Roquefort-les-Pins

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Roquefort-les-Pins
La place Mougins-Roquefort.
La place Mougins-Roquefort.
Blason de Roquefort-les-Pins
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Grasse
Canton Canton du Bar-sur-Loup
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis
Maire
Mandat
Michel Rossi
2014-2020
Code postal 06330
Code commune 06105
Démographie
Gentilé Roquefortois
Population
municipale
6 289 hab. (2011)
Densité 292 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 59″ N 7° 03′ 05″ E / 43.6663888889, 7.0513888888943° 39′ 59″ Nord 7° 03′ 05″ Est / 43.6663888889, 7.05138888889  
Altitude Min. 20 m – Max. 362 m
Superficie 21,53 km2
Localisation

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Roquefort-les-Pins

Roquefort-les-Pins est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Roquefortois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Roquefort-les-Pins est une ville des Alpes-Maritimes se situant à 18 km de Cannes, 17 km de l'aéroport de Nice et 13 km de Grasse.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • 1241 : Les moines de Lérins vendent à la communauté de Saint-Paul leurs possessions de Roquefort pour le prix de 16 000 sols raimondi, mais restent propriétaires de la chapelle de San Peyre.
  • En 1537, la communauté de Saint-Paul, à la suite de la construction des remparts, divise le terroir de Roquefort en 400 portions qu'elle distribue par voie de tirage au sort à 400 particuliers tenus de payer pendant 9 ans une redevance annuelle de 9 florins et demi. Ce modus vivendi se prolongera jusqu'en 1640.
  • Le 5 avril 1790, Roquefort se sépare de Saint-Paul et devient une commune, elle compte alors 590 habitants. Son premier maire est Honoré Civatte.
  • 1800 : Création de la première école de garçons.
  • 1837 : Construction de la mairie et de l'école des garçons au quartier des Pignatons.
  • 1851 : La commune compte 812 habitants dont 115 au Plan, 71 aux Terres Blanches et 71 à San Peyre.
  • 1865 : Création de l'école des filles aux Pignatons.
  • 1899 : Les eaux du Foulon arrivent à Roquefort.
  • 1928 : Début de l'électrification de la commune.
  • 1932 : La commune prend le nom de Roquefort-les-Pins.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Roquefort-les-Pins

D’azur au roc d’argent mouvant de la pointe, surmonté d’une épée renversée du même accostée de deux pommes de pin d’or

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La commune est majoritairement à droite autant sur le plan national que municipale, comme dans le reste des Alpes-Maritimes. Michel Rossi, maire depuis 31 ans et sous étiquette UMP depuis 2002, prouve cette tendance au niveau local. Malgré une érosion de son électorat, au profit d'une opposition sans étiquette, Energie pour l'Avenir, il reste populaire. Suite à une violente guerre juridique entre majorité et opposition, l'opposant Jean-Hugues Fischer jette l'éponge et ne se représente pas aux élections municipales de 2014, laissant de faite le maire sortant seul candidat en lice.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Honoré Civatte    
1792 1795 Antoine Giraud    
1795 1798 Etienne Layet    
1798 1803 Pierre Giraud    
1803 1831 Félix Michel    
1831 1846 Pierre Bertrand    
1846 1849 Claude Merle    
1849 1855 Clément Raybaud    
1855 1865 Jean-Baptiste Giraud    
1865 1881 Antoine Layet    
1881 1908 Honoré-Joseph Civatte    
1908 1912 Joseph Gazagnaire    
1912 1915 Gustave Civatte    
1915 1919 Clément Martin    
1919 1925 Honoré Boutonier    
1925 1933 Gustave Civatte    
1933 1944 Henri Gentilhomme    
1944 1965 Jean Camp    
1965 1973 Jacques Liechty    
1973 1981 Georges Charvet    
1981 1983 Jacques Liechty    
6 mars 1983 en cours Michel Rossi UMP Conseiller général et vice-président du Conseil général jusqu’en 2011
Suppléant de Jean Leonetti, il a été député entre 2011 et 2012

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 289 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
611 611 710 751 803 771 770 756 812
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
787 760 719 676 655 628 580 587 558
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
550 600 529 454 548 569 477 494 687
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 123 1 575 2 507 3 432 4 714 5 239 6 058 6 175 6 289
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (27,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,4 %, 15 à 29 ans = 12,9 %, 30 à 44 ans = 18,9 %, 45 à 59 ans = 22,4 %, plus de 60 ans = 24,3 %) ;
  • 51,3 % de femmes (0 à 14 ans = 18,9 %, 15 à 29 ans = 10,6 %, 30 à 44 ans = 21,3 %, 45 à 59 ans = 22,3 %, plus de 60 ans = 26,9 %).
Pyramide des âges à Roquefort-les-Pins en 2007 en pourcentage[3]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,5 
7,4 
75 à 89 ans
9,1 
16,5 
60 à 74 ans
16,3 
22,4 
45 à 59 ans
22,3 
18,9 
30 à 44 ans
21,3 
12,9 
15 à 29 ans
10,6 
21,4 
0 à 14 ans
18,9 
Pyramide des âges du département des Alpes-Maritimes en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
8,3 
75 à 89 ans
12,1 
15,3 
60 à 74 ans
16,3 
19,9 
45 à 59 ans
19,6 
20,4 
30 à 44 ans
19,7 
18,0 
15 à 29 ans
15,6 
17,5 
0 à 14 ans
14,9 

Économie et activités[modifier | modifier le code]

Commerces : magasins, épiceries, salons de coiffure, bureautique, pharmacies, tabac-presses, droguerie, pépinière. Industrie : miroiterie, services à la personne. Hôtellerie et restauration. Stations essences. Agences immobilières, expert-géomètre. Cabinet d'avocats. Centre médical, dentiste, podologue, orthophoniste, infirmières. Agence postale (La Poste). Collège, école primaire et maternelle, garderie. École privée religieuse. Cinéma. Médiathèque. Salle polyvalente. Centre hippique. Centre sportif. Associations et clubs. Pompiers et gendarmerie.

Roquefort-les-Pins est une station climatique fort prisée d'où son caractère résidentiel et agricole.

Situation, Développement et urbanisme[modifier | modifier le code]

Roquefort-les-Pins est globalement située dans le moyen pays, sur un plateau calcaire entre 200 et 300 mètres en pente ascendante du sud au nord et ponctuée de collines. Ce contexte géographique explique un relatif micro-climat à l'origine de sa notoriété historique. La forêt de pins est prédominante et fait le charme de la commune. La roche est l'autre élément du paysage. On y trouve quelques rivières dont la Miaine, un affluent du Loup. Le village est coupé au sud, d'est en ouest, par un axe important reliant Grasse à Nice qu'est la départementale M2085.

Roquefort-les-Pins peut être découpée en 4 zones d'importance inégale au fur et à mesure que l'on s'approche du centre, soit le quartier du Plan où se situe la mairie : une zone forestière, une zone faiblement habitée, une zone moyennement habitée et une zone dense. La zone dense regroupe les activités administratives, scolaires et commerciales. L'habitat majoritaire est la maison individuelle de style provençal.

Depuis plus d'une dizaine d'années, pour satisfaire les attentes de ses habitants, la commune poursuit une politique de développement et d'amélioration de ses infrastructure dont notamment :

  • extension et réfection de l'école primaire
  • création d'un complexe sportif (stade, terrains de tennis)
  • création d'une aire sportive (piste d'athlétisme, terrain de basket)
  • création d'un collège
  • création d'un skate-park
  • création d'un pôle image
  • implantation de logements sociaux HQE
  • développement d'un centre de village avec logements
  • création d'un pôle santé (en projet)
  • agrandissement de la salle polyvalente
  • embellissement de l'axe principale
  • reconstruction de la caserne des pompiers (en projet)
  • modernisation de la cantine

Une ancienne carrière, dite La Roque, propriété de la SPADA et localisée aux limites communales de Valbonne et de Villeneuve-Loubet, déchaînent les passions depuis l'intention du Conseil général en 2009 d'y implanter un centre d'enfouissement de déchets inertes. Si les entreprises du bâtiment soutiennent largement le projet, une bonne partie des habitants de Roquefort-les-Pins demeurent, eux, hostiles. Après le scandale environnementale de la décharge de la Glacière sur Villeneuve, un courant de scepticisme sur les bonnes intentions des autorités s'est installé. Pour lutter contre la future décharge de la Roque, une association apolitique s'est formée : l'ADEV06. Malgré ses nombreux recours au Tribunal administratif de Nice, qui ont permis de retarder sa création, la décharge fonctionne désormais depuis 2013 avec l'autorisation préfectorale au titre de "station de transit provisoire" [5]

Transport[modifier | modifier le code]

Deux lignes de bus passent par Roquefort-les-Pins pour rejoindre les villes voisines :

Manifestations[modifier | modifier le code]

La commune accueille comme manifestation principale, le Roquefort Auto Moto Rétro, le rendez-vous incontournable de l'auto et de la moto de collection de la Côte d'Azur. Cette manifestation se tient deux fois dans l'année, au printemps et à l'automne.

Mythes et légendes[modifier | modifier le code]

Une légende existe à propos d’une soi-disant chèvre d'or : cette légende date de l'époque à laquelle Roquefort était une seigneurie : après une attaque contre Gap, le seigneur fut prévenu de l'arrivée de ces derniers : il décida alors de cacher son trésor, dont une chèvre d'or aux yeux incrustés de diamant, dans une grotte (la grotte de la Chèvre d'or ?). Cette grotte est localisée sur la carte dans le vallon entre Roquefort-les-Pins et la Colle-sur-Loup mais des rumeurs affirment que l'entrée d'une grotte serait près du camp romain. En effet, trois chasseurs affirmèrent avoir trouvé une grotte près de ce camp mais n'ayant aucun matériel à portée de main, ils décidèrent de revenir plus tard mais ne la trouvèrent plus.

Certaines rumeurs prétendent que la chèvre d'or aurait bel et bien été retrouvée mais que les personnes à l'origine de cette découverte, avares, auraient tout simplement "oublié" de le signaler aux autorités locales afin de revendre ce trésor au marché noir.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

À Roquefort-les-Pins, des vestiges romains et gallo-romains sont visibles, ainsi que ceux du château de Roquefort, témoin d'une résistance acharnée contre les tenants de Saint-Paul. On peut également citer l'église Notre-Dame de Canlache ou l'ancien viaduc des Sept-fonts (circuit de tramway Cagnes-Grasse, 1913).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le sculpteur César Baldaccini a séjourné un temps à Roquefort-Les-Pins. La ville lui a d'ailleurs rendu hommage en baptisant son collège Collège César le 4 octobre 2010.

Le chanteur du groupe INXS, Michael Hutchence, y possédait une propriété.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sylvain Gagnière, Roquefort-les-Pins (Alpes-Maritimes), Gallia Préhistoire, II, 1959, p. 250.
  • Sylvain Gagnière, Roquefort-les-Pins (Alpes-Maritimes), Gallia Préhistoire, VI, 1963, pp. 359–361.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]