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Jean le Baptiste

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Jean le Baptiste
Image illustrative de l'article Jean le Baptiste
Saint Jean Baptiste (1513-1516), par Léonard de Vinci (musée du Louvre).
Saint
Naissance premières décennies avant J.-C.
Décès vers 28[1] ,[2] - 29[3] 
Vénéré à Mosquée des Omeyyades à Damas
Vénéré par Chrétiens, musulmans et Mandéens
Fête 24 juin (nativité)
29 août (mort)

Jean le Baptiste (hébreu : יוחנן המטביל Yo'hanan HaMatebil, arabe يحْيى, yaḥyā ), est un personnage de la tradition chrétienne et musulmane connu respectivement sous les noms de saint Jean-Baptiste et sous celui de Yahyâ ibn Zakariya (Jean fils de Zacharie). Il fut prédicateur en Judée avant Jésus de Nazareth. Le personnage de Jean le Baptiste est très important dans les Évangiles. L’historien juif Flavius Josèphe fait une mention de « Jean, surnommé Baptiste », un petit peu moins développée que celle des évangiles[4]. Les Actes des Apôtres en parlent très brièvement.

Dans le christianisme, Jean le Baptiste est le prophète[5] qui a annoncé la venue de Jésus de Nazareth et l’a désigné comme l’« agneau de Dieu ». Il lui a donné le baptême sur les bords du Jourdain[6],[N 1], et a laissé ses propres disciples le suivre. Précurseur du Messie, il est donc présenté dans les évangiles comme partageant beaucoup de traits avec le prophète Élie[7].

La religion mandéenne en fait son prophète principal.

C’est un saint chrétien, considéré par l'islam comme un prophète descendant de 'Îmran. Sa fête chrétienne est fixée au solstice d'été.

Jean Baptiste selon la tradition chrétienne[modifier | modifier le code]

La naissance de Jean le Baptiste[modifier | modifier le code]

L’Évangile selon Luc est le seul à évoquer la naissance de Jean le Baptiste :

« Mais l’ange lui dit : « Ne crains point, Zacharie, car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t’enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. Il sera pour toi un sujet de joie et d’allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance. Car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin ni liqueur enivrante, et il sera rempli de l’Esprit saint dès le sein de sa mère ; il ramènera plusieurs des fils d’Israël au Seigneur, leur Dieu ; il marchera devant Dieu avec l’esprit et la puissance d’Élie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé . » (…) Le huitième jour, ils vinrent pour circoncire l’enfant, et ils l’appelaient Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole, et dit : « Non, il sera appelé Jean » (…) Zacharie demanda des tablettes, et il écrivit : « Jean est son nom. »

— Évangile selon Luc[8]

Il est le fils du prêtre Zacharie et d’Élisabeth, que le verset Luc 1, 36 qualifie de « cousine », ou de « parente », de Marie, la mère de Jésus[9]. Comme celle de Jésus, la naissance de Jean est annoncée à Zacharie par l’archange Gabriel, qui lui dit que son fils à naître, Jean, sera rempli de l’Esprit saint et aura la puissance d’Élie.

Carrière publique[modifier | modifier le code]

Le Baptême du Christ, par Verrocchio.
Le baptême de Jésus (vitrail de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois)

Jean mène une vie d'ascèse « caché dans le désert », se nourrissant de « sauterelles et de miel sauvage » (Matthieu III:4), et pratiquant le jeûne. La description que fait l'évangile de la vie de Jean est celle d'un nazir[10],[11]. Si on suit l'Évangile selon Luc pour dater vers l'an 29 le début de la carrière publique de Jésus, Jean Baptiste est à cette époque installé sur les bords du Jourdain, où il pratique le « baptême de repentance » par immersion dans l'eau. Flavius Josèphe précise de son côté qu'il ne prétendait laver par ce baptême les âmes de leurs péchés, mais seulement le corps de ceux qui avaient préalablement purifié leurs âmes en pratiquant la justice[N 2].

Jean réunit autour de lui de nombreux disciples, leur annonçant la venue du Messie : « Moi, je vous baptise avec de l'eau, pour vous amener à la repentance, mais vient celui plus fort que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit saint et le feu » (Matthieu III:11).

Selon Matthieu (III:13-17), Jésus vient voir Jean pour être lui aussi baptisé. Jean lui dit : « C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi », et Jésus lui répondit : « Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste. » Jean baptise donc Jésus et c'est au sortir de l'eau que ce dernier reçoit l'Esprit saint sous la forme d'une colombe, tandis que Dieu fait entendre depuis le ciel une déclaration en faveur de Jésus, « mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection. »

Jean Baptiste demande alors à ses disciples de suivre Jésus.

La mort de Jean le Baptiste[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Date de la mort de Jean Baptiste.

Quelque temps après, la colère d'Hérode Antipas, tétrarque de Galilée et de Pérée, s'abat sur Jean, lequel lui reproche son union avec Hérodiade, l'épouse de son demi-frère Hérode Boëthos.

Selon Marc (VI:14-29), Hérode, excédé, fait arrêter Jean et « le fait lier en prison ». Sa femme Hérodiade veut faire tuer Jean mais Hérode Antipas le protège, car il le connaissait « pour un homme juste et saint » et « l'écoutait avec plaisir ».

Peu après, un récit « plus pittoresque que solide »[12] rapporté par l'Évangile selon Marc[13], décrit une fête donnée pour l'anniversaire de la fille d'Hérodiade — que la tradition assimile à Salomé, bien qu'elle ne soit pas citée dans le texte[14] — qui danse tant que le gouverneur et tous ses convives sont subjugués, et il lui dit  : « Demande-moi ce que tu voudras… Ce que tu me demanderas, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume. » Salomé demande pour sa mère la tête de Jean Baptiste présentée sur un plateau. Hérode, fort attristé, envoie cependant un garde décapiter Jean dans sa prison, placer sa tête sur un plateau et la présenter à Salomé qui l'offre à sa mère Hérodiade[15].

Ce récit est isolé et présente les traits d'une légende populaire. Il est inconnu de l'historien Flavius Josèphe qui de son côté dit simplement que Jean fut exécuté à Machéronte après y avoir été incarcéré, Hérode Antipas craignant que ce prophète n'utilise l'emprise qu'il avait sur la population pour la pousser à la révolte[16].

Outre cette crainte d'Hérode Antipas, Jean le Baptiste est probablement victime de sa prédication qui entend substituer l'immersion baptismale aux sacrifices, relativisant de la sorte l’importance du rôle des élites sacerdotales et celui du Temple, comme il est possible que son jugement des mœurs d'Hérode - fustigeant le souverain et son union scandaleuse avec la femme (Mc 6, 17) de son demi-frère - ait contribué également à sceller son sort, vers 28[17].

Les disciples de Jean le Baptiste[modifier | modifier le code]

Une défaite infligée à Hérode Antipas aux alentours des années 29-36[18] par le roi Arétas IV amène l'historiographe de tendance pharisienne Josèphe - lui-même un temps disciple d'un baptiste nommé Bannous[19] — à mentionner Jean le Baptiste : une partie de la population judéenne interprète cette défaite comme un châtiment divin pour l'exécution de Jean[20].

Dans les évangiles, certains disciples s'interrogent sur la prédication de Jésus, pendant l'incarcération de Jean. Pour Laurent Guyénot, si Jésus a bien été le disciple de Jean Baptiste et l'a reconnu comme « plus qu'un prophète », en revanche, Jean Baptiste n'a jamais soutenu le ministère de Jésus, et ne l'a pas proclamé Messie[21]. Si Jean le Baptiste « compte parmi les sources directes du christianisme[22] », « la religion chrétienne se développa sur la base d'un corps de doctrines et de rites qui dépasse très largement le cadre baptismal. La survivance d'éléments judaïques ou judéo-chrétiens liés au courant baptiste de Jean est attestée au Ier siècle par les Actes des apôtres (19, 1-7) et jusqu'au IIIe par d'autres témoins[22]. »

Selon les Actes des Apôtres, vers 50 à Éphèse (province proconsulaire d'Asie), un juif de naissance, venant d'Alexandrie et nommé Apollos (ou Apollonios[23]), est considéré par des disciples de Paul de Tarse (saint Paul) comme faisant partie de leur mouvement, « bien qu'il connût seulement le baptême de Jean[24],[25] (le Baptiste) ». Ainsi, la prédication de Jean le Baptiste aurait atteint l'Égypte à peine 15 ans après sa mort. Selon François Blanchetière, Appolos, « formé à Alexandrie dans un milieu qui ressemblait aux thérapeutes de Philon, avait adopté le baptême de Jean. Les membres du mouvement attendaient avec impatience la venue du Christ, le roi messianique qui les délivrerait de la domination des Romains »[25]. Comme les membres de la communauté d'Éphèse, Apollos devient alors « adepte de la Voie du Seigneur » (ou instruit de la Voie du Seigneur), ce qui est le nom des partisans de Jésus[N 3]. Les communautés messianistes d'Égypte en ont probablement disparu lors du massacre des Juifs d'Égypte sous Trajan qui a suivi la révolte des exilés (116-117).

Il est néanmoins vraisemblable que des communautés juives baptistes se réclamant de lui aient continué à exister y compris après la répression des trois grandes révoltes juives (grande révolte (66-73), révolte des exilés (115117), révolte de Bar Kokhba (132-135)) et notamment après la destruction de Jérusalem (135) et l'interdiction à tout Juif d'y pénétrer.

Pour certains historiens ayant particulièrement étudié le judéo-christianisme, à l'instar d'André Paul ou Simon Claude Mimouni, les groupes Mandéens existant actuellement en Irak et en Iran[26] relèvent du seul courant vraiment baptiste qui a persisté jusqu'à aujourd'hui[27],[28].

Le baptême de Jean le Baptiste[modifier | modifier le code]

Suivant André Paul, Jean Baptiste « pratiquait un rite d'immersion individuelle appelé « baptême » »[22]. Devenu un « homme au rayonnement notoire[22] », son surnom « dit bien l'objet de sa réputation : « le Baptiste », littéralement « l'Immerseur ». Ce mot dérive du grec baptizein, « plonger », « immerger » »[22]. « On venait à ce dernier « pour s'unir dans le baptême », dans un rite véritable d'initiation. Le but de l'acte était l'entrée signifiée, consacrée, dans un groupe d'élus »[22]. Le baptême de Jean servait également à « purifier le corps », l'âme étant purifiée au préalable « par la justice »[29].

Si Jean le Baptiste « compte parmi les sources directes du christianisme »[22], « la religion chrétienne se développa sur la base d'un corps de doctrines et de rites qui dépasse très largement le cadre baptismal. La survivance d'éléments judaïques ou judéo-chrétiens liés au courant baptiste de Jean est attestée au Ier siècle par les Actes des apôtres (19, 1-7) et jusqu'au IIIe par d'autres témoins »[22].

Jean le Baptiste chez Flavius Josèphe[modifier | modifier le code]

Flavius Josèphe a, dans sa jeunesse, séjourné dans un groupe d'« esséniens » auprès d'un ermite du désert dénommé Bannos dont André Paul rapproche les mœurs de celles de Jean : «  se content[ant] pour vêtement de ce que lui fournissaient les arbres, et pour nourriture, de ce que la terre produit spontanément, et us[ant] de fréquentes ablutions d'eau froide de jour et de nuit, par souci de pureté »[30]. Josèphe décrit le rite d'initiation baptismal de ce courant judaïque des disciples de Jean, rite qui signifiait et consacrait l'entrée des adeptes au sein d'un groupe d'élus et, au-delà, servait à « purifier le corps » tandis que l'âme était préalablement purifiée « par la justice »[22].

Un projet de mariage prometteur[modifier | modifier le code]

Les tétrarchies de Philippe le Tétrarque et d'Antipas:

Le personnage de Jean le Baptiste apparaît fortuitement dans le XVIIIe livre des Antiquités judaïques[31] dont la plupart des historiens acceptent l'authenticité mais qui est sur certains points en contradiction avec les documents néotestamentaires[32]. Dans ce passage, Flavius Josèphe raconte une guerre entre le roi Arétas IV de Pétra (roi des Nabatéens) et Hérode Antipas qui résulte d'un conflit de succession après la mort de Philippe le Tétrarque en 33-34[33],[34]. Jusqu'à cette date, Philippe, le demi frère d'Antipas, était tétrarque (gouverneur) de Batanée, à laquelle plusieurs autres territoires mitoyens étaient rattachés.

Philippe est « mort sans enfants[35] », sa succession excite donc les convoitises. Seul l'empereur romain Tibère a le pouvoir de donner ces territoires à qui il veut ou de les maintenir dans la province romaine de Syrie. Après les funérailles de Philippe, Hérode Antipas qui est tétrarque de Galilée et de Pérée décide de se rendre à Rome pour rencontrer Tibère[36]. Pour être nommé à la tête de la tétrarchie de Philippe par l'empereur et probablement pour demander aussi l'héritage d'Hérode le Grand[37], ou au moins le titre de « Roi ». Antipas a imaginé conforter sa position en se mariant avec Hérodiade[36], pourtant mariée à son demi-frère Hérode Boëthos[33]. « Partant pour Rome », là où tout se décide, Antipas « descend chez son frère » Hérode Boëthos et « il a l'audace de parler à Hérodiade de l'épouser », ce qu'elle s'empresse d'accepter[38],[37]. Toutefois ce « pacte » doit rester secret, les deux futurs époux étant mariés chacun de leur côté[39]. Ils conviennent toutefois qu'elle cohabitera avec lui « dès son retour de Rome »[37] et qu'il répudiera la fille d'Arétas IV, roi de Pétra[40],[41],[39]. En effet, pour sceller une alliance diplomatique, Arétas IV a donné en mariage une de ses filles appelée Phasaelis à Hérode Antipas, qui est l'un des fils d'Hérode le Grand[34].

Défaite d’Antipas, punition divine[modifier | modifier le code]

Ruines de la cité fortifiée de Gamala, enjeu de la guerre entre Arétas IV et Hérode Antipas. (On entrevoit au fond, le lac de Tibériade.)

Lorsque Antipas rentre de Rome vers 34[34], Phasaelis, sa femme, informée de « son accord avec Hérodiade[40] », lui demande « avant qu'il eût découvert qu'elle savait tout[40],[41] » de l'envoyer à Macheronte au sud de la Pérée, « sur les confins du territoire d'Arétas et de celui d'Antipas, sans rien dévoiler de ses intentions[40] »[41]. Avec l'aide d'officiers au service de son père, elle parvient à gagner la Nabathée, pour ne pas subir le déshonneur d'être répudiée[40],[41],[42].

Le projet de mariage est donc désormais connu et c'est probablement à ce moment qu'intervient le Baptiste qui d'après les évangiles synoptiques critique fortement ce projet de mariage en disant à Antipas: « Il ne t'est pas permis d'avoir la femme de ton frère (Mc 6:19) ». En effet, cette union choquait « en raison de l'interdiction légale du mariage avec la femme de son frère (Lév. 18, 16; 20, 21), que Jean-Baptiste rappelait sans ménagement[43],[N 4]. Selon les évangiles synoptiques, c'est à la suite de ces admonestations de Jean Baptiste, qu'Antipas le fait jeter en prison[44] puis décapiter quelque temps plus tard[44].

Peu après que l'alliance entre Antipas et Arétas est brisée, celui-ci exploite le prétexte d'une contestation de frontières « du territoire de Gamala » et déclare la guerre à Antipas[34]. Une bataille a alors lieu et « toute l'armée d'Hérode est taillée en pièces à cause de la trahison de transfuges qui, tout en appartenant à la tétrarchie de Philippe, étaient au service d'Hérode [Antipas][45]. » Suivant Flavius Josèphe, cette défaite intervient « en juste vengeance de Jean surnommé Baptiste[45] ». La défaite d'Antipas est ainsi considérée au sein de la population juive comme une vengeance divine contre Antipas pour le punir d'avoir mis à mort Jean[39] et dont Arétas IV n'aurait été que l'instrument[39].

Date de sa mort[modifier | modifier le code]

Détail de la façade de la chapelle des Pénitents-Noirs d'Avignon : deux anges portent la tête de saint Jean le Baptiste.
Article détaillé : Date de la mort de Jean Baptiste.

Selon Christian-Georges Schwentzel, les évangiles et Josèphe sont deux sources inconciliables, et il n'est pas possible de dire laquelle est à privilégier[46]. Selon lui, suivre la chronologie de Flavius Josèphe revient à dire que Jean-Baptiste est mort peu de temps avant 36, date de l'expédition d'Arétas IV contre Hérode Antipas qui est considérée par Josèphe comme une vengeance de la mort du Baptiste. Or, selon la chronologie des évangiles, la mort de Jean Baptiste se situe plutôt en 28/29, avant la crucifixion de Jésus qui a lieu vers 30. Essayant de concilier les deux témoignages, Étienne Nodet et Christiane Saulnier déplacent la guerre entre Arétas et Antipas en 29, ce qui selon Schwentzel serait douteux. Malgré ces considérations, ce dernier conclut toutefois que la mort de Jean le Baptiste a bien eu lieu en 28 ou 29, comme les évangiles le suggèrent[47].

D'autres auteurs ont tenté diverses résolutions de cette contradiction, parfois en essayant d'harmoniser les évangiles et Josèphe. C'est notamment le cas de Nikkos Kokkinos, qui situe la mort de Jean Baptiste en 35.

Jean Baptiste dans la tradition musulmane[modifier | modifier le code]

Comme dans la tradition chrétienne, Jean Baptiste et Jésus (Yahya et Îsa) sont cousins. De même Zacharie, le père de Jean le Baptiste, élève Maryam la future mère de Jésus-Îsâ dans le Temple, alors que celle-ci est très jeune.

La famille 'Imran à l’époque de Jean et de Jésus[modifier | modifier le code]

Maryam[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maryam.

Le Coran fait référence à Maryam (la Vierge Marie chez les chrétiens) comme faisant partie de la maison d’Imran (en hébreu 'Amram). Maryam (Marie) y est appelée la « fille d’Imran »[48], ce qui est plus une référence à son ancêtre que le nom de son père réel, qui n’est pas nommé dans le Coran. La tradition musulmane interprète d’ailleurs le Coran, comme faisant référence à un père ancestral plutôt qu’à un père littéral. Le père ancestral dont il question est Amrân[49], haut fonctionnaire de pharaon, père de Moïse et de Aaron[50].

Le Dictionnaire du Coran, tout comme la tradition musulmane, indiquent qu'une période de plus de mille ans séparerait l'ancêtre 'Imran et Maryam, la mère de Jésus-Îsâ. Indépendamment du fait de savoir si cela recouvre une réalité, ce qui semble recherché dans cette filiation, qu'elle soit réelle ou qu'elle ne se fonde que sur la similitude des noms et des situations, c'est de montrer que les êtres exceptionnels que sont Marie (Maryam), Jean le Baptiste (Yahya), Jésus (Îsâ), ont bien été élus par Dieu, puisque cela était écrit par avance dans le livre saint que deviendra la Bible. Les auteurs de cette comparaison, agissent ici comme les auteurs des évangiles canoniques.

Joachim[modifier | modifier le code]

En revanche, la tradition chrétienne nous donne le nom juif du grand-père maternel de Jésus, dont le Coran nous dit seulement qu'il appartient à la famille 'Îram, il s’agit de Joachim. C’est ce que rapporte l’Évangile de Jacques, un évangile qui ne parle que de l’enfance de Jésus et qui pour cette raison est appelé protévangile de Jacques. Des pères de l’Église comme Origène, qui ont fait des études sur la généalogie de Jésus, nous rapportent aussi le même nom pour le père de Marie. Il convient de dire que ces études sur la généalogie de Jésus, ont peut-être été interdites très tôt dans l’Église de Rome, comme le montre par exemple une phrase écrite dans une lettre faussement attribuée à saint Paul qui déconseille fortement « de faire des généalogies ». Les travaux d’Origène font peut-être ici figure d’exception. Ils contredisent frontalement les deux généalogies que l’on trouve dans les évangiles attribués à Matthieu et à Luc, celles-ci étant d’ailleurs incompatibles entre elles dès le grand-père paternel de Jésus. La plupart des exégétes considèrent d’ailleurs ces deux généalogies comme contenant beaucoup plus d’éléments symboliques qu’historiques.

Maryam et Élisabeth sont parentes[modifier | modifier le code]

La tradition musulmane ainsi que des érudits et des commentateurs du Coran font un parallèle entre « Maryam fille d'Imran » selon le Coran, c'est-à-dire Marie fille de Joachim et mère de Jésus selon les évangiles et Élisabeth la mère de Jean le Baptiste (Yahya), descendante d'Aaron dans l'Évangile de l'enfance ajouté à l'évangile attribué à Luc[51]. Ce qui n'est qu'un parallèle dans la tradition musulmane est plus précis dans l'évangile attribué à Luc, puisque Élisabeth est décrite comme une « parente » de Marie dans cet évangile.

Dans la tradition chrétienne, Jean le Baptiste est le fils du prêtre Zacharie et d'Élisabeth, qui serait une cousine de Marie, la mère de Jésus (l'évangile attribué à Luc dit qu'Élisabeth est « une parente » de Marie, « cousine » serait une précision apportée par la tradition orale).

Dans la tradition musulmane, Élisabeth s'appelle Îsha (ou Ashâ`) et est l'épouse de Zacharie et la mère de Yahya (le Baptiste). Selon le Dictionnaire du Coran, des historiens anciens indiquent que Îsha et Hannah (Élisabeth et Anne) « seraient deux sœurs, filles de Fâqûdh[52]. »

Une famille de rang royal[modifier | modifier le code]

Dans la tradition musulmane, la mère de Maryam porte le nom de Hannah, l'équivalent arabe d'Anne, qui est le nom par lequel les chrétiens désignent la mère de Marie. Hannah est également honorée par les musulmans comme femme très vertueuse.

De même dans la tradition musulmane, « dès sa conception, Marie est consacrée à Dieu[53] et confiée à sa naissance à Zacharie, le père de Jean le Baptiste[54]. Comme dans les évangiles apocryphes, Marie est élevée au Temple de Jérusalem[55] »

Îmran est ici le nom de la famille ou de la dynastie, si l'on tient compte du fait que d'après les deux traditions, Jésus appartient à une famille pouvant prétendre à la royauté. Les pratiques de mariages entre membres proches de la famille que l'on retrouve dans les traditions chrétienne et musulmane, correspondent d'ailleurs aux pratiques des nombreux petits rois de la région à cette époque.

'Îmran : parallèle avec le père de Moïse dans le Coran[modifier | modifier le code]

Le Coran se réfère au père de Moïse comme 'Îmran. 'Îmran est également, pour les musulmans, le nom du père de Marie et époux de Anne, qui n'apparaît pas dans le Nouveau Testament mais que les traditions chrétiennes appellent Joachim (Protévangile de Jacques[56]).

La sourate III du Coran porte le nom de la famille de `Imrân ou `Imrân[57] (en arabe : al ʿimrān, آل عمران).

Cette sourate fait l'éloge de la famille d'`Imrân. Elle crée un parallèle (d'aucuns disent une confusion), entre la famille de Jésus et celle de Moïse, Myriam, la sœur de Moïse étant comparée (confondue selon certains) avec Myriam (= Marie) la mère de Jésus. Jésus devenant un nouveau Moïse (Mūsā ou Moussa dans la tradition musulmane).

Famille 'Îmran, généalogies parallèles[modifier | modifier le code]

La tradition musulmane ainsi que des érudits et des commentateurs du Coran font un parallèle entre « Maryam fille d'Imran » selon le Coran, et Élisabeth, descendante d'Aaron dans la Bible[58]. Ils interprètent ces deux phrases comme faisant référence à un père ancestral plutôt qu'à un père littéral. Dans l'islam, Maryam est aussi appelée la « sœur d'Aaron »[réf. nécessaire], ce qui serait une autre référence à l'ancêtre, dont elle descendrait. Le père littéral de Maryam porte aussi le nom d''Îmran dans la tradition musulmane, bien qu'il doive être distingué du père de Moïse et Aaron, et qu'il corresponde à Joachim dans le Nouveau Testament. Il est également considéré par les musulmans comme l'un des hommes vertueux présents à Jérusalem à cette époque. La mère de Maryam porte le nom de Hannah, l'équivalent arabe d'Anne. Elle est également honorée par les musulmans comme femme très vertueuse, à l'instar de sa fille.

     Aaron * 
 `Amrâm 
   Moïse * 
 Jokébed ° 
     Myriam * 
 et 
   'Îmran
Joachim * 
   Îsâ - Jésus * 
     Maryam 
 (Hannah)
Anne ° 
 Élisabeth ° 
     Yahyâ - le Baptiste
   Zacharie 
 ° Personnage non cité par son nom dans le Coran
 * Personnage cité sous un autre nom dans le Coran

« (Rappelle-toi) quand la femme d'`Imran dit : « Seigneur, je T'ai voué en toute exclusivité ce qui est dans mon ventre. Accepte-le donc, de moi. C'est Toi certes l'Audient et l'Omniscient ». Puis, lorsqu'elle en eut accouché, elle dit: « Seigneur, voilà que j'ai accouché d'une fille » ; or Allah savait mieux ce dont elle avait accouché ! Le garçon n'est pas comme la fille. « Je l'ai nommée Marie, et je la place, ainsi que sa descendance, sous Ta protection contre le Diable, le banni. » »

— Le Coran, « La Famille d’Imran », III, 35-36, (ar) آل عمران.

Ces deux versets font penser à la mère de Marie mère de Jésus (Anne dans la tradition chrétienne), et dans ce cas `Imran est celui que la tradition chrétienne du Protévangile de Jacques, appelle Joachim.

La sourate XIX (Marie / Myriam) est en principe consacrée à Marie la mère de Jésus  :

« Sœur de Haroun, ton père n'était pas un homme de mal et ta mère n'était pas une prostituée[N 5]. »

— Le Coran, « Marie », XIX, 28, (ar) مريم.

Dans d'autres passages du Coran, le mot « sœur » peut prendre le sens d'appartenance tribale ou clanique[réf. nécessaire], ainsi en traitant des autres prophètes le Coran mentionne parfois « Hûd, frère de ʿĀd (en) ». Or ʿĀd est un nom de tribu, ainsi le prophète Hûd qui s'adressait à sa tribu fut qualifié de « frère » de sa tribu. Ainsi, Marie, dont la piété était bien reconnue peut être assimilée à la « sœur d'Haroun » du point de vue de son engagement spirituel. Ainsi, l'appellation « sœur d'Haroun »[59] serait un renvoi aux qualités et la proximité spirituelle avec Aaron qui à l'instar de Marie aussi adorait son Dieu avec piété et ferveur.

Aux détracteurs du Coran, souvent des auteurs chrétiens du XIXe siècle qui ironisent en disant que Muhammad confond des personnages séparés par plusieurs siècles, il est souvent opposé ces hadiths :

« Ô ma fille Fatima, que ton cœur ne soit point affligé et qu'Allah l'épargne des doutes des hypocrites. En vérité, tu aurais dit aux mécréants que le frère de Marie portait le nom d'un des pieux Envoyés de Dieu ! Il n'est là pas sujet d'une même personne... »

Aussi, lorsqu'Abou Bakr fit part d'un verset où Marie mère de Jésus était dite « fille d'Imran » au Prophète, il répondit :

« Allah parle de Marie, descendante d'Imran, mère de Jésus, qu'ils divinisent. »

Jean Baptiste dans le Coran[modifier | modifier le code]

Le Coran parle de Jean le Baptiste qui se nomme Yahyâ en arabe, le Livre saint des musulmans décrit Jean le Baptiste comme un prophète d'Allah envoyé à son peuple.

Voici le passage concerné (Sourate 19 : Marie, versets 2 à 15) :

« (2) C'est un récit de la miséricorde de ton Seigneur envers Son serviteur Zacharie, (3) Lorsqu'il invoqua son Seigneur d'une invocation secrète, (4) et dit : « Ô mon Seigneur, mes os sont affaiblis et ma tête s'est enflammée de cheveux blancs. [Cependant], je n'ai jamais été malheureux [déçu] en te priant, ô mon Seigneur. (5) « Je crains [le comportement] de mes héritiers, après moi. Et ma propre femme est stérile. Accorde-moi donc, de Ta part, un descendant (6) « qui hérite de moi et hérite de la famille de Jacob. Et fais en sorte, Seigneur, qu'il te soit agréable » (7) « Ô Zacharie, Nous t'annonçons la bonne nouvelle d'un fils. Son nom sera Yahya [Jean]. Nous ne lui avons pas donné auparavant d'homonyme[60]. » (8) Et [Zacharie dit] : « Ô mon Seigneur, comment aurai-je un fils, quand ma femme est stérile et que je suis d'un âge très avancé ? » (9) [L'ange] lui dit : « Ainsi sera-t-il ! Ton Seigneur a dit : Ceci m'est facile. Et avant cela, Je t'ai créé alors que tu n'étais rien. » (10) « Seigneur, dit [Zacharie], accorde-moi de Ta part un signe. » « Ton signe, lui a-t-on dit, sera que tu ne pourras point parler aux gens pendant trois nuits consécutives tout en étant bien portant. » (11) Il sortit donc du sanctuaire et s'en alla vers son peuple ; puis il leur fit signe de prier matin et soir. (12) ... « Ô Yahya, tiens fermement au Livre (la Torah) ! » Nous lui donnâmes de la sagesse dès son jeune âge, (13) ainsi que de la tendresse de Notre part et de la pureté. Il était certes pieux, (14) dévoué envers père et mère ; et ne fut ni violent ni désobéissant. (15) Que la paix soit sur lui le jour où il naquit, le jour où il mourra, et le jour où il sera ressuscité vivant. »

Au verset 7, Allah dit : « Son nom sera Yahya [Jean]. Nous ne lui avons pas donné auparavant d'homonyme ». Pour Pierre Lory, « le Coran insiste sur le nom donné à l'enfant, nom qu'il serait le premier à porter. il y a là sans doute un écho à l'évangile de Luc[61]. Faut-il voir dans la tendresse (« hanân » ; sourate 19, verset 3) que lui accorde Dieu une allusion à son nom hébraïque Yohanan ? Quoi qu'il en soit, le nom coranique de Jean, Yahyâ, évoque des connotations très particulières, la racine h. y. y. signifiant la vie[62]. »

Jean le Baptiste dans la théologie et liturgie chrétienne[modifier | modifier le code]

Les quatre Évangiles[63] citent, au sujet de Jean Baptiste, la prophétie d’Isaïe : (Is 40, 3) « Voix de celui qui crie dans le désert : rendez droit le chemin du Seigneur ».

Comme il est le tout dernier prophète ayant annoncé et préparé la venue du Christ, Jean Baptiste occupe une place tout à fait spéciale dans le christianisme, qui l'appelle le Précurseur, c'est-à-dire le héraut qui annonce l'arrivée imminente du Messie. Luc s'est fait aussi l'écho d'une tradition selon laquelle Jean et Jésus auraient été cousins, et nés à six mois d'intervalle.

À l'époque de Jésus, la tradition juive s'attendait à ce que la venue du Messie soit précédée par le retour du prophète Élie mystérieusement élevé au ciel dans un char de feu (2R 2, 16). Dans les Évangiles de Marc (Mc 9, 9-13) et Matthieu (Mt 17, 9-13), Jésus le considère comme le précurseur annoncé sous la figure d'Élie : « Je vous le dit : Élie est bien déjà venu et ils l’ont traité à leur guise. » Dans l'Évangile de Jean (Jn 1, 19-34), Jean Baptiste nie être Élie.

Fêtes de saint Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fête de la Saint-Jean.

Saint Jean Baptiste, la vierge Marie et Jésus-Christ sont les trois seules personnes que l'Église orthodoxe célèbre par trois fêtes le jour de leur conception, celui de leur nativité et celui de leur mort. Les fêtes de Jean Baptiste sont les suivantes :

  • 23 septembre, conception
  • 24 juin, nativité
  • 29 août, décollation (martyre)
  • 24 février, 1ère et 2e invention du chef
  • 25 mai, 3e invention du chef
  • 7 janvier, lendemain du baptême du Christ
Icône orthodoxe de saint Jean Baptiste.

Les Églises chrétiennes fêtent sa nativité, aussi bien en Orient qu’en Occident, six mois avant Noël, le 24 juin, au moment du solstice d’été ; c’est une exception à la tradition de fêter les saints le jour de leur mort[64],[N 6]. Parmi les nombreux rites qui sont associés à cette fête, certains semblent venir directement des anciennes grandes fêtes celtes du solstice d’été, lorsque cette nuit était réputée surnaturelle, et des feux cérémoniels allumés. La pratique des feux de la Saint-Jean, directement hérités des fêtes polythéistes du solstice d'été, reste très vivace dans de nombreuses villes et villages du monde occidental.

Comme la fête de Noël pour la date de naissance de Jésus, la date du 24 juin pour fêter celle de Jean Baptiste a été choisie au Ve siècle[65]. Les deux naissances sont ainsi placées à six mois d'écart, trois jours après chaque solstice, moment où avec un moyen d'observation rudimentaire, on peut voir que la durée des jours commence à augmenter (25 décembre), ou à diminuer (24 juin). Pour l'Église catholique romaine parvenue au pouvoir, il s'agit à la fois de « recouvrir » deux fêtes païennes par des fêtes devenues chrétiennes, mais aussi d'illustrer tant l'écart de six mois entre les nativités de Jean et de Jésus[66], que la phrase attribuée au Baptiste parlant de Jésus: « Il faut que lui grandisse et que moi je décroisse[67],[68]. » Pour Alexandre Najjar, « l'église a ainsi christianisé le vieux rite païen qui célébrait l'astre du jour: le soleil qui commence sa descente à partir du 21 juin symbolise Jean-Baptiste; quand il recommence sa montée à partir du 22 décembre, il représente Jésus[65]. » « Entre le Précurseur et le Messie, Luc s’attache d’ailleurs à construire une rigoureuse symétrie : ils naissent à six mois d’intervalle, ce que la tradition chrétienne a conservé en célébrant leurs naissances aux deux solstices opposés. L’un naît d’une femme réputée trop vieille pour enfanter, l’autre d’une vierge ; l’un est rempli du Saint-Esprit, l’autre est conçu du même Saint-Esprit[69]. » Pour Claudine Gauthier, cette opposition si complète les ramène à l’unité et en fait des quasi-jumeaux.

Le patron des Canadiens français[modifier | modifier le code]

La fête de la Nativité de saint Jean Baptiste est aussi la fête nationale des Canadiens français depuis 1834 lors de la création de la Société Saint-Jean-Baptiste. Jean le Baptiste a été décrété patron des Canadiens français en 1908 par le pape Pie X. En 1977, la fête de la Saint-Jean-Baptiste devint la fête nationale du Québec.

La fête de la Saint-Jean-Baptiste est aussi une fête maçonnique importante[réf. nécessaire] à travers le monde.

Reliques[modifier | modifier le code]

Cathédrale d'Amiens, le chef de saint Jean-Baptiste dans son reliquaire, œuvre de Placide Poussielgue-Rusand (XIXe siècle).

Le Chef de Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

De nombreuses églises ont pensé détenir tout ou partie de la tête de Jean Baptiste, par exemple, pour ce qui concerne la France :

Les doigts de Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

Le tombeau de Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

Plusieurs textes anciens font état au IVe siècle de l'existence du tombeau de Jean Baptiste à Sebaste en Samarie. Certains écrits chrétiens et notamment saint Jérôme, Théodoret de Cyr, Rufin d'Aquilée[73] accusent même l'empereur Julien (361-363) d'avoir ordonné la destruction de celui-ci et l'incinération du corps qui s'y trouvait, « les os brulés[74] et jetés au vent[75] ». Cet empereur est connu pour son écrit contre les chrétiens, qu'il appelle « les Galiléens ». Toutefois, les historiens n'accordent que peu de crédit à ces relations polémiques et tardives, émanant d'auteurs chrétiens contre un empereur qui avait voulu revenir à la tolérance religieuse. En 333, le pèlerin anonyme de Bordeaux ne signale pas la présence de ce tombeau. Cette localisation près de Sébaste, impliquerait que la forteresse Machareous dont parle Flavius Josèphe ne serait pas Macheronte au fin fond sud de la Pérée, mais la forteresse Machareous, située par le même auteur au nord de l'Hérodion dans d'autres de ses volumes.

Le reliquaire de la Grande mosquée des Omeyyades à Damas qui, selon la tradition musulmanne, contient la tête de Jean Baptiste, ce qui correspond aussi à la tradition de certaines églises chrétiennes.

Alexandre Najjar n'a toutefois aucun doute et raconte cette « terrible profanation[75] ». D'après lui, des moines auraient sauvé une partie des ossements « qu'ils transportèrent à Jérusalem et qu'ils remirent à l'abbé Philippe qui les confia à son tour à saint Athanase, évêque d'Alexandrie[75]. » C'est en tout cas ce que relate Rufin d'Aquilée.

En suivant ce cheminement, certains pensent donc que le corps du prophète, se trouverait sous le mur Nord de la grande église d'Alexandrie, découvert en 1976[75],[N 7]. Mais de nombreux édifices religieux pensent, ou ont pensé, détenir ce corps. Ainsi un tombeau qui pourrait contenir la tête de Jean Baptiste (Yahya) se trouve dans la Grande mosquée des Omeyyades de Damas, église Saint-Jean-Baptiste avant la conquête musulmane.

Une hypothétique main droite du prophète, constitue, avec l'icône de la Vierge de Philerme, le trésor des chevaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Elle est aujourd'hui conservée au monastère de Cetinje au Monténégro.

En Bulgarie, lors de fouilles sur l'île Saint-Jean à côté de la ville de Sozopol, les archéologues ont mis au jour les vestiges d'une église orthodoxe qui date du IVeVe siècle. Sous son autel, ont été trouvées une partie de la face, une dent et une phalange de la main d'un homme, qui pour certains chrétiens seraient celles de Jean le Baptiste[76].

Rappelons toutefois que Jean a été tué en Palestine et a probablement été enterré soit sur un lieu proche de son exécution, soit dans la région dont il était originaire dans l'ex-tétrarchie de Philippe le Tétrarque (c'est-à-dire soit en Batanée, soit en Auranitide, soit en Trachonitide, soit en Gaumalitide, soit en Iturée) en un endroit inconnu. S'il est donc logique, que la ville de Damas s'en réclame, au vu de la proximité géographique, personne ne pourrait prouver que la tête de Jean a été mise dans le monument de la Grande mosquée des Omeyyades de Damas.

Cette liste est bien-sûr non-exhaustive, les reliques attribuées à Jean Baptiste, existent naturellement dans presque tous les pays chrétiens et à Damas, en pays musulman.

Jean le Baptiste et l'essénisme[modifier | modifier le code]

Article connexe : Esséniens.
La rivière du Jourdain où certains hadiths racontent que Jésus rencontra Yahya ibn Zakariya (Jean le Baptiste) fils de Zacharie[77].

Ainsi que l'explique Pierre Geoltrain, « bien des hypothèses avançant une influence directe de l'essénisme sur Jean-Baptiste (…), Jésus ou Paul de Tarse sont moins que probables et indémontrables »[78].

Jean le Baptiste, n'apparaît d'aucune façon dans les Manuscrits de la mer Morte[79] néanmoins certains chercheurs ont émis l'hypothèse de son appartenance au courant essénien ou à un courant proche dit Yahad[80], « pour le moins jusqu'à sa vocation (Lc 3,2), lui qui était de famille sacerdotale. Cet apparentement ne peut toutefois être ni récusé, ni confirmé »[81]. Pour André Paul, spécialiste des fouilles et des manuscrits de Qumrân, « il n'est pas adéquat de présenter les groupes d'ascètes des environs occidentaux de la mer Morte comme réellement baptistes. Il y avait cependant de vrais groupes baptistes à l'époque »[82]. Si François Blanchetière note « qu'il existe une parenté indéniable entre les mouvements baptistes, dont celui de Jean le cousin de Jésus et le nazaréisme primitif », il rappelle toutefois « qu'un essénisme proto-nazaréen demeure, faute de preuves suffisantes, une simple hypothèse »[81].

En outre, depuis 2008, André Paul met en doute la présence même des esséniens sur le site de Qumrân et considère que les manuscrits révèlent plutôt les prémices d'une gnose pré-chrétienne que l'on retrouve dans les manuscrits de Nag Hammadi, voire les germes de la tradition rabbinique[83].

Les mandéens, nasaréens, baptistes d’Iran et d’Irak[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Mandéisme et Sabéisme.
Le Chatt-el-Arab où vivaient jusqu'en 2003 l'essentiel des mandéens et où Elkasaï puis Mani ont fondé leur première communauté. Comme tous les cours d'eau qui servent à leurs rites baptismaux, les mandéens l'appellent Jourdain.

De la communauté qui s’est formée autour de Jean Baptiste, serait née une religion aujourd’hui ultra-minoritaire qui le reconnaît comme seul prophète et considère Jésus-Christ, puis Mahomet, comme des usurpateurs. Cette religion a pour obligation de vivre auprès des fleuves pour pouvoir baptiser les fidèles. C’est en partie à cause de cette particularité qu’elle serait restée confidentielle, et qu'elle ne subsiste que dans quelques régions d’Iran et d’Irak. Les mandéens d'Irak se désignent sous le nom de nasaréens et affirment qu'ils trouvent leur origine à Jérusalem, d'où leurs lointains ancêtres se seraient enfuis. Ils pourraient être issus de la communauté qui s'est formée autour de Jean Baptiste et de ceux qui ne se sont pas ralliés à Jésus. Leur départ de Judée pourrait résulter de la destruction de Jérusalem par les Romains en 135, après la défaite de la Révolte de Bar Kokhba. Toutefois, si André Paul estime « qu'ils avaient des liens idéologiques avec les mouvements évoluant en marge du judaïsme de Palestine, en Transjordanie exactement[82] ». Cela ne « peut nous mener [que] jusqu'au IIe siècle chrétien, mais guère plus haut[82]. »

Jusqu’au déclenchement de la guerre d’Irak (2003), l’immense majorité des Mandéens vivait en Irak, particulièrement le long des cours inférieurs du Tigre et de l’Euphrate et près du Chatt-el-Arab, avec une minorité notable en Iran dans le Khuzestan. La plupart se sont depuis dispersés, en particulier en direction de l’Iran, mais aussi de la Syrie, de la Jordanie et de pays occidentaux. En 2007, il ne restait que 5 000 d'entre eux en Irak et ils sont menacés de disparition totale de ce pays[84]. La plupart des 50 000 mandéens existant dans le monde sont extrêmement dispersés.

La « secte » mandéenne a été révélée en 1652 par un missionnaire carme, qui décrivait ses membres sous le nom de «chrétiens de saint Jean»[85]. C'est une religion gnostique et baptiste. Le terme mandéen a un rapport avec la gnose (manda, en araméen). Les Mandéens sont nommés Mandaiuta en mandéen (un dialecte de l'araméen), et en arabe Mandā'iyya مندائية. D’après l’étymologie, les « mandéens » (mandaya) seraient les hommes de la connaissance (manda), mais ils se désignent eux-mêmes d’un autre nom, celui de nasoraia (« nasoréens »)[85]. D’après André Paul : « la secte gnostique des mandéens, dans ses Écritures rédigées dans un dialecte araméen oriental, se nommait indistinctement mandayya ou nasôrayya[86]. » Un troisième nom leur est attribué, celui de sabéens, Sabiens ou sabaya صابئة (« baptistes »)[N 8], qui souligne l’importance prise dans cette « secte » par les rites du baptême. C’est de cette troisième appellation que les auteurs musulmans se servent de préférence.

André Paul et Simon Claude Mimouni estiment que les Mandéens sont membres du seul courant vraiment baptiste qui a persisté jusqu’à nos jours[27]. Tous deux mentionnent la possibilité que ce courant soit un héritier du mouvement Elkasaïte[28],[27].

Ils ne semblent donc pas issus du mouvement Nazôréens créé par Jésus et qui le reconnaissait comme Messie. André Paul et François Blanchetière font remarquer qu'Épiphane de Salamine parle de Nasaréens distincts des Nazôréens qui « existaient avant Jésus et n'ont pas (re)connu Jésus »[86]. Il est difficile de dire si la différence entre le nom de Nasôréens (nasôrayya) que se donnent les Mandéens et celui que nous connaissons depuis le grec nazoraios (« Nazôréens »), pour désigner le mouvement créé par Jésus, est significative.

Pour André Paul, le nom Nasôréens (nasôrayya) fut peut-être donné aux disciples de Jean le Baptiste[86].

Principales églises[modifier | modifier le code]

Jean le Baptiste dans les arts[modifier | modifier le code]

En peinture[modifier | modifier le code]

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En sculpture[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les évangiles canoniques présentent deux traditions différentes. Dans l’évangile selon Jean, Jean le Baptiste est l’« agneau de Dieu », ce qu’il n'est pas dans les évangiles dits synoptiques.
  2. Selon le texte de Flavius Josèphe, Jean surnommé Baptiste « excitât les Juifs à pratiquer la vertu, à être justes les uns envers les autres et pieux envers Dieu pour recevoir le baptisme (ou pour se joindre à lui par le baptême) ; car c'est à cette condition que Dieu considérerait le baptême comme agréable, s'il servait non pour se faire pardonner certaines fautes, mais pour purifier le corps, après qu'on eût préalablement purifié l'âme par la justice. »
  3. Nouveau Testament, Actes des Apôtres, 18:24-26: « Un Juif nommé Apollos, originaire d'Alexandrie, était arrivé à Éphèse. C'était un homme éloquent, versé dans les Écritures. Il avait été instruit de la Voie du Seigneur, et, dans la ferveur de son âme, il prêchait et enseignait avec exactitude ce qui concerne Jésus, bien qu'il connût seulement le baptême de Jean. Il se mit donc à parler avec assurance dans la synagogue. Priscille et Aquila, qui l'avaient entendu, le prirent avec eux et lui exposèrent plus exactement la Voie. »
  4. Lév. 18, 16; 20, 21; Voir aussi le rouleau du Temple des manuscrits de la mer Morte, 11Q19-20, colonne 65 qui dit : « Aucun homme n'épousera l'ex-femme de son frère, car cela constituerait une atteinte aux droits de son frère, même dans le cas où les frères ont seulement le même père et seulement la même mère. »
  5. À comparer avec l'Évangile selon Thomas, où Jésus dit: « Celui qui connaît son père et sa mère, peut-on l'appeler fils de prostituée ? » ou l'Évangile selon Jean où les opposants Juifs à Jésus lui répondent : « Nous ne sommes pas nés de la prostitution. »
  6. Augustin d'Hippone, Œuvres complètes de saint Augustin, vol. 20, Louis Vivès, Paris, 1873, sermon CXCVI, p. 326 : « La nativité de saint Jean Baptiste est la seule que l’Église solennise à côté de l'anniversaire trois fois sacré de la naissance de notre Seigneur. Pour les autres saints, pour les autres élus de Dieu, nous avons appris à fêter le jour où la vie présente les enfants aux joies éternelles, après la consommation de leur tâche, leur victoire et leur triomphe sur le monde ; c’est la fin glorieuse qui consacre leurs mérites que nous célébrons en eux ».
  7. Pendant des fouilles destinées à renforcer les fondations pour restaurer l'église, les ouvriers ont trouvé une crypte. On a retrouvé dans cette crypte des reliques de la grande église d'Alexandrie, (cf. Marc Jeanson, La Lumière du désert (DVD)). Cette découverte ainsi que des traditions remontant au Moyen Âge qui disent que le « corps [de Jean Baptiste] se trouve dans la grande église de Saint Macaire sous le mur Nord », suffisent à certains chrétiens pour penser qu'il est enterré ici.
  8. Terme englobant un certain nombre de croyants de religions considérées comme non idolâtriques, et non seulement les Sabéens du Yémen.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Simon Claude Mimouni, Le Judaïsme ancien du VIe avant notre ère au IIIe sièclede notre ère. Des prêtres aux rabbins. éd. p.u.f./Nouvelle Clio, 2012, p. 430. Suivant les synoptiques, Hérode Antipas prend Jésus de Nazareth pour Jean le Baptiste ressuscité ; cf. Simon Claude Mimouni, op. cit. 2012, p. 407
  2. Paul Mattei, Le christianisme ancien de Jésus à Constantin, éd. Armand Colin, 2008, p.28
  3. Farah Mébarki et Émile Puech, Les Manuscrits de la Mer Morte, éd. du Rouergue, 2002, p. 312, donnent cette fourchette
  4. Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, Livre XVIII, V, 2.
  5. Luc 7:28 in traduction Darby (1859/1880) « car je vous dis : Parmi ceux qui sont nés de femme, il n'y a aucun prophète plus grand que Jean le baptiseur; mais le moindre dans le royaume de Dieu est plus grand que lui. »
  6. Évangile selon Jean
  7. Jean-Baptiste est-il Élie ?
  8. Évangile selon Luc, Lc 1. 13-18, puis Lc 1. 59-63
  9. Évangile selon Luc, Lc 1. 36
  10. Cf. Évangile selon Luc, I, 13-15.
  11. (en) Talmud de Babylone, Tractate Nazir Folio 2a
  12. Étienne Trocmé, L'enfance du christianisme, éd. Hachette, coll. Pluriel, 2009, p. 27
  13. Mc 6. 17-29
  14. Raymond E. Brown, Que sait-on du Nouveau Testament ?, éd. Bayard, 2011, p. 177, note 23
  15. La plupart des chercheurs doutent qu'une princesse hérodienne puisse avoir dansé ainsi que le raconte ce récit : il est vraisemblable qu'il s'agisse d'une histoire populaire ensuite dramatisée à travers nombre de représentations artistiques ; cf. Raymond E. Brown, Que sait-on du Nouveau Testament ?, éd. Bayard, 2011, p. 177, note 23
  16. Simon Claude Mimouni, Le Judaïsme ancien du VIe avant notre ère au IIIe sièclede notre ère. Des prêtres aux rabbins. éd. p.u.f./Nouvelle Clio, 2012, p. 406
  17. Simon Claude Mimouni, Le Judaïsme ancien du VIe avant notre ère au IIIe sièclede notre ère. Des prêtres aux rabbins. éd. p.u.f./Nouvelle Clio, 2012, p. 430
  18. Les dates oscillent entre 29 et 36. Pour un aperçu du débat historien, cf. (en) Rainer Riesner, Paul's Early Period : Chronology, Mission Strategy, Theology, éd. Wm. B. Eerdmans Publishing, 1998, p. 42. En 2012, Simon Claude Mimouni opte pour 36 ; cf. Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère : Des prêtres aux rabbins, éd. P.u.f./Nouvelle Clio, 2012, p. 407
  19. Flavius Josèphe, Autobiographie, II, 11, cité par S. C. Mimouni
  20. Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère : Des prêtres aux rabbins, éd. P.u.f./Nouvelle Clio, 2012, p. 249
  21. Laurent Guyénot, Jésus et Jean Baptiste: enquête historique sur une rencontre légendaire, Imago, 1999, 381 pages.
  22. a, b, c, d, e, f, g, h et i André Paul, Les mouvements baptistes, § Flavius Josèphe et Jean le Baptiste, in Clio, mai 2005, article en ligne
  23. En 18, 24 du Texte occidental des Actes des Apôtres.
  24. Nouveau Testament, Actes des Apôtres, 18:25.
  25. a et b François Blanchetière, Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien, Cerf, p. 229.
  26. La survivance de ces minorités est fortement menacée, particulièrement depuis le déclenchement de la seconde guerre d'Irak
  27. a, b et c André Paul, Les mouvements baptistes
  28. a et b Simon Claude Mimouni, Les Chrétiens d'origine juive dans l'Antiquité, Paris, Albin Michel, p. 228,229.
  29. Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, XVIII, 116-118.
  30. F. Josèphe, Autobiographie, 11, cité par André Paul, Les mouvements baptistes, § Flavius Josèphe et Jean le Baptiste, in Clio, mai 2005, article en ligne
  31. Antiquités judaïques, L. XVIII, 116
  32. Christian-Georges Schwentzel, Hérode le Grand, Pygmalion, Paris, 2011, p. 218
  33. a et b Christian-Georges Schwentzel, Hérode le Grand, Pygmalion, Paris, 2011, p. 216.
  34. a, b, c et d Nikkos Kokkinos, in Jack Finegan, Chronos, kairos, Christos: nativity and chronological studies, éd. Jerry Vardaman & Edwin M. Yamauchi, 1989, p. 134.
  35. Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, livre XVIII, IV, 6.
  36. a et b Nikkos Kokkinos, The Herodian Dynasty: Origins, Role in Society and Eclipse, Journal for the Study of the Pseudepigrapha Supplement Series, 1998, Sheffield Academic Press, Sheffield, pp. 267-268.
  37. a, b et c Christian-Georges Schwentzel, Hérode le Grand, Pygmalion, Paris, 2011, pp. 216-217.
  38. André Paul, Encyclopædia Universalis, article HÉRODIADE ou HÉRODIAS
  39. a, b, c et d Christian-Georges Schwentzel, Hérode le Grand, Pygmalion, Paris, 2011, p. 217.
  40. a, b, c, d et e Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, Livre XVIII, V, 1.
  41. a, b, c et d Nikkos Kokkinos, in Jack Finegan, Chronos, kairos, Christos: nativity and chronological studies, éd. Jerry Vardaman & Edwin M. Yamauchi, 1989, p. 133.
  42. Nikkos Kokkinos, in Jack Finegan, Chronos, kairos, Christos: nativity and chronological studies, éd. Jerry Vardaman & Edwin M. Yamauchi, 1989, p. 146.
  43. Étienne Trocmé, L'évangile selon Marc, éd. Labor et Fides, Genève, 2000, p. 172.
  44. a et b Nikkos Kokkinos, in Jack Finegan, Chronos, kairos, Christos: nativity and chronological studies, éd. Jerry Vardaman & Edwin M. Yamauchi, 1989, p. 136.
  45. a et b Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, Livre XVIII, V, 1.
  46. Christian-Georges Schwentzel, "Hérode le Grand", Pygmalion, Paris, 2011, p. 218, 219
  47. Christian-Georges Schwentzel, "Hérode le Grand", Pygmalion, Paris, 2011, p. 223, 224, 296
  48. Voir la sourate 66, 12 du Coran.
  49. Bible, Exode 6, 18-20.
  50. Mohamad Ali Amir-Moezzi Dir., Dictionnaire du Coran, article « 'Imrân et sa famille », Laffont, Paris, 2007, p. 417.
  51. Luc 1, 5. Voir la version Crampon sur Wikisource.
  52. Mohamad Ali Amir-Moezzi Dir., Dictionnaire du Coran, Article « 'Imrân et sa famille », LAFFONT, Paris, 2007, pp. 417-418.
  53. Coran, sourate 3, 35.
  54. Coran, sourate 3, 37-39.
  55. Jean-Marc Moschetta, Jésus, fils de Joseph: comment comprendre aujourd'hui la conception virginale de Jésus, L'Harmatan, Paris, 2002, p. 153.
  56. Jacques le Mineur, « Protévangile de Jacques le Mineur. (chapitre IV) », sur « L'Antiquité grecque et latine ».
  57. Le Coran, « La Famille d’Imran », III, (ar) آل عمران.
  58. Nouveau Testament, Évangile selon Luc, 1, 5. Voir la version Crampon sur Wikisource.
  59. Le Coran, « Marie », XIX, 28, (ar) مريم
  60. Selon Pierre Lory, « il y a là sans doute un écho à l'évangile de Luc (Lc 1. 59-64) » ; il rapproche le nom coranique de Jean, Yahyâ, à la racine h. y. y. signifiant la vie, Dictionnaire du Coran, éd. Robert Laffont, 2007, p. 435..
  61. Évangile selon Luc, 1, 59-64.
  62. Pierre Lory in Dictionnaire du Coran, éd. Robert Laffont, 2007, p. 435.
  63. Mt1, 3, Mc 1 1-8, Lc 3, 1-18, Jn 1, 19-34. Les citations sont dans la version des Septante.
  64. « Nativité de saint Jean-Baptiste », sur catholique.org.
  65. a et b Alexandre Najjar, Saint Jean-Baptiste, Pygmalion, Coll. Chemins d'éternité, p. 123.
  66. Luc 1, 24-27 et 36 : Lc 1. 36
  67. Claudine Gauthier, Saint Jean et Salomé. Anthropologie du banquet d’Hérode, Tours, Éditions Lume, 2008, p. 238.
  68. Jn 3. 30, Évangile attribué à Jean, 3, 30, Traduction de la Bible de Jérusalem, édition du Cerf.
  69. Dominique Casajus, Au sujet du livre de Claudine Gauthier: Saint Jean et Salomé. Anthropologie du banquet d’Hérode, Archives de sciences sociales des religions, no 148, octobre-décembre 2009.
  70. Jean Prieur, Hyacinthe Vulliez, Saints et saintes de Savoie, La Fontaine de Siloé,‎ 1999 (ISBN 978-2-8420-6465-5), p. 20-23
  71. Abbé Truchet, Histoire hagiologique du diocèse de Maurienne, [lire en ligne], p. 13-37, Chambéry, 1867
  72. a et b Pierre-Marie Auzas, Le trésor de Saint-Jean-du-Doigt, catalogue chronologique, t. LIX, Mémoires de la société d'histoire et archéologie de Bretagne, 1982
  73. Pour cette liste d'auteurs chrétiens voir: Alexandre Najjar, Saint Jean-Baptiste, Pygmalion, Coll. Chemins d'éternité, p. 108.
  74. Alexandre Najjar qui cite ici: Eugenio Alliata et Michele Piuccirillo, La tombe de Jean Baptiste, Le Monde de la Bible, pp. 35-36.
  75. a, b, c et d Alexandre Najjar, Saint Jean-Baptiste, Pygmalion, Coll. Chemins d'éternité, p. 108.
  76. « Interrogations sur des ossements de St Jean-Baptiste », sur lefigaro.fr,‎ 15 juin 2012
  77. "Yahya ben Zakariyya", Encyclopædia of Islam.
  78. Pierre Geoltrain, « Les origines du christianisme : Comment écrire l'histoire », in Aux origines du christianisme, éd. Gallimard, 2000, p. VI
  79. Flavius Josèphe pourrait avoir temporairement appartenu, lui aussi, aux Esséniens, ainsi qu'il le revendique dans son autobiographie (Vita, 2, 10-11), cf. François Blanchetière, op. cit., p. 213.
  80. Dans les Manuscrits de la mer Morte une centaine d'écrits est attribué à un groupe qui se désigne sous le nom de Yahad. Il est souvent assimilé aux Esséniens dont parlent essentiellement Flavius Josèphe et Philon d'Alexandrie, ou pour le moins à un groupe très proche.
  81. a et b François Blanchetière, Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien, éd Cerf, Paris, 2001, p. 213.
  82. a, b et c André Paul, Les mouvements baptistes, 2005, sur http://www.clio.fr
  83. André Paul, Qumrân et les Esséniens. L'éclatement d'un dogme, éd. Cerf, 2008
  84. « Save the Gnostics » par Nathaniel Deutsch, 6 octobre 2007, New York Times.
  85. a et b Encyclopædia Universalis, Article « Mandéisme ».
  86. a, b et c André Paul, Encyclopædia Universalis, Article « NAZARÉENS, religion »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • François Blanchetière, Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien, Cerf,‎ 2001 (ISBN 978-2-204-06215-2)
  • Alexandre Najjar, Saint Jean-Baptiste, Pygmalion, Coll. Chemins d'éternité, Paris, 2005 (ISBN 2-85704-854-8)
  • Patrick Banon, Le Jumeau du Christ, biographie de Jean-Baptiste, éditions des Presses de la Renaissance, 2010 (ISBN 978-2-7509-0520-0)
  • Paul-André Claudel, Salomé. Destinées imaginaires d'une figure biblique, Paris, Ellipses, coll. "Biographies et mythes historiques", 2013, 264 p. (chapitres I à IV sur la figure de Jean le Baptiste, antagoniste de Salomé) (ISBN : 978-2-72988-317-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]