Le Touquet-Paris-Plage

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Le Touquet-Paris-Plage
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Blason de Le Touquet-Paris-Plage
Blason
Le Touquet-Paris-Plage
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Montreuil
Canton Montreuil
Intercommunalité Communauté de communes Mer et Terres d'Opale
Maire
Mandat
Daniel Fasquelle
2014-2020
Code postal 62520
Code commune 62826
Démographie
Gentilé Touquettois
Population
municipale
4 538 hab. (2011)
Densité 296 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 31′ 07″ N 1° 35′ 42″ E / 50.5186111111, 1.59550° 31′ 07″ Nord 1° 35′ 42″ Est / 50.5186111111, 1.595  
Altitude Min. 1 m – Max. 42 m
Superficie 15,31 km2
Localisation

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Le Touquet-Paris-Plage
Liens
Site web lestouquettois.fr

Le Touquet-Paris-Plage est une commune française, située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Située sur la Côte d'Opale, au sud de Boulogne-sur-Mer, au bord de la Manche et à l'embouchure de la Canche, cette station balnéaire de 5 000 habitants accueille jusqu'à 250 000 personnes l'été[1]. Couramment nommée « Arcachon du Nord », « Jardin de la Manche », « Perle de la Côte d'Opale », « Paradis des sports » et « Station des quatre saisons », elle bénéficie d'une très vaste forêt, d'un important patrimoine architectural de style anglo-normand et de vingt-et-un bâtiments protégés au titre des monuments historiques qui en font la station balnéaire française la plus titrée.

La station doit son nom de Paris-Plage en 1882 à Hippolyte de Villemessant, directeur-refondateur du quotidien Le Figaro, puis sa création et son développement à deux hommes : le Français Alphonse Daloz et le Britannique John Whitley. Elle est érigée en commune le 28 mars 1912.

Pour fêter le centième anniversaire de la station le 28 mars 2012, la municipalité a cherché à en faire « la station de l'élégance », à l'image de ce qu'elle fut dans les années 1930, et a défini cent projets pour les cent ans de la commune.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la Côte d'Opale
La commune du Touquet-Paris-Plage est située sur la Côte d'Opale.

Le Touquet est le nom géographique de la pointe située à l'embouchure de la Canche, rive gauche, sur la côte du Pas-de-Calais, à 23 km au sud de Boulogne-sur-Mer à vol d'oiseau.

Le Touquet-Paris-Plage est à 49 km d'Abbeville, à 87 km d'Arras, préfecture du département, et à 103 km de Lille, à vol d'oiseau[2].

La commune est située sur la Côte d'Opale, qualificatif dû à la couleur donnée par les reflets irisés du soleil couchant sur la mer. C'est Édouard Lévêque, peintre, écrivain et botaniste, qui est à l'origine de cette appellation en 1911[3].

Communes limitrophes du Touquet-Paris-Plage
Manche Estuaire de la Canche Estuaire de la Canche
Manche Touquet-Paris-Plage Étaples
Manche Cucq Cucq

Géologie, relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Photo des dunes au nord du Touquet-Paris-Plage
Dunes au nord du Touquet-Paris-Plage.
Photo des dunes au sud du Touquet-Paris-Plage
Dunes au sud du Touquet-Paris-Plage.

Le territoire communal est composé d'un cordon dunaire, avec des reliefs très découpés montant à 36 mètres, et d'une zone arrière littoral composée de dépressions (avec une présence de l'eau sous forme d'étang à 4 m d'altitude au niveau de Mayvillage), de petites plaines (« la plaine verte » au sud-est, « le paradis au lièvre » au sud, « la plaine Lolotte », « la plaine aux Pipes », « la plaine en de-Ci », « la plaine du nœud Vincent », « la plaine Bournonville » autour du golf, lui aussi relativement plat) et de petites dunes (« Le gouffre » qui culmine à 42 m au sud-est ; « le croc des Aiglons » à 34 m et « le croc de Bellevue » à 36 m à l'est ; « le croc à Marié » à 26 m au sud-ouest ; « la dune au Loup » à 32 m et « la dune Sanguet » à 26 m au nord-est). L'aéroport et l'hippodrome se trouvent sur une langue plate située autour de 4/5 mètres, le long de l'embouchure de la Canche[4].

Photo de l'estuaire de la Canche
Estuaire de la Canche.

L'embouchure de la Canche présente un relief très léger ; le lit mineur du fleuve serpente dans son lit majeur, et se heurte au banc du Pilori juste au nord de la pointe du Touquet[5].

Le sol superficiel est composé de sable fin ou de terre végétale. De par leur situation littorale, les terrains ont connu des apports récents de l'Holocène. Dessous, la roche date du Crétacé supérieur ; ce socle est commun avec l'Angleterre, le pas de Calais étant récent à l'échelle des temps géologiques.

Le risque sismique est très faible sur l'ensemble du territoire communal (zone 1 sur 5 du zonage mis en place en mai 2011)[6], la majorité des communes du Pas-de-Calais étant en risque faible (2/5). La commune est reconnue en état de catastrophe naturelle suite aux inondations et coulées de boues du 27 au 29 octobre 2012[7].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Le climat du Touquet-Paris-Plage est de type océanique. La station d'observation la plus utilisée pour la météorologie au Touquet-Paris-Plage est celle d'Abbeville[8].

Données météorologiques au Touquet-Paris-Plage entre 1981 et 2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,8 2,4 4,3 5,9 9,6 12,4 14,5 14,3 12 9,5 5,6 3,2 8
Température moyenne (°C) 4,9 4,9 7,2 9,5 13,2 15,6 17,8 17,7 15,5 12,4 8,1 5,2 11
Température maximale moyenne (°C) 6,9 7,5 10,1 13,1 16,7 18,8 21,1 21,2 19 15,4 10,6 7,3 14
Ensoleillement (h) 64,1 72,3 135,4 209,6 189,3 225,8 213,3 167,9 164,6 109,6 61,4 64,6 1 677,9
Précipitations (mm) 62,3 61,9 65,4 38 80,1 46,3 68 88,7 75,1 107,4 111,7 96,4 901,3
Source : www.lameteo.org[9]

Le tableau suivant indique les records de température relevés au Touquet-Paris-Plage depuis 1950 (dont deux en 2011) :

Records de températures au Touquet-Paris-Plage
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Record de froid (°C)
date du record
−19,1
1985
−18,2
1956
−8,9
1965
−4,5
1968
−2,2
1981
−0,4
1975
4
1951
3,9
1976
1,8
1979
−3,8
2003
−8,6
1983
−11,6
1996
Record de chaleur (°C)
date du record
15,7
1998
18,5
1990
23
1968
25,5
2011
31,3
2005
34,5
1976
36,2
2006
36,4
2003
31
1959
27,1
2011
19,3
1984
16,1
2000
Source : www.lameteo.org[10] et Météociel[11]


Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Le Touquet-Paris-Plage 1 678 901 7 15 28
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Carte des voies de communication
Voies de communication (routières et ferroviaire).

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune se situe sur la route départementale D939, embranchement à Étaples de la D940 qui va de Boulogne-sur-Mer au nord à Berck au sud.

L'autoroute A16, sortie no 26, dessert également la commune d'Étaples (trajet 2 h 30 en venant du nord de Paris).

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare d'Étaples - Le Touquet.

La commune est desservie par les réseaux TGV, Intercités et Transport express régional.

Le centre-ville est relié, par navette de bus, à la gare SNCF située sur l'axe Paris-Boulogne-Calais : un aller-retour d'affaires par TGV direct et six à huit Intercités directs, trajet 2 h 15 depuis Paris[12], ainsi qu'une offre régionale de plusieurs TERGV vers Lille[13], avec correspondance Eurostar vers Londres et Bruxelles à Calais.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport du Touquet-Côte-d'Opale.

L'aéroport du Touquet a été construit en 1936. De 1948 à 1958, la compagnie Silver City assurait un pont aérien entre les aéroports du Touquet et de Lydd en Angleterre[14]. Durant l'exploitation de cette ligne, 125 000 liaisons furent effectuées et 759 000 passagers transportés[15], cet aéroport fut ainsi en 1953, le troisième aéroport de France (en nombre de mouvements) derrière Orly-Le Bourget et Marseille[16].

En 2012, il est utilisé principalement par des avions privés, pour les vols internationaux entre la France et le Royaume-Uni, et par des voyagistes vers des destinations de vacances.

Allées cavalières, pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Piste cyclable et allée piétonne aménagées en 2010 au nord du front de mer
Photo de la piste cyclable et de l'allée piétonne aménagées en 2010 au nord du front de mer.

En quittant le centre hippique, les cavaliers empruntent les allées cavalières, d'une longueur totale de 45 kilomètres[17], avant de courir au galop sur la plage le long du bord de mer.

Au début des années 2000, de nombreuses pistes cyclables ont été aménagées au Touquet, notamment le long du front de mer et en forêt. En 2010, dix kilomètres de pistes cyclables supplémentaires ont été créés[18].

Le GR 120 ou GR littoral (partie du sentier européen E9 allant du Portugal à l’Estonie et la Russie) traverse la commune en longeant la cote, le tronçon allant de Berck à Étaples. Il est agrémenté de belvédères. Il existe également un sentier de découverte[19].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Depuis le printemps 2005, la commune a mis en place un service gratuit de navettes électriques, La navette, durant les week-ends, les jours fériés et les vacances scolaires toutes zones confondues. Ces véhicules électriques parcourent la station et permettent les déplacements sans utiliser la voiture. Des parkings ont été créés afin de faciliter le stationnement qui est toutefois payant pour 88 % des places (180 places gratuites en centre-ville[e 1], 1 350 places de parking payantes en front de mer, parking pour les autocars près de l'aéroport). Les 96 bornes statio-minutes dans les rues les plus commerçantes sont gratuites la première heure[e 2], le stationnement n'est payant dans le reste de la ville que les week-ends, jours fériés et durant les vacances scolaires[e 3].

La commune est desservie par la ligne d'autobus Boulogne - Berck du réseau Colvert (autocars départementaux du Pas-de-Calais) qui assure aussi les navettes de bus avec la gare[20].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

photo représentant une plaque de rue, plaque bleue dans le lotissement de Raymond Lens
Exemple de plaque bleue dans le lotissement de Raymond Lens
photo représentant une plaque de rue, plaque bleue dans le lotissement de Joseph-Louis Sanguet
Exemple de plaque verte dans le lotissement de Joseph-Louis Sanguet

La commune a été lotie en deux étapes.

À partir de 1882, le géomètre Raymond Lens effectue la répartition des lots entre le bord de mer et le boulevard Daloz. Les rues suivent un quadrillage serré, encadrant des maisons construites en hauteur sur des terrains parfois très petits. Côté mer du boulevard Daloz, les plaques de rues sont bleues.

Puis, à partir de 1902, le géomètre Joseph-Louis Sanguet effectue le même travail entre le boulevard Daloz et la forêt. Les terrains sont encore assez étroits près du premier lotissement, puis de plus en plus grands vers la forêt. Côté forêt du boulevard Daloz, les plaques de rues sont vertes, et les villas ne sont pas numérotées. Le règlement du « Touquet syndicate Ltd » interdisait les clôtures aux limites entre propriétés, et avec le domaine public. Cela donne encore aujourd'hui un charme tout à fait particulier aux villas en forêt. En 2011, les habitations en forêt n'étant pas numérotées au sein des voies, elles ne sont identifiées que par le nom, contrairement à la législation en vigueur[21]. En 2006, la commune compte 117 kilomètres de voirie[22]. Les voies de circulation et les trottoirs sont recouverts de revêtement noir ou rouge selon l'emplacement. Les premières plaques de rues ont été posées en 1904[e 4],[c 1].

En 1999, le Figaro Magazine écrivait : « Le front de mer a malheureusement été abîmé par l'une de ces vagues d'immeubles en béton comme la France en a eu le secret dans les années 1960[17]. » Depuis la station s'est ressaisie en consacrant de très gros efforts au soin et à la qualité de son environnement naturel, notamment à la suite du rapport de la commission de classement du site naturel de la pointe du Touquet, qui concluait en 1999 : « L’aspect décevant des dernières réalisations en front de mer, tant dans leur conception que dans leur exécution, illustre ce qu’il convient d’éviter désormais[e 5]. »

En 2011, la municipalité distingue quatre quartiers : Canche-aéroport, Centre-ville, Forêt, Quentovic[23].

Logement[modifier | modifier le code]

photo représentant une partie du front de mer en janvier 2011
Le front de mer en 2011

En 2008, on dénombrait au Touquet-Paris-Plage 12 171 logements se répartissant en 2 780 résidences principales (22,8 %), 9 184 résidences secondaires (75,5 %) et 206 logements vacants (1,7 %) répartis en 7 904 appartements et 4 147 maisons. En l'espace de dix ans, entre 1999 et 2008, le nombre d'appartements a augmenté de 12,4 % (7 904 au lieu de 7 031), alors que le nombre de maisons est resté quasiment stable (4 147 au lieu de 4 117)[24].

Les résidences principales sont relativement anciennes : 23,4 % ont été construites avant 1949, 37,8 % entre 1949 et 1974, 26,5 % entre 1975 et 1989 et 12,3 % entre 1990 et 2005[25]. Parmi ces résidences principales, 53 % sont occupées par leurs propriétaires, 40,7 % par des locataires (dont 11,4 % pour des logements HLM loués vides) et 6,3 % par des occupants à titre gratuit[26].

La commune disposait en 2011 de 1 200 chambres réparties notamment dans quatre hôtels ****, six hôtels ***, onze hôtels **, trois résidences de tourisme et une auberge de jeunesse[27].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Depuis très longtemps, un projet de création d'un port de plaisance est discuté. En 1986, le Conseil municipal en a voté la création sur les terrains du camping de la Canche, ce port devant être opérationnel en 1990[e 6]. Mais la réalisation ne s'est jamais faite. En 2005, la municipalité a rouvert le dossier, l'a intégré dans le projet intercommunal « Port Nature Canche Étaples-Le Touquet » et l'a présenté à la ministre de l'Écologie et du Développement durable Nelly Olin le 24 août[28]. Le préfet a estimé en septembre 2010 que « le port était extrêmement difficile au regard de la protection de l'environnement », mais l'ancien maire Léonce Deprez ne comprend pas que l'idée ne stimule pas tout le monde « car il nous faut travailler pour demain, préparer l'avenir », même s'il faut passer outre le site classé, le classement en espace remarquable, la réserve de chasse, Natura 2000 et la mise à l'étude du parc naturel marin[29] ; l'ancien maire estime que « les services maritimes avaient donné leur feu vert » et qu'on devait pouvoir obtenir « l'autorisation spéciale ministérielle »[30],[31].

Lors de ses vœux début 2009, le maire a notamment annoncé la création à la pointe nord du parc nature de la baie de Canche, la rénovation du palais de l'Europe avec la création d'une salle de congrès d'environ 1 500 places, la rénovation complète du front de mer[32]. Ces travaux ont été étudiés en 2009 et lancés en 2010-2011[33],[e 7],[e 8].

En 2010, le maire a proposé de faire de la commune « la station de l'élégance », à l'image de ce qu'elle fut dans les années 1930[18]. La commune bénéficie d'une grande superficie (plus de quatre fois celle de Deauville[34],[35]), d'un patrimoine architectural de style anglo-normand et de seize bâtiments inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques qui en font la station balnéaire française la plus titrée[e 9]. La municipalité va mettre en œuvre, à partir de 2012, un plan de rénovation de ce patrimoine architectural, en accompagnant financièrement les copropriétaires[36].

En 2011, le maire a présenté les grands axes retenus pour le développement de la commune (« un Touquet plus sûr, plus juste, plus élégant, plus dynamique »), les nouveaux aménagements et un programme de cent projets pour les cent ans de la commune[36].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Albert Dauzat et Charles Rostaing rattachent le nom du Touquet, sans cependant citer de formes anciennes, aux toponymes comme la Touche (Tochia au XIIIe siècle), les Touches (Loire-Atlantique, Tuschiae au XIVe siècle), etc. radical suivi d'un suffixe diminutif -ittum > -et. La forme avec [k] dur est de type normanno-picard. Ils identifient un prélatin qui pourrait signifier « réserve de bois entre des défrichements, bosquet »[37].

En vieux français, « le touquet » signifie « le tournant »[d 1],[Note 1]. C'est en effet à un tournant que se trouve située la commune, à l'extrême pointe nord de la Picardie, et plus précisément des Bas-Champs[38], sur la rive gauche de l'estuaire de la Canche.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chronologie du Touquet-Paris-Plage.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les traces les plus anciennes de la présence de l'homme remontent au Paléolithique. Un outillage de petites pointes et de lames, datées du Mésolithique, montre que les populations de cette époque vivaient de chasse, de pêche et de récolte de végétaux sauvages. De 9 000 ans BP jusqu'à 3 000 ans BP, une remontée des eaux connue sous le nom de transgressions flandriennes est provoquée par le réchauffement post-glaciaire. On trouve la trace d'importants échanges interrégionaux, y compris avec la Grande-Bretagne, que l'on date de l'âge du bronze (1500 av. J.-C.)[39].

Les premiers siècles[modifier | modifier le code]

L'existence du port carolingien de Quentovic, quartier nord du Touquet aujourd'hui, est avérée dès le VIIe siècle. La remontée des eaux au IVe siècle, estimée à cinq mètres, aurait provoqué l'ennoiement des parties basses du port de Boulogne-sur-Mer et l'aurait rendu en partie inutilisable. Quentovic, à proximité de la grande voie qui conduit vers Lyon, aurait ainsi peu à peu remplacé Boulogne. Jusqu'au Xe siècle, le port de Quentovic fut le principal port d'échange avec l'Angleterre[40].

Avant le 25 avril 1837[modifier | modifier le code]

1595, la pointe du Touquet apparaît pour la première fois sur les cartes de géographie du fameux géographe Gerardus Mercator[e 10]. Cette « carte des entrées de la rivière Canche et des environs de Montreuil » signale : « Cucq, Trépied, communes : Grosses Dunes ou Pourrier, pointe du Nez, banc du Touquet en mer »[d 1]. Le domaine n'est alors constitué que de lais de mer et représente la partie extrême des garennes de Trépied, partie formant le tournant du littoral et l'estuaire de la Canche[f 1].

Tout le domaine du Touquet, autrefois constitué uniquement par des dunes sauvages et arides, dépendait avant la Révolution française, de l'abbaye de Saint-Josse[d 1].

Afin de fixer les dunes, compte tenu de l'ensablement grandissant, les lettres patentes royales proposent la plantation intensive d'oyats[f 1].

En 1819, l'État décide de dresser un plan précis de l'ancien domaine des moines de l'abbaye de Saint-Josse confisqué lors de la révolution. Les 1 600 hectares des garennes de Trépied, hameau de Cucq, sont estimés en 1827 et vendus le 31 janvier 1835 à M. Doms, un belge qui ne pourra payer la somme due. La vente est donc annulée[d 2].

Du 25 avril 1837 au 28 mars 1912[modifier | modifier le code]

Photo de la plaque en haut de l'escalier de l'hôtel de ville
Plaque en haut de l'escalier de l'hôtel de ville
La Rue de Paris et le Tramway du Touquet, avant la Première Guerre mondiale.

Le 25 avril 1837[d 2], Alphonse Daloz, notaire parisien, achète[b 1] ces terrains pour 120 000 francs de l'époque et plante, de 1855 à 1882, sur plus de 800 hectares de garennes dunaires dans les bas-champs picards[Note 2], des pins maritimes, des peupliers et des aulnes[41]. La forêt du Touquet va stabiliser les dunes et donner à la commune une magnifique parure. Ces 800 hectares sont toujours couverts en 2011 par cette véritable forêt.

Le premier sémaphore est installé dès 1839 et le 20 novembre 1847, Étaples est desservie par la ligne ferroviaire Paris - Amiens - Boulogne[d 3]. Les familles des premiers gardiens des deux phares s'installent en 1852 et donnent sa devise à la future commune : Fiat lux, fiat urbs.

Le 29 avril 1882, Alphonse Daloz crée le premier lotissement, dessiné par Raymond Lens, géomètre à Étaples, et l'appelle « Paris-Plage », reprenant la proposition d'Hippolyte de Villemessant[d 4]. Alphonse Daloz meurt en 1885, mais les constructions vont se développer. En 1894[d 5], le Britannique John Whitley annonce, avec grand fracas, son intention de créer une « plaisance » franco-britannique qu'il nomme « Mayville » en remplacement de Paris-Plage. Le plan qu'il propose a été dessiné par l'architecte Charles Garnier[a 1]. En 1902, John Whitley et Allen Stoneham, propriétaires de la société britannique « Le Touquet Syndicate Ltd » rachètent pour la somme de 8 705 000 F, aux descendants d'Alphonse Daloz, les terrains encore invendus, soit près de 1 100 hectares[e 4]. Puis, John Whitley crée le second lotissement (partie du Touquet aujourd'hui à l'est du Bd Daloz) dessiné par Joseph-Louis Sanguet[d 6]. La prospérité du Touquet devient indissociable de la présence britannique et l'évolution de la station se retrouve dans la diversité de son architecture.

Pour satisfaire les désirs des Britanniques, plusieurs hôtels très luxueux vont être construits en très peu de temps : Hôtel Atlantic, Hôtel des Anglais, Hôtel L'Hermitage, Hôtel du Golf, Hôtel Regina. De même, Le Touquet va s'équiper de deux casinos et d'un grand nombre d'installations sportives, John Whitley désire faire du Touquet un « paradis des sports ». Pierre de Coubertin inaugure le « champ des sports » le 14 juillet 1904[e 4].

En 1906, Louis Blériot s'installe au Touquet-Paris-Plage et réalise ses premiers essais de vol au-dessus des dunes[e 11]. Ce sont les débuts de l'aviation et après les essais en vol plané de Louis Blériot, Gabriel Voisin (le 27 mai 1907) et Henri Farman (juin 1907), René Caudron fut le premier pilote à survoler la ville le 10 juillet[e 12],[e 4].

Compte tenu du nombre grandissant d'habitants, le jeudi 28 mars 1912, la station balnéaire « Paris-Plage » est érigée en commune : « Le territoire de la commune de Cucq est divisé en deux communes qui porteront les noms de Cucq et du Touquet-Paris-Plage » (article 1er de la loi du 28 mars 1912[e 13]).

Les Années folles[modifier | modifier le code]

Photo du Palais de l'Europe
Le Casino de la Forêt, devenu « Palais de l'Europe »
Photo du Westminster, palace construit en 1924
Le Westminster, palace construit en 1924

Le château d'Alphonse Daloz qui avait été transformé en hôtel au début des années 1890, en « Château des Sports » par Pierre de Coubertin en 1904, puis en casino en 1907[b 2], est détruit en 1912 et à son emplacement est construit le Casino de la Forêt[b 3]. Il ouvre sa première saison en août 1912. Durant les Années folles, il sera l'un des casinos les plus importants d'Europe : en 1927, il sera le premier casino de France par le produit de ses jeux (45 millions de francs)[e 14]. Ces revenus considérables vont permettre à la ville, qui en récupère 12 %, de se lancer dans des travaux très coûteux[g 1].

La Première Guerre mondiale surprend Le Touquet-Paris-Plage en pleine prospérité. 6 000 réfugiés belges venus d'Ypres et de nombreux blessés de guerre britanniques et français trouvent un refuge accueillant dans les nombreux hôtels réquisitionnés[e 14]. La municipalité d'Ypres y élit domicile pendant les hostilités. Le casino de la forêt est transformé en hôpital militaire.

C'est à la faveur de cette communion franco-britannique que la station poursuit son développement après la guerre. Les constructions reprennent, à la fois de nombreuses villas et des palaces comme « Le Westminster » en 1924, l'un des fleurons de l'hôtellerie touquettoise[e 14]. Paris-Plage devient alors le rendez-vous de tout ce que la planète compte de personnalités[42].

Les constructions prennent une ampleur sans précédent. L'apogée en sera, le 12 août 1929, l'inauguration du Royal Picardy[e 14]. Cet hôtel, symbole des « Années folles », est surnommé par les Britanniques « the most beautiful hotel in the world » avec ses 500 chambres de très grand luxe. Les cent premières chambres sont occupées dès l'ouverture ! Cet eldorado balnéaire ne survivra pas à la crise de 1929. La station connaît toutefois encore quelques heures de gloire, avec notamment les séjours de Maurice Ravel.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

De 1940 à 1944, 40 000[42] Allemands occupent la ville, hôtels et villas sont pillés. En 1943, ils démolissent le prestigieux hôtel Atlantic au profit de l'organisation Todt afin d'en récupérer les matériaux qui sont envoyés en Allemagne par train[a 2]. Sur chaque wagon, était inscrit « dons des français à leurs amis allemands »[e 15]. Le mur de l'Atlantique est construit en 1943[e 16] et la première bombe alliée tombe le 2 octobre 1943. En juin 1944, les bombardements alliés sont très importants et font d'immenses dégâts et de nombreux morts, dont le maire Jules Pentier[a 3].

La commune est libérée le 4 septembre 1944 par l'armée canadienne[e 16]. On recense 106 745 mines[f 2] (38 620 en ville, 54 125 dans les dunes, le champ de course et l'aérodrome, 13 800 sous les maisons et 200 dans la piscine), ce qui fit du Touquet la commune la plus minée de France[d 7].

Le renouveau[modifier | modifier le code]

Les destructions sont très importantes, l'activité reprend très lentement. À partir de 1970, Le Touquet-Paris-Plage est ville de congrès[43], le tourisme se développe à nouveau avec la construction du lycée hôtelier en 1972 à la place de l'hôtel Royal Picardy, la création en 1974 par Louison Bobet du centre de thalassothérapie, la première édition en 1975 de l'Enduro du Touquet créé par Thierry Sabine, la transformation en 1976 du Normandy en Casino des 4 saisons[e 17]. Les animations tout au long de l'année font du Touquet la « Station des 4 saisons ».

Le 4 février 2003[44], Le Touquet-Paris-Plage fait la une des médias à l'occasion du sommet franco-britannique qui réunit Jacques Chirac et Tony Blair. Puis en juillet 2003, le déclassement de la petite piste de l'aéroport permet le lancement du projet de l'espace « Nouveau siècle ». C'est un nouveau chapitre qui s'ouvre dans l'histoire du Touquet[45]. En 2009, la politique événementielle de la ville est recentrée autour du sport, de la culture, de la famille et de la gastronomie ; de nouvelles manifestations sont organisées[18].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Au sein d'une région qui vote majoritairement à gauche, Le Touquet-Paris-Plage est une commune dont les électeurs votent traditionnellement à droite.

À l’élection présidentielle française de 2012[46], le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 60,47 % soit 2 533 voix, suivi de François Hollande avec 12,37 % soit 518 voix, puis de Marine Le Pen avec 11,89 % soit 498 voix, et enfin de François Bayrou avec 8,31 % soit 348 voix, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 78,02 % soit 3 273 voix pour Nicolas Sarkozy contre 21,98 % soit 922 voix pour François Hollande, résultat très différent de la moyenne nationale qui est, au second tour, de 51,64 % pour François Hollande et 48,36 % pour Nicolas Sarkozy[47]. Pour cette élection présidentielle, le taux de participation a été élevé. On compte au premier tour, 5 293 inscrits sur les listes électorales touquettoises, 79,84 % soit 4 226 voix ont participé aux votes, le taux d’abstention fut de 20,16 % soit 1 067 voix, 0,88 % soit 37 voix ont effectué un vote blanc ou nul et enfin 99,12 % soit 4 189 voix se sont exprimées.

À l'élection régionale de 2010 en Nord-Pas-de-Calais[48], le premier tour a vu arriver en tête la liste conduite par Valérie Létard (LMAJ) avec 53,67 % soit 1 322 voix, suivie de la liste conduite par Marine Le Pen (LFN) avec 15,06 % soit 371 voix, puis la liste conduite par Daniel Percheron (LSOC) avec 11,53 % soit 284 voix, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 10 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 62,75 % soit 1 664 voix pour la liste de Valérie Létard contre 20,78 % soit 551 voix pour la liste Daniel Percheron et 16,48 % soit 437 voix pour la liste Marine Le Pen, résultat très différents de la moyenne régionale[49], qui est, au second tour de 51,90 % pour la liste de Daniel Percheron contre 25,91 % pour la liste Valérie Létard et 22,20 % pour la liste Marine Le Pen.

À l'élection municipale de 2008[50], le premier tour, où se présentaient trois listes de droite, a vu arriver en tête la liste conduite par Daniel Fasquelle avec 66,70 % soit 2 562 voix, suivie de la liste conduite par Patrick Doussot avec 18,43 % soit 708 voix, puis la liste conduite par Thierry Grégoire avec 14,87 % soit 571 voix. Une liste ayant obtenu plus de 50 % dès le premier tour, il n'y a pas eu de second tour.

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Carte représentant la commune au sein du canton et de l'arrondissement de Montreuil
Le Touquet-Paris-Plage dans son canton et dans l'arrondissement de Montreuil

D'un point de vue administratif, Le Touquet-Paris-Plage est une commune située dans la région Nord-Pas-de-Calais et dans le département du Pas-de-Calais. Au sein de l'arrondissement de Montreuil, la commune est associée avec quatorze autres communes dans la communauté de communes Mer et Terres d'Opale, dont elle est le siège.

La commune fait partie du canton de Montreuil, tout comme seize autres communes dont Montreuil et relève ainsi de la quatrième circonscription du Pas-de-Calais.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants de la commune étant compris entre 5 000 et 10 000, le conseil municipal est composé de 29 membres[51] : le maire, huit adjoints, quatorze conseillers de la majorité municipale, six élus d'opposition[52].

Le 5 juillet 2009, le maire du Touquet-Paris-Plage a confirmé qu'il n'envisageait pas la création d'une police municipale, la commune fondant de grands espoirs sur les caméras de surveillance pour enrayer d'éventuels actes de délinquance[53].

Les maires du Touquet-Paris-Plage[modifier | modifier le code]

Trois maires se sont succédé au Touquet depuis 1969 :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
4 juillet 1969 25 juin 1995 Léonce Deprez UDF-PSD Directeur de sociétés, député
25 juin 1995 18 mars 2001 Philippe Cotrel Président de sociétés
18 mars 2001 9 mars 2008 Léonce Deprez UDF Député
9 mars 2008 en cours Daniel Fasquelle UMP Député
doyen honoraire de la faculté de droit
de l'Université du Littoral Côte d'Opale

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Le Touquet-Paris-Plage relève du tribunal d'instance de Montreuil, du tribunal de grande instance de Boulogne-sur-Mer, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Boulogne-sur-Mer, du conseil de prud'hommes de Boulogne-sur-Mer, du tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai[54].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Le Touquet-Paris-Plage bénéficie du label « ville fleurie » avec quatre fleurs attribuées depuis 1992[e 18] par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[55]. Cette instance a par ailleurs décerné le grand prix national à la commune (palmarès 2006)[56] et le prix national de l'arbre en 2007[57].

Les espaces verts touquettois sont constitués de[58] 26 hectares de parcs, squares et jardins, 15 hectares d'espaces gazonnés le long des rues, dix hectares de jardins de bâtiments publics communaux, 58 hectares de terrains de sport, deux hectares de jardins du souvenir et 3 000 arbres d'alignement. Depuis la fin des années 2000, ces espaces verts sont développés, notamment en améliorant la végétalisation du front de mer : remplacement des zones minérales par des zones végétales[18].

La station d'épuration se situe à l'est de la commune, au bord de la Canche, près du pont vers Étaples.

L'intercommunalité est responsable de la collecte des déchets ménagers et du tri sélectif. En 2012, un nouvel appel d'offres pour cinq ans doit permettre d'optimiser celle-ci : diminution du nombre de passages pour les encombrants, test de ramassage des cartons à cheval, diminution des nuisances[59].

Si les centrales nucléaires françaises les plus proches, productrices de la grande majorité de l'électricité fournie à la commune, sont celles de Gravelines et Penly (chacune à 67 km au nord et au sud), la centrale la plus proche est en fait celle de Dungeness, en Angleterre, à 62 km[60].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Photo du panneau à l'entrée de la commune indiquant la liste des villes jumelées
Panneau à l'entrée de la commune

Au 8 février 2012, la commune du Touquet-Paris-Plage est jumelée avec[61] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués au Touquet-Paris-Plage depuis 1912, date à laquelle la commune a été créée à partir de Cucq.

En 2009, Le Touquet-Paris-Plage comptait 4 785 habitants, soit une diminution importante de 10 % par rapport à 1999. La commune occupait en 2009 le 2 106e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 763e en 1999. Le maximum de la population a été atteint en 1990 avec 5 596 habitants.

Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité[62], afin de permettre, à partir de 2009 et après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est inférieure à 10 000 habitants, les enquêtes sont exhaustives et ont lieu chaque année par roulement au cours d'une période de cinq ans[63]. Pour Le Touquet-Paris-Plage, le premier recensement exhaustif a été fait en 2005, le second en 2010 et le prochain sera réalisé en 2015[64]. Les chiffres de la population légale municipale 2009 publiée par l’INSEE en 2012 sont présentées pour information.

En 2011, la commune comptait 4 538 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1921. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
2 595 3 244 3 880 3 560 3 296 3 625 4 064 4 403 5 370
1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011 - -
5 204 5 596 5 299 5 536 5 438 4 495 4 538 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[65] puis Insee à partir de 2004[66].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (40,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (55,3 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 44,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 10,4 %, 15 à 29 ans = 19,2 %, 30 à 44 ans = 13,9 %, 45 à 59 ans = 22,4 %, plus de 60 ans = 34,1 %) ;
  • 55,3 % de femmes (0 à 14 ans = 7,3 %, 15 à 29 ans = 14 %, 30 à 44 ans = 12,5 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 45,1 %).
Pyramide des âges au Touquet-Paris-Plage en 2007 en pourcentage[67]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90 ans ou +
2,2 
14,8 
75 à 89 ans
19,5 
18,5 
60 à 74 ans
23,4 
22,4 
45 à 59 ans
21,0 
13,9 
30 à 44 ans
12,5 
19,2 
15 à 29 ans
14,0 
10,4 
0 à 14 ans
7,3 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[68]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Photo du bâtiment du lycée hôtelier
Le bâtiment du lycée hôtelier

La commune du Touquet-Paris-Plage est située dans l'académie de Lille.

La ville administre deux écoles communales : l'école maternelle Petit-Poucet Blanche-Neige et l'école élémentaire Groupe scolaire des quatre saisons[69] qui, à la rentrée de septembre 2011, comptaient 452 élèves [e 19]. Les Touquettois disposent par ailleurs d'un établissement privé catholique sous contrat, l'école primaire Jeanne d'Arc.

Le département gère le collège Maxence Van Der Meersch[70]. Placé dans l'enceinte du lycée hôtelier jusqu'en 2008, il est installé depuis dans l'espace Nouveau siècle près de l'aéroport et a fait l'objet d'innovations technologiques depuis mi-2011 : notamment, toutes les salles d'enseignement sont équipées de vidéoprojecteurs et d'ordinateurs.

La région Nord-Pas-de-Calais gère le lycée hôtelier[71]. Ce lycée, construit en 1972 à l'emplacement de l'ancien grand hôtel de luxe Royal Picardy[72] et qu'accompagne la « cité éducative » associée, a été totalement rénové et étendu en 2006-2007[73],[74]. Au service exclusif de l'hôtellerie-restauration, les formations vont du CAP au BTS, en passant par le baccalauréat et couvrent les domaines des arts culinaires, du service, de la table, du bar, de la sommellerie, de la traitance, de l'accueil, de la réception et de l'hébergement[75], sa devise étant Ministrando Gloriamur (Servir est notre honneur)[f 3].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Outre les nombreux événements sportifs qui jalonnent l'année, la commune est le lieu de manifestations culturelles et de festivités tout au long de l'année, ce qui lui a valu le qualificatif de station des quatre saisons.

Fin mars, chaque année, au Palais des congrès, se déroule le FIGRA (Festival International du Grand Reportage d'Actualité et Documentaire de Société)[76].

Après les manifestations de rues lors de la fête de la musique en juin, « la nuit touquettoise » créée en 2008 est une soirée en pleine rue Saint-Jean qui accueille, fin août, des DJ jusqu'au petit matin.

Le festival international de musique est organisé en août depuis 1976. Depuis 2009 s'y est joint le festival « Piano folies, le piano partout dans la ville ».

À la Toussaint, depuis 1970, le Salon des antiquaires et de la haute joaillerie précède le Salon du Livre, organisé mi-novembre, qui en 2011 a rassemblé plus de 16 000 visiteurs[e 20]

Le bal des Lycéens, le 1er samedi du mois de décembre est une grande soirée de gala organisée par les élèves du lycée hôtelier.

Tous les troisièmes dimanches du mois, d'avril à novembre, un rassemblement de véhicules de collection et de prestige est organisé, le plus souvent sur les pelouses du Palais de l'Europe[77].

À partir de 1908 et jusqu'en 1991 puis depuis 2012, la « fête des fleurs » est le moment fort de la fin de la période estivale[f 4].

Santé[modifier | modifier le code]

Les Touquettois bénéficient des services du centre hospitalier de l'arrondissement de Montreuil (CHAM), établissement né en 1980 et agrandi depuis, particulièrement en septembre 2009[78]. Cet établissement s'est étendu sans cesse et offre aujourd'hui plus de 900 lits et places[79]. Il reste une clinique privée au Touquet, établissement de convalescence et de repos situé avenue du Golf[80].

Un établissement de thalassothérapie, associé à une grande chaîne d'hôtels, est situé sur le front de mer afin de pratiquer l'hydrothérapie en utilisant l'eau de mer et de mettre à profit les bienfaits de l'air iodé.

Sports[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Qualifiée depuis l'origine de paradis des sports, la commune du Touquet-Paris-Plage dispose de sportifs de haut niveau et organise de nombreuses compétitions internationales. Au XXIe siècle, la pratique du sport est courante, mais ce n'était pas le cas pour tous, au début du XXe siècle où furent pourtant organisés le premier concours hippique, le premier concours international de tir à l'arc, la première course automobile[f 5], etc.

Les 13 et 14 juillet 1903, Pierre de Coubertin inaugure le « champ des sports » (course à pied, cross country, escrime, lawn-tennis, bicyclette, etc.).. Le « Cercle International du Touquet » est créé par le Grand Duc Michaël de Russie, le baron Pierre de Coubertin, le Prince de Lucinge-Faucigny, le Duc de Morny et Allen Stoneham dans le but de favoriser les courses de chevaux, les tirs aux pigeons, le golf et tous les sports[e 4].

Dès les années 1910, les tournois internationaux de tennis attirent les meilleurs joueurs, Suzanne Lenglen remporta le tournoi de 1913 alors qu'elle n'avait que 14 ans[f 6].

C'est au Touquet-Paris-Plage qu'est né le « char à voile », sport dérivé de l'« aéroplage », engin conçu par Louis Blériot dans les années 1910 et perfectionné par le Touquettois Henri Demoury. Son fils Pierre Demoury remporta la première place aux championnats d'Europe de char à voile 1965, organisés au Touquet-Paris-Plage ; il fut ensuite la vedette du salon nautique de Paris en 1965 avec « la Banane » (char de classe 1), sa dernière création avec laquelle il traversa le Sahara en compagnie de Monique Gimel et de Christian Nau[e 21].

Au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

La commune, fidèle à sa renommée de « Paradis des Sports », continue à entretenir une activité sportive très intense, bien que la population ne soit que de l'ordre de 5 000 habitants.

Sports collectifs[modifier | modifier le code]

Le Touquet Athletic Club est un club de football créé en 1905[d 8]. Durant la saison 1988-1989, il a participé au championnat de France de football D2, il évolue depuis 2008 en championnat de Division d'honneur de la Ligue du Nord-Pas-de-Calais de football.

Le Touquet Hockey Club est un club de hockey sur gazon. Il a été champion de France de Nationale I en 2006 et fut le seul club français présent au tournoi international de New York en septembre 2006[81]. En 2012, le terrain de hockey sera utilisé pour la préparation de plusieurs équipes pour les Jeux olympiques de Londres[82],[83].

Le Touquet athletic club rugby entraîne depuis 1998 plusieurs équipes de rugby à XV, tant juniors que seniors, masculines que féminines, actuellement en championnat de France 1re série[84].

L'équipe féminine de volley-ball est montée en Nationale I pour la saison 2006-2007[81] et y est restée jusqu'au championnat de France de Nationale 1 de volley-ball féminin 2009-2010.

Sports individuels[modifier | modifier le code]

Champ de courses de renommée internationale, l'hippodrome de la Canche est associé au centre équestre réaménagé en 2011 de façon à être conforme aux normes internationales[85]. Plus de cinquante journées de compétitions (obstacles, dressage, voltige…) et d'événements équestres ont lieu chaque année. Pour cela, le centre dispose depuis 2011, d'importantes installations, notamment 300 boxes en dur et 450 boxes démontables lors des compétitions[86].

Le golf du Touquet-Paris-Plage est l'un des plus grands complexes golfiques de France. C'est le troisième golf construit en France et inauguré en 1904 par Lord Balfour, Premier ministre britannique[d 9]. Il propose trois parcours : le parcours de « La Forêt », dessiné au cœur de la pinède (18 trous, 5 827 m, PAR71), le parcours de « La Mer » dessiné au cœur des dunes sauvages (18 trous, 6 330 m, PAR72) et, pour les compétitions de classement, un troisième parcours « Le Manoir » (9 trous, 2 816 m, PAR35)[87].

Le pôle tennistique Touquet Tennis Club est le 4e complexe tennistique de France par la quantité de ses courts[f 7]. Il accueille chaque année la finale européenne de la Junior Davis Cup (anciennement coupe Jean Borotra) dans laquelle s'illustrent les futurs champions au niveau mondial[88], ainsi que l'Open Féminin du Touquet-Paris-Plage, tournoi de tennis français de la catégorie du « circuit national des grands tournois féminins » dont il est un tournoi majeur[89]. Un tournoi féminin de la Fédération internationale de tennis comptant pour la Women's Tennis Association a été organisé dans le club jusqu'en 2006[90].

En 2011, deux archers de la 1re compagnie d'Arc sont arrivés au niveau quart-de-finale des championnats de France[f 8].

Le Touquet-Paris-Plage est à trois reprises ville-départ ou arrivée d'une étape du Tour de France cycliste. Après l'arrivée de la deuxième partie de la sixième étape en 1971, la station accueille en 1976 la troisième étape, disputée en contre-la-montre, ainsi que le départ de la quatrième étape. En 2014, la ville est le départ de la quatrième étape[91].

Sports mécaniques[modifier | modifier le code]

En compétition automobile, le rallye du Touquet (51e édition en 2011[f 8]) est une manche devenue incontournable du championnat de France des rallyes de par la masse des spectateurs nordistes et belges présents sur le bord des routes.

Depuis 1975, se déroule en février une compétition motocycliste dans les dunes et sur la plage. Initialement appelée Enduro du Touquet, elle a été rebaptisée « Enduropale » depuis février 2006 et ne présente plus qu'un parcours d'une quinzaine de kilomètres uniquement sur la plage afin de préserver les dunes.

Sports nautiques[modifier | modifier le code]

Le club de char à voile, appelé « Blériot Club », a longtemps été dirigé par Bertrand Lambert, trois fois champion du monde de char à voile et recordman du monde de vitesse en char à voile le 7 avril 1991[92],[93] à 151,5 km/h[e 22], [e 23]. Il continue d'organiser des compétitions internationales[94]. « Le plus agréable dans ce sport, c'est la facilité. Cela s'apprend très vite, et l'on a des sensations très rapidement. Au bout d'une heure, tout le monde peut rouler. De grandes étendues de plage, pas de moteur, on éprouve vraiment un sentiment de liberté. Nos plages sont très techniques, il y a des trous, des bâches, cela présente beaucoup plus d'intérêt que des plages totalement linéaires »[95].

En septembre 2009, des compétitions de kitesurf participant à la coupe du monde et au championnat du monde ont été organisées sur la plage[96].

Médias[modifier | modifier le code]

Photo du siège du journal hebdomadaire Les Échos du Touquet
Le siège du journal hebdomadaire Les Échos du Touquet (ancien presbytère de l'église paroissiale[f 9]).

Le quotidien régional La Voix du Nord publie une édition locale pour le Montreuillois[97].

Les Échos du Touquet est un journal hebdomadaire, dont la rédaction est située rue de Metz, au Touquet-Paris-Plage. Ce journal qui était imprimé dans les imprimeries de Léonce Deprez[98], fait aujourd'hui partie du groupe La Voix du Nord[99]. En 2010 et 2011, ce journal était diffusé à environ 4 000 exemplaires[100].

La commune est couverte par les programmes d'Opal'TV et France 3 Nord-Pas-de-Calais.

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune ne dispose plus que d'un lieu de culte catholique depuis que l'ancien temple (près du lycée hôtelier) anglican devenu réformé, a été désaffecté[101].

Le doyenné de Berck-Montreuil, rattaché au diocèse d'Arras et couvrant 68 communes dont principalement Berck, Étaples, Montreuil et Le Touquet-Paris-Plage, compte au Touquet-Paris-Plage la paroisse « Sainte Famille en terre d'opale » dont le lieu de culte est l'église Sainte-Jeanne-d'Arc[102].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population[modifier | modifier le code]

En 2009, le revenu fiscal médian par ménage était de 23 280 €, ce qui plaçait Le Touquet-Paris-Plage au 1 822e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[103].

Emploi[modifier | modifier le code]

La situation du Touquet-Paris-Plage est particulière puisque la population est principalement composée de retraités (44,7 %) et de personnes n’exerçant pas une activité professionnelle (16,1 %) :

Répartition de la population active par catégories socioprofessionnelles (recensement de 2008)[104]
Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers Retraités Autres personnes sans activité professionnelle
Le Touquet-Paris-Plage 0,1 % 5,8 % 6,7 % 7,5 % 14,3 % 3,8 % 44,7 % 16,1 %
Moyenne nationale 1,0 % 3,3 % 8,4 % 13,7 % 16,7 % 13,7 % 25,6 % 17,6 %
Répartition des emplois par domaine d'activité (recensement de 2008)[105]
Agriculture Industrie Construction Commerce,
transports,
services divers
Administration publique,
enseignement,
santé, action sociale
Le Touquet-Paris-Plage 0,9 % 4,2 % 5,6 % 62,1 % 27,2 %
Moyenne nationale 3,0 % 14,2 % 6,9 % 45,2 % 30,7 %

En 2008, le taux de chômage était de 11,0 % alors qu'il était de 13,6 % en 1999[106]. Sur 100 actifs, 66,6 % (soit deux sur trois) travaillent dans la commune[107].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Début 2011, il y a 1 908 établissements de sociétés actifs au Touquet-Paris-Plage inscrits au registre du commerce de Boulogne-sur-Mer[108].

Au sein de la zone aéroportuaire, le centre d'affaires regroupe en 2011 seize entreprises. Le centre s'est développé en 2008 lors de la création d'une « pépinière d’entreprises », structure qui fournit de l'aide aux entreprises en cours de création. Fin 2011, il représente une cinquantaine d’emplois. Les domaines d’activités sont aussi divers que variés puisqu’ils concernent l’expertise comptable, l’ingénierie informatique, l’immobilier, la maintenance aéronautique, l’organisation de raids pour les entreprises, la vente de coutellerie haut de gamme, la maintenance énergétique, la communication, la franchise de literie, le textile, la mise en place de stations et micro stations d’épurations, la domotique, l’import-export de poissons surgelés, la plomberie ou le contrôle technique de bâtiments[83].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Touquet-Paris-Plage : une exceptionnelle architecture[modifier | modifier le code]

Le Touquet-Paris-Plage est riche d'une centaine de bâtiments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine architectural en France (base Mérimée), dont plus de soixante-dix villas[109].

À partir de 1925, les architectes et entrepreneurs sont de plus en plus nombreux à intervenir au Touquet-Paris-Plage, attirés par le travail qui y est offert. L'association des moyens financiers des propriétaires et du désir d'innovation des architectes et des entrepreneurs va faire merveille. Dans le journal L'Avenir du 29 septembre 1929, Édouard Lévêque se réjouit : « Nous avons maintenant cinq architectes demeurant toute l'année au Touquet-Paris-Plage [...]. Par ordre d'ancienneté, ce sont MM. Buisset, Quételart, Hoyez, Saxer et Briaux. » Ce sont au total une vingtaine d'architectes qui travailleront au Touquet-Paris-Plage, d'où une vraie dynamique de création et le patrimoine très varié qu'ils laisseront derrière eux. Dès 1924, entre cent et cent cinquante villas nouvelles sont construites chaque année, ce qui fait du Touquet une sorte d'exposition permanente d'architecture[g 2].

De cet essor naît le « style touquettois »[Note 5] qui, faisant la synthèse de multiples origines, est à l'origine d'une grande diversité de villas dont le dénominateur commun est la fantaisie. En forêt, les Anglais conservent un parc très boisé tout autour de leur villa, d'autant que les clôtures et les limites entre les propriétés privées et le domaine public sont interdites[g 3].

Les constructions atteignent la démesure : l'hippodrome en 1925, le gigantesque hôtel Royal Picardy en 1929 : symbole des « années folles », surnommé par les Britanniques « the most beautiful hotel in the world »[e 14] avec ses neuf étages, 40 mètres de haut, 500 chambres (toutes différentes, toutes avec salle de bains), 50 appartements de cinq à dix pièces dont certains avec piscine, 120 salons, piscine de 25 mètres à eau traitée et chauffée, etc. Puis « la plus belle piscine d'Europe »[e 24] en 1931, piscine d'eau de mer filtrée, stérilisée et réchauffée : elle offre un bassin de 200 yards (66,66 m) × 25 m, 500 cabines (dont certaines avec baignoire), des gradins de 1 800 places, un promenoir de 1 300 places auxquels s'ajoutent de nombreux services (solarium, salle de repos, service médical de thalassothérapie avec massages, etc). Enfin l'hôtel de ville en 1932, d'une hauteur de 38 mètres[h 1], qui par ses salles de taille démesurée évoque davantage un théâtre pour réceptions mondaines et cérémonies fastueuses que le siège de l'administration municipale[f 10].

Monuments inscrits[modifier | modifier le code]

Vingt-et-un monuments sont inscrits à l'inventaire des monuments historiques : cinq bâtiments municipaux et seize villas[110].

Bâtiments municipaux[modifier | modifier le code]

Les tribunes de l'hippodrome, construites en 1925, sont l’œuvre de l'architecte Georges-Henri Pingusson en collaboration avec Paul Furiet. Cette réalisation fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 12 mai 1997[111]. L'architecture de ces deux tribunes est de style anglo-normand, les gradins en béton armé sont surmontés d'un auvent côté champ de course très audacieux pour l'époque.

L'hôtel des postes a été construit en 1927 par Delcourt Frères sur les plans de l’architecte Jean Boissel qui remporta le concours organisé par la municipalité (les perdants furent Louis Quételart et André Pouthier). L'architecte a voulu garder le souvenir de l'ancienne église Saint-Jean à l'emplacement de laquelle ce bâtiment a été construit, d'où la fantaisie architecturale du petit clocher. Cet hôtel des postes fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 12 mai 1997[112].

L'hôtel de ville a été construit en 1931 sur les plans des architectes Louis Debrouwer et Pierre Drobecq[e 25]. La maçonnerie est en matériaux de la région : pierres de Baincthun et d'Hydrequent. La hauteur du beffroi est de 38 mètres. Il contient une horloge monumentale équipée de carillons qui sonnent, depuis 1931, les quarts et les demies. Cet hôtel de ville fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 19 octobre 1928[113].

Le marché couvert a été construit de 1931 à 1933 dans le style néo-régionaliste, en forme de demi-cercle. L'aile sud a été transformée en 1960 pour accueillir une poissonnerie. La couverture du bâtiment date de 1982-1983. Ce bâtiment (façades, toitures et hall) fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 24 janvier 1996[114].

Le phare de la Canche a été construit de 1946 à 1949, sur les plans de l’architecte Louis Quételart. Il est haut de 53 mètres et son escalier intérieur compte 274 marches. Ce phare fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 19 avril 2011[115].

Villas[modifier | modifier le code]

Seize villas sont inscrites à l'inventaire des monuments historiques, dont Les Mutins et Pomme d'Api de l'architecte Louis Quételart, Tata Ice de l'architecte Horace Pouillet, la villa Wallonne, la Villa Saint-Augustin, Thalassa, Phébus et Borée, etc.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Jeanne-d'Arc[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Jeanne-d'Arc a été construite en 1910 et ouverte au culte le 14 juillet 1911. Le patronyme de sainte Jeanne d'Arc avait été proposé par de généreuses dames anglaises qui voulaient exprimer les regrets des catholiques anglais d'avoir brûlé la sainte française. Il convient de noter que cette église fut la première consacrée à Jeanne d'Arc en France[d 10]. De nombreux fers forgés de Jean Lambert-Rucki sont conservés dans le chœur. Les vitraux sont, en partie, l’œuvre du maître-verrier parisien Jacques Le Chevallier. Cette église est recensée à l'inventaire général du patrimoine culturel[116].

Le casino de la forêt / palais de l'Europe[modifier | modifier le code]

Le casino de la forêt a été construit en 1913, sur les plans des architectes Auguste Bluysen et Raoul Jourde en lieu et place du « château » qu'Alphonse Daloz s'était fait construire en 1864. Le casino connaît son heure de gloire durant les années folles. C'est alors l'une des plus importantes salles de jeux d'Europe, fréquentée par les célébrités du théâtre et du cinéma, de la haute société parisienne ainsi que de l'aristocratie anglaise : le Prince de Galles, futur Édouard VIII est souvent vu assis autour d'une table de baccara. Détruit en majeure partie lors de la Seconde Guerre mondiale, il fut reconstruit dans la forme que l'on voit aujourd'hui. Le Palais de l'Europe est aujourd'hui un centre international de congrès, mais il continue à accueillir un casino, le « Casino du Palais ». Ce bâtiment est recensé à l'inventaire général du patrimoine culturel[117].

L'aéroport[modifier | modifier le code]

L'aéroport a été construit en 1936. L'aérogare est le seul bâtiment public dont Louis Quételart fut l'architecte[118].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La plage[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie d'une très large ouverture sur la Manche : la plage part de l'embouchure de la Canche au nord vers Berck au sud. C'est une longue plage, bordée de dunes, de plus de douze kilomètres[f 11] d'un sable très fin, sur laquelle se sont développées depuis un siècle les activités du char à voile. Compte tenu de son orientation ouest, le soleil couchant offre de magnifiques étendues de lumière rougeoyante sur plusieurs kilomètres.

Ces vastes espaces ont permis le développement de sports nautiques, en particulier le char à voile et le kitesurf. Créé en 1985[e 6], le parc d'attractions aquatiques Aqualud a accueilli 200 000 visiteurs en 2006, avant d'être racheté en 2007 et agrandi à 8 000 m2[119].

Le site classé de la « pointe du Touquet »[modifier | modifier le code]

Photo représentant un panorama côté estuaire de la Canche
Panorama côté estuaire de la Canche

Depuis le 27 novembre 2001, le site de la pointe du Touquet est classé parmi les sites naturels classés du département du Pas-de-Calais[120].

Compte tenu de « l’aspect décevant des dernières réalisations en front de mer, tant dans leur conception que dans leur exécution », selon les termes du rapport de 1999 de la commission de classement du site naturel de la pointe du Touquet, ce site a été classé pour arrêter l'urbanisation grandissante, le projet de création d’un port de plaisance accompagné d’un programme immobilier. Ce classement vient compléter le dispositif de protection déjà mis en place autour de l’estuaire de la Canche : réserve naturelle nationale de la Baie de Canche et ZNIEFF de type 1 sur la rive nord, aires de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine (anciennes zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager) sur les communes d’Étaples et du Touquet-Paris-Plage[e 5], et zones Natura 2000 sur tout le littoral local. Le Parc naturel marin des Trois Estuaires est en projet, son périmètre inclura le littoral communal.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Photo de quelques rattes au Touquet-Paris-Plage
Rattes au Touquet-Paris-Plage

En 1912, deux sœurs ouvrent un magasin de friandises. Les enfants adorent la boutique et les chats des vieilles demoiselles, deux persans bleus, inspirent le nom du magasin « Au Chat Bleu »[e 26]. L'aménagement de la boutique est resté inchangé jusqu'en janvier 1997[e 27].

La « ratte du Touquet » est une marque commerciale qui s'applique à une production, cultivée exclusivement sur la Côte d'Opale et en Picardie, de pommes de terre de la variété ratte. Celle-ci, oblongue et noueuse, doit son nom à sa forme, semblable à celle d'une souris.

La ville est également connue pour sa fameuse soupe de poissons conçue dans les années 1960, consommée dans le monde entier et label rouge depuis début 2010[121],[122], ainsi que pour sa « Touquettoise », bière fermentée en bouteille[f 12].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le musée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée du Touquet-Paris-Plage.

Le musée du Touquet est situé au cœur de la forêt, dans la villa Way-Side, villa typiquement touquettoise. Le musée propose des collections permanentes selon un double parcours : la découverte des peintres de l'École d'Étaples (fin XIXe siècle principalement) avec des toiles de Henri Le Sidaner, Eugène Chigot... et un aperçu des œuvres picturales du XXe siècle avec des toiles de Vasarely, Olivier Debré, Dubuffet, etc. En outre chaque année a lieu une exposition temporaire, généralement durant la saison d'été.

Labellisé « Musée de France » en 2003, il obtient la seizième place au classement national des musées de France organisé par Le Journal des Arts[123].

Le pôle culturel et éducatif[modifier | modifier le code]

Photo du bâtiment du pôle culturel et éducatif
Le pôle culturel et éducatif

Depuis mi-2011, la bibliothèque et la médiathèque ont été regroupées dans le bâtiment de l'ancienne école Jean-de-la-Fontaine. Ce nouveau pôle culturel propose 30 000 ouvrages. Jean de la Fontaine reste également toujours présent avec des calligrammes au mur qui reprennent ses fables, et à l’extérieur, un grand panneau reprenant des mots évoquant sa biographie[e 28].

Le Touquet-Paris-Plage, le cinéma et la télévision[modifier | modifier le code]

De nombreuses scènes de films ont été tournées au Touquet :

L'émission télévisée Intervilles s'est déroulée au Touquet-Paris-Plage le 3 juillet 2006, Le Touquet-Paris-Plage gagne 15/11 contre Saint-Quentin[126]. Trois épisodes de la série télévisée Un gars, une fille ont été tournés dans l'établissement de thalassothérapie[127].

Le Touquet-Paris-Plage et la littérature[modifier | modifier le code]

Le Touquet-Paris-Plage et la philatélie[modifier | modifier le code]

Le 1er septembre 1962, a été émis un timbre postal représentant la plage du Touquet-Paris-Plage, d'une valeur de 1,00 franc[130].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Outre les maires et architectes qui ont œuvré au Touquet-Paris-Plage, de nombreuses personnalités sont liées à la commune :

  • Jean-Baptiste Daloz (1800-1885), créateur en 1882 de la station balnéaire Paris-Plage.
  • Hippolyte de Villemessant (1810-1879), directeur-fondateur du quotidien Le Figaro, ami de Jean-Baptiste Daloz et inventeur de l'appellation « Paris-Plage ».
  • John Whitley (1843-?), industriel anglais à l'origine du développement de la station, puis de celle d'Hardelot-Plage.
  • Édouard Lévêque (1857-1937), peintre, participa à la création de la station, auteur en 1911 de l'expression « Côte d'Opale ».
  • Dranem (1869-1935), célèbre chanteur et fantaisiste français, dont l'épouse Suzette Waroquiez, dite Suzette O'Nil, chanteuse et actrice française, était la fille des tenanciers de l'hôtel « La Potinière » en bordure de mer[e 26].
  • Maxence Van der Meersch (1907-1951), écrivain, mort au Touquet-Paris-Plage.
  • Jacques Noyer (1927), né au Touquet-Paris-Plage, ancien curé de la paroisse Sainte-Jeanne-d'Arc du Touquet de 1976 à 1987, évêque émérite du diocèse d'Amiens.
  • Jacques Delcourt (1928-2011), karatéka, né au Touquet-Paris-Plage, ancien président de la Fédération française de Karaté.
  • Serge Gainsbourg (1928-1991), auteur-compositeur-interprète, pianiste, scénariste, metteur en scène, écrivain, acteur et cinéaste, qui, arrivé en 1954 comme pianiste au restaurant Flavio, alors qu'il n'était encore que Lucien Ginsburg ; c'est ici qu'il a écrit Le poinçonneur des Lilas ; il y reste jusqu'en 1961[f 13]. Son piano d'origine est toujours visible dans le restaurant et il est régulièrement utilisé pour des soirées à thème.
  • Christian Ferras (1933-1982), violoniste, né au Touquet-Paris-Plage où ses parents tenaient un hôtel.
  • Philippe Vasseur (1943), né au Touquet-Paris-Plage, homme politique et ancien ministre.
  • Claude Tillier (1965), né au Touquet-Paris-Plage, écrivain.

Héraldique, devise, emblème, appellations[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Les armoiries et la devise ont été composées en 1894 par Robert de Guyencourt, héraldiste, à la demande d'Henri du Parc, conseiller municipal, sur les indications d’Édouard Lévêque. Elles ont été adoptées par le conseil municipal, le 27 mai 1912[d 11],[b 4].

Armes du Touquet

Blasonnement : Parti, au 1 d'or à trois bandes d'azur, à la bordure de gueules qui est Ponthieu, au phare d'argent enflammé d'or posé sur une dune de sinople émergeant d'une mer d'argent et brochant sur le tout ; au 2 de gueules à la galère d'argent voguant sur une mer d'argent au chef de France qui est la ville de Paris.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de la commune est Fiat lux, fiat urbs où la lumière (lux) représente les deux phares qui furent construits dès l'origine de la ville (urbs)[f 14].

Emblème[modifier | modifier le code]

dessin du caddie de dos, emblème du Touquet-Paris-Plage
Le caddie de dos, emblème du Touquet-Paris-Plage

L'emblème de la commune date de 1925. Édouard-Abel Courchinoux, dessine une affiche représentant un jeune petit caddie qui vante les mérites de la station. Les murs de Paris vont alors se couvrir de 45 000 affiches[f 15]. C'est le lancement de la station.

Appellations[modifier | modifier le code]

dessin de l'ancien logo du Touquet-Paris-Plage où sont symbolisées les quatre saisons
Les quatre saisons symbolisées sur l'ancien logo du Touquet-Paris-Plage

« Arcachon du Nord » : en octobre 1874, Hippolyte de Villemessant est invité par son ami Alphonse Daloz à une partie de chasse dans son domaine du Touquet. Émerveillé par le décor qu’il qualifie d’« Arcachon du Nord », il donne l’idée au propriétaire de lotir une partie de son domaine, d’en faire une station balnéaire et de lui donner le nom de « Paris-Plage ». C’est ainsi qu’en 1882, Jean-Baptiste Daloz crée le premier lotissement, aujourd’hui à l’ouest du boulevard Daloz. De retour à Paris, il écrit dans Le Figaro : :« À quatre kilomètres d’Étaples et à l’embouchure de la Canche, abritée par une forêt de sapins de 1 000 hectares, se trouve une plage plus belle que Trouville. Si Dieu me prête vie, je veux faire de ce pays un Arcachon du Nord. Avant peu Le Touquet sera le rendez-vous favori de nos baigneurs parisiens et j’aurai résolu d’une façon pratique le fameux problème Paris-Plage ».

« Perle de la Côte d'Opale » : le peintre Édouard Lévêque, qui avait participé à la création de la station, avait inventé en 1911[f 16] l'expression « Côte d'Opale ». Le Touquet-Paris-Plage reçoit l'appellation « Perle de la Côte d'Opale » en mai 1931[f 17].

« Jardin de la Manche » : l'expression est due au romancier Maurice Verne qui publie en 1927 son roman Au Jardin de la Manche. Il écrit, page 99 : « Comme deux épis creux, voici la baie de l'Authie et Berck, la baie de la Manche et le Touquet, qui est d'ici exactement le jardin de la Manche, un bouquet sur le sable au bord de la vague ourlée... »

« Jardin de la Manche » et « Arcachon du Nord » : au début du XXe siècle, à la naissance du tourisme en France, les destinations alors inconnues font l'objet de campagnes publicitaires sur de grandes affiches dans les gares. Compte tenu du double attrait de la mer et de la forêt, Le Touquet devient ainsi le « Jardin de la Manche » et l'« Arcachon du Nord »[f 18],[f 19].

« Paradis des sports » : en 1932, la ville fait apposer 630 panneaux sur les principales routes de France, depuis la Côte d'Azur jusqu'au Touquet, en passant par les châteaux de la Loire. Sur chaque panneau, on peut lire « Vous êtes sur la route du Touquet, le Paradis des Sports »[f 6].

« Station des quatre saisons » : depuis les années 1980, la municipalité s'efforce d'organiser des événements et manifestations tout au long de l'année, ce qui fait du Touquet-Paris-Plage, la « station des quatre saisons », appellation que l'on a retrouvée, de façon figurative, dans l'ancien logo de la commune.

Protection des appellations de la commune[modifier | modifier le code]

Le 8 août 2002, la ville de Paris dépose les marques paRiS -pLAGe[131]. La ville du Touquet-Paris-Plage dépose alors le 4 juillet 2003 la marque Le Touquet-Paris-Plage La station européenne des quatre saisons[132] puis les marques Le TOUQUET Paris-Plage[133] et LE TOUQUET PARIS-PLAGE LA STATION DES QUATRE SAISONS[134] le 7 juillet 2003, puis dépose le 10 juillet la marque PARIS-PLAGE[135]. Le 5 août 2003, la ville de Paris dépose alors la marque paRis-plAge[136], marque qui sera étendue le 13 octobre 2006[137].

D'après une note interne datée du 26 juillet 2006 confirmée officiellement le 16 octobre 2006[138],[139], la ville de Paris a assigné la commune du Touquet-Paris-Plage devant le tribunal de grande instance de Paris, l'accusant de porter atteinte « à la notoriété de la marque et de l'événement Paris-Plage organisé par la ville ». Elle réclamait deux fois la somme de 100 000 euros de dommages-intérêts en raison « du préjudice subi ». En 2008, la mairie de Paris négocie[140] avec celle du Touquet et rebaptise sa manifestation « Paris-Plages »[141].

Depuis, la ville du Touquet-Paris-plage a déposé le 16 juin 2010 les marques Le Touquet Paris-Plage où le dessin du golfeur surmonte le texte[142] ou bien est placé au centre du texte[143] puis le 15 juin 2011 la marque UN SIECLE DE LUMIERES LE TOUQUET PARIS-PLAGE 1912 2012[144] ainsi que la marque LE TOUQUET PARISPLAGE où le dessin du golfeur est placé à gauche du texte[145] ou au-dessus[146].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Édouard Lévêque, Petite histoire du Touquet et Paris-Plage,‎ 1905, 186 p.
  • Reprise : Touquet et de Paris-Plage (Histoire du), Ed. Lévêque, Le Livre d'histoire, Paris 1996 . (ISBN 2-84178-071-6)
  • M. Popinot, L'architecture au Touquet, M. Popinot,‎ 1931, 186 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • J. Chauvet, C. Béal et F. Holuigue, Le Touquet-Paris-Plage à l'aube de son nouveau siècle 1882 - 1982, Éditions Flandres-Artois-Côte d'Opale,‎ avril 1982 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Martine et Daniel Boivin et Édith et Yves de Geeter, Paris-Plage en cartes postales anciennes,‎ avril 1987 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Édith et Yves de Geeter, Images du Touquet-Paris-Plage,‎ 1987 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • A. Tomczak, Les années si folles de Paris-Plage, La Voix du Nord,‎ juin 2000 (ISBN 2843930286) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Philippe Holl, Mémoires en images : Le Touquet-Paris-Plage, Éditions Alan Sutton,‎ mars 2004 (ISBN 2849100218) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Patrick Flahaut, Les années sombres du Touquet-Paris-Plage, Éditions Arthémuse,‎ 11 avril 2010, 120 p. (ISBN 291256333X)
  • Patrick Saudemont, Mémoires en images : Les 100 ans du Touquet Paris-Plage, Éditions Michel Lafon,‎ 27 octobre 2011, 157 p. (ISBN 274991468X) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Histoire

Infrastructures de transport

Patrimoine

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • La mairie du Touquet-Paris-Plage met à jour deux sites internet :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean Chauvet, président de la société académique du Touquet précise dans son ouvrage Le Touquet-Paris-Plage à l'aube de son nouveau siècle 1882 - 1982, paru en 1982 : « En vieux français, Touquet signifie tournant. C'est bien en effet à un tournant que se trouve située la commune, à l'extrême pointe de la Picardie et très précisément du Marquenterre, sur la rive gauche de la Canche. »
  2. Les bas-champs sont la zone entre l'ancien littoral du VIIe siècle (au niveau de Saint-Josse-sur-Mer) et le littoral actuel.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  5. Avec le style touquettois, Le Touquet a pris dans l'architecture des grandes stations la première place, in no 1929 de l'Illustration, numéro spécial intitulé « L'Habitation ».

Ouvrages et journaux[modifier | modifier le code]

  • M. Popinot, L'architecture au Touquet, M. Popinot,‎ 1931, 186 p.
  1. p. 6
  • J. Chauvet, C. Béal et F. Holuigue, Le Touquet-Paris-Plage à l'aube de son nouveau siècle 1882 - 1982, Éditions Flandres-Artois-Côte d'Opale,‎ avril 1982
  1. a, b et c p. 4.
  2. a et b p. 9.
  3. p. 13.
  4. p. 14.
  5. p. 16.
  6. p. 17.
  7. p. 43.
  8. p. 67.
  9. p. 19.
  10. p. 48.
  11. p. 15.
  • Martine et Daniel Boivin et Édith et Yves de Geeter, Paris-Plage en cartes postales anciennes,‎ avril 1987
  1. p. 108
  2. p. 115.
  3. p. 116.
  4. p. 53.
  • Edith et Yves de Geeter, Images du Touquet-Paris-Plage,‎ 1987
  1. p. 9.
  2. p. 136.
  3. p. 10.
  • A. Tomczak, Les années si folles de Paris-Plage, La Voix du Nord,‎ juin 2000
  1. p. 150.
  2. p. 147
  3. p. 149.
  • Philippe Holl, Mémoires en images : Le Touquet-Paris-Plage, Éditions Alan Sutton,‎ mars 2004
  1. p. 41.
  • Patrick Saudemont, Les 100 ans du Touquet-Paris-Plage, Michel Lafon,‎ octobre 2011, 160 p.
  1. a et b p. 12.
  2. p. 32.
  3. p. 144.
  4. p. 127.
  5. p. 120.
  6. a et b p. 96.
  7. juillet-août 2001, p. 11
  8. a et b mars 2001, p. 11
  9. p. 61.
  10. p. 58
  11. p. 40.
  12. p. 140.
  13. p. 76.
  14. p. 18.
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