Tournefort (Alpes-Maritimes)

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Tournefort
Église du vieux village et ruines vues de La Tour
Église du vieux village et ruines vues de La Tour
Blason de Tournefort
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Canton de Villars-sur-VarAnnuler
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Murielle Molinari
2014-2020
Code postal 06420
Code commune 06146
Démographie
Gentilé Tournefortois
Population
municipale
141 hab. (2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 56′ 51″ N 7° 09′ 06″ E / 43.9475, 7.1516666666743° 56′ 51″ Nord 7° 09′ 06″ Est / 43.9475, 7.15166666667  
Altitude Min. 171 m – Max. 1 304 m
Superficie 10,13 km2
Localisation

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Tournefort

Tournefort est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Tournefortois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Tornafort est cité au XIIe. Les chevaliers de l'ordre du Temple auraient occupé un hospice et des terres en 1176.

La seigneurie a appartenu à la famille des Tornaforte. Elle est associée à la vallée de Massoins et a été inféodée à Jean et Louis Grimaldi de Bueil en 1388. Le 14 février 1434, Jean Grimaldi a reçu l'hommage des habitants de Tournefort[1]. Elle est passée aux Caissoti après l'exécution d'Annibal Grimaldi, en 1622. En 1723, elle est revenue à la famille piémontaise de Coni, les Bruno.

Le tremblement de terre du 23 février 1887 a causé des dégâts importants au village isolé sur son piton rocheux. Le vieux village a été abandonné au début du XXe et était ruiné en 1916. Le dernier habitant aurait quitté le village en 1937 ou 1938. Le nouveau village est situé à « la Colle ». L'église Saint-Pierre datant du XVIIe et le cimetière sont restés dans l'ancien village.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Tournefort Blason D’azur au rocher d’argent mouvant de la pointe sommé d’un lys de jardin du même, surmonté d’une étoiles de huit rais cousue de gueules.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 réélu en 2008[2] Jacques Tuticci    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 141 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
173 165 163 194 196 242 220 194 239
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
240 195 173 181 239 222 250 208 200
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
133 102 138 122 71 61 43 37 46
1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011 - -
46 93 143 164 154 138 141 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre dans le vieux village. L'église est nommée San Pietro en 1658, San Pietro « in vinculis » en 1752. Elle a été restaurée en 1862, puis de nouveau après le tremblement de terre de 1887. La toiture et les chenaux ont été refaits en 1962.
  • Chapelle Saint-Antoine-de-Padoue, chapelle de Pénitents, dans l'ancien village.
  • Chapelle Saint-Martin, en ruines. C'est peut-être l'implantation du village primitif remontant aux Ligures.
  • Dans l'ancien village, ruines du château[5] et des maisons.
  • Fort de Picciarvet ou du Pic Carvet construit à la confluence de la Tinée et du Var, entre 1883 et 1890, pour protéger Nice[6].
  • Ponts sur la Tinée de Tournefort, au moulin de Tournefort, vestiges d'un pont datant probablement du IIIe siècle[7], l'autre du XVIIe siècle. Les volontaires de la Lozère y avaient installé deux canons en 1793.
  • Hameau de la Courbaisse.
  • Usine d'Égleros, construite en 1951. Elle est alimentée par une conduite forcée dérivant les eaux de la Tinée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe de Beauchamp, Le haut pays méconnu. Villages & hameaux isolés des Alpes-Maritimes, p. 79-80, Éditions Serre, Nice, 1989 (ISBN 2-86410-131-9)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Georges Barbier, Châteaux et places fortes du comté de Beuil, p. 177-191, Nice-Historique, année 1994, no 11 Texte
  2. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  5. Georges Barbier, op. cité, Nice Historique
  6. Chemins de mémoire Fort du Pic Charvet ou de Picciarvet
  7. Luc Thévenon, L’art religieux de la vallée de la Tinée, p. 86, Nice-Historique, année 1993, no 266 Texte