Antananarivo

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Antananarivo
Tananarive, Tana
Stade municipal de Mahamasima et lac Anosy
Stade municipal de Mahamasima et lac Anosy
Administration
Pays Madagascar Madagascar
Région Analamanga
Province Antananarivo
Démographie
Population 2 000 000 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 18° 53′ S 47° 31′ E / -18.89, 47.51 ()18° 53′ Sud 47° 31′ Est / -18.89, 47.51 ()  
Localisation

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Antananarivo

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Tananarive[1] ou officiellement en malgache Antananarivo est la capitale économique et politique de Madagascar et de la Province d'Antananarivo, située dans la partie centrale de l'île. Ses habitants s'appellent les Tananariviens. Sa population dépasse 1 600 000 habitants, son aire urbaine approche les 2 millions d'habitants.

La fonction de maire d'Antananarivo est actuellement vacante. L'intérim à la tête de la délégation spéciale de la commune d'Antananarivo est assuré par Olga Rasamimanana, Premier vice-président de la délégation spéciale[2].

La ville fut tout d'abord construite comme une forteresse vers le début du XVIIe siècle par les rois Merina, qui en ont fait leur résidence principale dans les années 1790. La communauté s'est développée très rapidement alors que les rois merina, notamment Radama Ier, avaient le contrôle de la majeure partie de l'île au XIXe siècle. Les Français s'emparent de la ville en 1895. Elle devient, plus tard, la capitale de la colonie française de Madagascar. Elle conservera son statut de capitale lors de l'accession à l'indépendance du pays en 1960.

Géographie[modifier | modifier le code]

Antananarivo occupe les pentes d'une arête rocheuse culminant à environ 1 435 mètres, parsemée de quelques lacs comme ceux de Mandroseza, Anosy, et surtout le Lac Masay.

Climat[modifier | modifier le code]

Antananarivo a un climat tropical d'altitude (Cwb selon la classification de Köppen). Bien qu'elle soit située dans la zone intertropicale, la température moyenne sur l'année est modérée par les effets de l'altitude.

Le climat est caractérisé par des hivers frais et très secs et des étés doux et très pluvieux.

La température en saison fraîche descend rarement au-dessous de 10 °C. En saison chaude, elle dépasse rarement 30 °C.

Les gelées sont rares mais pas inconnues.

Moyennes annuelles[modifier | modifier le code]

Mois
janvier
février
mars
avril
mai
juin
juillet
août
septembre
octobre
novembre
décembre
Minimum
17
17
17
15
13
10
10
10
11
13
15
17
Maximum
27
27
27
26
24
22
21
22
24
27
28
28
Mois
janvier
février
mars
avril
mai
juin
juillet
août
septembre
octobre
novembre
décembre
jours de
pluie
21
17
14
5
2
0
2
1
3
4
9
19

Démographie[modifier | modifier le code]

Sa population a été évaluée, en 2001, à 1 689 000 habitants. Actuellement (2011), elle s'évalue à 2 millions, à cause d' une vieille culture qui incite à avoir beaucoup d'enfants et parfois très tôt (commence dans les 19 à 26 ans) par les habitants des périphéries de grandes villes. Cette forte croissance s'explique aussi par le fait que la majorité de ces habitants se trouvent dans ces zones.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom signifie « la ville des mille » (de an, préfixe locatif correspondant « à » ; tanan(a) signifiant « la ville » ; (a)rivo voulant dire « mille »), probablement soit en raison des « mille collines » ou des « mille guerriers » (en rapport avec l'importante garnison royale merina)[4]. Les Malgaches lui font souvent subir une aphérèse et une apocope qui donnent Tana (la ville) et il a été francisé à l'époque coloniale en Tananarive car la prononciation malgache élide le an par accentuation sur le Ta et pratique quasi-systématiquement l'élision des voyelles finales.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • 1610-1630 – On accorde à Andrianjaka, roi merina, la prise au roi vazimba, Rafandrana, de la plus haute des douze collines de l'Imerina (1 468 mètres) appelée « Analamanga » (la colline bleue). Andrianjaka y fit bâtir un « rova » (une forteresse) défendu par près de mille hommes. D'où son nom malgache d'Antananarivo, « la Cité des Mille ».
  • 1710 – Andriamasinavalona, roi d'Antananarivo, partage son royaume entre ses quatre fils. Division de l'Imerina.
  • 1777 – Le Français Mayeur est le premier européen à visiter Antananarivo et à en faire un récit écrit.
  • 1794 – Ramboasalama, alors prince d'Ambohimanga, (plus tard, appelé Andrianampoinimerina), s'empare d'Antananarivo et parvient à réunifier l'Imerina. Il fait de la ville sa capitale, statut qu'elle conserve jusqu'à aujourd'hui.
  • 1810Radama Ier succède à son père et prend les rênes du pouvoir à Antananarivo et amorce la modernisation au contact des Occidentaux.
  • 1817 – Le sergent Hastie, envoyé britannique, arrive à Antananarivo pour obtenir l'abolition de la traite des esclaves.
  • 1820 – Arrivée du pasteur Jones de la L.M.S. Ouverture de la première école à Ifidirana.
  • 1832 – Arrivée du Français Jean Laborde. Il est considéré comme le bienfaiteur de Madagascar, car il fit bénéficier le royaume de nombreuses innovations, dans la mécanique, la chimie et l'architecture. Il a notamment construit le Palais de la Reine, tout en bois, dans la pure tradition des maisons mérina des Hauts-Plateaux.
  • 1839-1840 – Construction du Palais de la Reine (Manjakamiadana: "régner dans la sérénité").
  • 1849 – Le 28 mars, martyre des chrétiens. Craignant l'extension de l'idéologie apportée par les Vazaha[5] via le christianisme, la reine Ranavalona Ire a lancé une chasse aux chrétiens, les considérant comme des traîtres à leurs traditions et donc à leur souverain. Ceux qui ne renonçaient pas à la foi chrétienne étaient condamnés à la peine de mort.
  • 1850 - La ville compte environ cinquante mille habitants.
  • 1852 – Construction du tombeau du Premier Ministre, à l'initiative de la reine Ranavalona Ire qui fait appel au Britannique Cameron[Lequel ?] et au Français Jean Laborde.
  • 1868 à 1880 – Contribution de Cameron à la dotation en nombreuses maisons de briques (supplantant les constructions en bois, seules permises auparavant) de la capitale.
  • 1861 – Le médecin, Dr Andrew Davidson de la L.M.S., fonde le premier dispensaire.
  • 1862-1863 – Règne très court du roi Radama II.
  • 1863-1868 – Règne de la reine Rasoherina. Conversion des dirigeants malgaches au christianisme.
  • 1868-1883 – Règne de la reine Ranavalona II.
  • 1883-1895 – Règne de la reine Ranavalona III.
Les trois règnes précédents marquèrent le retour des architectes et des missionnaires européens qui, fortement inspirés des temples, églises et cathédrales d'Europe, commencent à bâtir des édifices religieux : Ambohipotsy (1863), Ambatonakanga (1864), Ampamarinana, Faravohitra, le petit temple à l'intérieur du Rova, la cathédrale catholique d'Andohalo, et la cathédrale anglicane Saint-Laurent d'Ambohimanoro.
Carte Postale de Antananarivo en 1905
  • 1895 – Le 29 septembre voit la prise de Antananarivo par les forces françaises commandées par le général Duschesnes. La ville hisse le drapeau blanc au premier coup de canon et ne subit aucun dégât.
  • 1896
– Le 6 août, Madagascar est déclarée colonie française en conséquence d'une loi d'annexion votée par l'Assemblée nationale française.
– Le 16 septembre, l'arrivée du général Gallieni donne à Tananarive un nouveau statut, celui de capitale de Madagascar. La ville se transformera alors : construction de nouvelles voies urbaines, création d'écoles primaires, fondation de l'Académie malgache (1902), de l'École de Médecine (1897), de l'Institut Pasteur (1898), de l'Assistance médicale (1899). Les réseaux routiers et ferroviaires sont mis en place, vers Tamatave) et Fianarantsoa.
  • 1947 – Le 29 mars, insurrection sanglante contre les colonisateurs français dans toute l'île. Les représailles des colons et des milices français a été sanglante, on estime les pertes du côté malgache à plusieurs dizaines de milliers ; aucun chiffre précis n'a été communiqué.
  • 1958 - Suite au vote du référendum instituant la Communauté française (en lieu et place de l'ancien Empire colonial français) ; la République autonome malgache est mise en place.
  • 1960 – Le 26 juin, déclaration de l'indépendance de Madagascar : Philibert Tsiranana est élu Président de la République malgache.
  • 1972 - Evènements estudiantins du qui poussent Tsiranana à la démission et aboutissent à la Transition militaire. La grand'place est renommée Place du 13-Mai.
  • 1975 - Le 11 février, assassinat du colonel Richard Ratsimandrava.
  • 1976 - Politique de malgachisation sous la République démocratique de Madagascar. Antananarivo devient le seul nom officiel de la ville, y compris dans les textes en langue française (au détriment de Tananarive). Dans les faits, la prononciation étant semblable et le diminutif Tana étant très utilisé, on n'y vit guère de différence.
  • 1984-1985 - Les émeutes dites "du Kung Fu" secouent la ville.
  • 1991
Manifestations et grève générale du mouvement des Forces vives dirigé par Albert Zafy. Le mot d'ordre est de "faire tomber les murs de Jéricho.
Le 31 octobre est signée la Convention de l'Hôtel Panorama (Tananarive) entre les Forces vives et le Gouvernement de Guy Willy Razanamafy, organisant la période transitoire vers la IIIe République.
De janvier à mars, émeutes dans la capitale sous l'impulsion du mouvement "T.G.V." d'Andry Rajoelina le peuple étant lassé du "trust" politique du parti TIM de Marc Ravalomanana.
- Le 7 février, des manifestants tentent de prendre d'assaut le palais présidentiel d'Ambohitsorohitra et l'armée tire sans sommation sur les manifestants causant la mort d'une cinquantaine de civils.
- Le 17 mars, putsch d'Andry Rajoelina qui s'autoproclame Président d'une Haute Autorité de Transition.
- Nommé en 2009 , Edgard Razafindravahy occupe la fonction de Président de la Délégation Spéciale de la Commune Urbaine d'Antananarivo jusqu'en août 2013.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La ville est le foyer d'une région en croissance, les industries locales fabriquant de la nourriture, des produits du tabac, des textiles et des marchandises dérivées du cuir.

Agriculture et Développement rural[modifier | modifier le code]

Depuis 2008, la ville accueille le siège du Fonds international de développement agricole (FIDA), une institution spécialisée du système des Nations unies.

Transports[modifier | modifier le code]

L'aéroport international d'Ivato relie Antananarivo aux principales villes du pays, ainsi qu'à l'Afrique du Sud, à la Chine, à la Thaïlande, à la France métropolitaine, à la Réunion, à Mayotte, à l'Union des Comores, au Kenya et à l'île Maurice

Au temps où Jacky Olivier Randriamasy était le Directeur Général de Air Madagascar, elle était également reliée à l'Allemagne, à Singapour et à Djibouti.

La ville se trouve sur la ligne ferroviaire Tananarive-Antsirabe et dispose de ce fait d'une gare.

Société[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'enseignement supérieur est présent dans la ville avec l'Université d'Antananarivo, une des grandes universités malgaches.

Cultes[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à Antananarivo[modifier | modifier le code]

  • Le père Pedro Opeka, connu pour le combat qu'il mène contre la pauvreté à Madagascar à travers l'association Akamasoa, a été nommé directeur du scolasticat d'Antananarivo en 1989.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Depuis 1961, Antananarivo possède un musée d'art et d'archéologie, ainsi qu'un observatoire astronomique, tandis que le parc botanique et zoologique de Tsimbazaza est situé près du centre.

On peut également y admirer le Palais de la Reine (Rova Manjakamiadana) entièrement reconstruit après un incendie en 1995.

Héraldique, drapeau, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Ny arivo lahy tsy maty indray andro : 1 000 hommes ne meurent pas en un jour.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Cité des mille, CITE/Tsipika 1998. ISBN 2-912290-05-8. 192 pages.
  • Nativel, Didier, Maisons royales, demeures des grands à Madagascar. L’inscription de la réussite sociale dans l’espace urbain de Antananarivo au XIXe siècle, préface de Françoise Raison-Jourde, postface de Faranirina Rajaonah, Paris, Éditions Karthala, 2005, 377 p.
  • Rajaonah Faranirina V., Élites et notables malgaches à Antananarivo dans la première moitié du XXe siècle, doctorat d'État, Université de Lyon 2, 1997, 1082 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]