Télévision numérique terrestre

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La télévision numérique terrestre (TNT) est une évolution technique en matière de télédiffusion, fondée sur la diffusion de signaux de télévision numérique par un réseau de réémetteurs hertziens terrestres. Par rapport à la télévision analogique terrestre à laquelle elle se substitue, la télévision numérique terrestre permet de réduire l'occupation du spectre électromagnétique grâce à l'utilisation de modulations plus efficaces, d'obtenir une meilleure qualité d'image, ainsi que de réduire les coûts d'exploitation pour la diffusion et la transmission une fois les coûts de mise à niveau amortis. La télévision numérique terrestre est à comparer à la télévision numérique reçue par câble ou par satellite -TNS-. Dans ce dernier cas, la diffusion se fait non pas, par le réseau des émetteurs terrestre, mais via un satellite (d'où l'utilisation d'antennes paraboliques au lieu de l'antenne de télévision classique dite râteau).

Standards de diffusion numérique terrestre par pays (DVB-T, ATSC, ISDB, DTMB, TDMB)

Introduction[modifier | modifier le code]

Qu'est ce qui est numérique dans la TNT ?[modifier | modifier le code]

transmission TV

Pour la TNT comme pour la télévision analogique les "ondes" utilisées pour transporter l'image sont analogiques. Ce sont d'ailleurs les mêmes bandes de fréquences qui sont utilisées dans les 2 cas. Ce sont donc les mêmes ondes, mais encodées différemment.

Pour la télévision analogique, le signal modulant l'onde porteuse est analogique, c'est-à-dire que le signal électrique de modulation varie proportionnellement à la luminosité voulue. Les 625 lignes d'une image sont balayées l'une après l'autre ; un repère dans le signal électrique de modulation permet au récepteur TV de se synchroniser.

Ce qui est numérique dans la TNT, c'est l'information elle-même. Typiquement un fichier vidéo - mpeg par exemple - est transporté par la modulation d'ondes électromagnétiques. Le démodulateur extrait les données numériques du signal électrique (analogique) reçu sur l'antenne.

Les données aux deux bouts de la chaîne étant numériques, on peut profiter du traitement numérique des données :

- Compression des fichiers pour réduire leur taille (ce qui permet de mettre plusieurs programmes dans un seul canal de fréquence),

- Code correcteurs d'erreurs (on ajoute quelques données à la source, le récepteur les utilise pour détecter et corriger les erreurs introduites par le transport de l'information)

Qu'est ce que la « modulation numérique » ?[modifier | modifier le code]

La modulation est le fait d'utiliser une fréquence haute (HF) pour transporter un signal électrique. Tous les signaux électriques rayonnent, mais plus la fréquence est élevée plus le rayonnement est énergique. On dit que la fréquence HF « porte » le signal à transmettre.

Par exemple pour la radio AM, on fait varier l'amplitude de la porteuse proportionnellement au signal audio. Un signal audible a une fréquence basse (< 20 kHz), est porté par une fréquence de 150 à 1 500 kHz.

Dans le cas de la FM, c'est la fréquence de la porteuse qui varie proportionnellement au signal audio.

Dans le cas de la TNT, la modulation est un peu différente : on utilise un grand nombre de porteuses côtes à côtes.

On appelle ce type de modulation de l'OFDM (Orthogonal Frequency Division Multiplexing). Le principe est de répartir (multiplexer) les données sur plusieurs porteuses, en divisant la bande de fréquences allouée.

Par exemple, une bande d'environ 8 MHz est divisée en 8 000 porteuses espacées de 1 kHz (les porteuses sont dites « orthogonales » entre elles parce que l'espacement est régulier, et qu'il est calculé très précisément pour que l'information modulée sur chacune des porteuses n'empiète pas sur la porteuse d’après).

Avec des données numériques, il est possible de corriger en grande partie les erreurs de transmission ; la TNT est bien moins sensible aux bruits parasites que la TV analogique. L'intérêt principal de répartir les données sur 8 000 porteuses est d'utiliser de façon optimale la bande de fréquence, toutes les porteuses ayant en moyenne la même puissance. Les émetteurs TNT peuvent émettre près de dix fois moins de puissance que les anciens émetteurs pour une même couverture.

Remarque sur la couverture : la correction des erreurs de transmission permet d'avoir une image parfaite … jusqu'à un certain seuil. Au-dessus de ce seuil, d'abord quelques blocs ne sont plus corrigeables avec la perte de pavé d'image[1] mais si le nombre de défauts augmente[2] et il arrive un moment ou aucune erreur n'est corrigeable : l'image se fige.

Dans le cas de la TV analogique, les perturbations météorologiques faisaient apparaître des parasites sur l'image et la qualité était fortement diminuée, mais l'image restait visible longtemps.

Avec la TNT, l'image reste quasi parfaite si la qualité du signal reçu est dans la zone où toutes les erreurs peuvent être corrigées. Si la qualité du signal reçu se dégrade des pixels commencent a manquer sur l'image, puis de plus en plus de pixels vont manquer jusqu’à ce que l'image se fige par intermittence, laissant apparaître des blocs de pixels par intermittence. Si le signal reçu est vraiment trop faible aucune image ne peut plus être affichée et l'écran devient noir. Si la qualité du signal s’améliore la qualité de l’image va aussi s’améliorer au fur et à mesure avec un comportement similaire à celui décrit précédemment, mais en sens inverse.

Transmission[modifier | modifier le code]

La télévision numérique est transmise sur ondes radio à travers l'espace terrestre de la même façon que la télévision analogique, la principale différence étant l'utilisation d'émetteurs multiplex permettant la transmission de plusieurs programmes sur le même canal.

La télévision numérique terrestre utilise les bandes de fréquences auparavant allouées à la télévision analogique (bande III en VHF, bandes IV et V en UHF).

Selon les pays, la transmission se fait selon les normes DVB-T (notamment en Europe), ISDB (en Amérique du Sud) ou ATSC (en Amérique du Nord).

La quantité de données qui peut être émise (et donc le nombre de programmes) est directement affectée par la capacité du canal et la méthode de modulation du canal[3]. La méthode de modulation en DVB-T est la COFDM avec soit une modulation d'amplitude en quadrature à 64 ou 16 états. En général, un canal 64QAM est capable de transmettre un taux supérieur d'octets, mais est plus sensible aux interférences. Les constellations à 16 et 64 états peuvent être combinées dans un seul multiplex, fournissant une dégradation contrôlable pour les flux de programmes plus importants. C'est ce qu'on appelle la modulation hiérarchique.

Le standard ATSC utilise la modulation 8VSB, qui a des caractéristiques similaires à la modulation de bande latérale utilisée pour la télévision analogique. Cela protège considérablement des interférences, mais n'est pas à l'abri, contrairement au DVB-T, de multiples distorsions et ne fournit pas d'opération de réseau à fréquence unique (qui n'est en tout cas pas applicable aux États-Unis).

Les différents systèmes utilisent le flux de transport MPEG ; ils diffèrent de façon significative dans la façon dont les services connexes (comme l'audio multicanaux, les légendes et guides de programmes) sont codées.

Les codecs vidéos utilisés sont H.262/MPEG-2 Part 2 et H.264/MPEG-4 AVC, plus récent et plus performant. H.264 permet notamment à trois services de télévision haute définition d'être transportés sur un canal DVB-T à 24 Mbit/s[3].

Avantages et inconvénients[modifier | modifier le code]

Avantages[modifier | modifier le code]

  • La qualité de l'image est globalement meilleure qu'en analogique, en particulier avec une bonne réception, en raison de l'élimination des interférences visibles et d'autres effets tels que les images fantômes. Il est plus facile d'obtenir une qualité d'image optimale numérique qu'une qualité d'image optimale analogique.
  • Les altérations sont moins perceptibles dans les présentations numériques avec un signal plus faible.
  • Certaines chaînes peuvent diffuser leurs programmes en haute définition (HD).
  • Beaucoup plus de chaînes peuvent tenir sur le même spectre dans la transmission numérique : ceci conduit à la fois à une augmentation drastique du nombre de chaînes, ainsi qu'à la libération de certaines portions du spectre hertzien (dividende numérique)
  • Des services interactifs peuvent être fournis (HbbTV, « Bouton rouge »).
  • La transmission de la télévision en numérique est plus efficace du point de vue de la consommation d'énergie que la transmission en analogique[4].

Inconvénients[modifier | modifier le code]

  • Il peut être assez difficile de régler l'antenne, en raison de l'absence de rétroaction qui serait fournie par une image progressivement dégradée en mode analogique. L'image est généralement soit d'une qualité optimale soit totalement non disponible, ne fournissant aucune information sur la direction dans laquelle déplacer l'antenne. Un indicateur de puissance du signal fourni sur la plupart des syntoniseurs contribue considérablement à régler ce problème, mais certains téléviseurs n'en disposent pas. Le même problème peut aussi rendre très difficile de sélectionner et tester les antennes.
  • Les anciens récepteurs ne sont plus utilisables tels-quels[5] ; il peut être nécessaire d'acheter de nouveaux équipements (convertisseur analogique-numérique, nouveau téléviseur), ou bien de souscrire à un service de télévision par câble ou par satellite).
  • La consommation d'électricité augmente si la télévision et un boîtier décodeur sont branchés en même temps.
  • Il peut être nécessaire de remplacer l'antenne de réception, éventuellement par une antenne amplifiée[5]. Ceci peut nécessiter l'intervention du syndic dans les copropriétés[5].
  • La télévision analogique pouvait fonctionner avec un signal plus faible, lequel suffisait pour obtenir une image visible. Par extension, le numérique ne se dégrade pas aussi gracieusement que l'analogique. En effet la transmission du signal numérique souffre de l'effet de portique : jusqu'à un certain point l'image peut apparaître constellée de petits carrés et peut se figer[5], mais pour une dégradation du signal plus importante, le récepteur ne parvient plus du tout à décoder le signal.
  • Le changement de chaîne (zapping) est plus lent en raison des retards dus au décodage des signaux numériques.
  • Lors de la diffusion d'événements en directs (par exemple les événements sportifs), le son et l'image ont un temps de retard par rapport à la télévision analogique et aux commentaires des radios.
  • Certaines chaînes qui étaient reçues correctement en analogique peuvent se trouver inaccessibles en numérique dans certaines zones dites zones blanches[5].
  • Les normes TNT changent régulièrement provoquant des coûts récurrents[6].
  • Les magnétoscopes analogiques ne peuvent enregistrer avec leur propre tuner que la télévision analogique[5].

Réception[modifier | modifier le code]

La télévision numérique est reçue soit par un syntoniseur intégré à un téléviseur récent, soit par un boîtier décodeur numérique (en anglais set-top box) relié à un téléviseur plus ancien. Le récepteur décode le signal reçu par une antenne de télévision standard. Toutefois, en raison de problèmes de planification des fréquences, une antenne adaptée à la réception d'un ensemble de canaux analogique peut ne pas convenir pour un ensemble de canaux numériques[7]. Ceci est assez fréquent au Royaume-Uni.

Les antennes d'intérieur (également appelées oreilles de lapin[8]) sont encore plus susceptibles d'être touchées par ces problèmes et peuvent avoir besoin d'être remplacées[9].

Transition de l'analogique vers le numérique[modifier | modifier le code]

Légende:
  •      Transition terminée
  •      Transition en cours, presque finie
  •      Transition en cours
  •      Transition non démarrée
  •      Sans transition
  •      Sans données

Allemagne[modifier | modifier le code]

En Allemagne, la quasi-totalité des émetteurs analogiques a été mise hors service, faisant de la TNT le seul mode de réception de la télévision hertzienne.

Le lancement de la TNT a commencé en novembre 2002 à Berlin, où l’extinction des émetteurs analogiques a eu lieu en août 2003. Depuis 2004, la TNT a démarré successivement dans d’autres régions (d’abord dans les régions urbaines, plus tard dans le reste du pays). En novembre 2008, la numérisation de la diffusion hertzienne s’est achevée avec l’extinction de quelques émetteurs analogiques en Bavière.

Le SOA allemand est actuellement complet (état mars 2009).

L’Allemagne étant un pays de la télévision par câble et de la télévision par satellite, la TNT ne couvre qu’un peu plus de 90 % des foyers, avec des zones d’ombre notamment dans les régions montagneuses et dans le nord-est du pays. Les multiplex des chaînes privées ne couvrent qu’environ 45 % des foyers, uniquement dans les régions de Berlin, Hambourg, Kiel, Lübeck, Brême, Hanovre, Brunswick, Cologne, Düsseldorf, Dortmund, Francfort, Nuremberg et Munich. Au début 2013 le groupe de Media RTL annonçait son retrait progressif de ce mode de diffusion pour des raisons économiques.

La modulation des canaux TNT en Allemagne se fait en 16 et 64-QAM – le signal est donc plus robuste qu’en France, où on utilise le 64-QAM. Toutes les chaînes sont en MPEG-2 et émettent en clair. Toutes les chaînes sont en définition standard. En 2009, il n’y a pas de plans pour introduire la TNT HD.

La puissance des émetteurs TNT en Allemagne est, en général, supérieure à celle des émetteurs français, ce qui rend la TNT plus facile à capter. Dans beaucoup de régions urbaines, la réception portable, voire mobile, est donc possible. À cause de la modulation différente, un multiplex allemand ne contient que 4 chaînes (contre 6 en France). Ces arbitrages techniques, qui ont été faits en faveur du téléspectateur et non du diffuseur et des chaînes, font que la qualité d'image de la TNT allemande est nettement supérieure à la TNT française, et permet notamment un meilleur taux de couverture et la réception mobile (voitures, trains, piétons, etc).

Multiplex nationaux[modifier | modifier le code]

  • Multiplex ZDFmobil (> 90 % des foyers) :
    • ZDF (chaîne généraliste) ;
    • 3sat (chaîne culturelle en coopération avec l'ARD, l'ORF et la SF) ;
    • ZDFinfo, (chaîne d'information) ;
    • KI.KA (chaîne jeunesse, en coopération avec l'ARD, recevable de 6 à 21 h) ;
    • ZDFneo (chaîne pour jeunes adultes actifs, recevable de 21 à 6 h).
  • Multiplex RTL (~45 % des foyers) :
  • Multiplex ProSiebenSat.1 (~45 % des foyers) :
    • Sat.1 (chaîne généraliste) ;
    • ProSieben (chaîne généraliste) ;
    • Kabel 1 (chaîne mini-généraliste) ;
    • N24 (chaîne d’information).

Multiplex régionaux[modifier | modifier le code]

  • 2 Multiplex de l’ARD (> 90 % des foyers, la composition et répartition des chaînes varie selon les régions) :
    • Das Erste (chaîne généraliste nationale de l’ARD) ;
    • arte (chaîne culturelle franco-allemande) ;
    • PHOENIX (chaîne d’information et documentaire) ;
    • EinsExtra, EinsFestival ou EinsPlus (chaînes numériques de l’ARD, une chaîne par région) ;
    • 2-4 chaînes régionales des membres de l’ARD.
  • Multiplex régional privé (~45-50 % des foyers, la composition varie selon la région) :
    • Tele 5 (chaîne de divertissement, dans la plupart des régions) ;
    • Eurosport (chaîne sportive, dans quelques régions) ;
    • Bibel TV (chaîne religieuse, dans la plupart des régions) ;
    • 1-2 chaînes locales privées ;
    • d’autres chaînes privées variant selon la région.

En France, la TNT allemande peut être captée dans presque toute l’Alsace et dans le nord de la Lorraine.

Australie[modifier | modifier le code]

L'Australie a suivi le modèle anglais, mais a commencé plus tard ; le territoire à couvrir est important.

Belgique[modifier | modifier le code]

Belgique francophone[modifier | modifier le code]

La RTBF (Communauté française) a lancé officiellement le 30 novembre 2007[10] son offre de télévision numérique terrestre en test depuis 2005. L’offre TNT de la RTBF comprend des programmes TV (La Une, La Deux, La Trois et Euronews) et radio (La Première, VivaCité, Musiq’3, Classic21 et Pure FM) ainsi que BRF1[11]. Les 12 télévisions locales de la communauté française souhaitent également être sur la TNT mais un décret de la Communauté Française leur interdit actuellement d’être diffusé en analogique[12]. Seules les 2 chaînes locales de Bruxelles (TéléBruxelles et TVBrussel) ont le droit de diffuser en analogique. TV Brussel n’est actuellement[Quand ?] plus disponible sur le canal 53 (730 MHz) de la TNT à Bruxelles, mais elle a été difficile à capter vu ses émissions en faisceau direction N-NO à partir de la région Est de Bruxelles (Tour Reyers). Cette chaîne n’est plus disponible en TNT depuis la fin du mois d'août 2008 sur le canal 53 (VRT).

Télé Bruxelles est disponible depuis le 29 novembre 2011 sur la TNT sur le canal 55 (source Télé Bruxelles 29 novembre 2011[13]).

Il n’y a donc qu’une chaîne régionale émise par voie analogique (canal 60) à Bruxelles (état avril 2009).

En outre, un canal DVB-H (MPEG-4 mobile) a été diffusé sur le canal 36 en polarisation verticale depuis la tour des finances (début 2008) à titre expérimental, celui-ci est actuellement modulé en DVB-T. Une mire en compression MPEG-2 a été émise pendant quelques jours, mais actuellement[Quand ?] ce canal ne diffuse plus aucune information (décodable en MPEG-2) (état mars 2009). Le canal 36 semble[réf. nécessaire] avoir la potentialité d’émettre en MPEG-4 DVB-T.

Ce canal reste cependant dévolu à la réception mobile (DVB-H) prônée par L’UER ou à la T-DMB dans un avenir proche. Il couvrira la province de Namur dans la mise en application de la seconde couche du plan de numérisation hertzien (source CSA belge).

Pour ce nouveau marché, les appels d’offres seront clôturés en date du 31 mai 2009 (source CSA belge).

La région bruxelloise est actuellement couverte par un émetteur situé sur la Tour des Finances de la Cité Administrative de l’État (près du Jardin botanique) sur le canal 56 en polarisation verticale ainsi que par l’émetteur de Wavre sur le canal 56 en polarisation horizontale Le réseau a ensuite été complété par les émetteurs de Tournai (30 mars 2006), d’Anderlues (octobre 2006), de Profondeville (novembre 2006) et de Namur (décembre 2006). Tout ces émetteurs sont en SFN et en contre polarisation avec un IG[Quoi ?] constant de 223 µs, sur le canal 56 (754 MHz). Depuis novembre 2006, les émetteurs de Léglise, Liège et Marche-en-Famenne (décembre 2006) diffusent aussi la TNT mais sur le canal 66 (834 MHz).

La couverture est de 80 % en Communauté française.

Il est à noter que la Belgique Francophone a adopté la même robustesse de signal que la Suisse (16QAM) vu son relief géographique. La Flandre, quant à elle, module ses signaux en 64 QAM dans d’autres situations de relief géographique.

BeTV (ex-Canal+ Belgique) a émis en numérique sur le canal 55 à Bruxelles via un émetteur peu puissant (11 juillet 2006). Les chaînes disponibles en crypté étaient : Be 1, Be Ciné, Be Séries. Elle pourrait entrer dans la TNT pour la Wallonie en 2012.[réf. souhaitée]

Un rapport du CSA belge prônait le lancement commercial de la TNT en Communauté Française le 1er janvier 2008 à la suite de la libération des fréquences analogiques de BeTV louées précédemment sous son ancien nom Canal+ Belgique et dont le contrat la liant à la RTBF s’achevait le 31 décembre 2007[14]. Ce contrat avait été renouvelé puisque les émetteurs de la RTBF émettaient toujours en analogique la chaîne Be 1 en avril 2009. La diffusion de BeTV en analogique a été stoppée le 1er janvier 2010 à minuit.

Une interruption de l’émission de ces chaînes via le multiplex canal 55 (TNT) a été constatée au mois de novembre 2008 pendant cinq jours. Elle correspond à la reconduction du contrat de BeTV (ex-Canal+) avec les moyens techniques de la RTBF (émetteurs).[réf. souhaitée]

Le premier multiplex est actuellement complet en 16 QAM avec émission de quatre chaînes TV, l’EPG et les chaînes radio.

Le 1er mars 2010 disparaît officiellement toute diffusion en analogique en Belgique[15].

Belgique néerlandophone[modifier | modifier le code]

La VRT (Communauté flamande) dispose depuis le 3 novembre 2008 d'une nouvelle couverture intégrale en TNT (DVB-T)[16] avec des émetteurs sur les fréquences suivantes, seul l'émetteur de Genk Limburg a été modifié dans sa puissance ou sa directivité (ex canal 41 reçu à Bruxelles avant la fin du mois d'août 2008) : les autres émetteurs TNT de la VRT ont conservé la même puissance antérieure au 3 novembre 2008 (SOA).

La situation flamande est donc passée de cinq multiplexes potentiels sur les canaux 22 (Bruxelles, Veltem, Sint Pieters - Leeuw) ; 40 (Egem) ; 41 (Genk) ; 53 (Bruxelles, TV Brussel). Il est à noter que toutes émissions à forte puissance même en faisceau est interdite depuis la tour Reyers ; ce centre de télécommunication terrestre étant réservé aux relais hertziens ; canal 59 Anvers et Schoten (avant le SOA) à deux mux potentiels sur les canaux 22 et 25.

Le canal 25 issu de Schoten (Polarisation V) et le canal 22 émis depuis Egem (Polarisation V)sont reçus en flux continu avec une antenne extérieure directrice (type yagi) sans amplificateur radio fréquence dans la région Ouest de Bruxelles.

Le bouquet reprend pour le moment les quatre chaînes publiques Één, Één+, Ketnet/Canvas et Ketnet+/Canvas+ ainsi que les radios numériques : Radio 1, Radio 2, Klara, Klara Continuo, MNM (anciennement Donna), MNM Hits (anciennement Donna Hitbits), Studio Brussel, Sporza et Nieuws+ (boucle en continu du journal parlé). Le 30 octobre 2008, la nouvelle chaîne Canvas+ de la VRT est apparue sur la TNT belge.

Une quatrième chaîne nommée "ÉÉN+" est apparue le vendredi 14 décembre 2009 sur la TNT belge.

L'extinction des émetteurs hertziens analogiques de la VRT a eu lieu dans la nuit du 2 au 3 novembre 2008 à 24 h. La réception analogique de la VRT reste possible via le câble mais une nouvelle syntonisation du canal concerné a été nécessaire.

Depuis 2006, les deux chaînes de télévision publiques Één et Ketnet/Canvas sont disponibles sur les téléphones portables via la norme DVB-H.

La VRT n'émet plus en DVB-H (état mars 2009).

TV Brussel a été disponible sur le canal 53 (730 MHz) de la TNT à Bruxelles mais très difficile à capter, l'émetteur étant très directif Nord-Nord-Ouest à partir de l'est de Bruxelles : Reyers. Cette chaîne n'est plus disponible en TNT depuis la fin du mois d'août 2008 sur le canal 53 (VRT). Depuis le mois de février, la VRT à débuté ses émissions en HD native (productions émises en HD 720p (progressif) 50 Hz (prônée par l'UER) via le câble et le satellite, sur la Één.

La VRT est actuellement la seule chaîne à émettre une mire chromatique et de linéarité avec des tests audios dynamiques dans le courant de la matinée.

La VRT a décidé d'entamer une première phase de privatisation de son parc d'émission à concurrence de 49 % pour Norkring- Telenor (Norvège) 51 % pour la VRT (état avril 2009). Cette privatisation pourrait conduire à des parts de 74 % pour Norkring et 26 % pour la VRT, cette minorité des parts est nécessaire et suffisante dans le cas ou un blocage « de minorité » serait nécessaire en vue de permettre des émissions Fédérales en Belgique (cf statut des sociétés Belges).

La situation des médias hertziens Belges par rapport à la TNT est actuellement très critique et très préoccupante face aux nouveaux potentiels technologiques numériques, et cela engendre une certaine confusion.

Actuellement, certains rapports mentionnent un dépassement de l'audience des médias « IPTV » et mobiles eu égard aux moyens de réception fixe pour le mois de juin 2009. Il est évident que les statistiques en cours ne tiennent pas compte de la durée de la connexion des utilisateurs et du suivi complet d'une émission mais bien du nombre de connexions établies.

Il faut aussi mentionner que tous les changements de fréquence d'un émetteur TNT peuvent être réalisés en une heure avec un coût de 1 000 €, d'après le CSA Belge.

Cette notion doit être relativisée par rapport aux gains des antennes plus élevés aux basses fréquences UHF .

Brésil[modifier | modifier le code]

La télévision numérique terrestre a été officiellement lancée à São Paulo le 2 décembre 2007, et a été déployée à partir de 2008 sur l'ensemble du territoire brésilien. La TNT brésilienne exploite la norme SBTVD (Sistema Brasileiro de Televisão Digital en portugais), basée sur la norme japonaise ISDB-T.

Canada[modifier | modifier le code]

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes a imposé 28 marchés à convertir leurs signaux analogiques en signaux numériques pour le 31 août 2011.

États-Unis[modifier | modifier le code]

Chargée de faire appliquer la loi du 1er février 2006 prévoyant l'arrêt complet des diffusions NTSC analogiques au 17 février 2009[17], la FCC (Federal Communications Commission) a instauré un mandat imposant, depuis le 1er mars 2007, que tout appareil de réception télé produit ou importé aux États-Unis pour la vente soit capable de recevoir les signaux numériques terrestres. Pour le consommateur, elle prévoit également la distribution de bons de réduction de 40 $ (jusqu'à 2 par foyer) pour l'achat d'un décodeur ATSC à partir de janvier 2008.

Au 2 avril 2007, 1 702 stations de télévision sur le territoire américain (environ 98,8 % des stations) ont reçu leur permis de construire ou d'émettre en numérique. Un total de 1 603 stations diffusent déjà en format numérique[18].

Le SOA est différé au 12 juin 2009 (d'après l'EBU). Les modes de diffusion terrestre hertzien et satellitaire hertzien y sont inclus vu les espaces géographiques de ce pays.

Espagne[modifier | modifier le code]

Logo de la TDT Televisión Digital Terrestre.

La télévision numérique terrestre s'appelle en Espagne: Televisión Digital Terrestre (TDT). En l'an 2000 fut lancée en Espagne une plate-forme payante de télévision numérique terrestre, Quiero TV. N'ayant pas atteint la rentabilité nécessaire, cette plate-forme arrêta ses diffusions le 30 juin 2002.

Le 30 juin 2005 la Télévision numérique fut relancée avec l'émission de chaînes en simulcast (émission de la même programmation en analogique et en numérique) et avec l'apparition de nouvelles chaînes purement numériques. La TVE s'est vue attribuer trois canaux numériques en plus de la duplication de ses deux chaînes analogiques, et chacun des quatre opérateurs de télévision hertzienne analogique privée s'est vu attribuer, en plus de la duplication de son signal hertzien numérique, deux autres fréquences.

Chaque région décide du nombre et de la distribution public/privé mais en général les régions ont deux télévisions publiques et deux télévisions privées.

  • Les télévisions locales : chaque région est divisée en zones (qui peuvent regrouper plusieurs communes). Dans chacune des zones, quatre ou huit chaînes de télévision (huit chaînes dans le cas des zones très habitées comme Madrid, Barcelone, Valence, etc.) vont émettre soit une chaîne publique appartenant à la mairie ou aux mairies et trois ou sept autres chaînes locales privées.

Fin 2005, 80 % de la population recevait le signal de la TDT, 90 % était couverte fin 2008 et 95 % (98 % pour la TVE) était couverte au moment de la mise hors service du réseau analogique, le 2 avril 2010.

France[modifier | modifier le code]

Italie[modifier | modifier le code]

L'Italie a commencé la transition vers la télévision numérique terrestre en 2003 en Sardaigne, puis dans le Val d'Aoste. Depuis le 27 octobre 2008, le signal analogique n'est plus émis en Sardaigne. Depuis le 16 juin 2009, la transition a commencé dans le Piémont et à Rome, avec l'élimination de Rai2 et de Rete4 du système analogique. Depuis le 16 novembre 2009, Rome a achevé la transition en numérique.

Le 15 octobre a eu lieu la transition en Campanie et le 1er décembre à Naples et dans sa province, tandis qu'à Salerne et Caserte les émetteurs analogiques de Rai2 e Rete4 ont été éteints. À la fin de 2010 la transition vers le numérique a été achevé pour l'Italie du nord (Piémont, Lombardie, Vénétie, Trentin H.A., Frioul V.J., Émilie-Romagne). Le gouvernement a déjà prévu d'éteindre le réseau analogique dans toute l'Italie en 2012, comme prévu par les recommandations européennes.

Plusieurs chaînes de la TNT italienne sont disponibles par satellite avec le bouquet Tivù Sat. Un opérateur privé Europa 7 HD étend son nouveau réseau, et utilise la norme DVB-T2.

Luxembourg[modifier | modifier le code]

Depuis le 4 avril 2006, le pylône de Dudelange-Ginzeberg diffuse un bouquet de neuf chaînes appartenant à RTL Group qui seront rejointes par plusieurs autres programmes luxembourgeois.

Les programmes suivants sont diffusés en numérique terrestre :

RTL9 était diffusée en analogique (canal 21, en langue française) sur l'émetteur de Dudelange jusqu'au 31 décembre 2010. Aucune information précise concernant son passage en numérique ne circulait, BCE ne souhaitant pas se prononcer sur un éventuel calendrier. Toutefois, dans le rapport d'activité 2007 du Gouvernement luxembourgeois paru en mars 2008, il avait été signalé que ce programme, reçu par un public non négligeable en Lorraine, passera au numérique au plus tard au moment de l'arrêt de l'analogique en Lorraine. Cependant, le 24 janvier 2010, Jean-Luc Bertrand, le responsable des activités pour RTL9 Est en Lorraine a indiqué que la chaîne débuterait le numérique en été 2010[19]. Mais, le 3 mars 2010, AB annonce l'arrêt des émissions à destination de la Lorraine pour le 30 juin 2010[20]. Après 55 ans et 6 mois environ, Télé-Luxembourg quitte définitivement la Lorraine et RTL9 perdurera en réseau national par câble et satellite. Dès le 28 février 2011, après quelques jours de test sur le canal 21 numérisé SD, AIR, L'Autre télé remplace le programme régional de RTL9 sur la Lorraine, à la suite du dépôt du projet « Notre télé ».

Le SOA luxembourgeois est complet (source UER).

Maroc[modifier | modifier le code]

La télévision numérique terrestre a été lancée en février 2007[21] dans les villes de Casablanca, Rabat, Fès, Meknès, Tanger, Oujda et Marrakech ce qui représente 54 % de la population. En juin, c'était au tour des villes d'Agadir, Laâyoune, Figuig, Tétouan et Nador de bénéficier de la TNT, ce qui a porté la couverture à 74 % de la population.

Le bouquet gratuit comporte 11 chaînes dont les trois chaînes hertziennes analogique Al Aoula, 2M, Medi 1 TV (disponible en hertzien analogique et sur les satellites Hot Bird 6 et Nilesat 102) ainsi que de nouvelles chaînes créées par la SNRT (Télévision publique marocaine) à l'occasion de l'arrivée de la TNT (une partie des chaînes est déjà disponible depuis quelques mois sur plusieurs satellites dont Eutelsat W6, Hot Bird 6, Nilesat 101 et 102 et Badr 6) : Arryadia (sport), Arrabiâ (la 4e, chaîne culturelle) et Al Maghribiya (la marocaine, chaîne dédiée notamment au marocains résidents à l'étranger), Assadissa (la 6e, chaîne religieuse) mais également Aflam TV (Cinéma arabe et international), Tamazight, chaîne généraliste Berbère et Laayoune TV (Chaîne dédiée notamment au Sahara marocain) . D'autres chaînes pourraient arriver par la suite.

D'autres évolutions sont à attendre, notamment la possibilité de regarder la TNT depuis son téléphone mobile (même si les normes DVB-H et T-DMB n'ont pas été citées).

Norvège[modifier | modifier le code]

Pour la TNT, la Norvège a escamoté la phase MPEG-2 pour se lancer directement en MPEG-4 et coupe progressivement les transmissions hertziennes classiques en mode analogique[22]. À terme, et malgré une géographie au relief très accidenté, le but est de fournir l'accès TNT à environ 95 % des norvégiens. Le reste aura accès aux programmes gratuits via le satellite[23]. Beaucoup de résidences secondaires dans les régions peu peuplées échappent à la couverture des émetteurs TNT.

Le SOA norvégien est actuellement complet (état mars 2009).

Les chaînes de télévision gratuite ne sont pas légion :

S'y ajoute la populaire chaîne :

  • TV 2 qui était gratuite jusqu'en 2009.

RiksTVs et Canal Digital offrent des bouquets payants aux amateurs.

Le bouquet des stations de radio gratuites est plus important : NRK P1, NRK P2, NRK P3, NRK Alltid Nyheter, NRK Alltid Klassisk, NRK Sami Radio, NRK Alltid Folkemusikk, NRK Stortinget, NRK Super, NRK Jazz, NRK Gull, NRK Sport et NRK mP3.

Pologne[modifier | modifier le code]

En Pologne, la télévision numérique était avant tout satellitaire. Même si beaucoup de téléviseurs se signalèrent « full-HD » dans les magasins, bien peu intégrèrent un récepteur DVB-T. Les déploiements en Pologne se sont faits avec le codage MPEG-4 AVC. Le premier émetteur numérique a été activé le 30 septembre 2010. Le lancement officiel de la télévision numérique terrestre a eu lieu le 12 octobre 2012 ; et la fin de la diffusion analogique c'est terminé le 31 juillet 2013.

Liste des chaînes
Canal Chaîne Groupe Multiplex
1 TVP 1 Telewizja Polska MUX 1, MUX 3
2 TVP 2 Telewizja Polska MUX 1, MUX 3
3 TVP Info (régionale) Telewizja Polska MUX 1, MUX 3
4 Polsat Telewizja Polsat MUX 2
5 TVN Grupa TVN MUX 2
6 TV4 Polskie Media MUX 2
7 TV Puls Telewizja Puls MUX 2
8 TVN 7 Grupa TVN MUX 2
9 TV Puls 2 (actuellement en mire) Telewizja Puls MUX 2
10 TV6 Polskie Media MUX 2
11 Polsat Sport News Telewizja Polsat MUX 2
12 Eska TV Grupa Radiowa Time MUX 1
13 TTV Stavka MUX 1
14 Polo TV Lemon Records MUX 1
15 ATM Rozrywka TV (en test) ATM Grupa MUX 1
16 TVP Kultura Telewizja Polska MUX 3
17 TVP Historia Telewizja Polska MUX 3
18 TVP Polonia Telewizja Polska MUX 3
30 TVP Info (version locale) Telewizja Polska MUX 3

Portugal[modifier | modifier le code]

Au Portugal, la télévision numérique est implantée depuis le 29 avril 2009 sous le nom de TDT (Televisão Digital Terrestre). La TDT comprend 4 grandes chaines nationales (RTP1, RTP2, SIC, TVI), c'est-à-dire les mêmes chaînes qu'en analogique. À partir du 18 septembre 2012, une cinquième chaîne fera son apparition, il s'agit de ARtv, qui est la chaîne parlementaire portugaise, cette chaîne existe depuis 2003.

Un canal HD partagé entre les chaînes nationales a été prévu, mais il n'émet aucun programme à l'heure actuelle.

Au début des émissions TDT, il était prévu qu'il y ait 8 multiplex dédiés à la diffusion de la télévision numérique terrestre : un pour les chaînes gratuites et sept autres pour les chaînes payantes. Désormais, à la suite de l'abandon de PT Comunicações, seule entreprise à être habilitée à développer la télévision payante par la TDT, l'utilisation des ressources hertziennes vacantes sont remises en question. On parle de diffuser les chaînes gratuites existantes en HD[24].

Actuellement ce sont officiellement 8 millions de portugais qui sont couverts par le numérique, soit 80 % de la population portugaise[25].

La télévision numérique terrestre n'est diffusée qu'en norme MPEG-4.

La télévision analogique s'arrêtera en plusieurs phases[26] :

  • Courant 2011 : Zones pilotes, afin d'évaluer l'impact de ce dernier :
  • 12 janvier 2012 : Toute la bande littorale du Portugal
  • 22 mars 2012 : Açores et Madère
  • 26 avril 2012 : Le reste du pays, arrêt définitif de la télévision analogique au Portugal[27]

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

La TNT est présente au Royaume-Uni depuis 1998 sous le nom de OnDigital et depuis 2001 ITV Digital. Depuis la faillite de ITV Digital, la TNT a été relancée le 30 octobre 2002 sous le nom de Freeview. Le bouquet, diffusé en clair, est composé d'une trentaine de chaînes de télévision et d'une vingtaine de radios.

En 2012, le service analogique disparaîtra et les émissions de télévision se feront exclusivement en numérique. La couverture actuelle de la diffusion du service numérique est d'environ 98,5 %[28].

Un bouquet payant appelé Top Up TV est également disponible. Il regroupe une douzaine de chaînes supplémentaires[29].

La TNT au Royaume-Uni est également disponible par satellite avec Freesat, qui regroupe plus de 150 chaînes nationales, régionales et internationales.

Suède[modifier | modifier le code]

En Suède, les émissions de la TNT ont débuté en 1999. L'extinction des fréquences analogiques a commencé le 19 septembre 2005 et s'est achevée le 1er février 2008.

La diffusion en clair de chaînes de la TNT est assurée par Teracom, une société contrôlée par l'État suédois. Cette diffusion concerne notamment un bouquet de chaînes publiques du groupe Sveriges Television (SVT1, SVT2, SVT24, Barnkanalen et Kunskapskanalen). D'autres bouquets diffusés en clair proposent des chaînes privées financées par la publicité.

Un bouquet de chaines payantes est également proposé par la société Boxer TV Access. À noter que les chaînes Finlandaises sont reçues en TNT à Stockholm.

Suisse[modifier | modifier le code]

La Suisse est entièrement passée à la télévision numérique terrestre (TNT) en date du 15 mai 2010 avec la fin de la diffusion analogique sur Genève de la chaîne privée locale Léman Bleu. La TNT Suisse a été déployée progressivement et simultanément aux diffusions analogiques existantes région par région, depuis 2003 au Tessin, ou depuis le 19 avril 2005 dans le bassin lémanique.

La transition vers le numérique s'est ensuite effectuée en cinq étapes majeures où les émetteurs analogiques ont été arrêtés dans des régions entières. Ces arrêts suivaient des périodes de simulcast (diffusion simultanée de l'analogique et du numérique) plus ou moins longues (6 mois seulement dans certaines régions).

La Suisse diffuse trois multiplexes spécifiques à chaque région linguistique. Tous diffusent les chaînes du service public SRG SSR idée suisse. Ils sont composés des deux premières chaînes de la région linguistique et les premières chaînes des deux autres régions.

Dans certaines régions montagneuses, où l'installation du réseau câblé est complexe, des entreprises privées diffusent également des multiplexes TNT accessibles par abonnement (par exemple dans certaines vallées en Valais). En Suisse romande, plusieurs téléréseaux diffusent également une offre de chaîne gratuite en norme DVB-T.

Tunisie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il n'y a jamais de "neige" comme avec les réceptions en analogiques
  2. apparition de blocs carrés sur l’écran d'abord par intermittence puis de plus en plus fréquemment
  3. a et b (en) « Digital Video Broadcasting - Standards & Technology », sur dvb.org, DVB
  4. (en) Parliament Office of Science and Technology (parlement britannique), Analogue to digital TV switchover. Postnote no 264, juin 2006. p. 4 : « In terms of power usage, digital transmission is more efficient than analogue. »
  5. a, b, c, d, e et f Henri-Pierre Penel, TNT: Paris bascule dans le numérique, sciencesetavenir.fr,‎ 08-03-11 (lire en ligne)
  6. TNT : nous allons encore devoir changer nos téléviseurs !, sur le site 01net.com du 13 septembre 2011
  7. (en) « Television Aerials Factsheet », sur .bbc.co.uk, BBC,‎ 16 juin 2009
  8. Pierre Dionne Labelle, « Des «oreilles de lapin» à la diffusion numérique », sur ledevoir.com, Le Devoir,‎ 16 août 2011
  9. Emmanuel Delacour, « La télévision analogique, presque de l’histoire ancienne! », Canoe.ca,‎ 30 août 2011
  10. Dépêche annonçant le lancement du bouquet TNT, La Libre Belgique avec Belga, 30 novembre 2007.
  11. Site officiel de l’offre TNT de la RTBF.
  12. Test de la TNT belge, sur le site astel.be.
  13. Communiqué de presse Tele Bruxelles, site internet Tele bruxelles, 29 novembre 2011
  14. Voir [PDF] Collège d’autorisation et de contrôle - « Orientations pour le lancement de la télévision numérique terrestre », juillet 2006.
  15. La TNT (précisions).
  16. voir [PDF] Carte de la Belgique
  17. (en) Federal Communications Commission, « What is the February 17th, 2009 DTV deadline date? »,‎ avril 2007
  18. (en) Federal Communications Commission, « FCC Seeks Comment to Ensure All Cable Customers Receive Programming After the Digital Television Transition »,‎ avril 2007 [PDF]
  19. entretien Jean-Luc Bertrand, RTL9Est en numérique à l'été 2010, sur le site tuner.be
  20. RTL9 Est dans la tourmente, arrêt des émissions produites en Lorraine, sur le site jbpresse.com
  21. DTV Status
  22. « Når skjer digitalovergangen hos meg? » sur le site NTV Norges televisjon
  23. « 119 nye skyggesendere planlagt » sur le site NTV Norges televisjon, février 2008
  24. (pt) Voir en fin de billet.
  25. (pt) Site officiel de la télévision numérique portugaise
  26. (pt) anacom.pt
  27. (pt) [PDF] Article détaillé sur l'arrêt de la télévision analogique
  28. (en) Site officiel de Freeview
  29. (en) Site officiel de Top Up TV

Annexe[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]