Castellane

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Castellane
Castellane vue du Roc, ancien site de la ville qui la domine.
Castellane vue du Roc, ancien site de la ville qui la domine.
Blason de Castellane
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Castellane (chef-lieu)
Canton Castellane (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Moyen Verdon
Maire
Mandat
Jean-Pierre Terrien
2014-2020
Code postal 04120
Code commune 04039
Démographie
Gentilé Castellanais
Population
municipale
1 565 hab. (2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 50′ 51″ N 6° 30′ 50″ E / 43.8475, 6.51388888888 ()43° 50′ 51″ Nord 6° 30′ 50″ Est / 43.8475, 6.51388888888 ()  
Altitude Min. 639 m – Max. 1 761 m
Superficie 117,79 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la mairie
Le Roc, Castellane.

Castellane (prononcé [kas.ɛ.ˈlan]) est une commune française, sous-préfecture du département des Alpes-de-Haute-Provence, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Avec environ 1 600 habitants, Castellane a la particularité d'être la sous-préfecture la moins peuplée de France.

Le nom de ses habitants est Castellanais[1].

Castellane a reçu le label « village et cité de caractère ».

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Castellane est une cité très ancienne implantée en amont des Gorges du Verdon. La ville est située à 724 mètres d'altitude[2].

Le Roc, ou Roc Notre-Dame domine la ville de ses 184 m de haut[3]. C'est le site qu’elle occupait au Haut Moyen Âge, et un site classé.

Deux lacs de barrage se trouvent sur le territoire de Castellane :

Deux clues se trouvent sur la commune : la clue de Taulanne, franchie par l’Asse de Blieux et la route Napoléon ; la clue de Chasteuil, franchie par le Verdon.

Le sentier de grande randonnée GR 4 traverse la commune.

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Castellane et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes de Saint-André-les-Alpes, Saint-Julien-du-Verdon, Demandolx, La Garde, Châteauvieux, Brenon, Le Bourguet, Trigance, Rougon, Blieux et Senez[4].

Géologie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone de calcaires jurassiques des Préalpes de Provence. Le relief s'est formé avec la surrection des Alpes au cours de l'ère tertiaire[5]. Ces calcaires se prolongent le long du cours du Verdon, donnant ainsi lieu à la formation des spectaculaires gorges par érosion karstique[6].

Sommets et cols[modifier | modifier le code]

Castellane et le Roc.
Lac de Chaudanne

Le massif du Montdenier s’étend sur la partie ouest de la commune (anciennes commune de Taulanne, Chasteuil et Villars-Brandis). Les Préalpes de Castellane occupent l’essentiel du reste du territoire.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 7 000 ha de bois et forêts, soit 59 % de sa superficie[1].

Éléments de toponymie[modifier | modifier le code]

La localité de Castellane apparaît pour la première fois dans les textes avec un nom proche du nom actuel vers 965-977 (Petra Castellana). Le nom se décompose en trois termes occitans, pèira, castel et le suffixe -ana, signifiant roche et village fortifié, ce qui peut se traduire en la roche Castellane, c’est-à-dire la Roche au village fortifié[7], ou tout simplement la maison forte, le château fort[8]. Castellane porte le nom en occitan provençal de Castelana selon la norme classique ou Castelano selon la norme mistralienne.

L’ancienne commune de Castillon (recouverte par le lac) apparaît vers 1300 (de Castilhone). C’est un terme occitan désignant un petit château[9],[8].

La première partie du nom de Chasteuil est assez obscure ; la seconde, -ialo, est un suffixe celte pour clairière[10].

Le village de Robion porte le même nom que la rivière qui le traverse pour se jeter dans le Jabron et qui naît dans le massif du même nom (le massif du Robion, à l’est du village). Le in Rubione de 1045 est un dérivé du bas-latin robigonem, qui est une déformation du latin classique robiginem pour rouille, selon Ernest Nègre[11]. Selon Charles Rostaing, il est possible que le toponyme soit plus ancien que les Gaulois[12] et désigne une roche à pic, un ravin[13].

Le village de Taloire, cité vers 1200, verrait son nom dériver du terme occitan talador, désignant les soldats spécialement recrutés pour dévaster le terroir de l’adversaire. L’ajout du suffixe -ia sert à désigner, soit une terre habitée par ces dévastateurs, soit une terre dévastée par les taladors[14]. Selon Rostaing, le toponyme est probablement plus ancien que les Gaulois[12]. Les Fénié y voient un doublet tautologique, *Tal- et *Tor-, deux racines oronymiques : le nom de Taloire contient deux fois un terme désignant une montagne[15].

Dans Villars-Brandis, la partie Brandis est un toponyme ancien, peut être antérieur aux Gaulois[12], alors que Villars vient de villare, grand domaine en latin[8].

Le hameau de la Palud doit son nom à une zone marécageuse[16].

La clue de Taulanne doit son nom probablement à une ancienne tuilerie (taulana)[17].

Hameaux[modifier | modifier le code]

Outre les anciennes communes (voir plus bas) qui toutes constituent encore des villages isolés du centre de Castellane, on compte d'autres hameaux :

  • la Baume ;
  • Blaron ;
  • la Palud.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Le canton de Castellane est en zone de risque sismique 1b (risque faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[18], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[19]. La commune de Castellane est également exposée à trois autres risques naturels[19] :

  • feu de forêt,
  • inondation (le long de la vallée du Verdon),
  • mouvement de terrain : la commune est concernée par des aléas moyen à fort sur certains versants[20].

La commune de Castellane est également exposée à deux risques d’origine technologique :

  • celui lié au transport de matières dangereuses par route[21], la route nationale 85 peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[22] ;
  • celui de rupture de barrage[23]. Castellane fait partie de la zone de proximité immédiate (ZPI), c’est-à-dire qui serait atteinte en moins de quinze minutes par l’onde de submersion en cas de rupture du barrage de Castillon[23],[24]. Si cette rupture advenait, l’onde de submersion passerait en crête au-dessus de celui de Chaudanne[25]. Les cinq premiers kilomètres dans la vallée du Verdon seraient parcourus en environ 3 minutes et 42 secondes (soit environ 80 km/h), atteignant alors la zone artisanale sous Chaudanne (déchetterie)[24]. Le pont du Roc serait atteint un peu plus d’une minute plus tard, l’agglomération commençant alors à être submergée. Deux minutes plus tard, le front de l’onde serait à la Colle, à l’ouest de la ville. Pendant ce temps, toute la vallée de Castellane serait inondée, l’eau pouvant progresser jusqu’au Plan de la Palud, passant de chaque côté de la colline Saint-Michel, et atteignant la cote 750 m, représentant une hauteur d’eau d’une quarantaine de mètres (ce qui met sous les eaux les premières maisons du hameau de la Cébière, la Moûtière, et toute la vallée du Verdon)[26]. L’onde continuerait ensuite sa progression dans la vallée du Verdon, atteignant le pont de Taloire six minutes après être entrée dans Castellane[27]. Enfin, la clue de Chasteuil, sortie de la commune, serait atteinte sept minutes plus tard, soit dix-huit minutes après le déclenchement de la catastrophe et quatorze minutes après que les premiers bâtiments de Castellane soient atteints[28].

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2005 pour les risques d’inondation et de mouvement de terrain[21] et le Dicrim existe depuis 2011[29].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle : en 1984 pour le tremblement de terre de Chasteuil (voir ci-dessous), et pour des inondations, coulées de boue et glissement de terrain en 1984, 1994, 2001, 2009, 2010 et 2011[19].

De par son étendue et son emplacement proche d’une zone fortement sismique, on compte de nombreux tremblements de terre fortement ressentis ou qui ont provoqué des dégâts à Castellane ou dans les anciennes communes rattachées. Présentés par ordre chronologique et en ne retenant que les séismes dont l’épicentre est situé dans l’actuelle commune de Castellane et ceux dont l’intensité macro-sismique ressentie à Castellane est supérieure à V sur l’échelle MSK, on a[30] :

  • le séisme du 23 mai 1824, d’une intensité de V et dont l’épicentre se trouvait à Castellane[31] ;
  • le séisme du 12 décembre 1855, d’une intensité de VII et dont l’épicentre se trouvait à Chasteuil. Ce tremblement de terre avait été précédé d’une forte secousse le 23 novembre, d’une intensité de VII, et a été suivi de plusieurs répliques[32] ;
  • le séisme du 23 février 1887, d’une intensité ressentie à Castellane de VII et demi et dont l’épicentre se trouvait à Imperia-Bussana, en Italie[33] ;
  • le séisme du 30 novembre 1951, d’une intensité de VII et demi et dont l’épicentre se trouvait à Chasteuil[34] ;
  • le séisme du 12 octobre 1960, d’une intensité très faible et dont l’épicentre se trouvait à Castellane[35] ;
  • le séisme du 21 janvier 1972, d’une intensité de IV et dont l’épicentre se trouvait à Castellane[36] ;
  • le séisme du 22 juillet 1978, d’une intensité très faible et dont l’épicentre se trouvait à Castellane[37] ;
  • le séisme du 23 janvier 1979, d’une intensité très faible et dont l’épicentre se trouvait à Castellane[38] ;
  • le séisme du 19 juin 1984, d’une intensité de VI et dont l’épicentre se trouvait à Aiglun (intensité proche de 0 à Castellane)[39] ;
  • le séisme du 24 novembre 1994, d’une intensité de IV et dont l’épicentre se trouvait à Rougon[40].

Les éboulements et glissements de terrain sont parfois importants. Ainsi, le 2 avril 2013, un rocher de 50 m³ est tombé sur la RD 4085 entre Castellane et La Garde[41].

Commune jumelée[modifier | modifier le code]

Panneau annonçant l'entrée dans la commune de Castellane.
Localisation des villes jumelées avec Castellane.
Localisation de la ville
Castellane

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active atteignait les 686 personnes, avec un taux de chômage de 12,4 %[42] (le nombre de chômeurs passe de 85 à 151 de 2010 à 2011[43]). Le nombre d’emplois était de 772, ce qui procure un taux de concentration d'emploi de 126 % (la commune est un centre économique qui attire les travailleurs de l’extérieur)[42] mais un actif sur six travaille hors de la commune[44]. L’emploi salarié domine, à 72 %[42].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Vingt-et-une exploitations étaient installées dans la commune en 2010, un chiffre en baisse continue depuis 2000 (perte de quatre exploitations)[45] et 1988 (douze exploitations perdues en 22 ans)[46]. Actuellement, douze exploitations sont spécialisées dans l’élevage ovin ou équin, et trois dans les cultures permanentes (sur plantation, du type lavande ou arboriculture). Trois autres exploitations ont conservé un modèle de polyculture. La surface agricole utilisée, 713 ha, est en très forte baisse, avec plus de mille hectares qui ne sont plus affectés aux pâturages depuis 2000. La surface encore exploitée est majoritairement affectée à l’élevage[45].

Industrie et construction[modifier | modifier le code]

Le secteur secondaire comptait 45 établissements en 2009 et 84 salariés[47].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Le secteur tertiaire est le plus important de la commune en nombre d’établissements (204, plus 37 établissements relevant de l’administration, de la santé et de l’action sociale) et de salariés (plus de trois cent en 2009)[47].

Selon l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est très importante à Castellane, avec plus de 5 touristes accueillis pour un habitant, l’essentiel de la capacité d’accueil étant marchande[48]. Le tourisme d’été, favorisé par le départ des gorges du Verdon, alimente de nombreuses résidences secondaires, des campings et des hôtels : la population décuple l’été. La base de loisirs du Cheiron est installée sur le lac de Castillon (avec vestiges du camping de la fin des années 1940[49]).

Dans le détail, Castellane compte de nombreuses infrastructures d’hébergement (chiffres 2012) :

  • six hôtels classés, avec 112 chambres (offre stable depuis 2008)[50],[51],[52] ;
  • treize campings, avec un total de 1700 emplacements, majoritairement en campings 3 et 4 étoiles (88 %)[51] et avec également une aire naturelle de camping[53]. L’offre est en baisse depuis quelques années : un camping de moins et 9,5 % des emplacements disparus[51] avec une orientation vers une offre plus qualitative[52]. Castellane dispose de la plus importante capacité d’accueil en camping du département[54] ;
  • un hébergement collectif sous forme de gîte[55] ;
  • des meublés labellisés[56] ;
  • quelques chambres d’hôtes[57] ;
  • plus de 600 résidences secondaires, soit 30 % des logements disponibles[51].

Histoire[modifier | modifier le code]

Anciennes communes rattachées à Castellane[modifier | modifier le code]

Population sous l’Ancien Régime (feux sauf en 1765)
1304[58] 1315 1471 1765
Castillon[59] 33 22 12 200
Chasteuil[60] 20 20 6 122
Éoulx[61] 44 46 10 355
Robion[62] 7 7 11 131
Taloire[63] 22 28 6 101
Taulanne[64] 15 16 inhabitée 97
Villars-Brandis[65] 10 10 2 99

Sept communes furent successivement rattachées à Castellane, la plupart dans les années 1970, il s'agit de :

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Pierre très irrégulière, gravée de quatre lignes de 6 caractères.
Milliaire de Probus retrouvé au col des Lèques.

Le peuplement de Castellane est connu en remontant très loin. Son territoire est d'abord fréquenté par des nomades au Néolithique (traces les plus anciennes : 6000 ans av. J.-C.)[67]. Une grotte ornée d’art pariétal se trouve sur la commune[68] ; des tombes de l’âge du bronze ont été retrouvées dans une grotte de Castillon[69]. Des tribus ligures occupent le territoire. Les Suetrii ou Suètres créent ensuite un oppidum appelé Ducelia, à proximité du Roc. Ils exploitent les nombreuses sources salées qui se trouvent à proximité et en revendent le sel[70]. La plupart des communes aujourd’hui rattachées à Castellane étaient aussi peuplées par les Suetrii, seule Taulanne devait être habitée par le peuple qui avait sa capitale à Senez[71].

La conquête de la région est achevée par Auguste en 14 av. J.-C.. Castellane est rattachée à la province romaine des Alpes-Maritimes et prend son essor. Des habitations s'établissent dans la plaine, et la ville est appelée Civitas Saliniensum (la cité des marchands de sel)[72]. Plusieurs voies partent ou passent par de cette ville :

Le nom de la ville devient ensuite Salinae[2],[77].

Les habitants de la cité s'installent tout d'abord sur le bord du Verdon pour y exploiter les sources salées encore visibles aujourd'hui. De l’Antiquité, datent un trésor de 34 monnaies d’or d’Arcadius et d’Honorius, découvert en 1797 à Taloire[78] et une inscription, dite de Julius Trophimus, référencée ILGN 0010 et classée[79].

Un évêché y est fondé au Ve siècle : il est transféré à Senez avant le VIe siècle[71], et y reste jusqu’à sa suppression à la Révolution française, malgré toutes les tentatives de le faire revenir à Castellane.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le site intermédiaire de la ville de Castellane (au centre, l’ancienne église Saint-André)

Pour se protéger des invasions, l’habitat se déplace au sommet du Roc qui domine la vallée du Verdon, puis descend un peu à flanc de montagne sur les terrasses bordant le Roc. Certains vestiges de ce troisième site de Castellane, nommé Sinaca en 813 (actuel lieu-dit le Signal[80], puis Petra Castellana en 965[2]) sont encore visibles. Au début du IXe siècle, tout le terroir environnant n’était peuplé que de 84 habitants. Pour des questions pratiques, les habitants s'installent ensuite au pied du Roc, dans le fond de la vallée.

C'est en 852 que Boniface de Castellane remporte une victoire sur les Maures, ce qui lui permet de constituer une vaste baronnie, dont 46 communautés villageoises étaient sujettes (de Cotignac au sud, dans le Var à Thorame-Haute au Nord, et de Soleilhas à Esparron)[81].

Progressivement, trois bourgs coexistent[2] :

  • le Rupes, au sommet du Roc, bientôt uniquement occupé par le château (construit en 977 par Pons-Arbaud et Aldebert[82]) ;
  • le Castrum, à mi-hauteur, sur un site plus large mais facile à défendre ;
  • le Burgum, site actuel, d’accès aisé et facilitant les échanges.

En 1189, le baron de Castellane Boniface III est attaqué par son suzerain Alphonse Ier de Provence auquel il refusait l'hommage, et doit se soumettre[83]. Une autre guerre éclate entre le baron de Castellane et son comte en 1227. En 1262, c’est Charles Ier d’Anjou qui soumet Boniface VI de Castellane : il y installe le chef-lieu d'une nouvelle baillie[84],[85]. Pour se protéger, outre les protections propres à la ville, les barons de Castellane ont construit une série d’avant-postes fortifiés : à Demandolx, à La Garde, à Chasteuil, Rougon, et peut-être à Taloire[86]. En 1300, une petite communauté juive comptant 8 feux était établie à [87].

En 1342, le ressort de la baillie de Castellane est s'étend sur trois cantons supplémentaires : Barrême, de Comps et de Colmars[81].

La Peste noire atteint Castellane en 1348, et est suivie d’une crue dévastatrice du Verdon. La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le châtelain de Castellane, Louis d’Anduse, également seigneur de La Voulte, prend le parti du duc d’Anjou dès le printemps 1382, ce soutien étant conditionné à la participation du duc à l’expédition de secours à la reine[88]. La communauté de Castellane, elle, se rallie en février 1386, après la mort du duc et des négociations avec la régente Marie de Blois. Celle-ci accorde à la communauté le rattachement au domaine royal, ce qui signifiait relever d’un autre régime légal et fiscal[89]. En 1390, Raymond de Turenne ravage le terroir environnant et le village de Taulanne, sans réussir à prendre la ville, mais en détruisant le pont de bois sur le Verdon. Au milieu du XVe siècle, le bourg en hauteur est complètement abandonné au profit de celui du site de plaine[90].

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. La communauté de Castellane soutient les Duras jusqu’en 1386, puis change de camp pour rejoindre les Angevins grâce aux négociations patientes de Marie de Blois[91], qui envoie deux ambassades en décembre 1385 et février 1386[92]. Comme pour de nombreux autres bourgs, la régente espérait obtenir des ralliements en chaîne des communautés et seigneurs des alentours[93]. Ce raisonnement fonctionna, par exemple avec Guillaume de Forcalquier et son fils Jean Raynaut, seigneurs d’Eoulx, font leur soumission en juillet 1386[94]. La communauté d’Éoulx était en conflit ancien avec ses seigneurs, ce qui entraîne la confiscation des biens de rebelles au profit des seigneurs[95]. Par contre, Blieux persiste dans son engagement carliste jusqu’à fin 1387[96].

Le pont existait déjà au Moyen Âge ; il est construit en pierre à partir du XVe siècle. Une maison des frères pontifes se chargeait de son entretien[97]. Ce pont plaçait Castellane sur l’itinéraire fréquenté entre la Méditerranée et le pont sur la Durance de Sisteron. Le péage du pont sur le Verdon et la foire née à la fin du Moyen Âge, foire qui se maintient jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, assurent une prospérité relative au bourg[98],[99].

Au XVe siècle, une communauté s’installe sur le site actuel de Taloire[100].

La Provence est rattachée à la Couronne de France en 1483, et Louis XI fait raser le château. En 1486, un consulat est conféré à Castellane par le roi Charles VIII de France, qui peut s’administrer elle-même[81].

Renaissance[modifier | modifier le code]

À la fin du Moyen Âge, le système de grande transhumance se développe énormément, les troupeaux de la côte montant l’été dans les hautes vallées alpines. Certaines drailles passent par le pont de Castellane où un péage est installé. Au début du XVIe siècle, on compte entre 78 000 et 120 000 têtes qui passent chaque année en mai et juin[101].

Les Impériaux de Charles Quint pillent la ville en 1536[2].

Des troubles religieux éclatent dès 1559, Brun de Caille ayant converti les Castellanes. Paulon de Mauvans, capitaine protestant, pille la ville à l'été 1560[102], puis s’y installe après un armistice avec le gouverneur de Provence, le comte de Tende. La ville est attaquée par les protestants le 4 octobre 1574, mais ils en sont chassés par les habitants sortis de la ville et les habitants du voisinage, puis poursuivis jusqu’à la clue de Taulanne[103].

Le 30 janvier 1586, le baron d’Allemagne et le duc de Lesdiguières tentent de surprendre la ville. L’attaque est repoussée, le baron d’Allemagne est blessé d’une balle dans le dos, ce qui provoque le repli des assaillants. Ce siège est depuis célébré chaque année le dernier week-end de janvier, à travers la cérémonie des Pétardiers (sapeurs artificiers). L’attaque est reconstituée, et notamment l’épisode où Judith Andre ou Andrau, la femme de Barrême[104], tua le capitaine des pétardiers, Jean Motte, en lui versant un chaudron de poix bouillante du haut de la porte de l'Annonciade, réputée point faible du village[105].

Castellane vue du Roc, ancien site de la ville qui la domine

XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

La ville est le siège d’une vaste viguerie jusqu’à la Révolution[106], dont la juridiction s’étend jusqu’à Saint-André[107]. L’échec de l’installation de présidiaux en Provence en 1639 bénéficie à Castellane, qui voie son rôle administratif renforcé et confirmé par l'installation d'une sénéchaussée en 1641, qui remplace la cour royale[108].

Une nouvelle peste frappe la ville en 1630.

L’évêque janséniste Jean Soanen tente de rendre les célébrations du Saint-Sacrement, de la Saint-Jean et de la Saint-Éloi plus mesurées et moins débridées, la jeunesse du bourg ayant pour coutume de les fêter avec tambour, musique et coups de feu. Les jeunes refusent, résistent, font encore plus de bruit, et même se révoltent, empêchant la procession de l’octave du Saint-Sacrement de sortir de l’église, le 22 juin 1710[109]. En 1726, ceux de Robion, que le curé voulait empêcher de danser le dimanche, se révoltent de même[110]. Les Austro-Sardes occupent brièvement la ville en 1746, lors de la guerre de Succession d’Autriche.

En décembre 1746, pendant la guerre de Succession d'Autriche, la Provence est envahie par une armée austro-sarde. Un corps de 2 000 hommes s’empare de Castellane[111], puis des villages alentours (jusqu’au château de Trigance)[112]. Après quelques difficultés, les armées espagnole et française coordonnent une contre-offensive, qui commence début janvier par la prise d’un avant-poste autrichien installé à Chasteuil, par les troupes françaises sous les ordres du comte de Maulévrier[113]. Le comte de Broun renforce son aile droite par quatre bataillons en garnison à Castellane, et six sur la rive sud du Verdon. Sept autres bataillons forment un deuxième échelon à disposition[114]. En face, 9 bataillons et dix escadrons espagnols stationnés à Riez[114] et 2 500 Suisses payés par l’Espagne et cantonnés à Senez, les tiennent en respect[113]. Le 21 janvier, les troupes hispano-françaises passent à l’offensive, commandées par Maulévrier (côté français) et Taubin (côté espagnol)[113] : les Espagnols quittent leurs quartiers de nuit et s’avancent vers Castellane par la clue de Taulanne, les Français passent par les gorges du Verdon. Les marches d’approche, difficiles, permettent néanmoins une attaque coordonnée vers 7 heures. Les premiers avant-postes sont enlevés sans difficulté, ce qui permet à Maulévrier de se lier sur sa gauche à Taubin, et d’envoyer une colonne de dragons rive droite du Verdon pour couper la retraite aux Autrichiens[113]. L’assaut emporte sans difficulté les retranchements de campagne élevés par les Austro-Sardes, et l’armée franco-espagnole entre dans Castellane. La colonne de dragons français empêche la retraite des derniers Autrichiens. Au total, 287 sont faits prisonniers, dont le baron de Neuhaus, lieutenant général commandant la place. Les Austro-Sardes ont eu en outre une centaine de tués, contre vingt aux Franco-Espagnols[112]. Les villages de La Garde, Eoulx, Robion, Taloire, Trigance et Comps sont évacués le 22 janvier[112].

En 1760, la taxe prélevée par le roi de Piémont-Sardaigne sur le commerce de drap, entraîne une forte diminution de la production textile de la ville[115]. La production de cadis et de cordeillats, toile de laine grossière et inusable, se maintient jusqu’à la Révolution, s’écoulant auprès de la clientèle locale[116].

Jusqu’à la Révolution, deux sources salées étaient utilisées pour la production de sel, via des marais salants[117],[118].

À la veille de la Révolution française, il existait plusieurs fiefs sur le territoire actuel de la commune : Éoulx, Le Castellet-de-Robion (érigé en baronnie en 1755), Chasteuil, Taulanne et Castillon, soit cinq fiefs en plus de Castellane pour les huit communes créées à la Révolution (d’après l’état d’afflorinement de 1783[119]). Sur le même territoire, il existait neuf paroisses : Castillon, La Baume, Taulanne, La Palud, Chasteuil, Taloire, Villars-Brandis, Robion, et Castellane. La paroisse d’Éoulx était commune avec la communauté de La Garde[120]. La cité de Castellane à elle seule payait plus d'impôt que celle de Digne ; elle était un important bourg rural, à la fois par ses fonctions de justice (avec 8 avocats et 5 procureurs) et de production avec 12 fabriques : parmi ces douze fabriques, on compte six chapelleries, deux fabriques de cire, une faïencerie, une tuilerie, une magnanerie, et l'industrie du cuir est aussi représentée[81]. Un bureau de la poste royale est aussi installé à Castellane à la fin de l’Ancien Régime[121].

Révolution française[modifier | modifier le code]

La nouvelle de la prise de la Bastille est accueillie favorablement, cet événement annonçant la fin de l’arbitraire royal et, peut-être, des changements plus profonds dans l’organisation de la France. Immédiatement après l’arrivée de la nouvelle, un grand phénomène de peur collective s’empare de la France. Des rumeurs de troupes de plusieurs milliers d’hommes en armes, soldés par les aristocrates et dévastant tout sur leur passage, se propagent à grande vitesse et provoquent la panique. On sonne le tocsin, on s’arme, on envoie des messages aux villages voisins pour se renseigner, ce qui propage la peur. Les solidarités se créent ainsi ; les milices formées à cette occasion constituent la base des bataillon de la Garde nationales. Cette Grande Peur, venant de Digne et appartenant au courant de la « peur du Mâconnais », atteint Castellane et sa région le 31 juillet 1789 avant de se propager vers la vallée du Var[122].

La société patriotique (Société des Amis de la Constitution) est enregistrée le 8 septembre 1791, disparaît, puis se reconstitue le 6 mai suivant, lors de la tournée des administrateurs départementaux[123]. Elle prend alors pour nom Société des Amis de la Liberté, Égalité, Paix et Loix[124]. Masséna s’y inscrit et les femmes fondent un club distinct des hommes, avant que les deux ne fusionnent. Elle compte jusqu’à 293 adhérents, soit 40 à 70 % de la population masculine[125], et s’affilie au club des Jacobins de Paris (la seule du district dans ce cas), puis à celui des Jacobins de Marseille le 17 juin 1792[126]. Les discussions, qui ont lieu majoritairement en provençal, sont animées et dégénèrent parfois en pugilat, par exemple le 29 juin 1792 à propos d’une éventuelle descente des Marseillais[127]. Le 5 frimaire an III, le représentant en mission Gauthier épure la société[128].

Une sous-préfecture est créée en 1800 avant il s'agissait d'un district.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L’industrie du drap, déjà bien implantée au siècle précédent, est prospère dans la première moitié du XIXe siècle[115]. Mais les métiers à domicile sont remplacés par la fabrique Barneaud, construite à la fin des années 1830 sur le modèle de la fabrique Honnorat de Saint-André-de-Méouilles[129]. Elle emploie 9 ouvriers en 1872, puis disparaît en 1878[129].

La Révolution et l’Empire apportent nombre d’améliorations, dont une imposition foncière égale pour tous, et proportionnelle à la valeur des biens de chacun. Afin de la mettre en place sur des bases précises, la levée d’un cadastre est décidée. La loi de finances du 15 septembre 1807 précise ses modalités, mais sa réalisation est longue à mettre en œuvre, les fonctionnaires du cadastre traitant les communes par groupes géographiques successifs. Ce n’est que dans les années 1834-1835 que le cadastre dit napoléonien des communes de Castellane et des communes rattachées est achevé[130].

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 8 habitants de Castellane sont traduits devant la commission mixte, la peine la plus courante étant la déportation en Algérie[131].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le , la sous-préfecture est supprimée, dans le cadre du plan d’économies de Poincaré, puis est rétablie par le Régime de Vichy le [132].

Un camp d’internement est construit à Chaudanne (communes de Castillon et Villars-Brandis) pendant la Seconde Guerre mondiale[133]. Dix-sept juifs sont arrêtés à Castellane avant d’être déportés[134]. Le 9 décembre 1943, l’Armée secrète (AS) et les Francs-tireurs et partisans (FTP) attaquent le chantier du barrage de Castillon, où ils s’emparent de 5 tonnes d’explosifs[135].

La commune est libérée le par la 36e division d'infanterie britannique[136],[137].

Le milieu du XXe siècle marque la fin de la culture de la vigne pour l’autoconsommation[138].

En 1951, un tremblement de terre a lieu à Taloire.

Plusieurs communes sont rattachées après la Seconde Guerre mondiale[139] :

  • celle de Castillon, en 1948, lors de la construction du barrage homonyme ;
  • Villars-Brandis en 1964,
  • celles de Chasteuil, Eoulx, Robion, Taloire, Taulanne, qui forment autant de hameaux de la commune, en 1973.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« De gueules à un château sommé de trois tours d'argent ; au chef d'azur à trois fleurs de lys d'or » [140].
Commentaires : Le chef d'azur à trois fleurs de lys d'or fait allusion au royaume de France. Le château rappelle le nom de la ville : Castellane, en latin Castellum Salinensium, castellum signifie « château ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Félix Broussard[142]    
         
mars 1971 mars 1989 Maurice Boniface UDF président du conseil général (1988-1992)
mars 1989 mars 2008 Michel Carle UDF conseiller général (1988-2008)
mars 2008 octobre 2012[143] Gilbert Sauvan[144] PS[4] Député - Président du conseil général des Alpes-de-Haute-Provence depuis octobre 2012
octobre 2012 en cours
(au 17 avril 2014)
Jean-Pierre Terrien[145],[146] DVG[147],[148],[149]  

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville dispose d’une bibliothèque, d’un collège, d’un hôpital local.

La commune est dotée de trois établissements d’enseignement :

  • deux écoles, une primaire et une maternelle[150] ;
  • le collège du Verdon[151].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune de Castellane comptait 1565 habitants. À partir du XXIe siècle siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2004, 2009, 2014, etc. pour Castellane). Les autres « recensements » sont des estimations.

Évolution démographique
1302 1315 1471 1716 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836
262[58] 292 feux[157] 134 feux[157] 1 940 1 752 2 050 1 962 1 886 1 930 2 106 2 069
1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
2 252 2 187 2 200 2 129 1 989 1 842 1 814 1 904 1 891 1 858 1 780
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 782 1 625 1 536 1 519 1 254 1 039 1 532 1 059 1 279 1 092 1 110
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2011 - - -
1 114 1 234 1 383 1 349 1 508 1 592 1 553 1 565 - - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[85], EHESS jusqu'en 1962[152], Insee à partir de 1968[153],[154],[155],[156].)


Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Éosiren de Castellane

Le plus ancien monument sur le territoire de la commune est le dolmen des Pierres Blanches, néolithique final-chalcolithique, inscrit[158].

Les musées Sirènes et fossiles et du Moyen Verdon fonctionnent en réseau avec les autres musées des gorges du Verdon, la maison de Pauline de Gréoux-les-Bains, l’écomusée de la Vie d’antan à Esparron-de-Verdon, la maison des gorges du Verdon à La Palud-sur-Verdon et le musée de la préhistoire des gorges du Verdon de Quinson[159].

Sites naturels[modifier | modifier le code]

Le Roc qui domine la ville, s'élevant à 930 mètres (soit plus de 200 m au-dessus du Verdon), est un site naturel classé depuis 1933. Le Roc est une singularité naturelle qui se détache dans la vallée du Verdon, et qui est visible de loin ; il est également classé en raison de son histoire, puisque la cité de Castellane s'y est implanté au Haut Moyen Âge[160].

Situé juste au pied du Roc, le pont du Roc est un site inscrit depuis 1940 (ses abords qui rejoignent les abords du site du Roc sont également inscrits ou classés)[161].

Enfin, le plus grand site classé du département, les gorges du Verdon (7600 ha protégés), sont classées à partir de la clue de Chasteuil depuis 1990. Les gorges sont citées dans tous les guides touristiques, et présentent un paysage unique en France par son ampleur et la diversité des détails à observer[6].Le Roc, abrupt haut de 184 m, domine Castellane.

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Le château d'Éoulx
Mairie

Le château du XVIIIe siècle à Éoulx est richement orné de gypseries, notamment les plafonds du premier étage, les panneaux surmontant les portes, la rosace en écailles du plafond du second étage[162]. Extérieurement, il est doté de deux tours engagées, ses ouvertures sont cintrées[163].

La mairie est installée dans l’ancien bâtiment de la Caisse d'épargne, semblable à une villa : balcons soutenus par des consoles volumineuses et aux balustres épais, façade ornée d’un fronton[164].

Rue nationale, deux portes ont des impostes ou chapiteaux ornés de volutes, et un linteau est orné de rinceaux[165].

Sur la commune, plusieurs cabanes, en pierre sèche le plus souvent, ont fait l’objet d’une notice de l’inventaire topographique de la DRAC. Certaines sont couvertes d’une dalle monolithe[166]. L’une d’elles, à Rayaup, date du XVIIIe siècle (l’inscription 1586 est très récente[167]).

Le pont du Roc, supportant la route Sisteron-Vence, date de la première décennie du XVe siècle[168], et succède à plusieurs ponts de bois, dont le dernier jeté sur le Verdon vers 1300 fut détruit par Raymond de Turenne en 1390. Sa construction le rapproche des ponts de Nyons (construit en 1401, long de 42 m), Pont-de-Claix (construit en 1607-13, long de 45 m), Tournon (construit au XVIe, long de 49 m), Entrechaux (long de 24,5 m)[169]. Le pape Benoît XIII accorda des indulgences pour toute personne qui ferait une aumône pour financer sa construction[170].

Il mesure 43 m de long, l’arche en dos-d’âne léger a 14,40 m de hauteur sous clef et 36 m de portée[169],[168],[170]. Le tablier est large de 3,9 m hors-tout, les parapets laissent 3 m disponibles à la chaussée[169]. La voûte segmentaire à double rouleau[170] est de construction soignée en moyen appareil, et deux arcs de décharge le soutiennent rive droite[169].

En 1747, l’arrière-garde de l’armée austro-sarde y est accrochée par une sortie de la garnison[168].

Les tympans ont été restaurés à plusieurs reprises. Des tirants métalliques sont posés en 1697-99. Le pont dans son ensemble est restauré en 2008 et fermé à la circulation automobile. Il est désaffecté en 1967[170] et déclassé en 1982[169]. Le pont et ses abords sont un site inscrit depuis 1940.

La bibliothèque (catalogue en ligne) est installée dans l’ancien couvent de la Visitation fondé en 1644[171].

La fontaine la plus monumentale, sur la place principale, est ornée d’une pyramide sur laquelle sont sculptés un compas croisé sur une équerre, deux ciseaux, et un maillet, emblèmes des francs-maçons. Au sommet de la pyramide se trouve un piédouche, avec une boule[172]. Elle voisine avec un monument de bronze commémorant la visite du ministre des Travaux Publics Yves Guyot, en 1889[173].

La tuilerie de Brans date de la fin du XIXe siècle : il ne subsiste qu’une partie du four[174].

Art religieux[modifier | modifier le code]

Des cippes funéraires antiques sont conservés à la chapelle Saint-Victor[175].

Notre-Dame du Roc[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre Dame du Roc

La chapelle Notre-Dame du Roc (site du Haut Moyen Âge), sur le Roc qui domine la ville, appartient à l’ancien couvent de la Merci. Mais le mur et la façade sud seuls datent de la fin du XIIe siècle, puisqu’elle a été à moitié abattue lors des guerres de religion, et reconstruite en 1590. Tombant en ruines en 1703, elle est à nouveau rebâtie au début du XVIIIe siècle et en 1860. Un chapiteau à feuillages et volutes date de la Renaissance[176].

Son mobilier contient :

  • une statue de la Vierge, en marbre, du XVIe siècle (datation hypothétique[177], classée au titre objet[178]) ;
  • deux tableaux représentant Saint Charles Borromée, et Saint François et sainte Jeanne de Chantal, classés pour les tableaux et pour les cadres dorés, portant les armoiries de l’évêque de Senez Duchaîne et datés du XVIIe siècle[179].

Elle a reçu de très nombreux ex-voto datant des XIXe et XXe siècles, dont :

  • les classiques plaques gravées (136 au total[180]) ;
  • des bouquets de mariée (21 au total[181]) ;
  • un tableau donné après un vœu fait à Notre-Dame, daté de 1757, et classé[182] ;
  • un tableau donné après l’épidémie de choléra, en 1835, classé[183] ;
  • un tableau donné par un prisonnier libéré, daté de 1875 (classé au titre objet[184]) ;
  • un tableau donné pour remerciement après une épidémie de petite vérole, daté de 1870, classé[185] ;
  • un tableau, donné par une personne ayant échappé à un naufrage, en 1896, classé[186].

Un des ex-voto est une bouteille qui contient les instruments de la Passion du Christ : la croix portant le Christ, avec la lance, le marteau, les tenailles, la colonne ayant servi à flageller Jésus Christ, les dés, le fouet, ainsi que le coq, qui est ici le symbole du reniement de Pierre[187].

Saint-Victor[modifier | modifier le code]

Église Saint-Victor

L’ancienne église paroissiale Saint-Victor date en partie du XIIIe siècle ; elle est classée monument historique[188]. Elle est construite de manière similaire et sur le même plan que l’église Saint-André, de l’ancienne ville située au-dessus de la ville actuelle. Elle a été le siège d’un prieuré de l’abbaye Saint-Victor de Marseille. L’abside est ornée de bandes lombardes, dont chaque arceau est monolithe. Exceptionnellement pour la région, elle possède un collatéral roman[189], revoûté au XVIIe siècle. La base du clocher date de 1445, mais le sommet est reconstruit au XVIIIe siècle. Ces travaux suivent les dégâts faits par les protestants en 1560[190].

Son autel date de 1724[191]. Le chœur est orné de peintures, encadrées de boiseries, d’une Annonciation sculptée en haut-relief de bois doré (XVIIIe siècle, classée[192]). Le mobilier de bois, les stalles, la chaire et le lutrin au pied hexagonal forment, au total, un ensemble intéressant des XVIIIe et XIXe siècles[193], dont certains éléments sont classés.

Son mobilier contient en outre un calice en argent du début du XVIIe siècle, dont le pied est polylobé, classé[194].

Autres édifices cultuels[modifier | modifier le code]

L’église du Sacré-Cœur

L’église du Sacré-Cœur, actuelle église paroissiale est construite en 1868-1873 par l’abbé Pougnet et consacrée à Notre-Dame[195]. Elle est agrandie par des bas-côtés en 1896. La première travée est occupée par une tribune. L’intérieur est gothique, le clocher est construit contre la façade[196].

Son mobilier comporte quelques éléments classés :

Dans le mobilier liturgique, se trouvent encore un voile huméral orné d’une colombe, datant du XIXe siècle[201], symbole du Saint-Esprit et du Christ[202], ainsi qu’une chasuble blanche avec orfroi dessinant le contour de la croix, et un pélican se frappant le cœur, également du XIXe siècle[203]. Le pélican est lui aussi un symbole du Christ d’après une légende très ancienne, rappelant à la fois son sacrifice pour les humains et son amour pour les hommes ; il est également un symbole de charité[204].

Autres bâtiments religieux à Castellane :

  • la chapelle Saint-Joseph est une partie de l’église des Augustins, reconstruite en remplacement de la chapelle des pénitents bleus. Elle a été démolie en partie pour élargir le boulevard Saint-Michel ;
  • le temple bouddhiste ;
  • ruines de l’église Saint-André du XIIIe siècle, en ruines depuis le XVIIIe siècle (site de Petra Castellana)[90] ;
Chapelle Saint-Thyrse, à proximité de Robion

L’ancienne commune de Robion compte une église et deux chapelles :

  • l’église Notre-Dame, au village, paroissiale, et datant du milieu du XVIIIe siècle[66] ;
  • la chapelle Saint-Thyrse, classée monument historique en 1944[205], du premier art roman (XIe et XIIe siècles dans la région[206]) ;
  • la chapelle troglodyte Saint-Trophime, déplacée dans une grotte après avoir été primitivement construite au pied de la montagne de Robion, très escarpée à cet endroit, elle était souvent endommagée par les pierres tombant de la falaise. Une source permanente coulait à l’intérieur[66]. Elle possède un calice en argent du XVIIe et surtout un plat de quête en cuivre du XVIe siècle classés[207].

L’église paroissiale Saint-Pons à Éoulx n’a jamais été modifiée depuis sa construction[208]. C’est une ancienne chapelle Notre-Dame, qui a changé de titulaire au moment du déperchement du village, pour être attribuée au patron traditionnel de la communauté[66]. Non-voûtée, elle a conservé ses corniches d’origine (milieu ou fin du XIIe siècle[208], également du XIIIe siècle selon la DRAC, classée monument historique[209]), elle possède un plat de quête en cuivre du XVIIe siècle classé[210]. Sur le territoire d’Éoulx, se trouvent encore la chapelle Saint-Antoine, construite sur la route en avant du village pour le protéger de la peste[66], la chapelle Saint-Pons[61],[209] et la chapelle Notre-Dame, ces deux dernières ruinées, construites sur la montagne Destourbres, où se trouvait le village perché[211],[66].

L’église Saint-Jean à Taloire, pourrait dater du XIIIe siècle ou du XIVe[66], la datation du XVe siècle étant mieux assurée. Elle est endommagée par le tremblement de terre de 1951[212]. Toujours à Taloire se trouve la chapelle Saint-Étienne (inventeur de la Sainte-Croix), et patronnée par saint Jean[66]. Elle est construite sur la montagne[211].

L’église Saint-Jean-Baptiste à Villars-Brandis date du déperchement du village[66], et compte dans son mobilier un exceptionnel encensoir en cuivre à deux étages en forme de vitraux de la fin du XVe siècle[213]. La chapelle Saint-Jean, à Villars[211], est perchée sur un roc isolé[66].

L’église Saint-Pierre à Taulanne n’a été paroissiale qu’au Moyen Âge. Elle n’est desservie qu’occasionnellement, et ce depuis le XVe siècle[66].

Autres :

  • église Notre-Dame-du-Plan XIIe, ancien prieuré, à Castellane ; église Saint-Sébastien de Chasteuil (XVIe siècle)[60] ;
  • chapelle Sainte-Victoire au lieu-dit Angles, date de la fin du XIXe siècle au plus tôt, est orientée à l’ouest, la fausse voûte est un lattis enduit de plâtre[100] ;
  • chapelle Saint-Pons à Blaron (ex-Castillon) ; le cimetière du plan Notre-Dame comporte plusieurs chapelles funéraires[211].

Architecture militaire[modifier | modifier le code]

Petra Castallana
Tour pentagonale

Le tracé des murailles de Petra Castellana, ancienne ville au-dessus de l’actuelle, est encore bien visible ; elles dateraient du XIIe siècle[214]. Elles étaient renforcées de quatorze tours[215], dont une nous est parvenue : le donjon pentagonal. Il était intégré à cette enceinte et date du XIVe siècle (classé monument historique[216] avec une tour carrée[217]).

L’enceinte du bourg bas est construite à partir de 1359, avec l’autorisation du comte de Provence. Elle est encore visible dans des tours carrées, sur le front des maisons sur la place. Des corbeaux, qui pouvaient soutenir des ouvrages de défense (bretèches, ou simple chemin de ronde à mâchicoulis) sont visibles sur leurs façades. Deux des portes de cette enceinte subsistent :

  • celle des Pétardiers ou de l’Annonciade[214], encadrée de deux tours, haut-lieu de la résistance au siège de 1586 ;
  • celle de l’Horloge ou de Saint-Augustin, dans une tour carrée. Le passage passe sous la tour par une voûte, ouverte par un arc brisé incurvé vers l’extérieur d’un côté, et par un arc en berceau à l’intérieur de la ville, lui aussi incurvé. La voûte entre les deux est en plein cintre[218]. La tour est classée monument historique[219].

Une des tours du quartier Saint-Michel abrite un pigeonnier depuis 1585[220].

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune envoie ses boues résiduelles du traitement des eaux usées sur la commune de Lambruisse.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les constructions du Mandarom.

Dans la commune s'est également installée l'association bouddhiste Ogyen Kunzang Chöling, animée par Robert Spatz, et citée dans le même rapport parlementaire aussi comme une secte.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean,‎ 1986, 559 p.
  • Jacques Cru, « Petra Castellana », Verdon no 1, estieu 1999,
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969
  • Vincent Chavane, Alan Sehet, Contribution à la connaissance de Salinae (Castellane gallo-romaine), Archéam, no 3, 1996 Lire en ligne

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Castellane », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013
  2. a, b, c, d, e et f Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7)
  3. Robert Dichary, Castellane : à l'aube des gorges du Verdon, Serre Éditeur, Nice, 1994. ISBN 978-2-86410-206-9, p 7
  4. a et b Magazine Conseil général, juillet-août 2008, p 7
  5. Robert Dichary, op. cit., p 6-7
  6. a et b Direction régionale de l'environnement, « Les gorges du Verdon », Inventaire départemental des sites classés, DIREN, publié en octobre 2003, consulté le 4 août 2012
  7. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195),‎ 1991, 1852 p. (lire en ligne) § 26663, p 1465-1466
  8. a, b et c Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), ISBN 978-2-87901-442-5, p. 65
  9. Nègre, op. cit., volume 3, § 26720, p 1470
  10. Fénié & Fénié, op. cit., p. 41
  11. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193),‎ 1990, 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne) § 5142, p 306
  12. a, b et c Charles Rostaing, « Toponymie d’origine pré-gauloise » in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., carte 11 et commentaire
  13. Fénié & Fénié, op. cit., p. 24
  14. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 2 : Formations non-romanes ; formations dialectales, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 194),‎ 1996, 676 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne) § 21030, p 1121
  15. Fénié & Fénié, op. cit., p. 32
  16. Fénié & Fénié, op. cit., p. 92
  17. Fénié & Fénié, op. cit., p. 87
  18. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  19. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 22 novembre 2011, consultée le 5 juillet 2012
  20. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  21. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 95
  22. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
  23. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 88
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  26. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, PPI de Castillon-Chaudanne, p. 17
  27. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, PPI de Castillon-Chaudanne, p. 18
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  61. a, b et c Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p 174
  62. a et b Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 192
  63. a et b Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 202
  64. a et b Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 202
  65. a, b et c Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 207
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  91. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, cartes p. 417-418 et p. 419.
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  125. Patrice Alphand, op. cit., p 320
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  127. Patrice Alphand, op. cit., p 304
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  206. Raymond Collier, op. cit., p 80
  207. Arrêtés du 30 janvier 1995, « Notice no PM04000647 », base Palissy, ministère français de la Culture et « Notice no PM04000648 », base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 29 octobre 2008
  208. a et b Raymond Collier, op. cit., p 101
  209. a et b « Notice no PA00080358 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  210. Arrêté du 30 janvier 1995, « Notice no PM04000 », base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 29 octobre 2008
  211. a, b, c et d Liste des édifices de l’inventaire topographique, op. cit.
  212. Laurent Alexeï, « Notice no IA04000921 », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 24 septembre 2010
  213. Arrêté du 11 janvier 1977, « Notice no PM04000060 », base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 29 octobre 2008
  214. a et b Raymond Collier, op. cit., p. 298
  215. Raymond Collier, op. cit., p 308
  216. Arrêté du 12 août 1921, « Notice no PA00080362 », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 29 octobre 2008
  217. Arrêté du 9 mars 1927, « Notice no PA00080360 », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 29 octobre 2008
  218. Raymond Collier, op. cit., p 305
  219. Arrêté du 13 septembre 1920, « Notice no PA00080361 », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 29 octobre 2008
  220. Raymond Collier, op. cit., p 444
  221. Raymond Collier, op. cit., p 453-454