Vésubie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

43° 51′ 35″ N 7° 11′ 53″ E / 43.8597, 7.19806

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Vésubie (homonymie).
La Vésubie
La Vésubie à Saint-Martin-Vésubie
La Vésubie à Saint-Martin-Vésubie
La Vésubie dans le bassin du Var
La Vésubie dans le bassin du Var
Caractéristiques
Longueur 45,1 km [1]
Bassin 393 km2 [1]
Bassin collecteur le Var
Débit moyen 8,61 m3/s (Utelle) [2]
Régime pluvio-nival
Cours
Source lac Blanc (2 665 m), massif du Mercantour-Argentera
· Localisation Saint-Martin-Vésubie
· Altitude 2 665 m
· Coordonnées 44° 06′ 27″ N 7° 22′ 56″ E / 44.1074, 7.3821 (Source - La Vésubie)  
Confluence le Var
· Localisation entre Levens et Bonson
· Altitude 140 m
· Coordonnées 43° 51′ 35″ N 7° 11′ 48″ E / 43.8598, 7.1967 (Confluence - La Vésubie)  
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Gordolasque
· Rive droite Boréon, Figaret
Pays traversés Drapeau de la France France
Département Alpes-Maritimes
Régions traversées Provence-Alpes-Côte d'Azur
Principales villes Saint-Martin-Vésubie, Roquebillière, Lantosque, Levens

Sources : SANDRE, Géoportail, Banque Hydro

La Vésubie (Vesúbia en occitan/provençal/nissart), jadis appelée la Lantosque, est une rivière de France, affluent du Var en rive gauche. Elle coule entièrement dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sa longueur est 45 kilomètres[1], et elle se forme dans le massif du Mercantour-Argentera[3], au lac Blanc (2 665 m), à proximité des lac Mort, lac Balaour, et lac Cabret[4].

La Vésubie conflue entre les communes de Levens et Bonson, à environ 140 m d'altitude[5].

On appelle Vésubie non seulement la rivière mais aussi la vallée. Les habitants de cette vallée sont les Vésubiens (lou Vesubian).

Communes et cantons traversés[modifier | modifier le code]

Dans le seul département des Alpes-Maritimes (06), la Vésubie traverse huit communes[1],[6],[7] et cinq cantons :

Soit en termes de cantons, le Vésubie prend source dans le canton de Saint-Martin-Vésubie, traverse les canton de Roquebillière, canton de Lantosque, canton de Levens et conflue à la limite du canton de Roquesteron.

Affluents[modifier | modifier le code]

La Vésubie a onze affluents référencés[1] :

  • Le Ruisseau de Saint-Honorat, (rd) 2,5 km sur les deux communes de Utelle et Lantosque.
  • Le Ruisseau de Campon, (rg) 3,4 km sur les trois communes de Utelle, Duranus, Coaraze.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La Vésubie près de Saint-Martin-Vésubie

La Vésubie est une petite rivière abondante. Son débit a été observé sur une période de 19 ans (1953-1971), à Utelle, à St-Jean-la-Rivière, tout près de son confluent avec le Var[2]. Le bassin versant de la rivière y est de 348 km2, c'est-à-dire sa quasi-totalité.

Le module de la rivière à Utelle est de 8,61 m3/s.

La Vésubie présente des fluctuations saisonnières typiques d'un régime à dominante à la fois nivale et pluviale. On y distingue en effet deux périodes de crue. Les hautes eaux d'automne portent le débit mensuel moyen à un niveau situé à 12,3 m3/s, en novembre et sont suivies d'une baisse de débit jusqu'à 5,4 m3/s en février. Suit alors une deuxième montée du débit aboutissant à un second sommet en mai (13,5 m3) et juin (14,4 m3). Il est dû à la fonte des neiges. Dès lors dès le mois de juillet, s'amorce une très rapide décrue suivie des basses eaux d'été qui mènent le débit moyen à son étiage du mois d'août (avec une moyenne mensuelle de 5,38 m3/s), ce qui est encore fort abondant. Au total, les oscillations saisonnières sont relativement peu importantes. Cependant les fluctuations de débit peuvent être bien plus prononcées sur de courtes périodes.

Le VCN3 peut chuter jusque 1,9 m3, en cas de période quinquennale sèche, ce qui reste élevé.

Les crues peuvent être très importantes pour une aussi petite rivière à bassin réduit. Les QJX 2 et QJX 5 valent respectivement 67 et 97 m3. Le QJX 10 ou débit journalier calculé de crue décennale est de 120 m3/s et le QJX 20 de 140 m3. Quant au QJX 50, il n'est pas disponible. Cela signifie que, par exemple, tous les deux ans on doit s'attendre à une crue de l'ordre de 67 mètres cubes d'une durée d'une journée, et tous les vingt ans une crue de 140 mètres cubes doit statistiquement survenir.

Le débit journalier maximal enregistré a été de 200 m3/s le 19 novembre 1970. En comparant cette valeur avec l'échelle des QJX de la rivière, il apparaît que ces crues étaient largement plus importantes que la valeur calculée de crue vicennale, et donc assez exceptionnelles.

Au total, la Vésubie est une rivière abondante, alimentée par des précipitations, elles aussi abondantes, dans son bassin situé tout entier en région alpine. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 781 millimètres annuellement (contre 746 pour la Tinée), ce qui est élevé, valant plus du double de la moyenne d'ensemble de la France tous bassins confondus, et supérieur aussi à la lame de la totalité du bassin du Var. Le débit spécifique de la rivière (ou Qsp) atteint le chiffre de 24,7 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Le Canal de la Vésubie est un ouvrage hydraulique des Alpes-Maritimes, en fait un aqueduc qui alimente en eau potable la ville de Nice[11].

Radioécologie[modifier | modifier le code]

Le massif du Boréon et la vallée de la Vésubie (qui draine les eaux de ce massif) font partie des zones ayant fait l'objet d'études plus approfondies des retombées de Tchernobyl en France, via des analyses d'échantillons de sol, de mousses, de lichens et fougères collecté collectés en forêt et dans la vallée qui ont mis en évidence des contaminations atteignant dans les sols à la fin des années 1980 42,8 ; 9,4 et 3,8 kBq.m−2 respectivement pour le césium 137, césium 134 et le Ruthénium 106[12]. En octobre 1988, de l'antimoine 125 et de l'Argent 110 était aussi détectés[12]. Les sols les plus contaminés trouvés l'ont été à 1400 à 1700 m d'altitude[12].

Lieux pittoresques[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-la-Rivière - Vue générale avec le pont sur la Vésubie avec la route d'Utelle
Gorges de la Vésubie

La vallée est belle sur toute sa longueur et particulièrement pittoresque dans sa dernière portion, les « gorges », allant de Saint-Jean-la-Rivière (commune d'Utelle) à Plan-du-Var et également visibles du belvédère du Saut des Français à Duranus[13]. Dans son cours inférieur, à partir du Plan-du-Var, le torrent a taillé des gorges aux parois verticales pour rejoindre le Var. Le paysage est encore méditerranéen entre Saint-Jean-la-Rivière et Lantosque : les versants les moins abrupts et les mieux exposés de la vallée moyenne se couvrent de cultures en terrasses, de vignes et d'oliviers. La haute vallée, elle, résolument alpestre, alterne pâturages verdoyants, forêts et sapins, cascades et hauts sommets. En été, la remontée de la vallée de la Vésubie offre un contraste saisissant, faisant passer en quelques minutes de la basse vallée du Var écrasée de soleil à un paysage alpin de prairies verdoyantes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 20 juillet 1564, un tremblement de terre ravage la vallée de la Vésubie faisant 300 morts[14]. A posteriori, les chercheurs estiment sa magnitude à 5,9 ou 6 degrés sur l'échelle de Richter.

Toponymes[modifier | modifier le code]

La Vésubie a donné son hydronyme à deux communes : Saint-Martin-Vésubie et la Bollène-Vésubie

Accord bilatéral avec Monaco[modifier | modifier le code]

La France et la Principauté de Monaco ont conclu un accord bilatéral garantissant à la principauté un approvisionnement en eau potable depuis la Vésubie. En contrepartie, les communes connexes à Monaco bénéficient de ses infrastructures de traitement des eaux[15].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Geographylogo.svg

Les coordonnées de cet article :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. le SANDRE 2012 rajoute -?- les communes de Belvédère à l'est de Roquebillière et Bonson en face de la confluence
Références
  1. a, b, c, d et e Sandre, « Fiche cours d'eau - La Vésubie (Y63-0400) » (consulté le 9 juin 2012)
  2. a et b Banque Hydro - Station Y6334030 - La Vésubie à Utelle (Synthèse) (ne pas cocher la case « Station en service »)
  3. Géoportail - Institut national de l'information géographique et forestière, « Géoportail » (consulté le 9 juin 2012)
  4. Source de La Vésubie sur Géoportail. Consulté le 9 juin 2012.
  5. Confluence de La Vésubie sur Géoportail. Consulté le 9 juin 2012.
  6. « La Vallée de la Vésubie, entre Côte d'Azur et Parc National du Mercantour » (consulté le 9 juin 2012)
  7. annuaire-mairie.fr, « Rivière la Vésubie » (consulté le 9 juin 2012)
  8. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Boréon (Y6300500) » (consulté le 9 juin 2012)
  9. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Gordolasque (Y6310580) » (consulté le 9 juin 2012)
  10. Sandre, « Fiche cours d'eau - Riou du Figaret (Y6320600) » (consulté le 9 juin 2012)
  11. © direction régionale des affaires culturelles Provence-Alpes-Côte d'Azur - conservation régionale des monuments historiques, « Canal de la Vésubie, Utelle, La Roquette-sur-Var, Saint-Blaise, Nice, Alpes-Maritimes » (consulté le 9 juin 2012)
  12. a, b et c Barci-Funel G, Dalmasso J, Ardisson G (1992), Deposition of long-lived radionuclides after the Chernobyl accident in the forestal massif of Boreon. J Radioanal Nucl Chem 1992 ; 164 : 157-69
  13. Association Vésubie découverte, « Portail de la Vésubie » (consulté le 9 juin 2012)
  14. www.azurseisme.com - André Laurenti, « Séismes des Alpes-Maritimes du XIVe au XVIIe siècle » (consulté le 9 juin 2012)
  15. http://www.un.org/esa/agenda21/natlinfo/countr/monaco/freshwater2004.pdf