Ambleteuse

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Ambleteuse
Image illustrative de l'article Ambleteuse
Blason de Ambleteuse
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Boulogne-sur-Mer
Canton Marquise
Intercommunalité Communauté de communes de la Terre des Deux Caps
Maire
Mandat
Arnaud Lelièvre du Broeuille
2014-2020
Code postal 62164
Code commune 62025
Démographie
Gentilé Ambleteusois
Population
municipale
1 909 hab. (2011)
Densité 350 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 48′ 37″ N 1° 36′ 26″ E / 50.8102777778, 1.6072222222250° 48′ 37″ Nord 1° 36′ 26″ Est / 50.8102777778, 1.60722222222  
Altitude Min. 0 m – Max. 77 m
Superficie 5,45 km2
Localisation

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Liens
Site web ambleteuse.org

Ambleteuse est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Commune littorale bordée par la Manche, elle se situe au nord de Boulogne-sur-Mer, à proximité du Cap Gris-Nez, à l'embouchure de la Slack.

Ambleteuse possède une importante richesse écologique, est bien desservie et a développé le tourisme. Au cours de l'histoire, elle a été un lieu stratégique pour Jules César, Henri VIII, Vauban, Napoléon qui y ont fait construire des places fortes ou des ports, au cours des conflits entre la France et l'Angleterre. Le fort appelé officiellement fort d'Ambleteuse ou fort Vauban est parfois improprement appelé fort Mahon. Il a été construit sous Louis XIV, en 1680 et a été classé monument historique en 1965. Cette petite station d'où l'on aperçoit par temps clair les côtes britanniques a vu défiler tous les guerriers de Jules César à Goëring.

Ses habitants sont appelés les Ambleteusois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune se situe sur la Côte d'Opale, au bord de la Manche, à 9 km au nord de Boulogne-sur-Mer[2], 24 km au sud-ouest de Calais[3], 103 km à l'ouest de Lille[4] et à 223 km au nord de Paris[5]. Elle est également située à proximité des caps Gris-Nez et Blanc-Nez (situés à respectivement 5 et 14 km) et des côtes anglaises (situées à environ 40 km à vol d'oiseau).

Le territoire communal appartient au Boulonnais, au site naturel protégé des Deux Caps et au Parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Manche Audresselles Rose des vents
Manche N Bazinghen
O    Ambleteuse    E
S
Manche Wimereux Wimille

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 545 hectares ; l'altitude varie entre 0 et 77 mètres[6].

Le territoire est en limite du littoral (formations dunaires) et de la boutonnière du Boulonnais.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie d'un climat océanique fortement adouci par la proximité de la mer, mais qui l'expose aussi à des tempêtes plus violentes et aux impacts des embruns salés.

Environnement[modifier | modifier le code]

L'embouchure de la Slack
Le fort Mahon et les derniers méandres de la Slack.

Le contexte climatique et certaines particularités géologiques et d'Histoire environnementale font du communal d'Ambleteuse l'un des sites les plus riches en biodiversité végétale dans tout le nord de la France.

Ceci en fait aussi un élément important du réseau écologique régional dit Trame verte et bleue, lui-même élément de la trame verte et bleue nationale, priorité du Grenelle de l'Environnement, et sous-ensemble du réseau écologique paneuropéen.

La Slack et ses méandres constituent un corridor biologique reliant mer et terre, qui peut notamment avoir une grande importance pour l'anguille européenne, autrefois abondante et aujourd'hui menacée (liste rouge des espèces menacées, protégée depuis peu par une directive européenne)

La commune abrite aussi en lisière de dunes un laboratoire depuis longtemps utilisé par l'Université catholique de Lille (Laboratoire de zoologie) et elle bénéficie aussi de la proximité et des compétences du laboratoire de biologie marine de Wimereux et de l'Ifremer basé à Boulogne.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

L'autoroute A16, qui relie la région parisienne à Dunkerque, passe à proximité de la commune. On peut rejoindre Ambleteuse en prenant la sortie no 33 en venant du sud, ou la sortie no 36 en venant du nord.

Elle est également desservie par une route départementale, la D940, aussi appelée route du littoral.

La gare ferroviaire la plus proche est celle de Wimille-Wimereux, desservie par des TER Nord-Pas-de-Calais (ligne Boulogne-Calais). Les grandes gares les plus proches (Boulogne-Ville et Calais-Fréthun) sont situées toutes les deux à environ 20 minutes en voiture d'Ambleteuse.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Historiquement, la commune est composée du bourg de pêcheurs, en haut, sur un promontoire surplombant l'estuaire, et du lotissement de villas dessiné dans les années 1880, en bas[7].

Logements[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 1 408, alors qu'il était de 1 619 en 1999[a 1].

Parmi ces logements, 51,8 % étaient des résidences principales, 44,5 % des résidences secondaires et 3,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 88,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1 à 9 % des appartements[a 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 68,4 %, légèrement en hausse par rapport à 1999 (65,8 %). La part des locataires de logements HLM loués vides est en baisse légère dans les années 2000, passant de 18,5 % en 1999 à 18 % en 2009 (131 logements)[a 3].

Documents d'urbanisme[modifier | modifier le code]

Un schéma de cohérence territoriale (SCOT) paysager a été approuvé en 2010 à l'échelle de l'intercommunalité ; un plan local d'urbanisme (PLU) est en cours[Quand ?] pour le même territoire.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Amfleat au VIIIe siècle[8].

Ce nom de lieu semble germanique[9] et est sans doute à mettre en relation avec l'installation des Saxons dans la région dès la fin de l'Empire romain comme l'ont montré les toponymistes (cf. les noms saxons en -thun du Boulonais) et les archéologues. La forme ancienne Amfleat laisse penser qu'il s'agit du vieux saxon flēot « ruisseau, estuaire, bras de mer » et « flot » (cf. anglais fleet, cf. nom de lieux normands en -fleur). Le nom a dû s'appliquer à l'origine à l'estuaire de la Slack. On a expliqué la finale -euse par une altération d'après le suffixe -eux, -euse du germanique hof « cour, cour de ferme, ferme »[9] (germanique c'est-à-dire vieux saxon), bien que le vieux saxon hus « maison » semble mieux convenir. Le premier élément Am- n'a pas reçu d'explication satisfaisante.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Emplacement de l'ancien port

L'histoire d'Ambleteuse, à l'origine simple hameau de cabanes au milieu des dunes, d'où l'appellation de « carcahuttes » qui était donnée autrefois à ses habitants par leurs voisins d'Audresselles, est essentiellement en rapport avec l'intérêt temporaire que lui ont porté les conquérants successifs désireux d'envahir tantôt l'Angleterre, tantôt la France.

Ainsi Ambleteuse, où il est assez facile d'embarquer et débarquer, est le port au nord de Portus Itius que Jules César utilise pour faire partir une partie de sa flotte d'invasion de la Grande-Bretagne (54 avant J.C.).

Le roi d'Angleterre Henri VIII y fait construire deux places fortes pour y tenir en respect les rois de France.

Période moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

Le fort Mahon
Le fort Mahon

Les places fortes sont conquises en 1549 par le roi de France Henri II. Dans la principale, après avoir égorgé les prisonniers anglais jusqu'au dernier, les Français trouveront des stocks de charbon de terre et c'est la première fois qu'on en découvrira l'usage sur le continent.

À la fin du XVIIe siècle, Vauban y fait construire le fort Mahon à l'embouchure de la Slack. C'est le seul du littoral qui ait été préservé grâce aux restaurations promues par le docteur Jacques Méreau et le géologue Destombes qui ont créé à cet effet dans les années 1960 l'"association des amis du fort d'Ambleteuse".

Jusqu'à la Révolution française, le communal d'Ambleteuse où la vaine pâture est autorisée joue un grand rôle pour les petits paysans et habitants locaux qui peuvent gratuitement ou pour des sommes modiques y faire pâturer leurs bêtes.

En 1894, l'archiviste départemental se plaint de ne plus trouver dans les archives municipales la copie de la charte de Renaud, comte de Boulogne, qui donne en 1209 à la commune d'Ambleteuse la vaine pâture des dunes situées de la slack à Audresselles Il en prescrit la recherche et conseille au maire de la déposer une fois retrouvée aux archives départementales. La commune compte à cette époque 680 habitants selon lui[10].

Napoléon Ier fait modifier l'estuaire de la Slack et construire un port dont les soubassements (entamés le 3 décembre 1803[11] par la 3e division de l'armée) sont encore visibles aujourd'hui au moment du camp de Boulogne, pour envahir l'Angleterre (1805).

À la fin du XIXe siècle, en même temps que Wimereux, Ambleteuse devient un lieu de villégiature pour la bourgeoisie lilloise et parisienne intéressée par les bains de mer et la chasse au gibier d'eau. Le lotissement de villas est construit dans les années 1880[7], avec tennis, grand hôtel… Des bassins à huîtres sont même construits dans la baie.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les habitants de la ville subirent un épisode du régime de Vichy (tout le nord de la France était en "zone rouge" c'est-à-dire sous l'autorité de Bruxelles et non de Vichy), il existait un Centre de Rassemblement des Étrangers. Entre 1941 et 1943, l'organisation Todt fait installer des casemates d'artillerie sur le fort et dans la baie de la Slack, et des écluses sur cette même rivière pour inonder sa vallée et y éviter l'atterrissage d'avions alliés.

Aujourd'hui Ambleteuse est aussi connu comme l'un des principaux centres de l'organisation caritative la « communauté de l'Arche », dont les retombées économiques font vivre une partie importante de la population du bourg.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 19[12].

Les comptes rendus des réunions du conseil municipal ne sont que partiels[13] sur le site de la mairie mais plus complets sur un site d'opposition[14].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Ambleteuse dans son canton et dans l'arrondissement de Boulogne-sur-Mer
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1793 Floréal An 3 Marc Forestier    
Floréal An 3 Prairial An 3 Pierre Defosse    
Prairial An 3 Floréal An 9 Achille Ducrocq    
An 9 Février 1808 Marc Forestier    
Mars 1808 Août 1813 Pierre Joseph Poidevin    
Aout 1813 Juillet 1816 Jacques Antoine Courteville    
Juillet 1816 Juillet 1831 Gabriel Delattre    
Août 1831 Juin 1842 Louis Marie Joseph Forestier    
Juin 1842 Août 1848 Jacques Antoine Defosse    
Août 1848 Juin 1855 Pierre Broustier    
Juin 1855   Jean Marie Royer    
  Septembre 1865 Aléxis Daguebert    
Septembre 1865 Octobre 1870 Philippe Amédé Verlingue    
Octobre 1870 Octobre 1876 Ernest Varlet    
Octobre 1876 1887 Louis Sauvage    
1887 Mai 1892 Charles Rivet    
Mai 1892   Léon Dely    
mars 2001 mars 2006 Robert Vigreux sans étiquette  
mars 2006 en cours Paul Malahude sans étiquette  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Ambleteuse relève du tribunal d'instance de Boulogne-sur-Mer, du tribunal de grande instance de Boulogne-sur-Mer, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Boulogne-sur-Mer, du conseil de prud'hommes de Boulogne-sur-Mer, du tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai[15].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Propriété du Conservatoire du littoral depuis 1978, une entreprise de carrières qui exploitait le sable et voulait vendre le terrain de 200 hectares aplani à des bâtisseurs. Il fallut huit ans de combat aux associations de la nature pour mettre le site en sûreté.

Compte tenu des investissements effectués, le prix de l'eau (plus de 6 €/m3) était en 2010, le plus cher du Nord - Pas-de-Calais[16].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 21 février 2013, Ambleteuse n'est jumelée avec aucune commune[17].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 909 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
383 361 825 678 595 581 573 615 572
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
747 726 696 683 663 626 646 680 615
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
685 784 814 818 823 843 881 927 1 023
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 194 1 226 1 441 1 805 2 007 1 976 1 828 1 829 1 912
2011 - - - - - - - -
1 909 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004.)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 19 %, 15 à 29 ans = 17,5 %, 30 à 44 ans = 21,1 %, 45 à 59 ans = 24,6 %, plus de 60 ans = 17,9 %) ;
  • 50,7 % de femmes (0 à 14 ans = 19,4 %, 15 à 29 ans = 16,2 %, 30 à 44 ans = 19,8 %, 45 à 59 ans = 23,8 %, plus de 60 ans = 20,8 %).
Pyramide des âges à Ambleteuse en 2007 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,2 
3,8 
75 à 89 ans
6,0 
14,0 
60 à 74 ans
14,6 
24,6 
45 à 59 ans
23,8 
21,1 
30 à 44 ans
19,8 
17,5 
15 à 29 ans
16,2 
19,0 
0 à 14 ans
19,4 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[20]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Ambleteuse est située dans l'académie de Lille.

Elle administre une école élémentaire communale comptant 165 élèves (en 2012-2013)[21].

Les collèges les plus proches sont à Wimille et Marquise, les lycées à Boulogne-sur-Mer.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune dépend de la paroisse catholique Notre-Dame-des-Flots regroupant sept clochers.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 29 172 €, ce qui plaçait Ambleteuse au 15 534e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[22].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 1 248 personnes, parmi lesquelles on comptait 66,5 % d'actifs dont 57,0 % ayant un emploi et 9,5 % de chômeurs[a 4].

On comptait 373 emplois dans la zone d'emploi, contre 305 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 716, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 52,1 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre seulement un emploi pour deux habitants actifs[a 5].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Ambleteuse comptait 132 établissements : 29 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 4 dans l'industrie, 14 dans la construction, 66 dans le commerce-transports-services divers et 19 étaient relatifs au secteur administratif[a 6].

En 2011, 8 entreprises ont été créées à Ambleteuse[a 7], dont 7 par des autoentrepreneurs[a 8].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Sept bâtiments sont inventoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel de la France depuis le 15 décembre 2000 :

  • maison dite Villa Marie Stella[23] ;
  • maison dite Villa Le Bon Gîte[24] ;
  • maison dite Villa Gay Cottage[25] ;
  • maisons jumelles dites Villas Les Flots et Rayon Vert[26] ;
  • maisons jumelles dites Villas Brise de mai et Brise d'avril[27] ;
  • garages[28] ;
  • maison dite Villa Le Figuier[29].

Par ailleurs, deux bâtiments sont inventoriés à l'inventaire des monuments historiques :

  • maison d'habitation actuellement dénommée Villa Robinson ou Flé, « inscrite » le 26 avril 2001[30] ;
  • fort Vauban dit Fort Mahon « classé » le 19 octobre 1965[31].

Autres monuments et lieux[modifier | modifier le code]

Le front de mer
  • La baie de la Slack et sa flore aux essences rares ;
  • La source miraculeuse de Saint Pierre et la chapelle Saint-Pierre ;
  • Le musée de la Seconde Guerre mondiale ;
  • les restes de la forteresse anglaise ;
  • les villas de la Belle Époque;
  • les jardins de la communauté de l'Arche ;
  • la plage et les dunes.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jules César, fit construire dans l'estuaire de la Slack le premier port pour l'expédition en Grande-Bretagne.
  • Saint Pierre d'Ambleteuse (VIIe siècle), abbé bénédictin.
  • Henri II (1519-1559), libérateur d'Ambleteuse.
  • Napoléon Bonaparte (1769-1821), fit construire dans l'estuaire de la Slack le second port en vue de l'expédition en Grande-Bretagne.
  • Maurice Boitel (1919-2007), peintre.
  • Théo van Rysselberghe (1862-1926), peintre, y a fait plusieurs séjours entre 1899 et 1905 et y a peint quelques paysages maritimes dans le style pointillistes[32].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Ambleteuse

Les armes d'Ambleteuse se blasonnent ainsi : de gueules à la croix ancrée d'or.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Franck Lechenet, Plein Ciel sur Vauban, Éditions Cadré Plein ciel, (ISBN 978-2-952-85701-7), p. 20-23.
  • Philippe Comar, Les Dunes d'Ambleteuse, Paris, Éditions Arléa, 2004 (ISBN 9-782869-596597). Roman.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.
  6. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  7. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  8. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. « Ambleteuse », sur le site de la communauté de communes de la Terre des Deux Caps (consulté le 11 mai 2013).
  2. « Distance à vol d'oiseau entre Ambleteuse et Boulogne-sur-Mer », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 10 mai 2013).
  3. « Distance à vol d'oiseau entre Ambleteuse et Calais », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 10 mai 2013).
  4. « Distance à vol d'oiseau entre Ambleteuse et Lille », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 10 mai 2013).
  5. « Distance à vol d'oiseau entre Ambleteuse et Paris », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 10 mai 2013).
  6. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  7. a et b Olivier Razemon, « À Ambleteuse, village contre « villas » », Le Monde,‎ mardi 7 août 2012, p. 17.
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 14a
  9. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  10. Rapport de M. L'archiviste départemental sur la situation des archives de la préfecture, des sous-préfectures, des communes et des hospices du Pas-de-Calais et sur la bibliothèque départementale durant l'exercice 1893-1894, Arras, 1894 (extrait du volume du Conseil Général du Pas-de-Calais de la session d'août 1894) (consulté 2009 12 30), p. 311.
  11. Ephémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier.
  12. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  13. « compte rendu du conseil municipal », sur le site de la mairie (consulté le 11 mai 2013).
  14. « Liste des articles de la categorie Conseil Municipal », sur le site de l'association PRESENCE COMMUNALE' (consulté le 11 mai 2013).
  15. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et ds libertés (consulté le 11 mai 2013).
  16. « À ce prix-là, on ne laisse pas couler l'eau... », sur le site du quotidien La Voix du Nord,‎ 8 avril 2010 (consulté le 11 mai 2013).
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  32. Tamburini N, Van Rysselberghe paysagiste : hymnes à la lumière, L'Objet d'Art, Hors-série no 62, juin 2012, p. 42-50.