Basseux

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Basseux
Image illustrative de l'article Basseux
Blason de Basseux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Beaumetz-lès-Loges
Intercommunalité Communauté de communes La Porte des Vallées
Maire
Mandat
Roger Karpinski
2014-2020
Code postal 62123
Code commune 62085
Démographie
Population
municipale
138 hab. (2011)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 13′ 38″ N 2° 38′ 43″ E / 50.22722223, 2.64527777850° 13′ 38″ Nord 2° 38′ 43″ Est / 50.22722223, 2.645277778  
Altitude Min. 92 m – Max. 143 m
Superficie 3,35 km2
Localisation

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L'école

Basseux est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Basseux est situé à 12 km à l'ouest d'Arras et à 2 km de la route nationale 25 qui relie Arras et Amiens via Doullens.

Au bas du village coule le Crinchon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Basseux
Monchiet Beaumetz-lès-Loges
Basseux
Bailleulval Rivière

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au VIIe siècle Basseux se nommait Batsalis (680) de « Bata » : « Bon » et « Sele » qui est d'étymologie germanique, (Francs). Selon Ricouart, une colonie de Lètes Bataves était présente dans la vallée du Crinchon. Le nom se décline en Batseus (1154), Basceu (1277), Batseus (XIIIe siècle). Au XIXe siècle apparait Basseux-les-Loges (la section des Loges est rattachée à Beaumetz par décret du 10 avril 1858) qui devient donc Basseux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Quelques dates[modifier | modifier le code]

En 1469, le village comptait 19 feux (80 à 90 habitants).

En 1711, les troupes du marquis de Hautefort, lieutenant général des armées de Louis XIV, cantonné à Rivière fourragèrent la commune. Cet épisode se situe au moment de la guerre de Succession d'Espagne (1700-1713).

En 1788-1789, le presbytère est reconstruit, sur le questionnaire aux communes de 1790, le curé était Charles-Joseph Hoilain, curé de Basseux depuis 1786 et auparavant vicaire et prédicateur (1768-1786). Il est élu aussi procureur de la commune en 1790, et représente ainsi Basseux auprès des autorités). Le maire est monsieur Cardevac, ci-devant chanoine d'Arras.

En 1790, le village compte 217 habitants.

Le 8 avril 1834, la moitié du village disparut dans un incendie. Une inscription à gauche du portail de l'église en rappelle le souvenir : « Le 8 avril 1834, 17 maisons de ce village ont été incendiées. Elles ont toutes été reconstruites dans la même année par les bienfaits du roi Louis-Philippe Ier, les secours du gouvernement, ceux du département et les dons nombreux de personnes généreuses. Cette pierre a été placée comme un monument de reconnaissance des habitants de Basseux pour leurs bienfaiteurs.

Le 1er janvier 1871, une escarmouche eut lieu entre les dragons français et les uhlans prussiens.

Citons enfin une coutume qui se déroulait le lundi de Pâques. Une réunion de jeunes que l'on appelait le Marché aux filles.

Notre-Dame Marchette

Des événements devaient marquer la localité et l'on retrouve dans le registre de paroisse de l'année 1896, la légende qui fait de la Vierge de Basseux, statue en chêne fort ancienne, ne comprenant que la partie supérieure du corps et peinte en couleurs très vives, avec l'Enfant-Jésus sur le bras gauche, une statue miraculeuse. Aux plus tristes jours de la Révolution française, écrit le chroniqueur, alors que l'empiété, maîtresse pour un moment, attaquait, volait, saccageait, brûlait les choses saintes, des habitants de Basseux enlevèrent la statue de leur Patronne bien-aimée pour la soustraire à quelque acte sacrilège. Quand la tourmente sociale fut passée, à une date que nous ne pouvons préciser, il arriva ceci :

« Un berger faisait paître ses moutons dans un champ situé entre Basseux et Monchiet. Il remarqua que son troupeau se portait de préférence à un certain endroit toujours plus verdoyant, bien qu'il fut plus souvent piétiné et mordu. Le fait lui parut, avec raison, surprenant. Il en fit part aux gens de Basseux et l'on résolut de creuser l'endroit singulier. On ne tarda pas à découvrir la statue de Notre-Dame. Les chrétiens qui avaient ainsi caché leur Patronne étaient ils morts ? Sans aucun doute, car ils auraient révélé le lieu du saint dépôt. Quoi qu'il en soit, la Vierge fut ramenée à l'église de Basseux, mais les habitants de Monchiet, s'armant d'un article du Code, réclamèrent la statue comme ayant été trouvée dans une terre dépendant de leur commune. Basseux refusa. Monchiet s'obstina. Bref que la Vierge eut été donnée ou enlevée, elle fut déposée en l'église de Monchiet. Mais un matin, on la trouva à la porte de l'église de Basseux. L'événement se renouvela deux fois, ce qui mit fin au pieux litige et Notre-Dame reçut le nom de Marchette ».

Le pèlerinage annuel

Tous les ans, un célèbre pèlerinage commence le 25 mars en l'honneur de Notre-Dame de Basseux. On l'invoque principalement pour les enfants tardant à marcher, marchant difficilement, malingres, estropiés ou infirmes[1].

L'histoire de la Vierge

Mais aux humbles prières adressées pour les enfants à Notre-Dame Marchette, l'histoire plus récente a permis d'ajouter des hymnes de reconnaissance. En effet, l'église de Basseux a été particulièrement protégée au cours de la Grande Guerre. En 1914, les tranchées n'étaient qu'à quelques centaines de mètres du sanctuaire de Notre-Dame. Les Allemands occupaient Ransart, Monchy-au-Bois, les hauteurs de Rivière. Basseux était menacé. La prudence ordonnait que l'on mit en lieu sûr l'antique et vénérée statue. On la descendit dans une cave profonde, mais on rapporte que le général qui commandait les soldats bretons et vendéens cantonnés à Basseux protesta contre cette retraite et ordonna de replacer la statue à sa place d'honneur. Pendant toutes les hostilités, aucun obus ne tomba sur l'édifice. Plusieurs ex-voto et de nombreux cœurs en argent témoignent que l'on invoque pas en vain la Vierge de Basseux et ainsi demeure vivace dans un coin de l'harmonieux pays d'Artois une dévotion par laquelle ses habitants actuels rejoignent les ancêtres par-dessus les vicissitudes des guerres et des révolutions.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Basseux dans son canton et dans l'arrondissement d'Arras
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1999 en cours
(au 16 novembre 2014)
Roger Karpinski   Réélu pour le mandat 2014-2020[2],[3],[4]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 138 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
227 229 256 205 229 232 242 267 264
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
252 186 197 194 178 199 165 141 124
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
125 127 154 140 128 127 105 89 107
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
107 112 126 129 158 149 146 145 138
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,7 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 16 %, 15 à 29 ans = 17,3 %, 30 à 44 ans = 17,3 %, 45 à 59 ans = 32 %, plus de 60 ans = 17,4 %) ;
  • 48,3 % de femmes (0 à 14 ans = 8,6 %, 15 à 29 ans = 12,9 %, 30 à 44 ans = 20 %, 45 à 59 ans = 35,7 %, plus de 60 ans = 22,8 %).
Pyramide des âges à Basseux en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
1,4 
6,7 
75 à 89 ans
7,1 
10,7 
60 à 74 ans
14,3 
32,0 
45 à 59 ans
35,7 
17,3 
30 à 44 ans
20,0 
17,3 
15 à 29 ans
12,9 
16,0 
0 à 14 ans
8,6 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Basseux

Les armes de Basseux se blasonnent ainsi :

d’hermine au chef de sable chargé de quatre billettes d’argent[9].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Il faut noter la présence d'une ancienne voie romaine qui reliait Arras et Amiens (prolongement de la N25 à la sortie de Beaumetz-lès-Loges), en ligne de crête en direction de Bailleulval.
  • Son église abrite Notre-Dame de Marchette. L'église est classée à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis le 16 juin 1926. Également site inscrit des peupliers, en bordure de la chaussée romaine.

L'église[modifier | modifier le code]

L'église date de 1540, les fenêtres en sont étroites et de forme ogivale. C'est une église d'allure composite qui témoigne de constructions d'époques différentes. Le bâtiment comprend un chœur voûté, une nef à collatéraux et un clocher porche. La tour est massive, carrée et à contreforts.

Le portail d'entrée : Il est en anse de panier brisé avec accolade sculptée (Deux anges et un animal martelés). Sa clef de voûte comporte une banderole portant en relief le millésime 1547. Inscription gravée dans la pierre blanche de 1m20 de long sur 0m50 de haut. Deux cloches furent supprimées en 1793 (fondues pour en faire des canons), la première se nommait Louise, et avait Charles Antoine Lallart pour parrain. Elle pesait 1 500 livres. La seconde avait pour parrain François Lamoral de Buissy, chanoine de l'église cathédrale d'Arras et pesait 1 000 livres.

La nef : Elle est postérieure au clocher, en effet ses grandes arcades s'appuient sur les contreforts de celui-ci. Ses arcades voûtées, lambrissées à trois fermes avec en son centre (médaillon) sont des œuvres probables du milieu ou de la deuxième moitié du XVIe siècle. Les piles sont composées de quatre colonnes en grès du XIIIe siècle avec chapiteau flamboyant ogival ne sont pas homogènes. En effet, les socles, les bases et les fûts semblent à peu près contemporains du Chœur (XIIIe siècle). Par contre les chapiteaux accusent une période flamboyante (XIVe-XVe siècle).

Les bas-côtés sont très étroits, celui de gauche comporte des arcs-boutants. On remania ou reconstruisit les bas-côtés au XVIIIe siècle. Le chœur et ses voûtes sont construits en plein style ogival (XIIIe siècle), le motif de sa clef de voûte représente l'agneau pascal en majesté. La voûte de la nef est une voûte en berceau, de forme ogivale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Je ne peux pas l'affirmer mais je doute du pèlerinage à l'heure actuelle, perte de foi et malheureusement un manque de prêtre dans les petites communes, ce que vous lisez actuellement est un texte que j'ai repris sur une parution de la Voix du Nord qui date de 1955 et sans l'archive de mon père je n'aurai pas pu vous faire partager cette belle histoire de la Vierge de Basseux.
  2. T.B, « Le bilan du maire de Basseux : Une mairie rénovée et pas de supérette : Roger Karpinski, maire de Basseux, n’a pas voulu s’exprimer dans le cadre de notre rubrique « le bilan des maires ». C’est donc sans lui que nous établissons le bilan des six dernières années passées à la tête de la commune. Un mandat marqué notamment par la rénovation de la mairie et par la tenue de travaux d’entretien de la voirie », La Voix du Nord,‎ 27 décembre 2013 (lire en ligne).
  3. « Basseux: un nouveau mandat pour Roger Karpinski : Élu au premier tour des élections municipales, tout comme ses dix colistiers, avec plus de 90 % des voix, Roger Karpinski a présidé en mairie vendredi 28 mars l’installation du nouveau conseil municipal. », La Voix du Nord,‎ 4 avril 2014 (lire en ligne).
  4. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais,‎ 3 juillet 2014 (consulté le 16 novembre 2014)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. « Évolution et structure de la population à Basseux en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 août 2010)
  8. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 août 2010)
  9. Banque du Blason.