Prononciation du français

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Cet article fournit diverses informations sur la prononciation du français, incluant des variantes dialectales du Québec, de la Belgique et de la France.

Inventaire phonétique du français[modifier | modifier le code]

Le français standard possède 20 à 21 consonnes et 11 à 16 voyelles, selon la façon de compter.

Consonnes[modifier | modifier le code]

  Bilabiale Labio-dentale Labio-palatale Labio-vélaire Dentale Alvéolaire Post-alvéolaire Palatale Vélaire Uvulaire
Occlusive p  b       t  d         ɡʷ  
Nasale m       n     ɲ[c 1] ŋ[c 2]  
Fricative   f  v       s  z ʃʷ  ʒʷ     ʁ[c 3]
Spirante     ɥ[c 4] w[c 4]       j[c 4]    
Latérale           l      
  1. Dans la prononciation actuelle, le phonème /ɲ/ se distingue de moins en moins de [nj].
  2. Le phonème /ŋ/ est apparu relativement récemment, avec l'emprunt de mots d'origine anglaise ou chinoise. Les Européens ont tendance à le prononcer [ŋɡ], mais pas les Québécois.
  3. Selon le locuteur, [ʁ] peut être remplacé par [χ], [ʀ], [x], [ɣ], [r] ou [ɾ]. Ce phénomène s'appelle variation allophonique.
  4. a, b et c /ɥ/, /w/ et /j/ ne sont pas à vrai dire des consonnes ; ces phonèmes appartiennent aux approximantes (appelées aussi semi-voyelles ou semi-consonnes).

Voyelles[modifier | modifier le code]

  Antérieure Centrale Postérieure
Fermée i    y   u
Mi-fermée e    ø   o
Moyenne   ə[v 1]  
Mi-ouverte ɛ ɛː[v 2]  ɛ̃[v 3]    œ  œ̃[v 4]   ɔ[v 5]  ɔ̃[v 3]
Ouverte ä   ɑ[v 6]  ɑ̃[v 3]
  1. En France, le /ə/ est plutôt arrondi, et peut parfois être incorrectement prononcé /ø/, le mot je étant par exemple prononcé comme le mot jeu'. La distinction est mieux maintenue au Québec.
  2. La distinction entre /ɛ/ et /ɛː/, comme dans les mots mettre et maître tend à s'atténuer en France, mais est bien maintenue en Belgique et au Québec. En France la distinction ne porte que sur la longueur, tandis qu'en Belgique et au Québec une légère différence de qualité existe également.
  3. a, b et c En français parisien moderne, en français de Belgique et en français de Suisse, /ɑ̃/ se prononce [ɒ̃], /ɛ̃/ se prononce [æ̃] et /ɔ̃/ se prononce [õ].
  4. Dans la prononciation actuelle des variétés de français parlées dans la moitié nord du territoire français, dont le français parisien moderne, /œ̃/ tend à disparaître au profit de /ɛ̃/. Les locuteurs francophones conscients de ne produire qu'un seul des deux phonèmes croient généralement produire /ɛ̃/, correspondant à la graphie la plus fréquente "in" et être incapables de prononcer "un" correctement : en réalité ils produisent systématiquement le /œ̃/ correspondant à la graphie moins fréquente "un". Les deux phonèmes sont généralement bien conservés dans la moitié sud de la France, en Belgique et au Québec. Autre exception : lundi se prononce généralement [lỹdi] dans le sud de la France.
  5. La voyelle /ɔ/ est souvent "désarrondie" et se rapproche du /ʌ/[réf. nécessaire].
  6. La distinction entre /a/ et /ɑ/, comme dans les mots patte et pâte tend à s'atténuer en France, mais elle est toujours nette en Belgique et au Québec.

Prononciation des graphèmes[modifier | modifier le code]

Consonnes[modifier | modifier le code]

b c ç ch d f g gn gu h j k l m
/b/ /k/, /s/ /s/ /ʃ/, /k/ /d/ /f/ /ɡ/, /ʒ/ /ɲ/ /ɡ/, /ɡw/ /ʒ/ /k/ /l/ /m/
n ng p ph q qu r, rh s ss t, th v w x z
/n/ /ŋ/ /p/ /f/ /k/ /k/, /kw/ /ʁ/ /s/, /z/ /s/ /t/ /v/ /w/, /v/ /ɡz/, /ks/, /s/, /z/ /z/
  • c vaut /s/ devant e, i, y (ainsi que devant æ dans certains cas tels que cæcum, ou devant œ dans certains cas tels que cœlacanthe, mais cela reste peu fréquent) ; /k/ ailleurs ;
  • g vaut /ʒ/ devant e, i, y; /ɡ/ ailleurs ;
  • h ne se prononce pas en français standard, mais peut, placé en début de mot, empêcher la liaison avec le mot précédent (h aspiré) ;
  • s vaut généralement /z/ entre deux voyelles et /s/ ailleurs ;
  • ti suivi d'une autre voyelle et non en début de mot se prononce parfois /sj/ ;
  • en général, les c, d, g, p, r, s, t, x et z finaux ne se prononcent pas, sauf en cas de liaison.

Voyelles[modifier | modifier le code]

a[v 1] â æ ai ain, aim[v 2],[1] an, am[v 2] au ay[v 3]
/a/, /ɑ/ /ɑ/ /e/ /e/, /ɛ/ /ɛ̃/ /ɑ̃/ /o/, /ɔ/ /ɛj/, /ej/, /ei/
e ê, è é eau ei ein, eim[v 2] en, em[v 2] eu[v 1]
/e/, /ə/, /ɛ/, /ø/ /ɛ/ /e/ /o/ /e/, /ɛ/ /ɛ̃/ /ɑ̃/ /ø/, /œ/
i[v 3] ien, iem[v 2] in, im[v 2]
/i/, /j/ /jɛ̃/ /ɛ̃/
o[v 1] ô œ œu oi oin[v 2] on, om[v 2] ou[v 3] oy[v 3]
/ɔ/, /o/ /o/ /œ/, /e/ /œ/, /ø/ /wa/ /wɛ̃/ /ɔ̃/ /u/, /w/ /waj/
u[v 3] un, um[v 2]
/y/, /ɥ/ /œ̃/
y[v 3] yen[v 2] yn, ym[v 2]
/i/, /j/ /jɛ̃/ /ɛ̃/
  1. a, b et c si ces lettres sont suivies du son /z/, elles sont prononcées fermées (comme avec un accent circonflexe) :
    • a : « case » /kɑz/
    • eu : « creuse » /kʁøz/
    • o : « rose » /ʁoz/
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k si ces lettres sont suivies de m, n, h ou d'une voyelle, alors le n ou le m se prononcent au lieu de changer le son de la voyelle précédente
  3. a, b, c, d, e et f si ces voyelles sont suivies d'une voyelle prononcée, elles deviennent des approximantes :
    • ay : « payer » /pɛje/ mais « pays » /pɛi/. On trouve également /aj/ dans « fayot » /fajo/, « Himalaya » /imalaja/ et « mayonnaise » /majɔnɛz/
    • i : « ciel » /sjɛl/ mais « vie » /vi/, « cil » /sil/, « gui » /ɡi/
    • ou : « oui » /wi/ mais « nouille » /nuj/, « bout » /bu/, « fou » /fu/
    • oy : « royal » /ʁwajal/
    • u : « nuit » /nɥi/ mais « Nuillé » /nyje/, « fut » /fy/, « bu » /by/

Cas particuliers : En France les sons valant soit /e/ soit /ɛ/ et ceux valant soit /o/ soit /ɔ/ sont par la plupart des locuteurs prononcé /e/ /o/ en syllabes ouvertes et /ɛ/ /ɔ/ en syllabes fermées mais selon les régions de nombreuses exceptions subsistent :

  • ai vaut :
    • /e/ en fin de mot comme dans : « gai » /ɡe/, « (je) mangeai » /mɑ̃ʒe/ mais certains locuteurs prononcent /ɛ/ comme dans « vrai » /vʁɛ/, « chai » /ʃɛ/, « balai » /balɛ/ etc. ou encore dans « sais », « vais », « sait » et « vait », où /ɛ/ est courant[1],[2],[3],[4].
    • /ə/ par tout le monde dans certains cas : « faisan » /fəzɑ̃/, « faisant » /fəzɑ̃/, « faisons » /fəzɔ̃/, « faiseur » /fəzœʁ/, « faisable » /fəzabl/[1],[4],[5].
    • il existe de nombreuses variations de prononciations, dont voici quelques exemples :
      • /e/ dans « aigu », « aiguiser » et « aiguille » mais /ɛ/ est toléré[6].
      • /e/ en fin de verbe certains différencient la première personne du passé simple « je donnai » avec un /e/ et la première personne de l'imparfait « je donnais » avec un /ɛ/ alors que d'autres prononcent toujours /ɛ/[1],[7],[8].
      • Certains auteurs parlent d'harmonie vocalique bien que cette notion n'existe pas habituellement en français pour expliquer la réalisation /e/ lorsque la voyelle de la syllabe suivante est /e/, par exemple : « baiser » /beze/ (/bɛze/ en langage soutenu)[9] mais « baise » /bɛz/. « affairer » /afeʁe/ (/afɛʁe/ en langage soutenu)[10] mais « affaire » /afɛʁ/. On se trouve en fait dans le cas général de l'opposition syllabe ouvertes/syllabes fermées.
  • au se prononce /o/ en syllabe ouverte comme dans « chaud », « aubade », « noyau » mais /ɔ/ dans « mauvais », « dinosaure », « paul » (la monnaie), « Paul » (le prénom masculin) ou « saur » (adjectif qui n'est guère usité que dans la locution « hareng saur »).
  • ign vaut :
    • généralement /iɲ/ : « signe » /siɲ/, « ligne » /liɲ/, « guigne » /ɡiɲ/, « mignon » /miɲɔ̃/
    • dans le cas d'une voyelle suivie de ign, on peut considérer que seul le gn indique /ɲ/ et que le i forme un digraphe avec la voyelle précédente : « Montaigne » /mɔ̃tɛɲ/ et non /mɔ̃taɲ/, « Soignes » /swaɲ/ et non pas /sɔɲ/.
    • dans quelques prononciations archaïques le i fait partie du trigraphe consonantique /ɲ/ après une voyelle : « oignon » /ɔɲɔ̃/, « Jodoigne » /ʒɔdɔɲ/[11],[12]
    • parfois, on rencontre dans des termes techniques la prononciation latinisante /ɡn/ : « igné » /iɡne/ ou /iɲe/, « cognat » /kɔɡna/, « pugnace » /pyɡnas/
  • il vaut :
    • /il/ presque toujours : « il » /il/, « fil » /fil/
    • /j/ après une voyelle : « ail » /aj/, « seuil » /sœj/
    • attention toutefois à « outil » /uti/, « fusil » /fyzi/ et « fils » /fis/
  • ill vaut :
    • /ij/ presque toujours: « bille » /bij/ (/il/ mais exceptionnellement : « mille » /mil/ et « ville » /vil/)
    • /j/ après une voyelle, sauf après u où il vaut /ij/ : « caille » /kaj/, « nouille » /nuj/, mais « cuillère » /kɥijɛʁ/
  • œ suivi ou non de u se prononce /e/ ou /œ/ selon le schéma syllabes fermées/ouverte

Variantes dialectales[modifier | modifier le code]

Au Québec[modifier | modifier le code]

  • Le /t/ et le /d/ suivies de [i] ou [ɪ] ou [j] ou [y] ou [ʏ] ou [ɥ] deviennent des consonnes affriquées.
    • dix se prononce [d͡zɪs]
    • tuque se prononce [t͡sʏk]
  • les voyelles /i/, /u/, /y/ sont relâchées ou non, selon la consonne suivante et l'accent. Ces voyelles suivies d'une consonne dans la même syllabe sont généralement relâchées (certains autres accents permettent de les relâcher encore plus souvent):
    • poutine se prononce [put͡sɪn], ou parfois [pʊt͡sɪn]
    • pile se prononce [pɪl]
    • poule se prononce [pʊl]
    • sud se prononce [sʏd]
    • pour, rouge, rive, douze restent tels quels (syllabe terminée par le phonème /r/, /v/, /z/ et /ʒ/)
    • poulet, puma, piler restent tels quels (la consonne suivante est dans une autre syllabe)
  • Les voyelles longues en syllabe finale fermée peuvent être prononcées comme des diphtongues dans le langage populaire, mais il y a des voyelles longues qui sont des allophones des voyelles courtes quand les voyelles courtes sont devant les phonèmes /r/, /z/, /v/ et /ʒ/:
    • faire se prononce [faɛ̯ʁ]
    • fort se prononce [fɑɔ̯ʁ]
    • peur se prononce [paœ̯ʁ]
    • neutre se prononce [nøy̯tʁ]
    • pâte se prononce [pɑʊ̯t] (pas toujours diphtongué)
    • côte se prononce [kou̯t]
  • les voyelles nasales sont différentes:
    • /ɑ̃/ se prononce [ã] ou [æ̃] selon le locuteur
    • /ɛ̃/ se prononce [ẽɪ̯̃] ou [ãɪ̯̃] selon le mot (cinq se prononce [sãɪ̯̃k])
    • /ɔ̃/ se prononce [õʊ̯̃]
    • /œ̃/ se prononce [ɚ̃], et il est toujours distinct de /ɛ̃/
  • les voyelles /a/ et /ɑ/ se prononcent [ɑ] ~ [ɔ] en syllabe finale ouverte (sauf les déterminants et les prépositions):
    • pas se prononce [pɑ] ~ [pɔ]
    • chat se prononce [ʃɑ] ~ [ʃɔ]
    • chocolat se prononce [ʃɔkɔlɑ] ~ [ʃɔkɔlɔ]
    • la, ma, ta, sa, à ont toujours un [a]
    • ça se prononce toujours [sa] en sujet, mais [sɑ] ~ [sɔ] en complément
  • beaucoup de /ɥ/ se prononcent [y], causant la séparation d'une syllabe en deux: nuage se prononce [nyaːʒ], mais pas [nɥaːʒ]
  • l'élision de [ə] (qui est presque toujours optionnelle) y est plus fréquente qu'ailleurs dans la francophonie:
    • je te peut se prononcer [ʒə tə] ou [ʃtə]
    • je pense peut se prononcer [ʒə pãːs] ou [ʃpãːs]
    • je mange peut se prononcer [ʒə mãːʒ] ou [ʒmãːʒ]
    • etc.

En Belgique[modifier | modifier le code]

On peut distinguer différents accents wallons : l'accent carolorégien (Charleroi), l'accent namurois, l'accent ardennais et l'accent liégeois, en plus de l'accent bruxellois. Le parler des locuteurs belges a cependant de nombreux traits communs :

  • maintien d'une opposition entre [a] et [aː] (patte et pâte se prononcent différemment) ;
  • maintien d'une opposition entre [ɛ] et [ɛː] (mettre et maître se prononcent différemment) ;
  • maintien d'une opposition entre [ɛ̃] et [œ̃] (brin et brun se prononcent différemment) ;
  • maintien d'une opposition entre au [o] et o [ɔ] (peau et pot, fausse et fosse se prononcent différemment) ;
  • prononciation de [ɛ] au lieu de [e] dans les syllabes ouvertes atones (les est parfois prononcé [lɛ]) ;
  • prononciation des voyelles finales suivies d'un e muet comme des voyelles longues (amie [aˈmiː], boue [buː]), parfois ajout d'une semi-voyelle (aimée [ɛˈmeːj], Lucie [lyˈsiːj]).
  • assourdissement des consonnes sonores finales (d se prononce [t], b se prononce [p], une grande digue devient [yn ɡʁɑ̃t ˈdiːk]) ; (Prononciation de Liège)
  • subsistance de [ʀ] au lieu de [ʁ] ; parfois prononcé [χ]
  • prononciation, parfois, de [lj] au lieu de [j] dans certains mots où il y avait jadis [ʎ] (travailler, ailleurs) ;
  • absence de la semi-voyelle [ɥ], remplacée par [w] devant i (fuir [fwiːʁ]) et par [y] ailleurs (tuer [ty(w)ˈe]) ;
  • utilisation des voyelles à la place des semi-voyelles dans certains mots (lion [liˈɔ̃], buée [by(w)ˈe], louer [lu(w)ˈe]).
  • Un [j] en français standard précédé d'une consonne et suivi d'une voyelle se prononce [ʃ] ou [ʒ] : [tʃɛˈʁi] pour Thierry, [diˈdʒe] pour Didier, [kaˈtʃa] pour Katia, [ɡoˈtʃe] pour Gauthier et [bʒɛːʁ] pour bière. Cette tendance à la palatalisation de /t/ et /d/ devant /j/ + voyelle n'est cependant pas généralisée. (Prononciation de Liège)
  • [ɛːn] et [ɛːm] sont souvent prononcés [ɛ̃ːn] et [ɛ̃ːm] respectivement. Ainsi peine se prononce [pɛ̃ːn] et même se prononce [mɛ̃ːm]. (Prononciation de Mons, La Louvière.)
  • Dans les mots où les Français prononcent le w [v], les Belges prononcent le plus souvent [w]. Ainsi entend-on [waˈɡɔ̃] pour wagon, [weˈse] pour W.-C., [veˈwe] pour VW, [be ɛmˈwe] pour BMW, etc. Il n'y a guère d'exception que pour quelques mots notoirement allemands, et encore ! Notons par ailleurs que les mots Wallonie et wallon se prononcent respectivement [walɔˈni] et [waˈlɔ̃], même en français de France.
  • Vingt se prononce parfois [vɛ̃ːt] quand le mot est isolé ou en fin de phrase. À Paris, il ne se prononce [vɛ̃ːt] que dans les nombres vingt-deux à vingt-neuf et en liaison devant une voyelle ou un h non aspiré.
  • existence de [h] comme phonème dans la région liégeoise ; la hotte = H aspiré!
  • Les voyelles sont souvent longues (Liège [lieːʃ], maigre [meːɡʁ], poudre [puːdʁ]), voire [meːk] et [puːt] pour les personnes parlant avec un accent prononcé, et l'allongement a fréquemment une valeur phonologique (tigre [tiːk] avec la chute des consonnes finales opposé à tic [tik]) ;
  • Certains [t] disparaissent en milieu de mot ([mɛ̃ˈnɑ̃] pour maintenant)[réf. nécessaire] ;
  • Les i se prononcent parfois [ɪ] (ministre [mɪˈnɪstʁ], la ville). (à Liège)
  • "Le u" se prononce parfois [ʌ] quand il est bref: Le bus, le cactus… (à Liège)

En France[modifier | modifier le code]

  • Selon les accents régionaux, certaines paires de voyelles sont indifférenciées ou interchangeables :
    • /ɛ/ et /ɛː/ (mettre/maître) (fréquemment homophones)
    • /ɛ̃/ et /œ̃/ (brin/brun) (parfois homophones dans la région parisienne, mais pas dans le sud qui conserve généralement la différence)
    • /a/ et /ɑ/ (patte/pâte) (parfois homophones)
    • /ɔ/ et /o/ (cotte/côte) (homophones dans le sud)
    • /œ/ et /ø/ (jeune/jeûne) (homophones dans le sud)
    • /ø/ et /ə/ (deux/de) (parfois homophones)
    • /e/ et /ɛ/ (thé/taie) (homophones dans le sud)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) French Pronunciation Charts
  2. Dictionnaire des rimes orales et écrites, Larousse, 1986.
  3. Precis of French Pronunciation for Beginners , Walter V. Kaulfers, The French Review, Vol. 11, No. 3 (Feb., 1938), p. 235-242
  4. a et b (en) Teaching French Pronunciation to Beginners, Henry L. Robinson, The Modern Language Journal, Vol. 32, No. 1 (Jan., 1948), p. 45-49
  5. Centre national de ressources textuelles et lexicales : faire, faisable, faiseur
  6. Centre national de ressources textuelles et lexicales : aigu, aiguiser, aiguille
  7. (en) [http://www.languageguide.org/francais/grammar/pronunciation/ Language Guide: French pronunciation
  8. (en) AI / AIS - French Pronunciation of AI and AIS, about.com
  9. Centre national de ressources textuelles et lexicales : baiser
  10. Centre national de ressources textuelles et lexicales : affairer
  11. Pour une redéfinition de l'exemple lexicographique, R. Wooldridge
  12. Les exercices de français du CCMD, p. 6

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]