Saint-Étienne-de-Tinée

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Saint-Étienne-de-Tinée
Vue du village et de la vallée.
Vue du village et de la vallée.
Blason de Saint-Étienne-de-Tinée
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Canton Saint-Étienne-de-Tinée
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Colette Fabron
2014-2020
Code postal 06660
Code commune 06120
Démographie
Gentilé Stéphanois
Population
municipale
1 296 hab. (2011)
Densité 7,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 15′ 28″ N 6° 55′ 31″ E / 44.2578, 6.925344° 15′ 28″ Nord 6° 55′ 31″ Est / 44.2578, 6.9253  
Altitude Min. 949 m – Max. 3 027 m
Superficie 173,81 km2
Localisation

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La mairie, place de l'Église
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Fenêtre en trompe l'œil
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Saint-Étienne-de-Tinée (Sant Estève de Tiniá en occitan alpin, prononcez Sant Estève de Tignò ; en italien Santo Stefano di Tinea) est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Cette commune a aussi été appelée Saint-Étienne-aux-Monts au XIXe siècle. Ses habitants sont appelés les Stéphanois de Tinée[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Saint-Étienne-de-Tinée est situé à proximité du parc national du Mercantour. Une partie de la commune est intégrée à la zone cœur du parc national, tandis que le conseil municipal a décidé par délibération de ne pas appliquer la charte du parc national sur le reste du territoire de la commune[2].

La station de sports d'hiver d'Auron est située sur le territoire de la commune.

Sa géographie particulière lui vaut de disposer d'une « pico-centrale » unique en France[3].

Juste en aval du village se trouve la Clapière, le glissement de terrain le plus volumineux d'Europe et l'un des plus rapides au monde[4]. La rupture brutale du versant de la montagne affecté par l'éboulement pourrait entraîner la formation d'un barrage naturel, entravant le cours de la Tinée dont les eaux formeraient alors un lac noyant le village[4]. Afin d'éviter ce scénario, un tunnel de dérivation des eaux de la Tinée a été construit sur le versant opposé face à la Clapière[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Nommé « sancti stephani tinænsis » par les premiers chrétiens. Une charte datée de 1066 permet d'affirmer qu'un village du nom de “Sancti Stephani Tiniensi” existe et ses terres ont été cédées à la cathédrale de Nice. C'est au XVIIe siècle que le village prend son nom actuel, puis au XIXe siècle jusqu'en 1860 nommé « Santo-Stefano Monti » par les Italiens, Saint-Étienne-de-Tinée a connu une longue histoire.

Le village et ses terres ont fait partie de la seigneurie des Thorame-Glandevès ; il passe ensuite aux Faucon de Glandevès au XIIIe siècle, et au XIVe siècle aux Balb de Saint-Sauveur.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. La communauté de Saint-Étienne-de-Tinée soutient les Duras jusqu’en 1386, puis change de camp pour rejoindre les Angevins grâce aux négociations patientes de Marie de Blois, veuve de Louis Ier et régente de leur fils Louis II. La reddition d’Aix a également pu jouer un rôle dans la volte-face de la communauté[5].

Comme d’autres communautés de l’Est de la Provence qui choisit le rattachement à la Savoie, à partir de 1388, le village dépendait des comtes de Savoie, puis ducs de Savoie avant de faire partie du Royaume de Piémont-Sardaigne (comme l'ensemble du comté de Nice) avant son rattachement à la France en 1860. On y vivait replié sur soi-même, en raison des liaisons très difficiles avec les vallées voisines et avec le littoral.

En 1594, une troupe de huguenots commandée par Lesdiguières s'empare de la vallée de la Tinée. Le comte de Beuil, gouverneur du comté de Nice, réagit et s'empare du village. Il fait brûler l'église où s'étaient réfugiées des troupes protestantes le 19 juillet 1594. Le feu se transmet aux toits en bardeaux des maisons les plus proches, puis au reste du village. Seul le clocher datant de 1492 a résisté aux flammes.

À partir de 1900, l'élargissement des routes et l'apparition de l'automobile permit au village de se développer. En août 1929 un terrible incendie détruisit une grande partie de Saint-Étienne-de-Tinée. Le village ne dut sa renaissance qu'à une souscription lancée dans toutes les communes de France et au dynamisme de son maire Maurice Rovery. En reconnaissance de cette souscription, l'une des principales artères du village se nomme "rue des Communes de France".

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Étienne-de-Tinée

De gueules aux deux croisettes d'argent l'une sur l'autre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Maurice Rovery    
    Bernard Issautier   Conseiller général
    Lucien Pascal    
1978   Paul Ollié RPR-UDF Conseiller général du canton de Saint-Étienne-de-Tinée
1989 1995 Jean-Marie Borelli RPR  
1995 2001 Adrien Lotto    
2001 2005 Pierre Brun   Décès en cours de mandat
22 septembre 2005 2008 Georges Brun   Suite élection partielle
2008   Thérèse Fabron[6] UMP  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 296 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 450 1 689 1 795 2 104 2 338 2 175 2 128 2 106 2 150
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
2 152 2 147 2 121 1 966 1 857 1 858 1 789 1 858 1 824
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 528 1 545 1 518 1 605 1 504 1 503 1 505 1 549 1 700
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
1 780 1 783 1 528 1 323 1 296 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

En 1926, la compagnie Énergie électrique du littoral méditerranéen lance le projet de "Grand Bancairon", dirigé par l'ingénieur suisse Adrien Palaz et qui est destiné à produire 120 000 CV d'électricité. Il consiste à bâtir de vastes réservoirs (le Pra, Salso Moreno), qui alimenteront à Saint-Étienne-de-Tinée une grande usine hydroélectrique utilisant l’eau des réservoirs de Rabuons, Vens, Ténibres et autres lacs de montagne. Pour faciliter les travaux, on perce à flancs de montagne le « chemin de l’Énergie », ouvrage d’art de 8 km, dominant en balcon la vallée de la Tinée de près de 1300 mètres, taillés parfois à même la paroi, en perçant des tunnels dans le roc[9]. Seule la Centrale hydroélectrique du Bancairon sera finalement réalisée. L'autre partie est restée sans suite. Les banquiers proposèrent la filialisation du Bancairon, en estimant que les frais d'une telle opération ne seraient pas élevés, afin de réserver l'investissement aux actionnaires acceptant une dose plus importante de risque industriel[10]. Cette option est finalement abandonnée, d'autres banquiers proposant simplement d'augmenter les dividendes, ce qui n'est pas retenu non plus.

La station de ski d'Auron est située sur le territoire de la commune.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Façade de la Maison Fabri.
  • La Blache est un hameau médiéval perché à flanc de montagne. C'est un haut lieu de la vie ancienne et maintenant peu à peu oublié des habitants de la vallée de la Tinée. En hiver, la population ne dépasse pas la dizaine d'habitants ; en été, elle peut atteindre une soixantaine de personnes. La Blache est aussi un point de départ pour les randonneurs voulant se rendre aux granges d'Arrais, aux champs de la Coue ou encore au hameau de Diatchetta en passant par Fougeret.
  • rue Longue, la famille de notables Fabri a construit deux maisons : au no 31, on peut voir son revêtement de peintures murales avec un bel escalier de la fin du XVe siècle et au no 39, la maison Fabri XVIe siècle avec sur la façade des masques grimaçants datant de 1656 aux étages nobles
  • Musée du fer, 32 rue Longue.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Étienne : église paroissiale reconstruite au XVIIIe siècle dans un style néo-classique par Spinelli, architecte à l'emplacement d'une église plus ancienne dont quelques éléments subsistent comme le chœur qui est du XVe siècle,élevé sur croisées d'ogives et le très beau clocher de style roman lombard, (1492). Le maître-autel est en bois sculpté et doré à la feuille d'or de style baroque (1669). Dans une vitrine sont exposés les objets du culte en orfèvrerie et des vêtements sacerdotaux. Mélanges de styles architecturaux divers, sa façade est de style Renaissance. L'église est classée aux monuments historiques elle abrite le musée d'Arts Religieux.
  • Ancien couvent des Trinitaires, aujourd'hui intégré ans le collège Jean-Franco. L'église a été classée au titre des monuments historiques en 2009. L'église a été reconstruite au XVIIe siècle. Il est décoré de fresques dans ses chapelles latérales. Celle de gauche représente la bataille de Lépante.
  • Chapelle des Pénitents Noirs : sous le vocable de Saint-Michel elle fut transformée en musée. Elle possède un triptyque de la Vierge peint en 1520 par Andrea de Cella.
  • Chapelle des Pénitents Blancs  : sous le vocable de la Sainte-Croix et de Notre-Dame-du-Mont-Carmel.
  • Chapelle Saint-Maur : construite en 1540. Elle est décorée de peintures murales représentant saint Maur et saint Sébastien attribuées à Andrea de Cella. Une messe y est célébrée à la Pentecôte. Saint-Maur fut le disciple et le successeur de Saint-Benoît.
  • Couvent des Trinitaires', la chapelle de l'ancien couvent comporte des peintures relatant la Bataille de Lépante du 12 octobre 1571 au cours de laquelle la flotte chrétienne envoya par le fond la flotte turque. Les Trinitaires avaient pour mission l'évangélisation des barbaresques et le rachat des prisonniers, sous la protection de Notre-Dame-du-Bon-Remède.
  • Chapelle de Douans:
  • Chapelle Saint-Erige[13] Auron datant du XIVe siècle avec deux absides. Elle est ornée de fresques datées de 1451 représentant des scènes de la vie de sainte Marguerite, saint Denis et saint Erige par un peintre primitif niçois. Un “Ange de l'Annonciation” peint sur le mur du fond, au XIIIe siècle environ, en fait la peinture murale la plus ancienne de la région.

Sites de haute montagne[modifier | modifier le code]

Lac de Rabuons

En bordure de la frontière italienne, la commune de Saint-Étienne-de-Tinée englobe de spectaculaires lacs de haute montagne dans, ou à proximité, du Parc du Mercantour dont les plus connus sont le lac de Rabuons (2 500 m) et les cinq lacs de Vens (2 380 m).

Auron est une station de sports d'hiver située à 1 600 m d'altitude.

Article détaillé : Auron.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Famille Achiardi : c'est une des familles les plus importantes de Saint-Étienne-de-Tinée[14] :
    • Christphe Achiardi, notaire à Saint-Éienne. De son mariage avec Jeannette sont nés :
      • Sébastien Achiardi, directeur de l'Hôtel des monnaies de Nice, en 1589,
      • Jean Achiardi, capitaine de la viguerie de Sospel, puis secrétaire du duc de Savoie, en 1592. Il a eu pour fils :
        • Amédée Achiardi, secrétaire du duc de Savoie. Ses descendants se sont fixés à Nice et deviendront comte de Saint-Léger, en 1781. Cette branche est éteinte.
    • Philippe Achiardi, un descendant du notaire Christophe, juge du Puget, en 1616, juge de Nice, en 1619, préfet de la ville et de la viguerie de Nice, en 1628, membre du sénat de Nice, en 1641.
    • Erige Achiardi, notaire à Saint-Étienne au début du XVIIe.
    • Christophe Achiardi, frère d'Erige, capitaine, il a incendié Saint-Étienne en 1594, sur ordre d'Annibal Grimaldi, gouverneur de Nice, pour déloger les soldats de Lesdiguières qui se trouvaient dans l'église. De son mariage avec Catherine Pascalis, de Barcelonnette, sont nés deux fils :
      • Louis Achiardi, prieur à Saint-Dalmas-le-Selvage,
      • Scipion Achiardi, capitaine et notaire ducal à Saint-Étienne-de-Tinée, en 1618.
    • Esprit Achiardi, colonel du Val de Saint-Étienne, en 1628, puis gouverneur du fort de Saint-Esprit.
    • Joseph-Constant Achiardi, frère d'Esprit, capitaine d'artillerie du château de Nice, en 1651, puis colonel, en 1660.
    • Lazare Achiardi, de Saint-Étienne. Par un acte du 17 juin 1525, Honoré Grimaldi, baron de Beuil, lui octroie un acte de privilège et le crée un de ses nobles et lui concède en fief les pâturages et les forêts des lieux dits Los Issarts, la Mairis et Prat Gellat, sous la dénomination d'Alp, avec les droits que le baron de Beuil y possède. Cet acte est l'origine des Achiardi de l'Alp. Les Achiardi de l'Alp ont conservé leur arrière-fief de l'Alp après la mort d'Annibal Grimaldi. Leur château féodal ressemblait plus à une grange-bergerie fortifiée avec une tour dont il subsiste les ruines en remontant vers Roya.
      • Jules Achiardi, seigneur de l'Alp, meurt en 1625, laissant un seul fils, Charles.
        • Charles Achiadi, encore mineur à la mort de son père, il a son oncle Scipion comme tuteur. Il fait son testament en 1646 en léguant la seigneurie de l'Alp à son oncle et ancien tuteur.
      • Scipion Achiardi, frère de Jules, tuteur et héritier de non neveu. Il avait eu d'un premier mariage avec Lucrèce Armandi quatre fils et d'un second, un garçon et une fille :
        • Jules Achiardi, seigneur de l'Alp, près du village de Roya. Marié avec Alexandra Fabri mais il est devenu veuf et sans descendance. Avant de mourir en odeur de sainteté, il fut un satyre, assez proche de Barbe-Bleue, dont la tradition rapporte qu'il enlevait et cachait les femmes qu'il convoitait. Les nouveaux propriétaires du château y ont découvert dans une oubliette des squelettes de femmes. En 1678, il avait désigné pour son « héritier » le clergé de Saint-Étienne avec pour obligation une messe quotidienne et une aumône annuelle en carême aux pauvres. Avant d'entrer dans les ordres, il avait légué à son frère Paul-Philibert la seigneurie de l'Alp au moment de son mariage.
        • Pierre Achiardi, prêtre en 1628.
        • André Achiardi, prêtre en 1658. Il lègue tous ses biens à son neveu Joseph Achiardi en 1716.
        • Paul-Philibert Achiardi, avocat au sénat de Nice. Au moment de son mariage avec erinette Car, en 1667, il avait reçu de son frère aîné la seigneurie de l'Alp. Il fait son testament à Saint-Étienne, en 1712. Il avait eu de son mariage :
          • François Achiardi, avocat au sénat de Nice. Il avait eu un fils :
            • André Achiardi, avocat au sénat de Nice, puis préfet de Nice et membre du Sénat de Nice. Son père étant semi-impotent, son grand-père Paul-Philibert lui avait légué le fief de l'Alp. Il s'était marié avec Constance-Marie de Cameran de la famille des seigneurs de Touët de l'Escarène. Il meurt en 1773. De son mariage, il avait eu :
              • Marie-Félicie mariée en 1775 avec Antoine de Constantin, des seigneurs de Châteauneuf, résidant au Broc.
              • Paul Achiardi, devenu miitaire, il meurt à 22 ans. Avec lui s'est éteint la branche des Achiardi, seigneurs de l'Alp.
          • Joseph Achiardi, prêtre en 1716. Il hérite de son oncle André Achiardi.
          • Françoise Achiardi, s'est mariée avec ean-Baptiste Crespel, e Roquebillière.
          • Louise Achiardi, a épousé l'avocat Alexandre Corniglion de Nice.
  • Famille Audiberti. On note deux prieurs à Saint-Étienne :
    • Sébastien Audiberti, prieur de 1640 à 1694,
    • François Audiberti, prieur au début du XVIIIe.
    • Joseph Audiberti, cousin de Sébastien, capitaine, est le père de :
      • Charles-Antoine, notaire à Saint-Étienne,
        • Joseph-François Audiberti est docteur en médecine à Saint-Étienne, où il meurt en 1772.
  • Famille Emeric. La famille Emeric a deux branches principales à Saint-Étienne :
    • Georges Emeric,
    • Pierre Emeric, riche propriétaire terrien à Saint-Étienne. Il a eu plusieurs enfants de son mariage avec Esprite Dalmas :
      • Louise, mariée au docteur Erige Peyrani,
      • Marie, a épousé Jacques-Antoine Fulconis, tige des comtes de Gaiola,
      • Marie-Madeleine, épouse de Sébastien Pontio,
      • Marguerite, mariée à l'avocat Jean-Louis Boeti, d'Ilonse,
      • Joseph Emeric, prêtre et religieux trinitaire à Saint-Étienne en 1683,
      • Erige Emeric, mineur à la mort de son père, en 1671, il a pour tuteur Erige Peyrani. En 1700, il a acheté le fief de Saint-Dalmas-le-Selvage avec le titre de comte. De son mariage en 1683 avec Anne-Françoise Ramini, il a :
        • Joseph-Victor Emeric, comte de Saint-Dalmas-le-Selvage, marié en 1722 avec Marie-Madeleine Rainardi, de Belvédère. Il meurt à Saint-Étienne en 1766. De son mariage est né :
          • Joseph-François Emeric, comte de Saint-Dalmas-le-Selvage, juge royal à Guillaumes, en 1761. Il s'est marié Marie-Madeleine Ribotti, puis, en 1781, avec Rose Balduini. Il n'y eut aucun descendant.
  • Famille Fabri. Une des plus anciennes et plus notables famille de Saint-Étienne.
    • Jacques Fabri, notaire à Saint-Étienne au début du XVIe, son fils :
      • Lazare Fabri, notaire, puis receveur ducal à Nice en 1547. Il s'est marié avec Bernardine Borriglione, des seigneurs d'Aspremont Il a eu deux fils, Marc et Jérôme, qui ont acheté le château de Gorbio, les trois quarts de la juridiction et les dîmes du lieu dont ils sont investis en 1592.
        • Marc a été sénateur, préfet et premier consul de Nice, en 1601.
        • Jérôme a été premier consul de Nice en 1593 et 1599.

Une autre branche de cette famille a été notaires et insinuateurs à Saint-Étienne.

  • Famille Fulconis ou Falconis :
    • Étienne, Jean-Baptiste, Joseph-Pierre-Paul ont été notaires à Saint-Étienne en 1610, 1642, 1776.
    • François-Antoine Fulconis, fils de Jacques-Antoine Fulconis et de Marie Emeric, docteur en médecine, s'est établi à Demonte, en Piémont. Il a acquis de la Couronne, en 1735, pour 17 000 livres le fief de Gaiola, près de Cuneo Il en est investi le 30 juillet. Il écrit son nom François-Antoine Falconis. Il a fait une riche donation en faveur des pauvres de Saint-Étienne.
    • Louis Guillaume Fulconis : créateur de la Sainte Coupe - Coupo Santo en 1867, offerte par Victor BALAGUER au FELIBRIGE.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 20/07/2008.
  2. Délibération du conseil municipal du 17 mai 2013. Consulté le 13/08/2008.
  3. Alpes-maritimes: pico-centrale. Consulté le 13/08/2008.
  4. a, b et c Mikaël Block, « Le plus grand glissement de terrain d'Europe : la Clapière », Banque des Savoirs - Essonne,‎ 12 septembre 2005 (lire en ligne)
  5. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, cartes p. 417-418 et p. 419.
  6. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. Blog du CAF de Nice [1]
  10. André Strauss, dans "Le Crédit lyonnais: 1863-1986" par Bernard Desjardins, Librairie Droz, 2003, page 443
  11. Ministère de la Culture : Chapelle Saint-Sébastien
  12. Chr*/ istiane Lorgues-Lapouge, René Lorgues, Comté de Nice baroque - Tome 1 : La vallée de la Tinée, p. 77-78, Encyclopædia Niciensis, Volume V, Serre éditeur, Nice, 2004 (ISBN 2-86410-416-4) ; p. 99
  13. Ministère de la Culture : Chapelle Saint-Érige
  14. Charles-Alexandre Fighiera, Familles notables de Saint-Étienne, p. 10, Nice-Historique, année 1958, no 106 Texte