La Roquette-sur-Var

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La Roquette-sur-Var
La Roquette-sur-Var
La Roquette-sur-Var
Blason de La Roquette-sur-Var
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Canton de Levens
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Michel Raybaut
2008-2014
Code postal 06670
Code commune 06109
Démographie
Gentilé Roquettans
Population
municipale
914 hab. (2011)
Densité 229 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 49′ 45″ N 7° 11′ 59″ E / 43.8291666667, 7.19972222222 ()43° 49′ 45″ Nord 7° 11′ 59″ Est / 43.8291666667, 7.19972222222 ()  
Altitude Min. 108 m – Max. 600 m
Superficie 3,99 km2
Localisation

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La Roquette-sur-Var est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Roquettans.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village perché à 380 mètres d'altitude, La Roquette-sur-Var domine les vallées du Var et de l'Estéron à leur point de confluence. Du belvédère, véritable figure de proue, le regard embrasse le paysage de la mer aux plus hauts sommets du Mercantour.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au nord-est du village, les ruines de Castel-Vieil témoignent d'une occupation ancienne (murs d'époques ligure, romaine et médiévale).

Le site actuel, plus facile à défendre, a été occupé, semble-il, autour des Xe et XIe siècles. On voit le nom de La Rochetta dans un acte de 1028. La plupart des grands noms de l'histoire niçoise se retrouvent ici : les Béranger, les Litti, les Lascaris, les Grimaldi...

Le site a attiré aussi l'attention de l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, en 1209 par l'intermédiaire d'un dénommé Castellano pour une donation du passage du Var au lieu-dit Bon-Port, puis en 1217, directement au commandeur Botino, avec des terres près de Gilette, des pâturages à La Roquette et confirmation des droits sur le passage du Var. L'ordre dû vendre ses droits avant la fin du Moyen Âge. Au XIIIe siècle, on trouve comme co-seigneurs la famille Béranger de Nice.

En 1320, les Ranulfi sont co-seigneurs, mais vendent leurs droits en 1365 aux Litti, seigneurs de Saint-Auban, de Bonson. En 1446, Charles Lascaris seigneur de de La Brigue, branche des Lascaris de Vintimille apparue en 1388, devient par son mariage avec la fille de Pierre Litti seigneur de La Roquette.

Au XVe siècle, les Grimaldi de Beuil ont des droits à La Roquette.

Au début du XVIe siècle la seigneurie échoit par mariage aux Laugier (ou Laugieri). En 1527, en révolte contre Honoré Laugier des Ferres qui les avait accusés de trahison, les frères Jean-Baptiste et René Grimaldi, de la famille Grimaldi de Beuil, s'emparent de son château de Gilette et brûlent les châteaux de Levens et de La Roquette.

Au milieu du XVIIe siècle, Pierre Antoine Laugier est au prise avec des difficultés financières. Il ne put obtenir le titre d'abbé de Saint-Pons pour son fils et il dut marier sa fille avec Pierre Antoine Bonfiglio, d'une famille de procureurs fiscaux du Sénat de Nice. En 1698, Alexandre Laugier lègue La Roquette avec ses dettes à son neveu Jean-Paul Bonfiglio. Cette famille va le garder pendant quelques générations, jusqu'à ce qu'un descendant se décide à le vendre.

En 1777, le fief de La Roquette est vendu à Joseph-Vincent Lascaris de Castellar, baron de Bouillon et des Ferres, ministre et premier secrétaire d'État du roi de Sardaigne au département des Affaires étrangères. Le roi de Sardaigne lui donne le titre de marquis de La Roquette.

Par un ordre daté du 19 novembre 1793, le général Dugommier qui commande l'aile gauche de l'armée d'Italie pendant la bataille de Gilette (30 septembre et 18-19 octobre 1793) contre les troupes austo-sardes du général De Wins, demande aux localités de Saint-Martin et de La Roquette d'envoyer dix hommes chacune à Gilette pour transporter les blessés.

Par la suite, le rocher, trop étroit, incita une partie de la population à s'établir dans la vallée : c'est l'origine de Saint-Martin-du-Var, hameau de La Roquette jusqu'en 1867, date à laquelle il fut détaché et érigé en commune indépendante. Jusqu'à cette date le village s'appelait La Roquette-Saint-Martin.

Baou-Rous, hameau de La Roquette est situé dans la vallée du Var, le long de la D6202. Son histoire est liée à l'extraction souterraine de la pierre, cette activité a contribué à l'endiguement du Var.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de La Roquette-sur-Var Blason D’or au mont de sinople issant d’ondes d’azur mouvant de la pointe, chargé de deux clefs passées en sautoir, celle de dextre d’or, celle de senestre d’argent brochant, surmonté d’une aigle bicéphale de sable.
Détails Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1860 1867 Félix Raybaudi    
1867 1873 Prosper Raybaud    
1873 1876 Victor Raybaut    
1876 1878 Hippolyte Baudoin    
1878 1879 Prosper Raybaud    
1879 1889 François Baudoin    
1889 1892 Charles Raynaud    
1892 1899 François Baudoin    
1899 1912 Auguste Roubaut    
1912 1935 Charles-Etienne Baud    
1935 1944 Charles Raybaut    
1944 1945 Albert Guerin    
1945 1947 Charles Millo    
1947 1949 Marius Piquet    
1949 1977 Henri Pagliardini    
1977 1989 Alexandre Ugo    
1989 1992 Paul Raybaut    
1992 1998 Paule Becquaert    
1998 2006 Jean-Jacques Isaia    
2006 réélu en 2008[1] Michel Raybaut sans étiquette  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 914 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1838 1848 1858 1861 1872 1876
644 576 643 741 790 827 804 315 315
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
408 330 388 268 363 426 481 535 597
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
656 364 356 488 538 537 506 565 660
1999 2006 2007 2011 - - - - -
820 915 928 914 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre
Le pont Charles-Albert sur le Var
  • L'église Saint-Pierre, achevée le 11 août 1682, avec un décor baroque. Elle comprend un retable en bois doré du XVIIe siècle et un tableau du Rosaire de Gaspard Toesca datant du XVIe siècle.
  • La Castel-Vieil où se trouve des vestiges d'un castrum, probablement l'emplacement du village primitif.
  • La chapelle Notre-Dame-del-Bosc avec des fresques d'Andrea de Cella.
  • Le pont Charles-Albert, permettant le franchissement du Var, reconstruit en 1961.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Robert Garino, La Roquette-Saint-Martin. Crounica dei Rouquetan e San Martinenc, Serre éditeur (collection les régionales), Nice, 1994 (ISBN 2-86410-210-2) ; p. 336

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011