Forcalquier

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Forcalquier
Vue générale de Forcalquier avec au fond la montagne du Luberon
Vue générale de Forcalquier avec au fond la montagne du Luberon
Blason de Forcalquier
Blason
Logo
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence (sous-préfecture)
Arrondissement Forcalquier (chef-lieu)
Canton Forcalquier (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Forcalquier et montagne de Lure (siège)

Pays de Haute-Provence (siège)

Maire
Mandat
Christophe Castaner (PS)
2014-2020
Code postal 04300
Code commune 04088
Démographie
Gentilé Forcalquiérens
Population
municipale
4 707 hab. (2011)
Densité 110 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 57′ 36″ N 5° 46′ 50″ E / 43.96, 5.7805555555643° 57′ 36″ Nord 5° 46′ 50″ Est / 43.96, 5.78055555556  
Altitude Min. 397 m – Max. 904 m
Superficie 42,76 km2
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Liens
Site web ville-forcalquier.fr

Forcalquier (en occitan Forcauquier) est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Jadis capitale d'un comté florissant, fondée au XIe siècle, elle est maintenant chef-lieu d’arrondissement. Ses habitants sont appelés les Forcalquiérens.

La petite ville a pour devise, « Pus aut que les Aups » (« plus haut que les Alpes »)[1] et, pour surnoms, la « Cité des quatre reines »[2] ou encore la « Cité comtale ». Ses monuments principaux sont la cathédrale Notre-Dame du Bourguet (XIIIe et XVIIe siècles), le couvent des Cordeliers (XIIIe siècle) et la chapelle Notre-Dame de Provence datant de 1875 et située à l'ancien emplacement de la citadelle d'où la vue domine sur la Haute-Provence. Forcalquier a la particularité d'avoir « le ciel et l'air les plus purs de France, si ce n'est d'Europe »[3]. En 2010, avec ses 4 680 habitants, Forcalquier était la sixième ville du département, s'intercalant entre Château-Arnoux-Saint-Auban et Pierrevert, et la 2198e ville sur le plan national[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Article connexe : Pays de Forcalquier.
Localisation de Forcalquier dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Forcalquier est construite entre la montagne de Lure et le Luberon, dans la partie occidentale des Alpes-de-Haute-Provence. Elle est traversée par la Via Domitia et l’ancienne route nationale 100 sur axe est-ouest.

Par la route, Forcalquier est située à 43 km au sud de Sisteron[5], à 42 km à l'est d'Apt [5], à 23 km au nord de Manosque[5], plus grande ville du département et à 50 km de Digne-les-Bains[5], chef-lieu du département. La commune se trouve à 80 km d'Aix-en-Provence[5] ,88 km d'Avignon et à 109 km de Marseille[5], sachant que ces deux villes sont situées au sud de Forcalquier. La petite ville haut-provençale est à 747 km au sud-est de la capitale Paris[5].

Commune au territoire étendu, Forcalquier dispose de frontières terrestres avec de nombreux villages voisins[6]. Au nord, elle est limitrophe de Fontienne, Sigonce la borde du nord-est à l'est, jusqu'à la frontière avec Pierrerue, elle aussi à l'est. Toujours à l'est, nous y trouvons aussi une limite communale avec Niozelles. Au sud-est se trouve la commune de Villeneuve et au sud Forcalquier est limitrophe avec Saint-Maime. Au sud-ouest, Mane et Forcalquier possèdent une frontière commune, sur une partie matérialisée par l'ancienne route nationale 100. À l'ouest se trouve le village de Limans tandis que le nord-ouest est occupé par Ongles sur une petite frontière.

Rose des vents Ongles Fontienne Sigonce Rose des vents
Limans N Pierrerue
Niozelles
O    Forcalquier    E
S
Mane Saint-Maime Villeneuve

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie des Alpes.

L'altitude moyenne de la ville est de 651 mètres. Le point culminant, 904 mètres, se situe près de la « Roche Ruine », au nord de la commune. Le point le plus bas, 397 mètres, se trouve à proximité de la ferme de « Cabane », au sud de la commune. L'altitude de la mairie, riveraine de la place du Bourguet, est de 545 mètres au-dessus du niveau de la mer[7].

Le territoire se situe sur des formations du Miocène inférieur (mais également de l’Oligocène au nord et au sud), nord-orientale des monts du Luberon, entre plusieurs formations géologiques majeures des Alpes[8] :

Premier plan : vue d'ensemble sur la ville de Forcalquier. Second plan : vue sur la montagne de Lure.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Barrage de la Laye

Située dans le bassin versant du Rhône, dans la circonscription hydrographique n° 6, Rhône-Méditerranée et Corse, Forcalquier relève de la région hydrographique Rhône.

La commune est traversée par trois cours d'eau : la rivière la Laye[9] et les ruisseaux le Beveron[10] et le Viou[11]. Aucun ne traverse le centre de la ville.

La Laye prend sa source sur la montagne de Lure à Saint-Étienne-les-Orgues, traversant sept communes et coule sur un axe nord-sud d'une longueur de 24,3 kilomètres ; elle atteint un barrage au niveau des communes de Forcalquier, Limans et Mane puis se dirige vers le cours du Largue dans laquelle elle se jette à Dauphin.

Le Beveron est un ruisseau qui prend naissance à Fontienne, traverse quatre communes le long de ses 14,9 kilomètres dans le pays de Forcalquier avant de se jeter dans le Lauzon à La Brillanne, à une dizaine de kilomètres en aval de Forcalquier.

Le Viou naît au nord de Forcalquier et le traverse, ainsi que la commune de Saint-Maime. Il se jette dans la Laye et a pour longueur 11,1 kilomètres.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Forcalquier est située en Haute-Provence et bénéficie d'un climat méditerranéen d'intérieur aux étés chauds et secs, en revanche les hivers sont frais et marqués par des gelées fréquentes. Le mistral souffle parfois bien que la commune soit abritée par la montagne de Lure. Elle peut être plus exposée au levant ou au sirocco, qui surviennent rarement. En moyenne annuelle, la température s'établit à 12,8 °C avec une moyenne maximale de 22,4 °C et une minimale de 0,0 °C. Les températures nominales maximales et minimales relevées sont de 30 °C en juillet et 0 °C en décembre et janvier. L'ensoleillement moyen est de 2 755 heures par an avec une pointe à 343 heures en juillet. Autre valeur importante, caractéristique du climat méditerranéen, les précipitations totalisent 426 millimètres sur l'année, inéquitablement réparties avec un peu plus de vingt et un millimètres en juillet et plus de cinquante quatre millimètres en octobre.

Relevé météorologique de Forcalquier
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0,5 3 5,4 8,9 12,8 15,4 15,2 12 8,2 3,8 1,1 7,2
Température moyenne (°C) 4,3 6,2 8,2 11,1 15,1 19,3 22,4 22 18 13,4 8,2 5,2 12,8
Température maximale moyenne (°C) 8,6 10,9 15,4 16,9 21,4 25,8 29,3 28,9 24 18,5 12,7 9,3 18,5
Précipitations (mm) 27 25 24 44 40 28 21 33 46 54 53 31 426
Source : Relevé météo de Forcalquier[12]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
8,6
0
27
 
 
 
10,9
0,5
25
 
 
 
15,4
3
24
 
 
 
16,9
5,4
44
 
 
 
21,4
8,9
40
 
 
 
25,8
12,8
28
 
 
 
29,3
15,4
21
 
 
 
28,9
15,2
33
 
 
 
24
12
46
 
 
 
18,5
8,2
54
 
 
 
12,7
3,8
53
 
 
 
9,3
1,1
31
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm
Tableau comparatif des données météorologiques de Forcalquier et de quelques villes françaises[13]
Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Forcalquier 2 755 426 9 32 6
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Boulevard Latourette sur l'ex-RN 100.

Forcalquier est située sur l'ancienne route nationale 100 (actuelle RD 4100), qui relie Remoulins et le col de Larche. La route arrive par l'ouest de Mane et par l'est de Niozelles. Cet axe permet de rejoindre la vallée de la Durance et l'autoroute A51 à l'est, via La Brillanne et le Vaucluse à l'ouest via Céreste, ainsi que la vallée du Rhône.

Une autre ancienne route nationale, la RN 550 (actuelle RD 950), permet de relier la ville de Forcalquier à celle de Courthézon en passant par Banon.

Forcalquier est à onze kilomètres de la bretelle autoroutière de La Brillanne (sortie 19) située sur l'autoroute A51[14] qui assure une communication rapide vers le sud en direction d'Aix-en-Provence et de Marseille et vers le nord en direction de Gap et de Sisteron.

Les accès secondaires sont assurés par la RD 12 à l'ouest, qui rejoint l'ancienne RN 96 à Lurs et par la RD 13 qui, en partant de Mane, traverse la vallée du Largue avant de déboucher sur Volx. Cette dernière permet de relier rapidement la ville de Manosque.

Réseau ferroviaire et transports en commun[modifier | modifier le code]

Forcalquier est desservie par trois lignes express régionales (LER Provence-Alpes-Côte d'Azur)[15] qui sont les suivantes :

La petite ville est aussi reliée par sept lignes départementales[15]:

Depuis la fermeture de la gare de Forcalquier, la ville est désormais desservie par celle de La Brillanne-Oraison (SNCF), située à 12 km. En 2011, elle est desservie par la liaison TER Marseille-Saint-Charles-Aix-en-Provence-Veynes-Gap-Briançon six fois par jour en semaine et quatre fois le dimanche, dans chaque sens[16]. Celle-ci est située sur la ligne Lyon-Perrache - Marseille-Saint-Charles (via Grenoble). Cette gare est desservie par les cars LER de la ligne Avignon TGV ↔ Avignon ↔ Forcalquier ↔ Oraison ↔ Digne[17]. La gare TGV la plus proche de Forcalquier est celle d'Aix-en-Provence TGV, accessible grâce aux navettes LER Forcalquier ↔ Manosque ↔ Aix TGV ↔ Aéroport Marseille Provence[17].

Liaisons douces[modifier | modifier le code]

Articles connexes : GR 6 et GR 653D.
Signialisation du GR 653D

Deux sentiers de grande randonnée traversent la commune. Le GR 6 (sentier Sainte-Foy-la-Grande - Saint-Paul-sur-Ubaye) vient de Limans et va en direction de Fontienne (ou inversement) en traversant le quartier de Saint-Marc, passe au niveau des Mourres et monte vers le clos de Melly. Le GR 653D (Sentier de Saint-Jacques-de-Compostelle - Voie domitienne) vient du hameau de Saint-Pierre de Pierrerue et traverse le centre de la commune, en passant par les places du Bourguet et de Saint-Michel et rejoint ensuite Mane.

Deux itinéraires cyclistes passent par Forcalquier : l'un permet d'effectuer le tour du Luberon (autour du Luberon) via Apt, Cavaillon et Manosque soit une distance de 236 kilomètres et l'autre de faire le tour du Pays de Forcalquier et de la montagne de Lure (le Pays de Forcalquier et de la Montagne de Lure en vélo) via Cruis et Aubenas-les-Alpes soit une distance de 78 kilomètres[18].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Forcalquier est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[19], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[20]. La commune de Forcalquier est également exposée à trois autres risques naturels[20] :

  • feu de forêt,
  • inondation,
  • mouvement de terrain : quelques versants de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort[21].

La commune de Forcalquier est également exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses, par route et canalisations[22] :

  • les routes départementales RD4100 (ancienne route nationale 100) et RD12 peuvent être empruntées par les transports routiers de marchandises dangereuses[23] ;
  • la canalisation Transéthylène servant à acheminer de l’éthylène, gaz inflammable, vers Sisteron et Grenoble, traverse la commune et constitue donc un facteur de risque supplémentaire[24],[25].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[22] mais le Dicrim existe depuis 2010[26].

Forcalquier a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle : en 1984, 1990, 1994 et 2011 pour des inondations et des coulées de boue, pour des glissements de terrain en 1994 et pour des sécheresses ayant provoqué des mouvements de terrain en 2008[20]. Elle a également subi des tremblements de terre destructeurs (voir le tableau ci-dessous).

Tableau des tremblements de terre remarquables[27]
Date Heure Intensité dans la commune (échelle MSK) Épicentre
14 août 1708 06 h 15 6 Manosque
19 mai 1866 09 h 12 5,5 La Motte-du-Caire
23 février 1887 05 h 50 6,5 Imperia-Bussana (Italie)
14 mai 1913 07 h 17 6 Volx
8 décembre 1923 22 h 22 4 Manosque
18 juillet 1938 00 h 57 4 Guillestre
30 novembre 1951 06 h 08 3 Chasteuil

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon Ernest Nègre, le toponyme Forcalquier (in castro Furnocalcario en 1018-32, castel de Fornchalcerii vers 1103) provient de l’association des termes occitans forn, four, et calquièr, littéralement « four calcaire », mais qu’il faut comprendre au sens étymologique « four à chaux » (calx, chaux ; calcarius, de chaux, à chaux)[28].

D’après Jean-Yves Royer, qui se base sur des formes anciennes du nom, Forcalquier signifie « la fontaine du rocher » (Font Calquier)[29].

Forcalquier (prononcé [fɔrkalkje ] se prononce en occitan provençal : [fuʀkɔwˈkje ] , écrit Forcauquier selon la norme classique ou Fourcauquié selon la norme mistralienne).

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Tracé de la Via Domitia.

Les premières traces de vie humaine sur Forcalquier datent du IIIe millénaire av. J.‑C., c'est-à-dire pendant la période du Néolithique. En 1991, un campaniforme a été découvert dans le quartier de La Fare : des gobelets céramiques en forme typique de cloche ont été trouvés dans une sépulture[30]. À l’Âge de Fer, les hommes s’installent sur les hauteurs, dans les oppida.

Avec la colonisation romaine, ce sont les plaines et les grands axes de communication qui sont privilégiés. La voie Domitienne, plus connue sous le nom de Via Domitia, est construite en 118 a.v. J.-C. et permet de relier l'Italie à la péninsule Ibérique via la Gaule narbonnaise. Cette route est construite par le proconsul Gnaeus Domitius Ahenobarbus (Barbe d'Airain). Elle traversait Forum Neronis (dénomination de Forcalquier à l'époque des Romains[31] au niveau du quartier Tatet [32]. La cité était peu importante en termes de population et de puissance administrative. Ce n'était pas la cas d'Apta Julia (Apt) et de Segustero (Sisteron), traversées en leur centre par la Voie Domitienne.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[33].

Une agglomération très petite (hameau ou village) se constitue au VIIe siècle sur une butte. L’église Saint-Promasse et une villa agricole existent à cette époque. Au IXe siècle ou au Xe siècle, un château important y est construit : il est assez sûr pour accueillir les reliques de saint Marius (ou Mary) et les mettre à l’abri des Sarrasins[34]. L’agglomération apparaît dans les chartes pour la première fois en 1004 (Forcalchiero)[35]. En 1060, l’évêque de Sisteron Géraud Chevrier ne peut entrer après son élection dans sa ville, et se réfugie à Forcalquier. Il élève alors l’église Saint-Mary au rang de concathédrale[36], [37]. Urbain II y séjourne le 7 août 1096, en revenant de son prêche pour la première croisade.

Blason des comtes de Forcalquier
Partage de la Provence au XIIe siècle entre comté et marquisat de Provence et comté de Forcalquier

Au milieu du Moyen Âge, Forcalquier était une possession des comtes de Provence, qui échut au comte Foulques Bertrand, qui s’intitula comte de Forcalquier et en fit sa ville principale. Au XIIe siècle, le comté de Provence, possession indivise entre plusieurs comtes, fut partagée et l'une des trois parties revint à la comtesse Adélaïde, veuve d'un comte d'Urgell, qui prend le titre de comtesse en 1110[34].

Au XIIe siècle, les comtes de Forcalquier font de leur ville la capitale d'un comté qui s'étendait des sources de la Durance aux portes de Cavaillon, et dont les villes principales étaient Embrun, Gap, Sisteron, Manosque, Pertuis, Apt et Sault[38]. Ce siècle est l’âge d’or du Pays de Forcalquier, comme en témoignent les nombreux édifices romans de la région.

En 1209, le mariage de Gersende de Sabran et d’Alphonse II de Provence fait revenir le comté de Forcalquier dans les mains des Provence[39], et Forcalquier devient une de leurs résidences. Au printemps 1348, la peste noire provoque une émeute où les maisons des juifs sont pillées[40].

Après la crise économique et démographique du XIVe siècle, Forcalquier souffre des passages de Charles de Duras et de Raymond de Turenne[41].

Tout le siècle suivant est marqué par les grandes épidémies de peste (dont la peste noire). Faute d'héritier au dernier comte de Provence, le roi René, le comté est réuni à la France, et le titre de comte de Forcalquier est porté par les comtes de Provence et ensuite les rois de France jusqu'à Louis XVIII. Le rattachement a lieu en 1481 : Louis XI hérite du comté, mais doit assiéger Forcalquier, qui résiste trois semaines avant de tomber le 21 juillet, puis est mise à sac[42].

La Charte de commune[modifier | modifier le code]

Raimond Bérenger IV de Provence

Guillaume IV de Forcalquier étant en difficulté face au marquis de Provence et au comte de Toulouse, la ville devait leur fournir une milice. C'est ainsi qu'en échange, Forcalquier recevait des privilèges et exemptions de taxes, depuis le 26 mai 1206[43]. Ces droits, déjà augmentés petit à petit, sont considérablement étendus à la fin du XIVe siècle.

Après l’assassinat de la reine Jeanne de Naples par Charles de Duras, la Provence est en pleine guerre de succession. La reine Marie, veuve de Louis d’Anjou, accorde des chartes de commune aux villes du comté pour financer sa guerre. Forcalquier obtient la sienne le 23 juin 1385[44]. Elle donne une très grande autonomie à la ville.

Le droit de vote n’est pas donné à tous les hommes libres, mais le collège électoral peut rassembler près de 75 % des chefs de feu. Tous les titulaires de charge, notamment les syndics (maires), sont réélus tous les ans, avec inéligibilité à leur sortie de charge[44].

Cette charte est ensuite précisée, notamment en 1452, quand sont définis comme citoyens les hommes libres ayant les deux tiers de leurs biens à Forcalquier et y passant les fêtes[45]. La ville profite des difficultés financières de François Ier pour racheter les derniers droits féodaux en 1521[46].

La légende des Quatre reines[modifier | modifier le code]

Forcalquier fut, aux XIIe et XIIIe siècles, la capitale d'un comté puissant. L'un des comtes, Raymond Bérenger IV, eut quatre filles, mariant chacune d'elles à un roi :

Filles d'un comte de Forcalquier aux possessions très étendues, ces quatre reines ne sont probablement jamais venues à Forcalquier[47].

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Du XVIe au XVIIIe siècles : les Temps modernes[modifier | modifier le code]

La Réforme est précoce à Forcalquier, puisque les premières conversions se font avant 1512, date où ont lieu les premiers vandalismes : des oratoires sur les chemins sont rompus[48]. Pendant les guerres de religion, la ville reste majoritairement catholique, mais avec une partie non négligeable de la population qui se convertit au protestantisme. Le premier consul protestant est élu en 1559, et à cette date les protestants utilisent la chapelle Saint-Promasse pour célébrer leur culte[48]. D’autres troubles se produisent, dont des rixes.

Les troubles majeurs commencent par l’assassinat du consul Antoine Amalric et de son fils, sur la route d’Aix[49]. Une épidémie de peste a lieu en 1561, et, inquiets, environ la moitié des protestants de la ville se réfugie à Sisteron en février 1562[48]. Le 12 juin 1562, les huguenots font le siège et s’emparent de la ville[48]. Ils mettent à sac la cathédrale et l’église des Cordeliers[49],[48]. Les protestants quittent rapidement la ville pour aider leurs coreligionnaires de Sisteron, ce qui permet à une armée catholique d’occuper la ville et de mettre à sac les maisons privées, y compris celles de catholiques[48]. Les huguenots ne rentrent qu’avec l’édit d'Amboise (1563), qui leur donne le droit de pratiquer leur religion et qui leur réserve un quart du conseil municipal[50]. Ils établissent leur propre école, ont leurs prêches et leur cimetière[48]. Cependant, de nouveaux heurts se produisent en 1564[50] puis l’année suivante[51]. En 1567, la ville est à nouveau prise par les huguenots, qui l’abandonnent au bout de trois semaines à la demande de la municipalité[50]. A partir de cette année, ils utilisent l’église des cordeliers pour le culte[51].

Forcalquier est l’une des deux places de sûreté, avec Mérindol, accordées par l’édit de Saint-Germain aux protestants de Provence[50]. La ville est cependant assiégée par ces derniers dès 1576, puis en 1580. Ils reviennent à l’assaut en 1585[50]. Ce sont les catholiques qui assiègent ensuite la ville à leur tour : le duc d’Épernon en 1587, le duc de La Valette en 1588[50]. Entretemps, la peste fait son retour en 1581[51].

La ville se rallie à Henri IV dès son avènement[51] : elle envoie des troupes à Vinon affronter le duc de Savoie Charles Emmanuel Ier qui tente une incursion et qui est repoussé[52]. En 1601, Henri IV fait raser le château[34] (ou autorise sa destruction[51]). Le dernier épisode militaire des guerres de religion se situe en 1629[53].

La communauté protestante était donc importante au XVIIe siècle et disposait d’un temple, grâce à l’édit de Nantes (1598). Mais les pressions de toutes sortes, venues du Parlement de Provence et de l’évêque, entraînèrent sa disparition avant le début du règne personnel de Louis XIV (1660)[54].

Après les guerres de religion, Forcalquier connaît, comme le reste de la France, une période de reprise dans le premier tiers du XVIIe siècle, mais perd encore 2 000 habitants pendant la peste de 1630. Elle est le siège d'une sénéchaussée, qui en fait la capitale judiciaire de son ancien comté.

Ville importante, Forcalquier est tenue de loger les troupes (les casernes n’existant pas à l’époque, les soldats sont logés chez l’habitant). C’est le conseil municipal qui répartit les soldats entre les différents habitants. Mais devant les exemptions dont bénéficient certains bourgeois, le peuple de la ville se soulève et provoque une émeute[55].

Forcalquier est le siège d’une viguerie jusqu’à la Révolution française[56].

Révolution française[modifier | modifier le code]

La prise de la Bastille est accueillie favorablement, cet événement annonçant la fin de l’arbitraire royal et, peut-être, des changements plus profonds dans l’organisation de la France. Immédiatement après l’arrivée de la nouvelle, un grand phénomène de peur collective s’empare du pays, par peur du complot des aristocrates désirant recouvrer leurs privilèges. Des rumeurs de troupes en armes dévastant tout sur leur passage se propagent à grande vitesse, provoquant des prises d’armes, l’organisation de milices et des violences anti-nobiliaires. Cette Grande Peur, venant de Sisteron et appartenant au courant de la « peur du Mâconnais », atteint Forcalquier et sa région le 31 juillet 1789 avant de se propager vers le sud-ouest[57].

La société patriotique de la commune fait partie des 21 premières créées dans les Basses-Alpes : elle s’affilie au club des Jacobins de Paris le 22 juin 1792[58]. Le club de Forcalquier accueille une assemblée des sociétés de son district le 7 avril 1793[59]. Le 5 frimaire an III, le représentant en mission Gauthier épure la société[60]. En prairial et ventôse de l'an III de la Révolution française et jusqu’en l'An V, une bande de royalistes, dits « les égorgeurs royaux », sème le trouble dans la ville et le canton d'Oraison, rançonnant les communes et bastonnant les républicains[61]. Le 25 mars 1794, la cathédrale Notre-Dame du Bourguet est saccagée[62] et son trésor envoyé à la fonderie[63].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Coup d'État du 2 décembre 1851.

Avec la Révolution, Forcalquier devient chef-lieu de district, puis sous-préfecture sous le Consulat. Entre 1806 et 1813, le sous-préfet Latourette fait raser les remparts, qui sont remplacés par des boulevards et des avenues[64].

Louis-Napoléon Bonaparte, élu président des Français en 1848.

Forcalquier est un bastion républicain lors de la Deuxième République : c’est l’horloger Escoffier qui fonde la première chambrette (société secrète républicaine en Provence) en 1849, qui essaime rapidement. Des banquets sont organisés le 21 janvier 1850 pour l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, ce qui entraîne le désarmement des gardes nationaux de Mane et Forcalquier[65]. En 1851, Forcalquier est au centre de la résistance au coup d’État de Napoléon III dans les Basses-Alpes. Le signal de l’insurrection est donné par les Forcalquiérens à la foire de Mane, le 5 décembre[66], le sous-préfet et les gendarmes qui ne se rallient pas sont emprisonnés[67]. Une troupe de 3 000 hommes quitte ensuite Forcalquier pour prendre le contrôle de Digne et du département[68]. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 39 habitants de Forcalquier sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie[69].

Forcalquier reste un centre intellectuel. En 1867, l'Athénée littéraire est créée. Les Jeux floraux en 1872, les fêtes de l'inauguration de Notre-Dame de Provence en 1875, la fondation de l’École des Alpes en 1876 et les fêtes internationales de la Latinité en 1882, font revivre de grands espoirs[70].

La commune est durement touchée par la Première Guerre mondiale : outre les morts tués par les Allemands, un Forcalquiérain est fusillé pour l'exemple ; contrairement aux autres communes du département dans le même cas, la mairie a toujours refusé de placer son nom sur le monument aux morts[71].

Une annexe du camp des Milles ouvre à Forcalquier au début de 1940[72]. L’armée française y interne des étrangers, principalement des intellectuels allemands, alors qu’ils sont réfugiés en France et antifascistes. Ils sont enfermés dans l’ancienne prison (actuel bâtiment de la Simonette), avec parmi eux Ferdinand Springer[73]. Vêtus d’uniformes bleu horizon, ils sympathisent avec la population, et même avec leurs gardiens : le poète et éditeur Pierre Seghers faisait partie du détachement chargé de la surveillance[73]. Le 8 juin 1944, l’Armée secrète tente de libérer Forcalquier. Mais la Wehrmacht reprend la ville d’assaut, faisant douze morts[74]. Finalement, ce sont les Alliés qui libèrent Forcalquier le 19 août 1944[75]. La ville est décorée de la croix de guerre au titre de haut-lieu de la Résistance.

Le ciel le plus ensoleillé de France permet l’installation de l’observatoire de Haute-Provence à proximité de la commune, plus exactement à Saint-Michel-l'Observatoire. L’aménagement hydroélectrique de la Durance et la création de la retenue de la Laye renouvellent la vitalité du pays, permettant une irrigation généralisée des cultures et une alimentation sécurisée en eau potable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique locale[modifier | modifier le code]

Sous-préfecture de Forcalquier
Mairie de Forcalquier

Forcalquier est le chef-lieu de l'arrondissement et du canton représenté par le conseiller général Jacques Echalon (DVG)[76], maire de Villeneuve. La commune est rattachée à la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence représentée par le député et maire de la commune, Christophe Castaner (PS). Le seul sénateur représentant le département et Forcalquier est Claude Domeizel (PS)[77].

Vingt-et-un élus siègent au conseil municipal, dont huit sont adjoints au maire et six élus portent l'étiquette UMP[78].

La commune était le siège d'un tribunal d'instance jusqu'au 31 décembre 2009 puisque ce dernier a été déplacé à Manosque à la suite de la réforme de la carte judiciaire de Rachida Dati. Forcalquier est aussi rattachée au tribunal de grande instance et au conseil de prud'hommes de Digne-les-Bains, au tribunal de commerce de Manosque et à la cour d'appel d'Aix-en-Provence.

L'Insee lui attribue le code 04 4 10 088[79].

La commune dispose d'un centre communal d'action sociale[80].

La commune est membre du Parc naturel régional du Luberon[81], de la communauté de communes du pays de Forcalquier et montagne de Lure[82] et de l'intercommunalité du Pays de Haute-Provence[83]. Ces deux dernières siègent à Forcalquier au Grand Carré[83],[84]. La communauté de communes du pays de Forcalquier et montagne de Lure comprend treize communes avec une population de 9 057 habitants, son président est Christophe Castaner. Le Pays de Haute-Provence est une intercommunalité de loi Voynet, regroupant 49 communes avec une population de 68 322 habitants. Elle englobe le sud-ouest des Alpes-de-Haute-Provence, le plateau de Valensole et la commune de Vinon-sur-Verdon localisée au nord-ouest du département du Var. Elle a pour président le maire socialiste de Volx, Jérôme Dubois.

Conseil municipal de Forcalquier (mandature 2014-2020)[85].
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Forcalquier, un temps d'avance » PS Christophe Castaner 21 Majorité
« La Force du Changement pour Forcalquier » UMP Sébastien Ginet 6 Opposition

Forcalquier est une des rares villes en France et au monde à interdire totalement l’affichage publicitaire dans l’espace public[86]. Cette décision, appuyée sur l’interdiction de la publicité dans les parcs naturels, est prise en laissant néanmoins un délai pour le démontage des panneaux publicitaires situés sur une propriété privée[87].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
août 1944 octobre 1947 Paul Jaubert SFIO conseiller général
octobre 1947 mars 1965 Léon Espariat SFIO instituteur
mars 1965 janvier 1983 Claude Delorme SFIO puis PS député, président du Conseil général
janvier 1983 mars 1983 Pierre Michel PS maire par intérim, premier adjoint de 1953 à 1983
mars 1983 mars 1989 Pierre Delmar RPR député, premier vice-président du Conseil général
mars 1989 juin 1995 Raymond Franjou PS  
juin 1995 mars 2001 Pierre Delmar RPR député, premier vice-président du Conseil général
mars 2001 en cours Christophe Castaner[89] PS député, ancien vice-président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La vie politique de Forcalquier des dernières années se caractérise par une certaine ambivalence des résultats, suivants fréquemment les tendances nationales. La commune, qui fut quelque temps à droite, bascula d’une courte avance en 2001 à gauche avec l’élection de Christophe Castaner (socialiste) réélu dès le premier tour en 2008 avec 64,45 % des suffrages. De fait, les scrutins locaux (élections cantonales ou régionales) ont tous été remportés par la gauche sur ces dix dernières années. À l’inverse, et toujours conformément aux résultats nationaux, les élections législatives de 2002 comme les élections présidentielles en 2002 et 2007 ont été largement remportées par la droite parlementaire, exception faite de l'élection législative de 2007Christophe Castaner (PS) a réalisé un score de 52,35 % contre 47,65 % pour le candidat réélu Daniel Spagnou (UMP). En 2002, le résultat de Jean-Marie Le Pen (17,05 %) fut inférieur à Forcalquier, tant par rapport au chiffre national (17,79 %[90]) que départemental (21,17 %[91]). De la même manière, les électeurs forcalquiérens ont suivi la mouvance nationale lors du scrutin européen de 2004 où la gauche devançait la droite de peu mais aussi à l’occasion du référendum relatif au traité établissant une Constitution pour l’Europe où le « non » l’a emporté.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Forcalquier est officiellement et uniquement jumelée avec :

De plus, la ville bas-alpine a noué des échanges culturels avec :

Enseignement[modifier | modifier le code]

Ecole maternelle Fontauris

La commune est rattachée à l'académie d'Aix-Marseille et dispose sur son territoire[115] de :

Santé[modifier | modifier le code]

Hôpital Saint-Michel

Forcalquier possède un hôpital local nommé Saint-Michel[119] et aussi un laboratoire d'analyses médicales[120]. Selon le magazine l'Express, l'hôpital Saint-Michel fait partie des hôpitaux les plus sûrs de France avec une note de 82,2 sur 100 (classe A) et se classe 63e sur le plan national et 2e au niveau départemental [121]. La commune dispose aussi de trois maisons de retraite (Lou Ben Estre, Lou Seren et Saint-Michel)[122].

On y trouve de nombreux professionnels de santé[123] : médecins[124], dentistes[125] et pharmaciens[126].

De nombreuses associations sont représentées et œuvrent socialement, dont le Rotary Club[127], Les Restos du Cœur[128], le Secours catholique[129] ou encore le Secours populaire[128].

Sports[modifier | modifier le code]

Forcalquier est équipée d'un stade — le stade Alain Prieur, de plusieurs salles de sports et gymnases — notamment d'un COSEC et la salle Léon-Espariat, d'un dojo, d'une piscine municipale et d'un boulodrome qui accueille des compétitions nationales[130].

La ville comporte de nombreux clubs sportifs. Il est ainsi possible de pratiquer des sports aussi variés que l'athlétisme, le badminton, le basket-ball, les boules, la boxe française, le cyclisme, la danse, l'équitation, le football, la gymnastique, le judo, le karaté, la natation, la randonnée pédestre, le rugby, le ski, le ski de fond, le tennis et le yoga[130].

Logement[modifier | modifier le code]

Évolution du nombre de logements de 1968 à 2006 (Source Insee)
1968 1975 1982 1990 1999 2006
Ensemble des logements 1 365 1 483 1 750 2 101 2 318 2 570
Résidences principales 990 1 136 1 448 1 588 1 833 2 045
Résidences secondaires (Y compris les logements occasionnels) 270 243 200 291 288 338
Logements vacants 105 104 102 222 197 187
Nombre moyen d'occupants des résidences principales 3,0 2,9 2,6 2,5 2,3 2,2

La répartition des statuts d'occupation des 2 045 résidences principales (correspondant à 4 300 personnes) était la suivante en 2006 : 2 277 propriétaires (1 055 logements soit 51,6 % du nombre total), 1 751 locataires (868 logements et 42,5 % du total) et 272 personnes logées gratuitement (122 logements soit 6,0 % du total)[131]. Parmi les locataires, on distinguait deux catégories : 713 logements (soit 1 334 personnes) loués vides non HLM, 155 logements (417 personnes) loués vides de type HLM[131]. Par ailleurs, la commune comptait en 2006 252 logements de plus qu'en 1999, ce qui représente une augmentation de 9,8 %.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, Forcalquier comptait 4707 habitants. À partir du XXIe siècle siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2009, 2014, 2019, etc. pour Forcalquier). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1299 1311 1315 1340 1350 1433 1471 1698 1716 1760
3 542 3 675 3 795 3 795 1 897 810 1 114 2 197 2 684 2 546
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
2 547 2 539 2 768 2 992 3 036 3 022 3 065 3 087 3 053 2 965
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
2 956 2 841 2 719 2 717 2 843 3 002 3 038 3 018 3 023 3 034
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
3 004 2 552 2 528 2 588 2 535 2 262 2 609 2 518 2 979 3 312
1982 1990 1999 2004 2009 2011 - - - -
3 782 3 993 4 302 4 650 4 640 4 707 - - - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale en 2006
(Sources : Population sous l’Ancien Régime d’après les dénombrements en feux, convertis selon la méthode d’Édouard Baratier[132], EHESS[133], base Insee à partir de 1968[134],[135],[136].)


Histogramme de l'évolution démographique

En 1999, 4,1 % de la population forcalquiérenne était étrangère, 14,8 % des foyers étaient composés de familles monoparentales [137].

De 1999 à 2006, la population forcalquiérenne a augmenté de 352 habitants, soit une progression de 7,56 %. Le taux d'évolution global de la population forcalquiérenne entre 1990 et 1999 était de 0,83  %[131]. Cette évolution est due au solde migratoire qui atteint 1,55 % tandis que le solde naturel est de -0,72 %. Cette dernière valeur s'explique par le fait que le taux de natalité sur cette même période a atteint 10,90‰ tandis que le taux de mortalité était plus élevé : 18,10‰[131].

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Forcalquier en 2010 en pourcentage[138] .
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90 ans ou +
2,6 
10,7 
75 à 89 ans
16,0 
19,0 
60 à 74 ans
18,6 
20,4 
45 à 59 ans
21,8 
17,6 
30 à 44 ans
14,8 
15,9 
15 à 29 ans
13,7 
15,7 
0 à 14 ans
12,4 
Pyramide des âges des Alpes-de-Haute-Provence en 2010 en pourcentage[139].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
1,5 
8,5 
75 à 89 ans
11,5 
17,6 
60 à 74 ans
18,0 
21,7 
45 à 59 ans
21,2 
18,2 
30 à 44 ans
18,2 
15,5 
15 à 29 ans
13,8 
18,0 
0 à 14 ans
15,8 

En 2010, la ville comprenait 53,35 % de femmes et 46,65 % d'hommes. 34,10 % de la population était âgée de plus de soixante ans[138], la commune, en plus d'être un lieu de villégiature est aussi, comme toute la région fortement plébiscitée par les personnes retraitées. La pyramide des âges montre une structure inversée, les personnes âgées de plus de soixante ans surpassant statistiquement largement le nombre d'enfants et adolescents. En 2010, seuls un peu moins de 29 % de la population était âgée de moins de trente ans.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Les comptes 2005 à 2013 de la commune s’établissement comme suit [140],[141],[142]:

Évolution financière
Postes 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Produits de fonctionnement 5 499 000 € 6 297 000 € 5 496 000 € 5 978 000 € 6 572 000 € 6 413 000 € 6 796 000 € 6 748 000 € 6 796 000 €
Charges de fonctionnement 4 420 000 € 5 190 000 € 4 581 000 € 4 926 000 € 8 043 000 € 5 554 000 € 5 731 000 € 5 892 000 € 5 830 000 €
Ressources d’investissement 2 176 000 € 4 497 000 € 3 111 000 € 5 304 000 € 3 969 000 € 2 965 000 € 2 513 000 € 2 892 000 € 3 971 000 €
Emplois d’investissement 2 510 000 € 4 432 000 € 3 494 000 € 5 197 000 € 3 529 000 € 3 649 000 € 2 361 000 € 2 347 000 € 5 094 000 €
Dette 4 636 000 € 4 643 000 € 4 681 000 € 5 627 000 € 4 995 000 € 5 076 000 € 4 781 000 € 5 538 000 € 6 925 000 €
Source : Ministère de l’Économie et des Finances[143].
Éléments de fiscalité locale 2013
Postes en milliers d’€uros en €uros par habitant Moyenne de la strate
Taxe d’habitation (y compris THLV) : taux voté : 15,93 % 1231 258 € 177 €
Taxe foncière sur les propriétés bâties : taux voté : 31,58 % 1764 370 € 213 €
Taxe foncière sur les propriétés non bâties : taux voté : 85,79 % 69 14 € 11 €
Taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : taux voté : 0,00 % 0 0 € 0 €
Cotisation foncière des entreprises : taux voté : 0 % 0 0 € 0 €
Source : Ministère de l’Économie et des Finances[144]:

En 2013, les produits des impôts locaux encaissés par la commune de Forcalquier, se montaient à 306 000 €uros[145] pour 4 761 habitants de Forcalquier, soit 643.56 € par habitant en moyenne.

À ces taux, il convient d'ajouter ceux appliqués par d'autres collectivités et par l'État pour déterminer les sommes payées par les contribuables.

Le montant total des dettes dues par la commune est, en 2013, de 6 925 000 € pour 4 761 habitants, soit 1 454,45 € par habitant.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, 2 754 Forcalquiérens avaient entre 15 et 64 ans, les actifs ayant un emploi représentaient 65,9 % de la population forcalquiérenne, les retraités représentaient 11,6 % des Forcalquiérens, 14,5 % de la population était considéré comme autres inactifs et 270 Forcalquiérens étaient chômeurs, ce qui donne un taux de chômage de 14,9 % pour la commune contre 11,5 % pour le département la même année. Et enfin la population estudiantine représentait 8,0 % des Forcalquiérens[146],[147].

Répartition des emplois par domaines d'activité en 2009

  Agriculture Industrie Construction Commerce Services
Forcalquier 3,1 % 8,3 % 5,9 % 41,4 % 41,2 %
Moyenne nationale 2,9 % 13,8 % 6,9 % 45,4 % 30,9 %
Sources des données : INSEE[148]

Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2009

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Forcalquier 2,7 % 11,2 % 9,8 % 22,1 % 35,8 % 18,5 %
Moyenne Nationale 1,9 % 6,1 % 16,2 % 25,0 % 28,5 % 22,2 %
Sources des données : INSEE[148]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Forcalquier comptait 597 établissements[131] : 52 établissements agricoles, 34 spécialisés dans une activité industrielle, 52 dans la construction, 359 dans le commerce et 100 relatifs au secteur administratif.

Forcalquier se distingue également dans le "tourisme industriel et technique" avec la visite de sa distillerie [149].

En 2011, 67 entreprises ont été créées sur le territoire communal[131].

Les principaux employeurs de la ville sont les laboratoires BEA avec 97 salariés[150], le supermarché Intermarché avec 40 salariés [151], SITA Sud avec 37 salariés[152], les Distilleries et Domaines de Provence avec 31 employés[153], l'agence locale de la Colas (BTP) avec 30 salariés[151], le transporteur Autocars Brémond, avec 25 salariés[151], le magasin de matériaux la SIMC (ex-MBA) avec 22 employés [154] et le supermarché Casino avec 20 employés[151].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

D’après Pierre Magnan, « Forcalquier était le plus beau pays du monde et Dieu merci personne d’autre que nous ne s’en avisait »[155].

Lieux[modifier | modifier le code]

Les Mourres

Les Mourres, situés au nord de la ville de Forcalquier, sont un paysage de rochers calcaires à la base marneuse amincie par l’érosion : les Mourres proprement dits, que suivent en amont les Petits Mourres et, en aval, les Mourreisses. L'ensemble de ces rochers s'étendent sur une centaine de mètres. Les plus hauts rochers atteignent une hauteur supérieure à vingt mètres. Vingt-cinq millions d'années auparavant, c'est-à-dire à la fin de l'Oligocène, le site était un milieu marécageux. Depuis l'eau a totalement disparu et le paysage est constitué de buissons épineux et de chênes pubescents. De plus, certaines plantes poussent sur les rochers. Sur le site, on peut y découvrir des fossiles : limnées (mollusques d'eau douce) et planorbes (escargots d'eau douce)[156].

La citadelle, dont la gestion (circulation des visiteurs, protection des vestiges, parc de promenade, liaison entre la ville et la citadelle) a été confiée au Parc naturel régional du Luberon, offre un panorama sur tout le pays environnant. À cet emplacement s’élevait autrefois le château des comtes de Forcalquier. Son plateau est un site inscrit[157]. On y trouve aujourd’hui la chapelle Notre-Dame de Provence : de style romano-byzantin, elle est érigée de 1869 à 1875[158] à l’initiative du chanoine Terrasson et ornée de statues d’anges musiciens et des saints de Provence. En bordure de la terrasse sommitale, un carillon des les années 1920 et composé de 18 cloches, permet le jeu traditionnel à coups de poings. Sonnerie : tous les dimanches à 11 h 30 ainsi qu’à l’occasion des principales fêtes, notamment le "Nadalet" pour Noël.

Un programme d'aménagement du site de la citadelle a été étudié[159]. Simultanément, l’abattage de 37 cèdres, arbres de haute tiges, est prévue[160].

Le cimetière est un site classé, parmi les plus beaux d’Europe[161] : ce nouveau cimetière, créé en 1835, est devenu célèbre en raison de sa terrasse inférieure, ornée d'ifs taillés depuis le début du XXe siècle. Ceux-ci sont taillés à 4 m de hauteur, créant ainsi des murs de verdure taillé en arcades, offrant de belles perspectives[157].

L’importance des vestiges archéologiques nombreux, présents et présumés, sur la commune de Forcalquier, a amené les services de l’Etat à délimiter des périmètres de protection archéologiques dans 5 zones au sein desquelles l'ensemble des dossiers de demandes de permis de construire, de démolir et d'autorisations d'installations et travaux divers devront être transmis au préfet de région[162].

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les dolmens du Clos du Meli (ou Clau-deï-Meli[163]) sont les monuments les plus anciens de la commune, très dégradés[164]. Un des deux dolmens, mieux conservé que l’autre, mesure 3,4 mètres sur 1,9 mètre, et s’ouvre au sud-ouest, ce qui est l’orientation courante dans la région[165]. Son tumulus a disparu[165]. Le second, presque complètement détruit, mesurait environ 7 mètres sur 4 mètres, et s’ouvrait lui aussi au sud-ouest. Son tumulus a également disparu[166]. Les deux sont construits avec les grandes pierres naturellement plates que l’on trouve à proximité[163].

Architecture militaire[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre-Dame-de-Provence et son carillon, à la citadelle

La porte des Cordeliers, du XIVe siècle[167], est le dernier vestige des six portes que comptait la ville. La porte de la citadelle, datant du siècle précédent, subsiste également. C’est le seul reste de la forteresse médiévale, dite citadelle, avec une tour qui comporte encore deux salles voûtées[168].

Il subsiste en outre quelques vestiges du château des évêques, au sommet de la ville, intégrés à des constructions plus récentes : bases de tours, pans de murs, partie du corps de logis[169].

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

Concathédrale Notre-Dame-du-Bourguet

La concathédrale Notre-Dame-du-Bourguet (XIIIe et XVIIe siècles), dite aussi Notre-Dame du Marché, dont la nef centrale, le chœur, le transept et le clocher datent des premières années du XIIIe et constituent le premier essai d’adaptation de l’art gothique en pays d’oc. Le campanile est du XVIe siècle, les nefs latérales et le deuxième étage du clocher sont du XVIIe siècle. La cloche est de 1609[170]. Le grand orgue, dont les premiers jeux remontent à 1627[171] est classé monument historique[172],[173],[174] .

Le couvent des Récollets est installé en 1627 dans l’église Saint-Pierre, une des quatre paroisses de la ville ; on distingue encore l’oculus roman. Transformé en prison, on y enferma en 1851 le sous-préfet et les gendarmes ralliés au coup d’État de Napoléon III.

Le couvent des Cordeliers (XIIIe siècle[175]), probablement fondé vers 1236, est l’une des premières fondations franciscaines en Provence. Il s’établit dans une demeure donnée par Raymond Bérenger V de Provence, comte de Forcalquier.

Couvent des Cordeliers

Endommagé pendant les guerres de religion, mal entretenu par la suite, il périclite, et ne compte que deux religieux à la Révolution. Il est vendu comme bien national, transformé en exploitation agricole avant d’être restauré dans les années 1960. La façade de l’église est « enfouie » sous le bâtiment de l’ancienne Poste[176]. Il subsiste encore, autour du cloître gothique (début du XIVe siècle) reconstitué, l’ensemble des salles conventuelles et une chapelle secondaire du XVe siècle, un ossuaire et une crypte. L’oratoire abrite une Vierge à l’Enfant en bois sculpté du XVe siècle. Le couvent est actuellement siège de l’Université européenne des senteurs et des saveurs. Il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques[177].

Le couvent des Visitandines et son cloître, qui servirent de collège : le couvent et le cloître datent de 1634[178], la chapelle (ou église) Saint-Ange date elle de 1687. Elle possède une façade classicisante, à deux ordres et fronton triangulaire, due à l’architecte marseillais Jean Vallier. S’étant désisté, il est remplacé par Jean Vallon pour le reste de la construction, voûtée d’ogives et ornée de liernes et tiercerons, dans le style gothique[179]. Les bâtiments conventuels sont rebâtis en 1883 pour abriter la mairie. L’église, inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques[180], est actuellement un cinéma.

Tour de l’évêque

La façade de l’ancien temple (fin du XVIe siècle) subsiste : la porte est placée sous un arc surbaissé, avec une poste centrale[181]. Le fronton qui la surmonte porte une inscription tirée du livre d’Isaïe : « Co(n)fesse le Seig(neur) et invoque so(n) no(m) ». Le bel hôtel particulier situé à droite du temple (XVIIe siècle) a été celui d’une grande famille protestante, les Gassaud.

L’église du prieuré Saint-Promasse date du XIIe siècle. Le bâtiment conventuel date du XIIIe siècle : situé au nord-est, il fut transformé en bâtiment agricole début XXe siècle)[182].

L’église Notre-Dame-de-l’Assomption, ancienne concathédrale du XIIe siècle (monument historique). Il reste de l’ancienne concathédrale Saint-Mari des vestiges du XIIe siècle, accolés au château épiscopal (tour de l’évêque datant du XIIIe siècle).

  • Synagogue : emplacement supposé, on sait qu'au Moyen Âge Forcalquier abritait une importante communauté juive.

Chapelles[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Marc

L'église Saint-Jean, sur le versant sud de la colline : elle constitue d’abord une des quatre paroisses de Forcalquier au XIIIe siècle, puis est réunie à Notre-Dame-du-Bourguet avec les autres paroisses, lors de la crise du XIVe siècle. Elle appartient aux pénitents bleus aux XVIIe et XVIIIe siècles[183]. Elle ne peut être datée avec certitude : le chœur serait de la fin du XIe ou du début du XIIIe siècle, la nef et la façade étant construites un siècle plus tard[182]. La DRAC indique des travaux au XVIIe siècle. Elle est classée monument historique[184].

Notre-Dame-de-Fougères possède une abside voûtée sur croisée d’ogives, datable du XVIe siècle[185]. Sa cloche de 1746 est remontée en 2013[186]. Elle est également surnommée Notre-Dame de Vie.

La chapelle Saint-Paul, construite sur plan carré, est le vestige d’un prieuré[187].

La chapelle de la Charité, du XVIIe siècle, fut celle d’un couvent d’Augustines, qui laissèrent place en 1720 à l’hôpital de la Charité Saint-Louis [188].

La chapelle Saint-Marc, du XVIe siècle, est remaniée au XVIIe et restaurée en 1994 par les Amis des chapelles rurales et oratoires de Forcalquier[188]. Tous les 25 avril, les femmes de la région se rendaient en pèlerinage à la chapelle, un sachet contenant des œufs de ver à soie afin d’obtenir du saint la protection contre les maladies[189].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir. Wikimedia Commons possède d’autres illustrations sur les chapelles et les églises de la commune..

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Fontaine Saint-Michel
Palais de Justice

La place Saint-Michel, située dans la vieille ville, est célèbre par sa fontaine Saint-Michel, classée monument historique[190]. Cette fontaine de style gothique a été érigée en 1512. Le bassin rond actuel a remplacé, en 1912, le bassin octogonal d’origine. La partie au-dessus des dégueuloirs a été refaite à l’identique en 1976. La base est célèbre pour les curieuses scènes sculptées qui représenteraient les vices que saint Michel cherche à écraser. Sa construction donna lieu à une véritable opération d’urbanisme : construction d’un aqueduc de 3 km (premières études en 1492, achevé en 1511), d’un château d’eau et de bassins de décantation pour les fontaines, mais aussi percement d’une rue et de deux places[191] (la seconde fontaine, dite Saint-Pierre, est remplacée par la fontaine Jeanne d’Arc en 1900[192]).

  • Place du Palais : l’ancien Palais de Justice (façade de 1842) a succédé à l’ancien palais des comtes de Forcalquier. La place s'appelait aussi autrefois la Granatarié (place aux grains), nom qu’a conservé l’original escalier (1853) qui la fait communiquer avec la rue Bérenger.
  • Quartiers Saint-Pancrace et de la Bombardière, site inscrit[157] ; dans ce quartier, la chapelle Saint-Pancrace, qui porte le nom du patron de la ville (XVIIe siècle). Isolée sur une colline, elle a perdu son bas-côté nord[193]. Le chemin s’ouvre devant un oratoire de la même époque. Un ermitage est accolé à la chapelle. En 1733, d’importantes restaurations ont été faites au bâtiment. Le chemin d’accès est caladé. Elle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques[194]
  • Le clocher de Saint-Pierre est un campanile bâti par la municipalité en 1859[195].

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Les cinq cabanons pointus immortalisés par les cartes postales du début du XXe siècle ; le cinquième est hors prise de vue, à gauche.

L’hôtel d'Autane offre une belle façade (exceptionnelle selon Raymond Collier), avec deux grandes arcades brisées (XIVe siècle)[196] : il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques[197]. Le logis du Dauphin est de la même époque : arcades et baies géminées.

Du siècle suivant, subsistent au moins trois immeubles, une maison à l’arrière de l’hôtel d’Autane, un passage Roubaud, et la maison Jean Rey. En pierre de taille, dotée d’une cour intérieure et d’un escalier à vis, ses façades sont percées de fenêtres à meneaux. Il subsiste une porte avec une boiserie en forme de serviette repliée. Elle appartint au XVIe siècle à Jean Rey, de la famille des seigneurs d’Ongles. Sa toiture est protégée par inscription à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques[198].

L’hôtel Sébastiani, rue des Cordeliers, datant du XVIIe siècle, se distingue par ses chaînages d’angle à refends. Les poutres de son vestibule sont enrobées de gypseries, et les corniches sont également en gypserie[199].

Rue Bérenger, une maison privée possède une porte avec piédroits à bossages et à refends, et surmontée d’un fronton brisé[200]. Datant des XVe et XVIe siècles, agrandie au début du XVIIe, son vestibule a un plafond orné de gypserie (les poutres sont enrobées). Ancienne sous-préfecture jusqu’en 1851, elle sert ensuite de prison. Elle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques[201],[202].

L’hôtel Arnaud (XVIIe siècle), ancien temple protestant (ancien temple réformé)[203], est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques pour sa façade et sa toiture côté rue[204].

L’hôtel des Castellane-Adhémar est de style Louis XIII[205]. Ancienne gendarmerie, on y a découvert derrière une cloison une cheminée dont le manteau est orné de gypseries : deux pilastres à moulures encadrent une couronne de guirlande, sous une frise portant un blason, le tout datant d’entre 1650 et 1700[206]. La maison de Tende, place Saint-Michel, appartenant à la famille de Tende, possède une façade large, du XVIIIe siècle[207].

La campagne Clémentis est une villa de style palladien, de la fin du XVIIe siècle ; le manteau de sa cheminée en gypserie est orné de pans coupés[206].

Le musée municipal (mobilier ancien, costumes de Haute-Provence, section archéologie fondée en 1919[208]) est situé au second étage de la mairie[209].

Architecture utilitaire[modifier | modifier le code]

Fontaine Jeanne d'Arc

Le viaduc des Latins ou de Viou est bâti en 1882-1887, pour le chemin de fer d’Apt à Volx[210] et une route. Le manque de sécurité sur le chantier entraîna l’effondrement d’un échafaudage et la mort de sept ouvriers. Construit sur un tracé courbe, haut de 36 m, long de 136 m, il repose sur sept arches de 13 m. Dès que le train s'est arrêté de fonctionner en 1955, en 1960 des trottoirs sont ajoutés[211]. L’inauguration ayant coïncidé avec la fête des Latins, le viaduc porte en dédicace des inscriptions écrites dans toutes les langues romanes et les différents dialectes occitans. Il porte également une plaque en mémoire de toutes les personnes qui s’y sont suicidées[212].

Le pont sur le Beveron, où passe la route nationale 100, date de 1902. Construit sur un arc surbaissé, avec une voûte en appareil hélicoïdal, il présente un biais de 62°. L’ouverture de la voûte fait 16 m ; le pont fait 5 m de large[213].

La fontaine des quatre reines est constituée d’un obélisque au milieu du bassin, et date de 1832[214].

  • La Bonne Fontaine : ensemble de fontaines et lavoirs médiévaux, sur un site antique.
  • Fontaine Jeanne d’Arc : cette fontaine construite en 1900, remplace la fontaine Saint-Pierre construite en même temps que la fontaine Saint-Michel. Une statue de Jeanne d’Arc surmonte la fontaine. Eugène Bernard écrivit un poème vengeur où Saint-Pierre se plaint d’avoir été chassé. Elle est située sur la place Jeanne d’Arc.
  • cabanons pointus : cabanes en pierre sèche (ou bories) rendues célèbres par les cartes postales dans la première moitié du XXe siècle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Forcalquier sur le viaduc du Viou
Blason de Forcalquier

Blasonnement :
« de gueules à trois pals d'or »[215]

Armoiries de Forcalquier

Il s'agit du blason de la maison de Barcelone car Raymond-Bérenger IV, qui concéda ce blason à la ville en 1217, était comte de Barcelone et comte de Provence. Pour le distinguer de celui d'Aix-en-Provence, la capitale, les armes furent brisées en lui enlevant un pal (le blason d'Aix-en-Provence porte d'or à quatre pals de gueules)[215].
Les armoiries sont timbrées d'une couronne comtale et portent en cimier la croix occitane dite aussi croix de Forcalquier[216].

Au XIIe siècle les armes des comtes de Forcalquier (celles de Bertrand II) étaient constituées d’une croix de Toulouse triplement pommetée. Ces armes se retrouvent sur les monnaies du comté de Provence après son union avec le comté de Forcalquier, ainsi que sur les sceaux des comtes. Cette croix n’est plus utilisée à partir du XIIIe siècle[217].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Forcalquier est le cadre de plusieurs événements culturels et festifs durant toute l'année :

  • en avril : la « Fête de la randonnée », a lieu lors du dernier week-end d'avril. Des vingtaine de randonnées sont organisées avec accompagnateurs, pour partir à la découverte des paysages et du patrimoine rural du pays de Forcalquier et de la montagne de Lure. Ces randonnées peuvent s'effectuer à pied, à cheval, à VTT, de jour comme de nuit.
  • fin de la quatrième semaine du mois de mai : la « Fête patronale de la Saint-Pancrace ». Elle est caractérisée par la présence d'une fête foraine.
  • chaque été, depuis 1989, se déroulent en juillet les Rencontres musicales de Haute-Provence, un festival de musique classique créé sous l’impulsion de la famille Queyras, et actuellement codirigé artistiquement par le célèbre violoncelliste Jean-Guihen Queyras, son frère Pierre-Olivier Queyras (violoniste) et leurs épouses respectives Gesine Queyras et Véronique Marin, toutes deux violoncellistes.

Médias[modifier | modifier le code]

La mairie publie chaque trimestre Trait d'Union, un magazine d'informations disponible gratuitement chez un grand nombre de commerçants et d'administrations. Il informe des manifestations et évènements à venir, des travaux en cours de réalisation, des projets municipaux, de l'action de la mairie et de ses services, des nouveaux commerces, des actions des associations… Il contient parfois une note historique, culturelle ou touristique concernant la vie locale. Le directeur de la publication et de la rédaction est le maire de la ville, Christophe Castaner[218].

La radio associative locale Radio Zinzine (que l'on peut écouter en ligne)[219] a été créée en 1981 et émet depuis Limans (commune voisine de Forcalquier) en direct. Elle est gérée par la coopérative agricole Longo Maï.

Un grand nombre de journaux locaux sont diffusés sur Forcalquier. Les lecteurs peuvent lire, entre autres, La Provence, La Marseillaise, Le Dauphiné libéré et aussi l'hebdomaire du vendredi Haute Provence info.

La commune est localisée dans le bassin d'émission de TMC Monte Carlo et France 3 Provence Alpes.

Tournages cinématographiques[modifier | modifier le code]

Les rues et bâtiments de Forcalquier ont plusieurs fois servi de décor au tournage de scènes de films et de téléfilms[220] :

Spécialités gastronomiques[modifier | modifier le code]

Apéritifs de la distillerie de Provence.

Forcalquier est réputée pour ses apéritifs et liqueurs, plus connus sous le nom de Distillerie de Provence (fondée en 1898). Aujourd'hui devenu Distilleries et Domaines de Provence, cette maison fabrique et commercialise des apéritifs et liqueurs de tradition à base des herbes aromatiques cueillies dans la montagne de Lure. Ces simples, connus et récoltés depuis le Moyen Âge, gardent leurs vertus grâce à leur distillation. Cette pratique se développa au cours des XVIIe siècle et XVIIIe siècle grâce aux cueilleurs et colporteurs qui s'installèrent comme droguistes ou apothicaires. Les spécialités qu'ils élaboraient se présentaient sous forme de boissons ou de breuvages dont étaient vantées les « vertus dépuratives, toniques, digestives et apéritives ou rafraîchissantes ». Le pas fut franchi à la fin du XIXe siècle quand les distillateurs se spécialisèrent dans l'élaboration de liqueurs et d'apéritifs[224]. Ses produits phares sont vins de noix, rinquinquin, vin d'orange, génépi, Pastis Henri Bardoin et Bau des Muscats (frizzant)[225].

La gastronomie forcalquiérenne compte aussi d'autres spécialités moins connues : le petit épeautre, le nougat blanc, la fougasse ou encore les herbes de Provence[226].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Roi René
Jean-Guihen Queyras
Léon de Berluc-Pérussis
Louis Éconches Feuillée.
Jean-Michel Bayle

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sylviane Chaumont-Gorius, Forcalquier (petit album découverte), association Connaissance de la Provence, 2003, 67 pages.
  • Jean-Yves Royer, Forcalquier, auto-éd., 1986, 408 pages.
  • Parc naturel du Luberon, Autour de l’An Mil en pays de Forcalquier, catalogue d’exposition, 2007.
  • Dictionnaires Larousse et Petit Robert
  • La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année
  • Jean Barruol, Le Pays de Forcalquier, les Alpes de Lumière : Mane, 1971
  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean,‎ 1986, 559 p.
  • Simonetta Greggio, La Provence, Ouest-France, 2009, 141 pages.
  • Coordination générale : René Dinkel, Élisabeth Decugnière, Hortensia Gauthier, Marie-Christine Oculi. Rédaction des notices : CRMH : Martine Audibert-Bringer, Odile de Pierrefeu, Sylvie Réol. Direction régionale des antiquités préhistoriques (DRAP) : Gérard Sauzade. Direction régionale des antiquités historiques (DRAH) : Jean-Paul Jacob directeur, Armelle Guilcher, Mireille Pagni, Anne Roth-Congés Institut de recherche sur l'architecture antique (Maison de l'Orient et de la Méditerranée-IRAA)-Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Suivez le guide - Monuments Historiques Provence Alpes Côte d’Azur, Marseille, Direction régionale des affaires culturelles et Conseil régional de Provence – Alpes - Côte d’Azur (Office Régional de la Culture),‎ 1er trimestre 1986, 198 p. (ISBN 2-906035-00-9)
    Guide présentant l'histoire des monuments historiques ouverts au public en Provence – Alpes – Côte - d'Azur, avec cartes thématiques : 2. Architecture médiévale (architecture religieuse romane) (traduit en allemand et anglais en septembre 1988). Forcalquier : Eglise et Couvent des Cordeliers : pp. 19 et 20
  • Charles-Laurent Salch, Atlas des villes et villages fortifiés en France, Début du Ve siècle à la fin du XVe siècle, Strasbourg, Editions Publitotal,‎ 1er novembre 1987, 495 p. (ISBN 2 906700-09-6)
    Forcalquier, p. 261, La Porte des Cordeliers et Carte n°14 Provence-Alpes-Côte d'azur

Compléments[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Forcalquier.

Lectures approfondies[modifier | modifier le code]

  • Guy Barruol, Archéologie au pays de Forcalquier : radioscopie d’un territoire rural, Mane, Les Alpes de Lumière, 1990. ISBN 978-2-906162-15-0
  • Orville Castaire, Le Luberon, Ouest-France, 2007, 31 p.
  • Frère Christian Eugène, Cordeliers de Forcalquier, éditions Franciscaines.
  • Cyprien Bernard et Charles d'Autane, Forcalquier, son origine, ses rues, ses monuments, édition Paul Bernard, 1910.
  • Gabriel Blanc, Forcalquier et ses environs, imprimerie A. Reynaud, 1923.
  • Patrick Ollivier-Elliott, Pays de Lure, Forcalquier, Manosque et de Giono, Edisud.
  • Gabriel Conte, Le pays de Forcalquier son lac, sa mer (cinq itinéraires géologiques), éditions C'est-à-dire, 2010. ISBN 978-2-9527564-4-0

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Géographie

Histoire

Politique et administration

Éducation

Patrimoine civil et religieux

Liens externes[modifier | modifier le code]

Précédé par
Limans
Sentier de grande randonnée GR6
Balise GR.png
Suivi par
Fontienne

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. http://www.notrefamille.com/4300-forcalquier/devises-59512732-ville-village.html, devise
  2. Surnoms de Forcalquier
  3. Pierre Bonte, Bonjour la France, De Borée,‎ octobre 2012 (ISBN 978-2-8129-0594-0), « Qui a l'air le plus pur : Forcalquier », p. 44-46
  4. Sources des données : Insee - Forcalquier: Données générales.
  5. a, b, c, d, e, f et g Guide Michelin (France 2009 centième édition), Forcalquier, p. 757
  6. IGN, Géoportail, couche : limites administratives et Carte IGN seules, consultée le 26 août 2009
  7. Page de la ville de Forcalquier sur le site d'annuaire-mairie
  8. Maurice Gidon, Les chaînons de Digne.
  9. [Le site du SANDRE.EAUFRANCE.FR] Laye.
  10. [Le site du SANDRE.EAUFRANCE.FR] Beveron.
  11. [Le site du SANDRE.EAUFRANCE.FR] Viou.
  12. « Relevé météo de Forcalquier », MSN Météo
  13. Archives climatologiques mensuelles - Saint-Auban (1961-1990)
  14. Ville de Forcalquier, venir à Forcalquier
  15. a et b Guide horaires 2008-2009 des transports, conseil général des Alpes-de-Haute-Provence
  16. [image] Horaire de la ligne Marseille-Briançon
  17. a et b http://www.regionpaca.fr
  18. Cartes et itineraires sur le site de veloloisirluberon.com
  19. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  20. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 22 novembre 2011, consultée le 23 juillet 2012
  21. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  22. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 96
  23. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
  24. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 81
  25. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 75
  26. Document, base Dicrim, consultée le 23 juillet 2011
  27. BRGM, « Sismicité à Forcalquier », sur Sisfrance,‎ 1er janvier 2010 (consulté le 23 juillet 2012)
  28. Ernest Nègre, Toponymie globale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Volume II : Formations non-romanes ; formations dialectales, VIe partie. Notice 25091, p. 1349.
  29. Jean-Yves Royer, Forcalquier, 1986, pp. 20-22.
  30. Site :halshs.archives-ouvertes.fr La Fare
  31. http://jc.clariond.free.fr
  32. Jean-Yves Royer, Nouveaux regards sur l'histoire de Forcalquier. Des origines à la fin de l'indépendance, Les Amis de Forcalquier, 1977, p. 15
  33. Audrey Becker-Piriou, « De Galla Placidia à Amalasonthe, des femmes dans la diplomatie romano- barbare en Occident ? », Revue historique, 2008/3, n° 647, p. 531.
  34. a, b et c Parc naturel du Luberon, Autour de l’An Mil en pays de Forcalquier, catalogue d’exposition, 2007, p. 29.
  35. Ernest Nègre, op. cit., p. 1349.
  36. Forcalquier, Église Saint-Mary, Responsable(s) des opérations : Mariacristina Varano
  37. Obituaire du chapitre de Saint-Mary, de Forcalquier (1074-1593), par J. Roman
  38. Alpes-de-Haute-Provence, Encyclopédies du Voyage, Gallimard, p. 219.
  39. Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017h), p. 175.
  40. Édouard Baratier,op. cit., p. 71
  41. Forcalquier sur www.rhone-medieval.fr
  42. Jean-Yves Royer, Forcalquier, auto-édition, 1986, p. 42
  43. Jean-Yves Royer, Forcalquier, auto-édition, 1986, p. 34
  44. a et b Jean-Yves Royer, op. cit., p. 40
  45. Jean-Yves Royer, op. cit., p. 41.
  46. Jean-Yves Royer, op. cit., p. 44.
  47. Jean-Yves Royer, op. cit., p. 118.
  48. a, b, c, d, e, f et g Yvette Isnard, « Les dynasties seigneuriales d’Oraison », Chroniques de Haute-Provence, 2012, no 368, p. 34
  49. a et b Jean-Yves Royer, op. cit., p. 50.
  50. a, b, c, d, e et f Jean-Yves Royer, op. cit., p. 51
  51. a, b, c, d et e Yvette Isnard, op. cit., p. 35
  52. Yvette Isnard, op. cit., p. 40
  53. Les dernières guerres de religion (1620-1629)
  54. Édouard Baratier, « Les protestants en Provence », cartes 118 et 119 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  55. Jean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris : Gallimard, 2008. Collection Folio, ISBN 978-2-07-035971-4, p. 610.
  56. La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 107
  57. Michel Vovelle, « Les troubles de Provence en 1789 », carte 154 et commentaire, in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  58. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, p 296-301
  59. Alphand, op. cit., p. 308
  60. Alphand, op. cit., p. 333
  61. André Lombard, « Violences et troubles de 1789 à l’An VI », La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 170-174
  62. Jean Barruol, Le Pays de Forcalquier, les Alpes de Lumière : Mane, 1971
  63. Jean-Yves Royer, op. cit., Modèle:Π.142.
  64. Jean-Yves Royer, op. cit., p. 81.
  65. Jean-Yves Royer, op. cit., p. 61.
  66. Jean-Yves Royer, op. cit., p. 62.
  67. Jean-Yves Royer, op. cit., p. 64-65.
  68. Jean-Yves Royer, op. cit., p. 65.
  69. Henri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, p. 69.
  70. « Les fêtes latines de Forcalquier et Gap ». In : Actes du Colloque international « Ginta latina et l’Europe d’aujourd’hui » des 10 et 11 décembre 2001, édition réalisée par E. Variot et A. Chircu, sous la direction de V. Rusu, Publications de l’Université de Provence Aix-en-Provence, 2002.
  71. Les fusillés pour l’exemple des Basses-Alpes, Fédération départementale des groupes de Libre Penseurs des Alpes-de-Haute-Provence, collection « Les cahiers de la Libre Pensée bas-alpine », no 2, p. 7-9.
  72. Les camps et les lieux d'internement des Alpes-de-Haute-Provence
  73. a et b Thérèse Dumont, « Compte-rendu de la soirée "1939-1945, L’internement en France des « Indésirables » : Le camp de Forcalquier », EOEP, publié le 18 janvier 2013
  74. Jean-Yves Royer, op. cit., p. 69.
  75. Jean-Yves Royer, Forcalquier (Le Temps Retrouvé), Équinoxe, 1991, p. 89.
  76. Canton de Forcalquier
  77. Fiche de Claude Domeizel sur le site du Sénat
  78. Préfecture du département des Alpes-de-Haute-Provence
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  211. Notice qui lui est consacrée par Guy Barruol in Guy Barruol, Philippe Autran et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier 2006, p. 82-83
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  224. Distillerie et domaines de Provence à Forcalquier
  225. Gamme des Distillerie et domaines de Provence à Forcalquier
  226. Spécialités gastronomiques de Forcalquier