Saint-Étienne-de-Tinée
| Saint-Étienne-de-Tinée | ||||||
Vue de Saint-Étienne-de-Tinée |
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Blason |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |||||
| Département | Alpes-Maritimes | |||||
| Arrondissement | Nice | |||||
| Canton | Saint-Étienne-de-Tinée | |||||
| Intercommunalité | Métropole Nice Côte d'Azur | |||||
| Maire Mandat |
Thérèse Fabron 2008-2014 |
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| Code postal | 06660 | |||||
| Code commune | 06120 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Stéphanois | |||||
| Population municipale |
1 304 hab. (2010) | |||||
| Densité | 7,5 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 949 m — Max. 3 027 m | |||||
| Superficie | 173,81 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Saint-Étienne-de-Tinée (Sant Estève de Tiniá en occitan alpin, prononcez Sant Estève de Tignò; en italien Santo Stefano di Tinea) est une commune française, située dans le département des Alpes-Maritimes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Cette commune a aussi été appelée Saint-Étienne-aux-Monts au XIXe siècle. Ses habitants sont les Stéphanois[1].
Sommaire |
Géographie [modifier]
Saint-Étienne-de-Tinée est située à proximité du parc national du Mercantour.
La station de sports d'hiver d'Auron est située sur le territoire de la commune.
Sa géographie particulière lui vaut de disposer d'une « pico-centrale » unique en France[2].
Juste en aval du village se trouve la Clapière, le glissement de terrain le plus volumineux d'Europe et l'un des plus rapides au monde[3]. La rupture brutale du versant de la montagne affecté par l'éboulement pourrait entraîner la formation d'un barrage naturel, entravant le cours de la Tinée dont les eaux formeraient alors un lac noyant le village[3]. Afin d'éviter ce scénario, un tunnel de dérivation des eaux de la Tinée a été construit sur le versant opposé face à la Clapière[3].
Économie [modifier]
En 1926, la compagnie Énergie électrique du littoral méditerranéen lance le projet de "Grand Bancairon", dirigé par l'ingénieur suisse Adrien Palaz et qui est destiné à produire 120000 CV d'électricité. Il consiste à bâtir de vastes réservoirs (le Pra, Salso Moreno), qui alimenteront à Saint-Étienne-de-Tinée une grande usine hydroélectrique utilisant l’eau des réservoirs de Rabuons, Vens, Ténibres et autres lacs de montagne. Pour faciliter les travaux, on perce à flancs de montagne le « Chemin de l’Energie », ouvrage d’art de 8 Km, dominant en balcon la vallée de la Tinée de près de 1300 mètres, taillés parfois à même la paroi, en perçant des tunnels dans le roc[4]. Seule la Centrale hydro-électrique du Bancairon sera finalement réalisée. L'autre partie est restée sans suite. Les banquiers proposèrent la filialisation du Bancairon, en estimant que les frais d'une telle opération ne seraient pas élevés, afin de réserver l'investissement aux actionnaires acceptant une dose plus importante de risque industriel[5]. Cette option est finalement abandonnée, d'autres banquiers proposant simplement d'augmenter les dividendes, ce qui n'est pas retenu non plus.
La station de ski d'Auron est située sur le territoire de la commune.
Histoire [modifier]
Nommé « sancti stephani tinænsis » par les premiers chrétiens. Une charte datée de 1066 permet d'affirmer qu'un village du nom de “Sancti Stephani Tiniensi” existe et ses terres ont été cédées à la cathédrale de Nice. C'est au XVIIe siècle que le village prend son nom actuel, puis au XIXe siècle jusqu'en 1860 nommé « Santo-Stefano Monti » par les Italiens, Saint-Étienne-de-Tinée a connu une longue histoire.
Le village et ses terres ont fait partie de la seigneurie des Thorame-Glandevès, puis aux Faucon de Glandevès au XIIIe siècle, et au XIVe siècle aux Balb de Saint-Sauveur. Comme le reste de ce qui allait devenir le comté de Nice, à partir de 1388, le village dépendait des comtes de Savoie, puis ducs de Savoie avant de faire partie du Royaume de Piémont-Sardaigne (comme l'ensemble du comté de Nice) avant son rattachement à la France en 1860. On y vivait replié sur soi-même, en raison des liaisons très difficiles avec les vallées voisines et avec le littoral.
En 1594, une troupe de huguenots commandée par Lesdiguières s'empare de la vallée de la Tinée. Le comte de Beuil, gouverneur du comté de Nice, réagit et s'empare du village. Il fait brûler l'église où s'étaient réfugiées des troupes protestantes le 19 juillet 1594. Le feu se transmet aux toits en bardeaux des maisons les plus proches, puis au reste du village. Seul le clocher datant de 1492 a résisté aux flammes.
À partir de 1900, l'élargissement des routes et l'apparition de l'automobile permit au village de se développer. En août 1929 un terrible incendie détruisit une grande partie de Saint-Étienne-de-Tinée. Le village ne dut sa renaissance qu'à une souscription lancée dans toutes les communes de France et au dynamisme de son maire Maurice Rovery. En reconnaissance de cette souscription, l'une des principales artères du village se nomme "Rue des Communes de France".
Héraldique [modifier]
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De gueules aux deux croisettes d'argent l'une sur l'autre. |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]

| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| 1 505 | 1 549 | 1 700 | 1 780 | 1 783 | 1 528 | 1 323 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Lieux et monuments [modifier]
- La Blache est un hameau médiéval perché à flanc de montagne. C'est un haut-lieu de la vie ancienne et maintenant peu à peu oublié des habitants de la vallée de la Tinée. En hiver, la population ne dépasse pas la dizaine d'habitants ; en été, elle peut atteindre une soixantaine de personnes. La Blache est aussi un point de départ pour les randonneurs voulant se rendre aux granges d'Arrais, aux champs de la Coue ou encore au hameau de Diatchetta en passant par Fougeret.
- rue Longue, la famille de notables Fabri a construit deux maisons : au no 31, on peut voir son revêtement de peintures murales avec un bel escalier de la fin du XVe siècle et au no 39, la maison Fabri XVIe siècle avec sur la façade des masques grimaçants datant de 1656 aux étages nobles
- Musée du fer, 32 rue Longue.
Édifices religieux [modifier]
- Église Saint-Étienne: église paroissiale reconstruite au XVIIIe siècle dans un style néo-classique par Spinelli, architecte à l'emplacement d'une église plus ancienne dont quelques éléments subsistent comme le chœur qui est du XVe siècle,élevé sur croisées d'ogives et le très beau clocher de style roman lombard, (1492). Le maître-autel est en bois sculpté et doré à la feuille d'or de style baroque (1669). Dans une vitrine sont exposés les objets du culte en orfèvrerie et des vêtements sacerdotaux. Mélanges de styles architecturaux divers, sa façade est de style Renaissance. L'église est classée aux monuments historiques elle abrite le musée d'Arts Religieux.
- Chapelle Saint-Sébastien[8], peinture a fresco de Giovanni Baleison de Demonte et de Giovanni Canavesio de Pignerol en 1485. On y voit le spectre de la peste (la Mort) décimer la population et la population implorant Dieu d'éloigner le fléau.
- Chapelle des Pénitents Noirs: Sous le vocable de Saint-Michel elle fut transformée en musée. Elle possède un triptyque de la Vierge peint en 1520 par Andrea de Cella.
- Chapelle des Pénitents Blancs : Sous le vocable de la Sainte-Croix et de Notre-Dame-du-Mont-Carmel.
- Chapelle Saint-Maur: construite en 1540. Elle est décorée de peintures murales représentant saint Maur et saint Sébastien attribuées à Andrea de Cella. Une messe y est célébrée à la Pentecôte. Saint-Maur fut le disciple et le successeur de Saint-Benoît.
- Couvent des Trinitaires', la chapelle de l'ancien couvent comporte des peintures relatant la Bataille de Lépante du 12 octobre 1571 au cours de laquelle la flotte chrétienne envoya par le fond la flotte turque. Les Trinitaires avaient pour mission l'évangélisation des barbaresques et le rachat des prisonniers, sous la protection de Notre-Dame-du-Bon-Remède.
- Église du Saint-Nom de Marie à Roya dans un hameau, date du XVIIIe siècle elle possède un retable sur bois de style naïf datant du XVIe siècle.
- Chapelle de Douans:
- Chapelle Saint-Erige[9] Auron datant du XIVe siècle avec deux absides. Elle est ornée de fresques datées de 1451 représentant des scènes de la vie de sainte Marguerite, saint Denis et saint Erige par un peintre primitif niçois. Un “Ange de l'Annonciation” peint sur le mur du fond, au XIIIe siècle environ, en fait la peinture murale la plus ancienne de la région.
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Peintures murales de la chapelle Saint-Sébastien par Giovanni Baleison et Giovanni Canavesio
Personnalités liées à la commune [modifier]
Louis Guillaume FULCONIS : Créateur de la Sainte Coupe - Coupo Santo en 1867,offerte par Victor BALAGUER au FELIBRIGE
Notes et références [modifier]
- Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 20/07/2008.
- Alpes-maritimes: pico-centrale. Consulté le 13/08/2008.
- (fr) Mikaël Block, « Le plus grand glissement de terrain d'Europe : la Clapière », Banque des Savoirs - Essonne, 12 septembre 2005 [texte intégral]
- Blog du CAF de Nice [1]
- André Strauss, dans "Le Crédit lyonnais: 1863-1986" par Bernard Desjardins, Librairie Droz, 2003 , page 443
- Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008.
- Saint-Étienne-de-Tinée sur le site de l'Insee
- Ministère de la Culture : Chapelle Saint-Sébastien
- Ministère de la Culture : Chapelle Saint-Érige
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Liste des communes des Alpes-Maritimes
- Anciennes communes des Alpes-Maritimes
- Station de ski Auron
- Famille Audiberti de Saint-Étienne
Liens externes [modifier]
- (fr) Site officiel