Forcalquier
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| Forcalquier | |
|---|---|
Détail |
|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur |
| Département | Alpes-de-Haute-Provence (sous-préfecture) |
| Arrondissement | Forcalquier |
| Canton | Forcalquier |
| Code Insee abr. | 04088 |
| Code postal | 04300 |
| Maire Mandat en cours |
Christophe Castaner (PS) 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Forcalquier et Montagne de Lure |
| Site internet | Site officiel |
| Démographie | |
| Population | 4 654 hab. (2006) |
| Densité | 109 hab./km² |
| Gentilé | Forcalquiérens |
| Géographie | |
| Coordonnées géographiques |
|
| Altitudes | mini. 397 m m — maxi. 911 m m |
| Superficie | 42,76 km² |
Forcalquier (en occitan provençal : [fuʀkɔwˈkje], écrit Forcauquier selon la norme classique ou Fourcauquié selon la norme mistralienne) est une commune française, située à sept cent quarante-sept kilomètres[1] au sud-est de Paris dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle est chef-lieu d’arrondissement.
Ses habitants sont appelés les Forcalquiérens[2].
La petite ville a pour devise, « Pus aut que les Aups » (« plus haut que les Alpes »)[3] et, pour surnoms, la « Cité des quatre reines »[4] ou encore la « Cité comtale », en souvenir du XIIe siècle ou elle fut capitale d’un comté.
Avec 4 654 habitants, Forcalquier est la sixième ville du département après Oraison mais avant Pierrevert et se classe au 2 096e rang national[5].
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Localisation
Forcalquier est construite entre la montagne de Lure et le Luberon, dans la partie occidentale des Alpes-de-Haute-Provence. Elle est traversée par la Via Domitia et l’ancienne route nationale 100.
L'altitude moyenne de la ville est de 550 mètres[6].
Forcalquier se situe à proximité de Sisteron (au nord, 43 km)[1], d'Apt (à l'ouest, 42 km)[1], de Manosque (23 km)[1], d’Aix-en-Provence (80 km)[1] et de Marseille (109 km) (au sud)[1] et de Digne-les-Bains (à l'est, à 50 km)[1].
[modifier] Transports
- Réseau routier
La ville de Forcalquier se situe à un carrefour routier : la route nationale 100 (départementalisée en RD 4100) d'une part vers le sud-ouest (en direction de Mane, Manosque, Apt, Avignon) et le sud-est (en direction de l'autoroute A51, Niozelles, La Brillanne, Oraison) ; la route départementale 950, vers le nord-ouest (en direction de Limans, Saint-Étienne-les-Orgues, Banon), la route départementale 12 d'une part vers l'est (en direction de Pierrerue, Sisteron, Digne-les-Bains) et le nord-est (en direction de Fontienne).
Forcalquier est à onze kilomètres de la bretelle autoroutière de La Brillanne (sortie 19) située sur l'autoroute A51[7] qui assure une communication rapide vers le sud en direction d'Aix-en-Provence et de Marseille et vers le nord en direction de Gap.
- Services autocars
Forcalquier est desservie par trois lignes LER PACA[8] qui sont les suivantes:
- ligne 22: Avignon - Forcalquier - Oraison - Digne-les-Bains
- ligne 25: Marseille - Aix-en-Provence - Manosque - Volx - Forcalquier
- ligne 26: Forcalquier/Sisteron/Digne-les-Bains - Gare d'Aix-en-Provence TGV - Aéroport de Marseille Provence
La petite ville est aussi reliée par sept lignes départementales[8]:
- ligne Banon - Forcalquier
- ligne Forcalquier - Digne-les-Bains
- ligne Forcalquier - Manosque
- ligne La Brillanne - Niozelles - Pierrerue - Forcalquier
- ligne Revest-Saint-Martin - Forcalquier
- ligne Cruis - Forcalquier
- ligne Saint-Michel-l'Observatoire - Forcalquier
- Transports ferroviaires
La gare de Forcalquier est fermée depuis la Seconde Guerre mondiale, et la ville est désormais desservie par celle de La Brillanne-Oraison, située à 10 km. Celle-ci est située sur la ligne Marseille-Briançon. La gare de La Brillanne-Oraison est point d'arrêt pour les trains IC-TER PACA. Cette gare est desservie par les cars LER de la ligne Avignon TGV-Avignon-Forcalquier-Oraison-Digne)[9]. La gare TGV la plus proche de Forcalquier est celle de Aix-en-Provence TGV, accessible grâce aux navettes LER Forcalquier-Manosque-Aix TGV-Aéroport Marseille Provence[9].
- Autres types de transports
De Forcalquier part une piste cyclable d'une centaine de kilomètres qui rejoint Cavaillon, en passant par Apt.
La commune est traversée par les sentiers de grande randonnée GR 6[10] et GR 653D[11].
[modifier] Urbanisme
Forcalquier est une ville médiévale bâtie selon un plan semi-concentrique sur le versant d'une colline, autour de la Citadelle, ensemble de fortifications surmonté par la chapelle Notre-Dame-de-Provence. Sous la Citadelle, se trouve la vieille ville, faite de ruelles et de places souvent étroites et dont certaines demeures remontent au XIVe siècle. Aujourd'hui, certaines maisons, trop vétustes, sont abandonnées au profit de pavillons modernes qui étendent la surface de l'agglomération.
[modifier] Communes voisines
[modifier] Hydrographie
La commune de Forcalquier est traversée par trois cours d'eau : le Beveron (affluent de la Durance)[12], la Laye (affluent du Largue) [13] et le Viou (petit affluent de la Laye) [14]. Aucun ne traverse le centre de la ville. Forcalquier est bordée d'un barrage sur la Laye servant pour l'agriculture, la distribution de l'eau pour les habitants du Pays de Forcalquier et assure une production hydroélectrique. Il est situé aussi sur les communes de Mane et de Limans.
[modifier] Climat
Forcalquier est soumis à un climat méditerranéen d'intérieur, très semblable à celui que l'on trouve dans le reste de la Provence à basse altitude. Les hivers sont frais, avec des gelées fréquentes, tandis que les étés sont très chauds et secs, avec quelquefois des orages. La température moyenne mensuelle varie entre 4,0 °C en janvier et 21,9 °C en juillet, avec 12,4 °C de température moyenne[15]. L'amplitude thermique diurne moyenne est assez élevée (10 °C en hiver, 15 °C en été), la moyenne annuelle des précipitations est d'environ 730 mm et la ville reçoit environ 2800 heures d'ensoleillement par an.
| Mois | Janv. | Fév. | Mars | Avr. | Mai | Juin | Juil. | Août | Sept. | Oct. | Nov. | Déc. | Année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures maximales moyennes (°C) | 8,4 | 10,4 | 13,5 | 16,8 | 20,9 | 24,9 | 29,0 | 28,4 | 24,6 | 19,2 | 12,8 | 9,1 | 18,2 |
| Températures minimales moyennes (°C) | -0,4 | 0,5 | 2,3 | 5,2 | 8,4 | 12,0 | 14,8 | 14,3 | 11,7 | 7,8 | 3,2 | 0,4 | 6,7 |
| Températures moyennes (°C) | 4,0 | 5,4 | 7,9 | 11,0 | 14,7 | 18,5 | 21,9 | 21,3 | 18,1 | 13,5 | 8,0 | 4,8 | 12,4 |
| Ensoleillement (h) | 155,8 | 155,9 | 209,9 | 225,2 | 256,7 | 291,8 | 343,0 | 312,8 | 250,5 | 205,5 | 161,3 | 154,4 | 2755,5 |
| Moyennes mensuelles de précipitations (mm) | 51,8 | 58,2 | 58,0 | 67,2 | 73,4 | 61,3 | 40,7 | 61,3 | 59,3 | 81,5 | 64,6 | 58,8 | 735,8 |
| Source : Archives climatologiques mensuelles - Saint-Auban (1961-1990) | |||||||||||||
| Ville | Ensoleillement | Pluie | Neige | Orage | Brouillard |
|---|---|---|---|---|---|
| Paris | 1 797 h/an | 642 mm/an | 15 j/an | 19 j/an | 13 j/an |
| Nice | 2 694 h/an | 767 mm/an | 1 j/an | 31 j/an | 1 j/an |
| Strasbourg | 1 637 h/an | 610 mm/an | 30 j/an | 29 j/an | 65 j/an |
| Forcalquier | 2 755 h/an | 736 mm/an | 9 j/an | 32 j/an | 6 j/an |
| Moyenne nationale | 1 973 h/an | 770 mm/an | 14 j/an | 22 j/an | 40 j/an |
[modifier] Étymologie
Selon Ernest Nègre, le toponyme Forcalquier (in castro Furnocalcario en 1018-32, castel de Fornchalcerii vers 1103) provient de l’association des termes occitans forn, four, et calquièr, littéralement « four calcaire », mais qu’il faut comprendre au sens étymologique « four à chaux » (calx, chaux ; calcarius, de chaux, à chaux)[17].
D’après Jean-Yves Royer, se basant sur des formes anciennes du nom, signifie « la fontaine du rocher » (Font Calquier)[18].
[modifier] Histoire
[modifier] Antiquité
La région de Forcalquier a connu très tôt une occupation humaine où les Celtes se mêlèrent aux Ligures implantés dès le Xe siècle av. J.-C. Ces peuplent élurent domicile sur les éminences, comme en témoignent de nombreux oppida.
Avec la colonisation romaine, ce sont, en revanche, les plaines et les grands axes de communication qui sont privilégiés.
[modifier] Moyen Âge
Une agglomération très petite (hameau ou village) se constitue au VIIe siècle sur une butte. L’église Saint-Promasse et une villa agricole existent à cette époque. Au IXe siècle ou au Xe siècle, un château important y est construit : il est assez sûr pour accueillir les reliques de saint Marius (ou Mary) et les mettre à l’abri des Sarrasins[19]. L’agglomération apparaît dans les chartes pour la première fois en 1004 (Forcalchiero)[20]. En 1060, l’évêque de Sisteron Géraud Chevrier ne peut entrer après son élection dans sa ville, et se réfugie à Forcalquier. Il élève alors l’église Saint-Mary au rang de concathédrale. Urbain II y séjourne le 7 août 1096, en revenant de son prêche pour la première croisade.
Au milieu du Moyen Âge, Forcalquier était une possession des comtes de Provence, qui échut au comte Foulques Bertrand, qui s’intitula comte de Forcalquier et fit de Forcalquier sa ville principale. Au XIIe siècle, le comté de Provence, possession indivise entre plusieurs comtes, fut partagée et l'une des trois parties revint à la comtesse Adélaïde, veuve d'un comte d'Urgel, qui prend le titre de comtesse en 1110[21].
Pendant plus d'un siècle, les comtes de Forcalquier font de leur ville la capitale d'un comté qui s'étendait des sources de la Durance aux portes de Cavaillon, et qui dont les villes principales étaient Embrun, Gap, Sisteron, Manosque, Pertuis, Apt et Sault[22].
Le Xlle siècle est l'âge d'or du Pays de Forcalquier, comme en témoignent les nombreux édifices romans de la région. En 1125, Forcalquier devient la capitale du comté qui comprenait les diocèses d'Apt, de Sisteron et une partie de ceux de Gap et d'Embrun.
Le mariage de Gersende de Sabran et d’Alphonse II de Provence allie finalement les maisons comtales de Forcalquier et de Provence, et Forcalquier devient une de leurs résidences. Après la crise économique et démographique du Xllle siècle, Forcalquier souffre des passages de Charles de Duras et de Raymond de Turenne.
Le siècle suivant est marqué par les grandes épidémies de peste. Faute d'héritier au dernier comte de Provence, le roi René, le comté est réuni à la France, mais le titre de comte de Forcalquier est porté par les comtes de Provence et ensuite les rois de France jusqu'à Louis XVIII. Le rattachement a lieu en 1481 : Louis XI hérite du comté, mais doit assiéger Forcalquier, qui résiste trois semaines avant de tomber le 21 juillet, puis est mise à sac[23].
[modifier] La Charte de commune
Forcalquier avait déjà des privilèges et exemption de taxes, depuis que le comte Guillaume IV de Forcalquier en difficulté face au marquis de Provence et au comte de Toulouse lui avaient accordés, le 26 mai 1206[24]. Ces privilèges furent par la suite confirmés et étendus :
- en 1217, Raimond Bérenger IV de Provence confirme ces exemptions et donne en supplément aux Forcalquiérens le droit de vendre leur vin toute l’année (au lieu de devoir attendre que le comte ait vendu le sien comme auparavant)[25] ;
- en 1225, le même limite le droit de cavalcade à la Durance, ce qui limite l’aide militaire due par les Forcalquiérens à une défense de leur propre terroir[26] ;
- en 1229, il oblige certains commerçants à passer par Forcalquier au lieu de prendre la route directe par Manosque. De plus, tout le commerce entre la Basse-Provence et le comté de Forcalquier devra passer par Peyruis et Forcalquier ; les anciennes routes par Cadarache et Les Mées, ou par Digne sont interdites, ce qui assure la prospérité de l’axe utilisant la rive droite de la Durance[27].
Ces droits sont considérablement étendus à la fin du XIVe siècle. Après l’assassinat de la reine Jeanne de Naples par Charles de Duras, la Provence est en pleine guerre de succession. La reine Marie, veuve de Louis d’Anjou, accorde des chartes de commune aux villes du comté pour financer sa guerre. Forcalquier obtient la sienne le 23 juin 1385[28]. Elle donne une très grande autonomie à la ville :
- les droits antérieurs sont confirmés (garde des clefs de la ville, notamment) ;
- le conseil a une compétence générale (il est libre de délibérer de tout sujet) et sans tutelle ;
- les principaux domaines relevant du conseil municipal sont toutefois définis : police et défense de la ville, santé publique, écoles ; monopole sur la boucherie et la boulangerie, et droit d’affermer ce monopole annuellement ; berger municipal pour chaque type de troupeau, sauf pour les moutons ;
- tous les citoyens, y compris les Juifs, ont les mêmes droits.
Le droit de vote n’est pas donné à tous les hommes libres, mais le collège électoral peut rassembler près de 75 % des chefs de feu. Tous les titulaires de charge, notamment les syndics (maires), sont réélus tous les ans, avec inéligibilité à leur sortie de charge[29].
Cette charte est ensuite précisée, notamment en 1452, quand sont définis comme citoyens les hommes libres ayant les deux tiers de leurs biens à Forcalquier et passant les fêtes[30]. La ville profite des difficultés financières de François Ier pour racheter les derniers droits féodaux en 1521[31].
[modifier] La légende des Quatre reines
Forcalquier fut, aux XIIe et XIIIe siècles, la capitale d'un comté puissant. L'un de ces comtes, Raymond Bérenger IV, eut quatre filles qu'il maria toutes quatre à des rois :
- l'aînée, Marguerite, épousa le roi de France Louis IX (Saint-Louis) ;
- la deuxième, Éléonore, épousa le roi d'Angleterre Henri III ;
- la troisième, Sancie, devint l'épouse du frère d'Henri III, Richard de Cornouailles, qui porta, peu de temps, le titre de roi des Romains ;
- quant à la benjamine, Béatrice, c'est son mariage avec le frère de Louis IX, Charles d'Anjou, roi de Naples et de Sicile, qui lui valut le titre de reine.
Filles d'un comte de Forcalquier aux possessions très étendues, il est très probable que ces quatre reines ne sont probablement jamais venues à Forcalquier[32].
[modifier] Du XVIe au XVIIIe siècles : les Temps modernes
Pendant les guerres de religion, la ville reste majoritairement catholique, mais avec une partie non négligeable de la population qui se convertit au protestantisme. Quelques troubles se produisent : rixes, destructions d’oratoires. Les troubles majeurs y commencent par l’assassinat du consul Antoine Amalric et de son fils, sur la route d’Aix, puis, le 12 juin 1562, alors que les Huguenots sont protégés par une garnison protestante, par la mise à sac de la cathédrale et de l’église des Cordeliers[33]. Les protestants quittent rapidement la ville pour aider leurs coreligionnaires de Sisteron, ce qui permet à une armée catholique d’occuper la ville et de mettre à sac les domiciles des protestants. Ceux-ci ne rentrent qu’avec l’édit d'Amboise (1563), qui leur donne le droit de pratiquer leur religion, et qui leur réserve un quart du conseil municipal. Cependant, en 1564, de nouveaux heurts se produisent. En 1567, la ville est prise par les Huguenots, qui l’abandonnent au bout de trois semaines à la demande de la municipalité[34].
Forcalquier est l’une des deux places de sûreté, avec Mérindol, accordées par l’édit de Saint-Germain aux protestants de Provence[35]. La ville est cependant assiégée par les protestants dès 1576, puis en 1580 ; ils reviennent à l’assaut en 1585[36]. Ce sont les catholiques qui assiègent ensuite la ville : le duc d’Épernon en 1587, le duc de La Valette en 1588[37]. En 1601, Henri IV fait raser le château[38]. Le dernier épisode des guerres de religion se situe en 1629[39].
Après les guerres de religion, Forcalquier connaît, comme le reste de la France, une période de reprise dans le premier tiers du XVIIe siècle, mais perd encore 2000 habitants pendant la peste de 1630. Puis, la ville retrouve une vie tranquille. Elle est le siège d'une sénéchaussée, qui en fait la capitale judiciaire de son ancien comté. Elle en est aussi le centre économique, artisanal et culturel. À la fin de l’Ancien Régime, Mane et Céreste ont des faïenceries à la production originale, mais éphémère.
Forcalquier est le siège d’une viguerie jusqu’à la Révolution française[40].
[modifier] Révolution française
La société patriotique de la commune fait partie des 21 premières créées dans les Basses-Alpes : elle s’affilie au club des Jacobins de Paris le 22 juin 1792[41]. Le club de Forcalquier accueille une assemblée des sociétés de son district le 7 avril 1793[42]. Le 5 frimaire an III, le représentant en mission Gauthier épure la société[43]. En prairial-ventôse de l'an III de la Révolution française et jusqu’en l'An V, une bande de royalistes, dits « les égorgeurs royaux », sème le trouble dans la ville et le canton d'Oraison, rançonnant les communes et bastonnant les républicains[44]. Le 25 mars 1794, la cathédrale Notre-Dame du Bourguet a été saccagée[45], et le trésor de la cathédrale est envoyé à la fonderie[46].
[modifier] Époque contemporaine
Avec la Révolution, Forcalquier devient chef-lieu de district, puis sous-préfecture sous le Consulat. Le sous-préfet Latourette fait raser les remparts entre 1806 et 1813, remplacés par des boulevards et des avenues[47].
En 1816, l’évêque de Digne, Mgr Miollis, l’évêque des Misérables, rétablit le collège de Forcalquier qui venait d'être transporté à Manosque, et le confie aux Jésuites, qui en font le deuxième collège de France jusqu'en 1828. En 1853, le collège est encore important, mais il décline et finit par être supprimé en 1903.
Forcalquier est un bastion républicain lors de la Deuxième République : c’est l’horloger Escoffier qui fonde la première chambrette (société secrète républicaine en Provence) en 1849, qui essaime rapidement. Des banquets sont organisés le 21 janvier 1850 pour l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, ce qui entraîne le désarmement des garde nationale de Mane et Forcalquier[48]. En 1851, Forcalquier est au centre de la résistance au coup d’État de Napoléon III dans les Basses-Alpes. Le signal de l’insurrection est donné par les Forcalquiérens à la foire de Mane, le 5 décembre[49], le sous-préfet et les gendarmes qui ne se rallient pas sont emprisonnés[50]. Une troupe de 3000 hommes quitte ensuite Forcalquier pour prendre le contrôle de Digne et du département[51]. La répression fut massive.
Forcalquier reste un centre intellectuel. En 1867, l'Athénée littéraire avait été créé. Les Jeux floraux en 1872, les fêtes de l'inauguration de Notre-Dame de Provence en 1875, la fondation de l’École des Alpes en 1876 et les fêtes internationales de la Latinité en 1882, font revivre de grands espoirs.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, l’Armée secrète tente de libérer la ville, le 8 juin. Mais la Wehrmacht reprend la ville d’assaut, qui fait douze morts[52].
Le ciel le plus ensoleillé de France permet à proximité l’installation de l’observatoire de Haute-Provence ; l’aménagement de la Durance renouvelle la vitalité du pays et attire le grand tourisme. Une renaissance culturelle s'amorce.
De nos jours, Forcalquier conserve encore largement son rôle de centre culturel.
[modifier] Héraldique
|
Blasonnement : |
Il s'agit du blason de la maison de Barcelone car Raymond-Bérenger IV, qui concéda ce blason à la ville en 1217, était comte de Barcelone et comte de Provence. Pour le distinguer de celui d'Aix, la capitale, les armes furent brisées en lui enlevant un pal (le blason d'Aix porte d'or à quatre pals de gueules).[54]
Les armoiries sont timbrées d'une couronne comtale et portent en cimier la croix occitane dite aussi croix de Forcalquier.[55]
Au Moyen Âge, les armes des comtes de Forcalquier étaient constituées d’une croix de Toulouse triplement pommetée. Ces armes se retrouvent sur les monnaies du comté de Provence après son union avec le comté de Forcalquier, ainsi que sur les sceaux des comtes. Cette croix n’est plus utilisée à partir du XIIIe siècle[56].
[modifier] Administration et politique
Forcalquier est chef-lieu de canton représenté par le conseiller général et maire de Villeneuve Jacques Echalon [57](PS). La commune est attachée à la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence[58] représentée par le député Daniel Spagnou (UMP)[59]. Le seul sénateur représentant le département et Forcalquier est Claude Domeizel (PS)[60]. Vingt-sept élus siègent au conseil municipal[61], dont le maire, son premier adjoint et ses sept adjoints. Les élus se répartissent en vingt-trois conseillers PS et Les Verts et quatre élus UMP. La commune est membre du Parc naturel régional du Luberon [62].
[modifier] Liste des maires successifs
| Liste des maires de 1385 à 1789 | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1559 | 1560 | Colin de Berluc Antoine Amalric[63] |
Protestant Catholique |
|
| de 1789 à août 1944 | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| Joseph de Berluc-Pérussis | ||||
| Mathieu Janssaud | ||||
| 1871 | 1878 | Marius Debout | Républicain | conseiller général |
| Camille Arnaud | ||||
| mai 1892 | août 1923 | Martial Sicard | Républicain | député, conseiller général |
| Liste des maires depuis la Libération | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| octobre 1947 | ? Jaubert | |||
| octobre 1947 | mars 1965 | Léon Espariat | SFIO | |
| mars 1965 | janvier 1983 | Claude Delorme | PS | député, président du Conseil général |
| janvier 1983 | mars 1983 | Pierre Michel | PS | maire par intérim |
| mars 1983 | mars 1989 | Pierre Delmar | RPR | député, conseiller général |
| mars 1989 | juin 1995 | Raymond Franjou | PS | |
| juin 1995 | mars 2001 | Pierre Delmar | RPR | député, conseiller général |
| mars 2001 | réélu en 2008 | Christophe Castaner[64] | PS | vice-président de la région PACA |
[modifier] Conseil municipal
Le conseil municipal élu en 2008 compte 27 membres [65].
Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Forcalquier :
| Groupe | Président | Effectif | Statut | ||
|---|---|---|---|---|---|
| PS-Les Verts | Christophe Castaner | 23 | majorité | ||
| UMP | Georges Fayet | 4 | opposition |
[modifier] Intercommunalités
Forcalquier dépend de la communauté de communes du Pays de Forcalquier et Montagne de Lure[66] et de l'intercommunalité du Pays de Haute-Provence[67]. Ces deux intercommunalités siègent à Forcalquier[68] [69]. La communauté de communes du Pays de Forcalquier et Montagne de Lure comprend treize communes (Cruis, Fontienne, Lardiers, Saint-Etienne-les-Orgues, Ongles, Sigonce, Niozelles, Pierrerue, Lurs, Revest-Saint-Martin, Limans, Montlaux et bien évidemment Forcalquier) et présidé par Christophe Castaner. L'intercommunalité du Pays de Haute-Provence regroupe 46 communes avec une population de 66 741 habitants. Elle comprend la partie sud-ouest du département et le plateau de Valensole et est présidée par Jérôme Dubois (maire de Volx).
[modifier] Tendances politiques
Au référendum européen sur le traité de Maastricht (scrutin du 20 septembre 1992), sur 2 995 inscrits, 2 154 ont voté, ce qui représente une participation de 71,92 % et une abstention de 28,08 %. Il y a eu une victoire du oui avec 1 106 voix (53,46 %) contre 963 (46,54 %) non et 85 (3,95 %) de votes blancs ou nuls[70].
Au référendum sur la constitution européenne (scrutin du 29 mai 2005), sur 3 128 inscrits, 2 325 ont voté, ce qui représente une participation de 74,33 % du total, soit une abstention de 25,67 %. Il y a eu une victoire du non avec 1 232 voix (54,68 %), 1 021 voix (45,32 %) s'étant prononcées pour le oui et 72 (3,10 %) étant des votes blancs ou nuls[71].
À l’Élection européenne de 1999, François Hollande (PS) est arrivé en tête avec 20,38 %, suivi par Charles Pasqua (RPF) avec 15,12 %, Nicolas Sarkozy (RPR) avec 13,89 %, Daniel Cohn-Bendit (Les Verts) avec 10,89 %, François Bayrou (UDF) avec 6,92 %, Robert Hue (PCF) avec 6,79 % et Jean Saint-Josse (CPNT) avec 5,20% ; aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5%. Il y eut 5,02 % de bulletins blancs ou nuls [72].
Aux élections européennes du 13 juin 2004, on note une abstention forte : 51,50% sur 3 190 inscrits. La liste de Michel Rocard (PS) est arrivée en tête avec 31,96 %, suivie par celles de Françoise Grossetête (UMP) avec 18,84 %, de Jean-Luc Bennahmias (Les Verts) avec 10,79 %, de Thierry Cornillet (UDF) avec 9,32 %, de Jean-Marie Le Pen (FN) avec 7,72 %, de Patrick Louis (MPF) avec 6,52 % et de Manuela Gomez (PCF) avec 5,59 %. Les autres listes ne dépassant pas 5 % des suffrages. Il y eut 2,91 % de bulletins blancs ou nuls [73].
À l'occasion des élections européennes du 7 juin 2009, la liste de Françoise Grossetête (UMP) est arrivée en tête avec 28,54 %, suivie par celles de Michèle Rivasi (Europe Écologie) avec 21,46 %, de Vincent Peillon (PS) avec 17,43 %, de Marie-Christine Vergiat (Front de Gauche) avec 6,02 %, de Jean-Luc Bennahmias (MoDem) avec 5,52 % et de Raoul Jennar (NPA) avec 5,02 %. Les autres listes ne dépassant pas 5 % des suffrages. Il y eut 3,30 % de bulletins blancs ou nuls [74].
- Municipales :
| Parti | Nom | Premier tour | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % Exprimés | % Inscrits | Sièges | |||
| PS | Christophe Castaner, sortant réélu | 1 706 | 64,45 % | 49,94 % | 23 | |
| UMP | Jean-Claude Bauza | 941 | 35,55 % | 27,54 % | 4 | |
| Total exprimés | 2 647 | - | 77,49 % | |||
| Total votants : exprimés + blancs ou nuls | 2 728 | - | 79,86 % | |||
| Total inscrits : votants + abstentions | 3 416 | - | 100,00 % | |||
À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver largement en tête Jacques Chirac (RPR) avec 19,16 %, suivi de Jean-Marie Le Pen (FN) avec 15,13 %, Lionel Jospin (PS) avec 14,79 %, puis Noël Mamère (Les Verts) avec 7,31 %, Jean-Pierre Chevènement (Pôle Républicain) avec 5,76 %, Arlette Laguiller (LO) avec 5,50 %, Jean Saint-Josse (CPNT) avec 5,38 % et François Bayrou (UDF) avec 5,04 %. Aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. 646 abstentions sur 3 114 inscrits (20,75 %).
Au second tour, les électeurs ont voté à 82,95 % pour Jacques Chirac contre 17,05 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 15,16 %, résultat assez proche des tendances nationales sauf pour l'abstention dont le taux est nettement plus faible sur Forcalquier (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %) [76].
À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer en tête Nicolas Sarkozy (UMP) avec 32,74 %, suivi par Ségolène Royal (PS) avec 28,54 % et François Bayrou (UDF) avec 14,55 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 8,92 %. Aucun autre candidat ne dépasse les 5 %. 352 abstentions sur 3 344 inscrits (9,99 %).
Le second tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 52,76 % (résultat national : 53,06 %) contre 47,21 % pour Ségolène Royal (résultat national : 46,94 %)[77].
Aux élections législatives de juin 2007, les électeurs de la commune, qui fait partie de la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence, ont voté au second tour pour le maire de la ville Christophe Castaner (PS) avec 52,35 % contre 47,65 % pour Daniel Spagnou (UMP). Lors de ces élections Daniel Spagnou est réélu député avec environ 54 % des voix[78].
[modifier] Jumelage
Depuis 1982, la ville de Forcalquier est jumelée avec la ville italienne de:
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[modifier] Enseignement
La commune est rattachée à l'académie d'Aix-Marseille et dispose sur son territoire[80]de :
- deux écoles maternelles : Fontauris (public), Jeanne d'Arc (privée) ;
- deux écoles élémentaires : Léon Espariat (public), Jeanne d'Arc (privée) ;
- un collège : Henri Laugier (public) ;
- la ville de Forcalquier ne possède pas de lycée, mais a une antenne du CFPPA (centre de formation professionnelle pour adultes) du lycée agricole de Carmejane (Le Chaffaut)[81] ;
- à Forcalquier siège l'Université européenne des saveurs et senteurs[82].
Un centre de loisirs accueille les enfants[83]. La commune possède une crèche[84]. La FCPE [85] et la PEEP[85] sont les deux groupes de parents d'élèves qui agissent sur la commune.
[modifier] Santé
Forcalquier possède un hôpital local nommé Saint-Michel[86] et aussi un laboratoire d'Analyses médicales[87]. Selon le magazine l'Express, l'hôpital Saint-Michel fait partie des hôpitaux les plus sûrs de France avec une note de 78,11 sur 100 et se classe 43e au plan national et 1er au niveau départemental [88]. La commune dispose aussi, de trois maisons de retraite[89] (Lou Ben Estre, Lou Seren et Saint-Michel). On y trouve neuf kinésithérapeutes, douze médecins [90], trois dentistes [91], deux podologues et deux pharmacies [92]. De nombreuses associations sont représentées et œuvrent socialement, dont le Rotary Club[93], Les Restos du Cœur[94], le Secours catholique[95]ou le Secours populaire[94].
[modifier] Démographie
[modifier] Évolution démographique
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D’après les dénombrements en feux d’Ancien Régime, convertis selon la méthode d’Édouard Baratier[96] |
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| Date | 1299 | 1311 | 1315 | 1340 | 1350 | 1433 | 1471 | 1698 | 1716 | 1760 |
| Population | 3542 | 3675 | 3795 | 3795 | 1897 | 810 | 1114 | 2197 | 2684 | 2546 |
(élaboration graphique par Wikipédia)

Évolution démographique 1968-1999
| 1968-1975 | 1975-1982 | 1982-1990 | 1990-1999 | évolution 1968-1999 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Naissances | 287 | 245 | 401 | 404 | 1 337 |
| Décès | 293 | 403 | 484 | 673 | 1 853 |
| Solde naturel | -6 | -158 | -83 | -269 | -516 |
| Solde migratoire | 339 | 628 | 294 | 578 | 1 839 |
| Variation absolue population | 333 | 470 | 211 | 309 | 1 323 |
| Sources des données : INSEE[100] | |||||
[modifier] Structure de la population
[modifier] Pyramide des âges
[modifier] Économie
[modifier] Emploi
La population active totale de Forcalquier s'élève à 1 639 personnes[102]. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans est de 77 %, ce qui place la commune légèrement en dessous de la moyenne nationale qui est de 82,2 %. On dénombre 303 chômeurs, ce qui en 1999 donna un taux de chômage de 18,5 %. En tout et pour tout, la population comprend 37,9 % d'actifs, 25,2 % de retraités, 20,8 % de jeunes scolarisées et 16,1 % de personnes sans activité[102].
| Agriculture | Industrie | Tertiaire | Construction | |
|---|---|---|---|---|
| Forcalquier | 4,8 % | 10,9 % | 78,2 % | 6,1 % |
| Moyenne nationale | 4,1 % | 18,3 % | 71,5 % | 6,1 % |
| Agriculteurs exploitant |
Artisans, commercants et chefs d'entreprise |
Cadres, professions intellectuelles |
Professions intermédiaires |
Employés | Ouvriers | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Répartition | 2,6 % | 10,7 % | 7,8 % | 23,3 % | 36,6 % | 19,1 % |
On remarque que, si le secteur tertiaire dominant l'économie nationale occupe une place considérable au sein des secteurs de l'emploi forcalquiéren (78,2 %), les pourcentages des emplois dans le domaine de l'agriculture (4,8%) et de la construction (6,1%) sont quasiment égaux à la moyenne du pays , quant au domaine de l'industrie (10,9%) son pourcentage est inférieur à la moyenne nationale (18,3%).
[modifier] Agriculture
Une partie de la commune est consacrée à l'agriculture. Les terres fertiles permettent la culture des céréales (blé, maïs) et des légumineuses. Le pays de Forcalquier est un des premiers récolteurs et distillateurs de lavande au monde.
[modifier] Autres
La vigne est cultivée à Forcalquier et dans les communes environnantes, pour la production du vin de pays des Alpes-de-Haute-Provence.
[modifier] Industrie
Bien que Forcalquier n'abrite pas d'industrie lourde, il existe une activité industrielle significative dans trois secteurs :
- l'industrie cosmétique (en particulier l’unique usine de la société BEA) ;
- l'industrie des distillations de lavandes de Haute-Provence ;
- l'entreprise Henri Bardouin;
La ville possède deux supermarchés et une ZAC.[105]
Forcalquier bénéficie également des retombées économiques du centre du CEA implanté à Cadarache, à côté duquel se construit ITER. De nombreux ingénieurs, chercheurs du monde entier vont venir travailler à ce centre et pourraient chercher à se loger vers Forcalquier, distante d'environ 40 km et une des villes les plus proches.
[modifier] Marchés
Tous les lundis matin, le marché de Forcalquier est un des principaux marchés locaux, proposant des denrées alimentaires, des produits de l'artisanat ou encore des vêtements[106].C'est le rendez-vous hebdomadaire des producteurs, artisans et gens du pays. Il est l'un des plus grands marchés de France.
Depuis mars 2008, le jeudi après-midi de 15 à 19 heures a lieu un marché bio sur la place du Bourguet.
[modifier] Tourisme
Forcalquier a un office de tourisme intercommunal du pays de Forcalquier et montagne de Lure.
Le tourisme est bien développé à Forcalquier, grâce aux nombreux monuments, au climat ensoleillé et aux paysages de moyenne montagne provençale : champs de lavande, montagne de Lure, les Mourres.
Les touristes proviennent essentiellement de la France, de l'Allemagne, des Pays-Bas, de la Belgique, du Luxembourg, de la Suisse, de l'Italie.
[modifier] Lieux et monuments
D'après Pierre Magnan, Forcalquier était le plus beau pays du monde et Dieu merci personne d'autre que nous ne s'en avisait[107].
Le monument le plus ancien est le dolmen, très dégradé[108] du Clos du Meli.
[modifier] Architecture militaire
La citadelle offre un panorama sur tout le pays environnant. À cet emplacement s'élevait autrefois le château des comtes de Forcalquier. Son plateau est un site inscrit. On y trouve aujourd'hui la chapelle Notre-Dame de Provence : de style romano-byzantin, érigée de 1869 à 1875[109] à l'initiative du chanoine Terrasson et ornée de statues d'anges musiciens et des saints de Provence ; son carillon, construit dans les années 1920 et composé de 18 cloches, permet le jeu traditionnel "à coups de poings". Sonnerie : tous les dimanches à 11 h 30 ainsi qu'à l'occasion des principales fêtes, notamment le "Nadalet" pour Noël.
La porte des Cordeliers, du XIVe siècle[110], est le dernier vestige des six portes que comptait la ville. La porte de la citadelle, datant du siècle précédent, subsiste également. C’est le seul reste de la forteresse médiévale, dite citadelle, avec une tour qui comporte encore deux salles voûtées[111].
Il subsiste quelques vestiges du château des évêques, au sommet de la ville, intégrés à des constructions plus récentes : bases de tours, pans de murs, partie du corps de logis[112].
[modifier] Architecture religieuse
La cathédrale Notre-Dame du Bourguet (XIIIe et XVIIe siècles) : Notre-Dame du Marché, ou du Bourguet. Nef centrale, chœur, transept et clocher datent des premières années du XIIIe et constituent le premier essai d'adaptation de l'art gothique en pays d'oc. Le campanile est du XVIe, les nefs latérales et le deuxième étage du clocher sont du XVIIe. Grand orgue, dont les premiers jeux remontent à 1629. Elle est classée monument historique[113].
Le couvent des Récollets : installé en 1627 dans l'église Saint-Pierre, une des quatre paroisses de la ville ; on distingue encore l'oculus roman. Transformé en prison, on y enferma en 1851 le sous-préfet et les gendarmes ralliés au coup d’État de Napoléon III.
Le couvent des Cordeliers (XIIIe siècle[6]), probablement fondé vers 1236, est l'une des premières fondations franciscaines en Provence. Il s'établit dans une demeure donnée par Raymond Bérenger V de Provence, comte de Forcalquier. Endommagé pendant les guerres de religion, mal entretenu par la suite, il périclite, et ne compte que deux religieux à la Révolution. Il est vendu comme bien national, transformé en exploitation agricole avant d'être restauré dans les années 1960. La façade de l’église est « enfouie » sous le bâtiment de l'ancienne Poste[114]. Il subsiste encore, autour du cloître gothique (début du XIVe siècle) reconstitué, l'ensemble des salles conventuelles et une chapelle secondaire du XVe siècle, un ossuaire et une crypte. L'oratoire abrite une Vierge à l’Enfant en bois sculpté du XVe siècle. Le couvent est actuellement siège de l'Université européenne des senteurs et des saveurs. Il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques[115].
Le couvent des Visitandines et son cloître, qui servirent de collège : le couvent et le cloître datent de 1634[116], la chapelle (ou église) Saint-Ange date elle de 1687. Elle possède une façade classicisante, à deux ordres et fronton triangulaire, due à l’architecte marseillais Jean Vallier. S’étant désisté, il est remplacé par Jean Vallon pour le reste de la construction, voûtée d’ogives et ornée de liernes et tiercerons, dans le style gothique[117]. Les bâtiments conventuels sont rebâtis en 1883 pour abriter la mairie. L’église, inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques[118], est actuellement un cinéma.
Le prieuré Saint-Promasse, dont l’église date du XIIe siècle, et le bâtiment conventuel du XIIIe siècle (au nord-est, il fut transformé en bâtiment agricole début XXe)[119].
La façade de l’ancien temple (fin du XVIe siècle) subsiste : la porte est placée sous un arc surbaissé, avec une poste centrale[120]. Le fronton qui la surmonte porte une inscription tirée du livre d'Isaïe : "Co(n)fesse le Seig(neur) et invoque so(n) no(m) ". Le bel hôtel particulier situé à droite du temple (XVIIe) a été celui d'une grande famille protestante, les Gassaud.
L’église Notre-Dame-de-l’Assomption, ancienne concathédrale du XIIe siècle (monument historique). Il reste de l'ancienne concathédrale Saint-Mari des vestiges du XIIe siècle, accolés au château épiscopal (tour début XIIIe).
Synagogue : emplacement supposé, on sait qu'au Moyen Âge Forcalquier abritait une importante communauté juive.
[modifier] Chapelles
La chapelle Saint-Jean, sur le versant sud de la colline, elle constitue d’abord une des quatre paroisses de Forcalquier au XIIIe siècle, puis est réunie à Notre-Dame-du-Bourguet avec les autres paroisses, lors de la crise du XIVe siècle. Elle appartient aux pénitents bleus aux XVIIe et XVIIIe siècles[121]. Elle ne peut être datée avec certitude : le chœur serait de la fin du XIe ou du début du XIIIe siècle, la nef et la façade étant construites un siècle plus tard[122]. La DRAC indique des travaux au XVIIe siècle. Elle est classée monument historique[123].
Notre-Dame-de-Fougères possède une abside voûtée sur croisée d’ogives, datable du XVIe siècle[124].
La chapelle Saint-Paul, construite sur plan carré, est le vestige d’un prieuré[125].
Chapelle de la Charité : cette chapelle du XVIIe s. fut celle d'un couvent d'Augustines, qui laissèrent place en 1720 à l'hôpital de la Charité Saint-Louis.
Chapelle de Saint-Marc : chapelle du XVIe s., remaniée au XVIIe s. et restaurée en 1994 par les Amis des chapelles rurales et oratoires de Forcalquier.
[modifier] Urbanisme
Place Saint-Michel : située dans la vieille ville, elle est très célèbre grâce à la Fontaine Saint-Michel, qui est classée monument historique[126]. Cette fontaine de style gothique a été érigée en 1512. Le bassin rond actuel a remplacé, en 1912, le bassin octogonal d'origine. La partie au-dessus des dégueuloirs a été refaite à l'identique en 1976. La base est célèbre pour les curieuses scènes sculptées qui représenteraient les vices que saint Michel cherche à écraser. Sa construction donna lieu à une véritable opération d’urbanisme : construction d’un aqueduc de 3 km (premières études en 1492, achevé en 1511), d’un château d’eau et de bassins de décantation pour les fontaines, mais aussi percement d’une rue et de deux places[127] (la seconde fontaine, dite Saint-Pierre, est remplacée par la fontaine Jeanne d’Arc en 1900[128]).
Place du Palais : l'actuel Palais de Justice (façade de 1842) a succédé à l'ancien palais des comtes de Forcalquier. La place s'appelait aussi autrefois la Granatarié (place aux grains), nom qu'a conservé l'original escalier (1853) qui la fait communiquer avec la rue Bérenger.
Le cimetière est un site classé, parmi les plus beaux d’Europe[129] : ce nouveau cimetière, qui vit le jour en 1835, allait par la suite demeurer fameux jusqu'à devenir un site classé. Au début du XXe siècle, on eut l'idée d'y planter des ifs dont le feuillage, taillé en arcades, crée cette belle perspective d'architecture végétale qui en fait désormais un site unique en Europe.
Quartiers Saint-Pancrace et de la Bonbardière, classés site inscrit ; dans ce quartier, la chapelle de Saint-Pancrace, dédicacée au patron de la ville (XVIIe siècle). Isolée sur une colline, elle a perdu son bas-côté nord[130]. Le chemin s'ouvre devant un oratoire de la même époque. Un ermitage est accolé à la chapelle. En 1733, d’importantes restaurations ont été faites au bâtiment. Le chemin d’accès est caladé. Elle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques[131]
Le clocher de Saint-Pierre est un campanile bâti par la municipalité en 1859[132].
[modifier] Architecture civile
L’hôtel d’Autane, offre une belle façade (exceptionnelle selon Raymond Collier), avec deux grandes arcades brisées (XIVe)[133] : il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques[134]. Le logis du Dauphin est de la même époque : arcades et baies géminées.
Du siècle suivant, subsistent au moins trois immeubles, une maison à l’arrière de l’hôtel d’Autane, une passage Roubaud, et la maison Jean Rey. En pierre de taille, dotée d’une cour intérieure et d’un escalier à vis, ses façades sont percées de fenêtres à meneaux. Il subsiste une porte avec une boiserie en forme de serviette repliée. Elle appartint au XVIe siècle à Jean Rey, de la famille des seigneurs d’Ongles. Sa toiture est protégée par inscription à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques[135]
L’hôtel Sébastiani, rue des Cordeliers, datant du XVIIe siècle, se distingue par ses chaînages d’angle à refends. Les poutres de son vestibule sont enrobées de gypseries, et les corniches sont également en gypserie[136].
Rue Bérenger, une maison privée possède une porte avec piédroits à bossages et à refends, et surmontée d’un fronton brisé[137]. Datant des XVe et XVIe siècles, agrandie au début du XVIIe, son vestibule a un plafond orné de gypserie (les poutres sont enrobées). Ancienne sous-préfecture jusqu’en 1851, elle sert ensuite de prison. Elle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques[138],[139].
L’hôtel Arnaud (XVIIe siècle), ancien temple protestant (ancien temple réformé)[140], est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques pour sa façade et sa toiture côté rue[141].
L’hôtel des Castellane-Adhémar est de style Louis XIII[142]. Ancienne gendarmerie, on y a découvert derrière une cloison une cheminée dont le manteau est orné de gypseries : deux pilastres à moulures encadrent une couronne de guirlande, sous une frise portant un blason, le tout datant d’entre 1650 et 1700[143]. La maison de Tende, place Saint-Michel, appartenant à la famille de Tende, possède une façade large, du XVIIIe siècle[144].
La campagne Clémentis est une villa de style palladien, de la fin du XVIIe siècle ; le manteau de sa cheminée en gypserie est orné de pans coupés[145].
Le musée municipal (mobilier ancien, costumes de Haute-Provence, section archéologie fondée en 1919[146]) est situé au second étage de la mairie.
[modifier] Architecture utilitaire
Le viaduc des Latins ou de Viou est bâti en 1882-1887, pour le chemin de fer d’Apt à Volx[147] et une route. Le manque de sécurité sur le chantier entraîna l’effondrement d’un échafaudage et la mort de sept ouvriers. Construit sur un tracé courbe, haut de 36 m, long de 136 m, il repose sur sept arches de 13 m. La voie ferrée, qui ne servit que de 1890 à 1934 au trafic des voyageurs, est démontée en 1945 ; en 1960, des trottoirs sont ajoutés[148]. Curieuses inscriptions de sa dédicace, écrites dans toutes les langues romanes et les différents dialectes occitans.
Le pont sur le Bèveron, où passe la route nationale 100, date de 1902. Construit sur un arc surbaissé, avec une voûte en appareil hélicoïdal, il présente un biais de 62°. L’ouverture de la voûte fait 16 m ; le pont fait 5 m de large[149].
La Bonne Fontaine : ensemble de fontaines et lavoirs médiévaux, sur un site antique.
La fontaine des quatre reines : elle est constituée d’un obélisque au milieu du bassin, et date de 1832[150].
Fontaine Jeanne d'Arc : cette fontaine construite en 1900, remplace la fontaine Saint-Pierre construite en même temps que la fontaine Saint-Michel. La une statue de Jeanne d'Arc surmonte la fontaine. Eugène Bernard écrivit un poème vengeur où Saint-Pierre se plaint d'avoir été chassé. Elle est située sur la place Jeanne d'Arc.
Cabanons pointus : cabanes en pierre sèche (ou bories) rendues célèbres par les cartes postales dans la première moitié du XXe siècle.
[modifier] Paysages
Les Mourres : au nord de Forcalquier s'étale un paysage de rochers calcaires à la base marneuse amincie par l'érosion : les Mourres proprement dits, que suivent en amont les Petits Mourres et, en aval, les Mourreisses.
[modifier] Photographies
[modifier] Festivités
Chaque été, depuis 1989, se déroulent en juillet les Rencontres musicales de Haute-Provence, un festival de musique classique créé sous l'impulsion de la famille Queyras, et actuellement co-dirigé artistiquement par le célèbre violoncelliste Jean-Guihen Queyras, son frère Pierre-Olivier Queyras (violoniste) et leurs épouses respectives Gesine Queyras et Véronique Marin, toutes deux violoncellistes.
[modifier] Personnalités liées à la commune
[modifier] Sportifs
- Jean-Michel Bayle, champion motocycliste français, plusieurs fois champion du monde de motocross.
- René Gallice, ancien joueur de football, il a joué à l'Olympique de Marseille, aux Girondins de Bordeaux et avec l'Equipe de France.
[modifier] Nobles, personnalités politiques
- René Lenoir, ancien ministre.
- Max Piselli, homme politique français.
- Raymond Franjou, ancien maire de Forcalquier.
- Huguette Bouchardeau, femme politique française, ancienne ministre.
- Louis Andrieux, ancien sénateur et père naturel de l'écrivain poète Louis Aragon.
- Christophe Castaner, actuel maire de Forcalquier et vice-président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
- Pierre Delmar, ancien député-maire de la ville de Forcalquier et ancien conseiller général.
- Claude Delorme, ancien député-maire de la ville de Forcalquier et ancien président du Conseil Général des Alpes-de-Haute-Provence.
- Raimond Bérenger IV de Provence, comte de Provence de 1209 à 1245 et comte de Forcalquier de 1222 à 1245.
- René Ier de Naples, (roi René) comte de Provence et de Forcalquier (1434-1480).
- Charles II d'Anjou, comte de Forcalquier.
- Charles V d'Anjou, comte de Provence et de Forcalquier de 1480 à 1481.
- Marguerite de Provence, reine de France de 1234 à 1270.
- Jeanne de Penthièvre, duchesse, comtesse de Forcalquier.
- Charles IV du Maine, comte de Forcalquier et de Provence.
- Gaucher de Forcalquier, évêque de Gap et de Sisteron.
- Guigues VI du Viennois, seigneur de Garsende d'Urgel-Forcalquier.
- Charles Ier de Sicile, (Charles d'Anjou) de Provence et du Maine de 1246 à 1285 et roi de Naples et de Sicile de 1266 à 1282.
- Guigues VII du Viennois, comte de Provence.
- Adélaïde de Forcalquier, comtesse de Provence puis de Forcalquier.
- Ange Marie d'Eymar (1747-1803), député aux États généraux de 1789
- Pierre Balthazard Bouche (1758-1850) député aux États généraux de 1789
- François Charles Bouche (1736-1794), député à la Législative
- Marius Félix Maïsse (1756-1806), député à la Convention nationale, puis au Conseil des Cinq-Cents
[modifier] Artistes
- Olivier Bauza, dessinateur de bande-dessinée.
- Raoul Dufy, peintre français, qui passa ses dernières années à Forcalquier et y mourut.
- Pierre Magnan, écrivain, auteur de La Maison assassinée et de Les Courriers de la mort.
- David Ballon, dessinateur de bande-dessinée.
- Honorat de Porchères Laugier, poète et l'un des membres fondateurs de l'Académie française.
- Julien Bouillon, artiste contemporain.
- Jean-Guihen Queyras, violoncelliste classique français.
- Alain Prieur, cascadeur français.
- Léon de Berluc-Pérussis, historien et poète français de langues française et provençale.
- Odette Ducarre, artiste peintre et architecte
[modifier] Scientifiques
- Jean-Yves Royer (né en 1944), historien.
- Louis Éconches Feuillée (1660-1732), explorateur, botaniste, géographe et astronome français.
- Henri Laugier (1888-1973), physiologiste, premier directeur du CNRS et ancien secrétaire général de l'ONU.
- François Roman (né en 1957), docteur en neurosciences, et chercheur en neurobiologie des processus mnésisques à l'Université de Provence d'Aix-Marseille.[151]
[modifier] Militaires, fonctionnaires, juristes
- Édouard Jacques Burgues de Missiessy, marin français, vice-amiral français.
- Hyacinthe Boniface, juriste (XVIIe).
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens internes
- Communes des Alpes-de-Haute-Provence
- Anciennes communes des Alpes-de-Haute-Provence
- Armorial des communes des Alpes-de-Haute-Provence
- Alpes de Lumière
- Gare de Forcalquier
- Ligne Forcalquier - Volx
- Liste des comtes de Forcalquier
- Arrondissement de Forcalquier
- Canton de Forcalquier
- Provence
- Alpes-de-Haute-Provence
- Provence-Alpes-Côte d'Azur
[modifier] Liens externes
- Site officiel Mairie de Forcalquier
- (fr) Site officiel Office Touristique de Forcalquier
- Forcalquier sur le site de l'Institut géographique national
- (fr)Vue satellite générale sur WikiMapia
- (fr)Forcalquier sur le site de l'Insee.
[modifier] Sources
[modifier] Bibliographie
: source utilisée pour la rédaction de cet article
- Sylviane Chaumont-Gorius, Forcalquier (petit album découverte), association Connaissance de la Provence, 2003, 67 p.

- Jean-Yves Royer, Forcalquier, auto-éd., 1986, 408 p.
- Parc naturel du Luberon, Autour de l’An Mil en pays de Forcalquier, catalogue d’exposition, 2007.

- Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », Paris, 1989, Relié, (ISBN 2-7399-5004-7)

- Dictionnaires Larousse et Petit Robert

- La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année

- Jean Barruol, Le Pays de Forcalquier, les Alpes de Lumière : Mane, 1971

- Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, 1986, 559 p.

- Simonetta Greggio, La Provence, Ouest-France, 2009, 141p.

- Orville Castaire, Le Luberon, Ouest-France, 2007, 31p.
[modifier] Notes
- ↑ a b c d e f g Guide Michelin (France 2009 centième édition), Forcalquier, p.757
- ↑ dictionnaires Larousse et Petit Robert
- ↑ http://www.notrefamille.com/4300-forcalquier/devises-59512732-ville-village.html, devise
- ↑ Surnoms de Forcalquier
- ↑ Sources des données : INSEE - Forcalquier: Données générales
- ↑ a b Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », Paris, 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7)
- ↑ Ville de Forcalquier, venir à Forcalquier
- ↑ a b Guide horaires 2008-2009 des transports, conseil général des Alpes-de-Haute-Provence
- ↑ a b http://www.regionpaca.fr
- ↑ Tracé du GR 6
- ↑ Tracé du GR 653D
- ↑ [Le site du SANDRE.EAUFRANCE.FR] Beveron
- ↑ [Le site du SANDRE.EAUFRANCE.FR] Laye
- ↑ [Le site du SANDRE.EAUFRANCE.FR] Viou
- ↑ Il n'existe pas de données climatiques sur Forcalquier complètes et disponibles en libre accès.
- ↑ Archives climatologiques mensuelles - Saint-Auban (1961-1990)
- ↑ Ernest Nègre, Toponymie globale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Volume II : Formations non-romanes ; formations dialectales, VIe partie. Notice 25091, p 1349
- ↑ Jean-Yves Royer, Forcalquier, 1986, p 20-22
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- ↑ Notice qui lui est consacrée par Guy Barruol in Guy Barruol, Philippe Autran et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier 2006, p 81
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