta di Cuneo
Communes limitrophes [modifier]
Beinette, Bernezzo, Boves, Borgo San Dalmazzo, Busca, Caraglio, Castelletto Stura, Centallo, Cervasca, Morozzo, Peveragno, Tarantasca, Vignolo
Évolution démographique [modifier]
Habitants recensés 
Économie [modifier]
La ville abrite une usine de fabrication de pneumatiques du groupe français Michelin. Sont aussi présents Ferrero (Nutella), Mondo (sports), Balocco, Maina, Alstom et beaucoup d'autres grandes industries. La province est l'une des plus productives et des plus riches d'Italie.
Transports [modifier]
Coni possède un aéroport (Aéroport Cuneo Levaldigi, code AITA : CUF) avec des vols quotidiens vers Londres, Rome, Cagliari, Tirana, Romania et saisonnier à destination d'Ibiza et Alghero.
Sports [modifier]
À Coni se trouve une grande équipe de volley-ball, (Bre Banca Lannutti Cuneo), vainqueur du championnat italien et une équipe de football (Cuneo Calcio) qui évolue en championnat d'Italie de football D4 (la 2e division de Lega Pro).
Jumelages [modifier]
Articles connexes [modifier]
- La communauté juive de Cuneo et sa synagogue
- Liste des villes italiennes de plus de 25 000 habitants
- Liste des grandes villes d'Italie classées par leur nombre d’habitants
- Le sanctuaire de Vicoforte
Notes et références [modifier]
- (it) Popolazione residente e bilancio demografico, sur ISTAT
- Goulven Godon, La déportation des populations civiles des vallées de la Bévéra et de la Roya en Italie du Nord (1944-1945), Université de Nice Sophia-Antipolis, juin 2004 — Mémoire de Maîtrise d'Histoire contemporaine, préparé sous la direction de Jean-Louis Panicacci
- Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p. 59