Roubion (Alpes-Maritimes)

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Roubion
Le village de Roubion en automne
Le village de Roubion en automne
Blason de Roubion
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Canton de Saint-Sauveur-sur-Tinée
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Philip Bruno
2008-2014
Code postal 06420
Code commune 06110
Démographie
Gentilé Roubionnais
Population
municipale
125 hab. (2011)
Densité 4,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 05′ 44″ N 7° 02′ 57″ E / 44.095476, 7.049103 ()44° 05′ 44″ Nord 7° 02′ 57″ Est / 44.095476, 7.049103 ()  
Altitude Min. 840 m – Max. 2 488 m
Superficie 27,26 km2
Localisation

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Roubion

Roubion est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Roubionnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Roubion-Les-Buisses : station de sports d'hiver (20 pistes de ski) et de cyclisme de descente (13 pistes).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village apparaît dans les textes sous plusieurs noms : Robio, en 1067, Rubion, et Robionum, en 1293, Robjono, en 1333, Robion, en 1795. Le village est appelé Roubion en 1860. Ce nom vient de la racine «rup» qui désigne une falaise.

La seigneurie de Roubion appartient à la famille de Beuil jusqu'à sa chute, en 1621. La seigneurie passe alors aux Badat puis aux Caissotti. La seigneurie est érigée en comté en 1684 au profit des Caissotti de Roubion.

Le village subit des dégâts et est incendié pendant les guerres de la ligue d'Augsbourg et de la succession d'Espagne qui virent le village traversé par les troupes françaises et savoyardes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Roubion Blason D’argent à la tour de sable ouverte et ajourée de gueules, au chef tiercé en pal au I et au III de gueules fuselé de deux tires de quatre pièces d’argent, au II d’or à l’étoiles de huit rais de gueules.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 Joseph Beuil
1813 Joachim Blanchi
1816 Joseph Beuil
1819 Michel-Ange Blanc
1822 Jean-Sylvestre Beuil
1825 Joachim Blanchi
1826 Ludovic Mainart
1831 Jean Ludovic Ramin
1837 Ludovic Mainart
1843 Joseph Blanc
1846 Ludovic Mainart
1849 Antoine Ramin
1855 Michel-Ange Mainart
1860 Joseph Donadio
1865 Jean-Baptiste Mainart
1871 Joseph Beuil
1876 Florentin Ramin
1891 Joseph Honoré Beuil
1892 Joseph Ugo
1896 Jean-Louis Aubert
1900 Étienne Donadio
1904 Jean-Baptiste Blanc
1912 Michel Graglia
1919 Adolphe Ramin
1953 Gaston Beuil
1977 Fortuné Donadio
1991 réélu en 2008[1] Philip Bruno

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 125 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
305 321 360 346 378 371 303 350 379
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
342 337 341 453 484 502 504 263 256
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
175 160 153 122 93 83 125 102 62
1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011 - -
83 105 113 110 110 124 125 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame-du-Mont-Carmel, dans le village, reconstruite au XVIIIe siècle (elle porte la date de 1713) mais conserve un clocher roman crénelé[4],[5].
  • Ruines du château féodal sur la barre de Castel. Le château existait déjà au XIIe siècle.
  • Remparts et portes du XIIeet XIVe siècles.
  • Fontaine du Mouton du XVIIIe siècle, sur la place du village.
  • Chapelle Saint-Sébastien du début du XVe siècle. Elle se trouve à 1 km au sud, sur la route de Saint-Sauveur-sur-Tinée. La chapelle possède des peintures murales peintes en 1413 représentant la vie du saint d'une manière naïve dans douze compartiments.
  • Chapelle Notre-Dame, perchée sur la Tête de Falcon.
  • Chapelle Sainte-Madeleine au hameau de Vignols qui se trouve à 7 km au nord de Roubion, à 1622 m d'altitude, dans le parc du Mercantour.
  • Domaine skiable de Roubion-les-Buisses.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Caissotti de Roubion .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Bueil, Un village du comté au temps de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, Roubion de 1691 à 1696, p. 10-15, Nice-Historique, année 1949, no 36 Texte

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  4. Christiane Lorgues-Lapouge, René Lorgues, Comté de Nice baroque - Tome 1 : La vallée de la Tinée, p. 67-70, Encyclopædia Niciensis, Volume V, Serre éditeur, Nice, 2004 (ISBN 2-86410-416-4) ; p. 99
  5. Roubion : Bâtiments et Architecture