Wailly-Beaucamp

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Wailly-Beaucamp
Le chemin des Lombards
Le chemin des Lombards
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Montreuil
Canton Montreuil
Intercommunalité Communauté de communes du Montreuillois
Maire
Mandat
Véronique Graillot
2014-2020
Code postal 62170
Code commune 62870
Démographie
Gentilé Wailly-Beaucampois
Population
municipale
999 hab. (2011)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 24′ 50″ N 1° 43′ 37″ E / 50.4138888889, 1.72694444444 ()50° 24′ 50″ Nord 1° 43′ 37″ Est / 50.4138888889, 1.72694444444 ()  
Altitude Min. 18 m – Max. 68 m
Superficie 14,33 km2
Localisation

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Wailly-Beaucamp

Wailly-Beaucamp est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Ses habitants sont appelés les Wailly-Beaucampois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé à 6 km de Montreuil-sur-Mer, 15 km de Berck et 20 km du Touquet-Paris-Plage, sur le plateau entre la vallée de la Canche et celle l'Authie, Wailly-Beaucamp est un petit village de 900 habitants. Son sol essentiellement sableux est depuis longtemps exploité par des carrières en périphérie. Si le territoire du village est essentiellement couvert d'openfield[précision nécessaire], les surfaces boisées sont assez importantes avec les bois du Mouflet, de l'Église ou encore du Quesnoy.

Le village est traversé par l'ancienne RN1 reliant Boulogne-sur-Mer à Paris et est desservi par la sortie no 25 de l'autoroute A16.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Beaucamp. Ce hameau donnera son nom en 1901, à la nouvelle dénomination du village.
  • La Réderie.
  • Le Mouflet ou Moufflet. Appelé aussi Mont-Ruflel en 1311 ou Mont-Riflet en 1337[1]. Une tradition veut que Mouflet soit un hommage au jeune dauphin Louis XVII qui, en captivité, ne désirait que son chien Mouflet.
  • La Houssoye. Le nom de la Houssoye vient du picard houshe, qui signifie bosquet en français. Il existe d'autres Houssoye : Houssoie à Parenty, Bellebrune, Buire-le-Sec[2].
  • Le Point du Jour.
  • Le Halloy.
  • Les Champs Rayés.
  • Les Rives.
  • Le Mont-Guislain.
  • Les Fonds de Wailly.
  • Le Monthodion ou Montaudion. D'après Albert Leroy, Montaudion serait le nom d'une ancienne famille picarde.
  • Les Garennes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Wailly-Beaucamp
Campigneulles-les-Grandes

Airon-Saint-Vaast

Campigneulles-les-Petites Écuires
Rang-du-Fliers

Verton

Wailly-Beaucamp Boisjean
Lépine

Toponymie[modifier | modifier le code]

Wailly, lettrine du chien qui "Wail", Cueilloir de l'Hôtel-Dieu de Montreuil-sur-Mer, 1477

On ne connaît pas bien l'origine du nom de Wailly. Au XIXe siècle de nombreuses recherches sur l'étymologie des villages ont été faites, Wailly n'y échappe pas. Voici quelques hypothèses :

  • Pour M. Harbaville, "Wailly" aurait pour origine vallis, en français : vallon. R. Rodière juge cette hypothèse peu probable étant donnée la situation géographique du village.
  • Walliacum, c'est Galliacum, de par la mutation du "W" en "G". Gallus veut dire "Français" "Gaulois", Wailly serait alors l'un des premiers villages Picards donc "Français", du côté de l'Artois.
  • Selon L. Ricouart, Wailliacum, serait un petit gué.
  • Selon Ernest Nègre, C'est un nom d'homme germanique Wallo + -iacum.
  • Dans le Cueilloir de l'Hôtel-Dieu de Montreuil (XVe siècle), un curieux dessin de chien au début de l'article "Wailly" ; aboie Wail, wail.

Nomenclature des orthographes du nom de Wailly :

  • XIe siècle ou XIIe siècle - Uali, Codex traditionum Sancti georgii Hisdiniensis.
  • 1239 - Walliacum, C. de Saint Josse sur Mer.
  • 1240 - Walli, Ibidem.
  • 1251 - Velleia, Charte communale.
  • 1311 - Wailli, Aveu Maintenay.
  • 1477 - Wailly, Cueilloir de l'Hôtel-Dieu de Montreuil.
  • 1495 - Vuailly, Terrier de la commanderie de Loison.
  • Fin du XVIe siècle - La cense de Wally, Carte de l'Artois de J. S. Montensi.
  • 1656 - Ouailly, Sanson, loc. cit.
  • 1709 - Wailli, Carte de N. de Fer : Les environs de Boulogne, d'Étaple, de Montreuil, de Montulin, de Rue, et d'Hêdin.
  • Jusqu'à 1750 - Vuailly, Registre de catholicité.
  • Fin du XVIIIe siècle - Wailly, Carte de Cassini
  • 1901 - Wailly devient Wailly-Beaucamp.

Histoire[modifier | modifier le code]

La période médiévale[modifier | modifier le code]

Les origines de Wailly sont obscures toutefois des fouilles archéologiques ont révélé une occupation gallo-romaine du IIe siècle. Mais la première mention écrite de Wailly date de 1144, un certain Wermon, seigneur de Wailly signe comme témoin au bas d'une charte. À cette époque, le domaine appartient aux seigneurs de Wailly qui concèdent la dîme aux abbayes de Saint-Saulve de Montreuil, de Saint-Josse-sur-Mer et de Dommartin. Après 1377, le fief est rattaché à la seigneurie de Maintenay.

La période moderne[modifier | modifier le code]

La Feuillée, ancienne demeure seigneuriale des du Bus

Au XVIe siècle la France est en guerre contre les armées de Charles Quint, et le Montreuillois est ravagé, Jean de Serre décrit dans ses Chroniques l'état des environs de Montreuil :
« Tout le pays étoit brousté, gagé, bruslé, de Boulogne jusques à Monstreüil, et de Monstreüil à Abbeville. Point d'herbes, point de fourrages pour les chevaux »".

À cette époque le fief appartient à la famille du Bus qui fait édifier en 1701 un château au bord de la route royale. En effet la vieille forteresse féodale est en ruine depuis au moins 1613, elle se situait dans la bois de la Corneillère. En 1783, Adrien du Bus (mort le 8 mai 1783) vend la seigneurie de Wailly à Charles de Cossette dont la famille possède également le fief du Moufflet.

Miracle et légende[modifier | modifier le code]

Comme dans toute histoire de village, Wailly-Beaucamp a son lot de miracles et de légendes.

Albéric de Calonne nous fait part du miracle de saint Adrien à Wailly : « St Adrien, martyr, dont les reliques étaient conservées en Haynaut dans la ville de Grammont, fut l'objet d'un culte spécial à Wailly. Les Bollandistes racontent le fait suivant :
« Le 3 octobre 1516, Jeanne Le Fèvre, femme de Jacques du Bois, qui demeurait à Wailly près de Montreuil, cueillait des légumes dans son jardin lorsque sa mère, morte depuis 3 ans, lui apparut : « Jeanne ma fille, dit-elle, rassure toi je suis ta mère ; souviens-toi que pendant une de tes maladies nous promîmes ensemble d’aller au pèlerinage de Grammont ; parce que tu n’as rempli cet engagement, je souffre cruellement dans le Purgatoire ! »
La vision disparut et Jeanne n’en parla à personne. Huit jours après, elle préparait le feu de la cuisine, quand soudain apparaît encore sa mère qui la renverse sans connaissance :
« Apprend qu’il n’y aura plus de repos pour toi jusqu’à ce que tu sois allée vénérer les reliques de saint Adrien à Grammont ! » La malheureuse femme, privée de l’usage de la raison, raconta dans un moment lucide ce qui s’était passé et Jacques du Bois n’hésita point à partir avec elle ; un grand nombre de la commune les accompagnèrent. Aussitôt qu’elle eut baisé les reliques du glorieux martyr, Jeanne ouvrit les yeux et s’écria : « Loués et bénis soient Dieu et saint Adrien, je suis guérie ! » Le 18 octobre suivant, fête de Saint Leu, elle raconta cet événement dans l’église paroissiale de Wailly, en présence de trente témoins.
(Acta sanctorum, 8 sept.)
 »
[3]. Le culte de saint Adrien a aujourd'hui disparu.

Voici ce qu'écrit Roger Rodière, historien et ancien habitant du village, à la fin du XIXe siècle : « Une tradition veut d'ailleurs que les sorciers aient exécuté dans le bois de Puit-Bérault leurs infâmes mystères, jusqu'à la Révolution, ce qui me parait bien exagéré. On conserve encore à Wailly d'énormes blocs de grès, dits "Pierres à Sorciers", en forme de tables, sur lesquels on prétend que les Naudois égorgèrent leurs victimes. Ces pierres se trouvent principalement ; au nombre de cinq, à l'entrée de Wailly vers Airon ; une énorme, à l'issue du bois ; trois ou quatre, en face du cabaret Boidin, au raccordement de la Rue de l'église. »[4]. Ces pierres ont aujourd'hui disparu.

La période contemporaine[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Gare de Wailly-Beaucamp au début du XXe siècle
L'ancienne voie de chemin de fer

Pendant la période révolutionnaire, le village fut épargné des violences malgré la présence de l'échafaud sur une place de Montreuil. La famille de Cossette ne quitta pas le château et le curé Waro prêta le serment révolutionnaire. Avec la nouvelle division en départements du pays, Wailly depuis ce temps est non plus rattaché au canton de Waben, mais à celui de Montreuil.

Voici quelques anecdotes qui se déroulent à Wailly au cours du XIXe siècle : En 1871 Wailly eut la visite de quelques soldats prussiens. Cinq ans plus tard, une tornade secoua le village et en 1881 les habitants virent un ballon à air chaud atterrir dans Wailly.

De 1891 à 1955, la ligne Aire-sur-la-Lys - Berck-Plage traversait le village. Ce chemin de fer secondaire à voie métrique appelé « Tortillard », « ch'tacot » ou « ch'tiot train », s'arrêtait en gare de Wailly deux fois par jour. De cette voie ferrée ne restent à Wailly-Beaucamp que la gare (habitation privée) et un chemin piétonnier reliant le chemin des Lombards à la Route Nationale[5].


Les instituteurs au XIXe siècle 
Période d'activité Identité
1806-1814 Didier Dallery
1814-1847 Denis Garson
1847-1852 Chivot
1852-1861 Delannoy
1861-1881 Scellier
1881-118 Dallery
Les données antérieures ne sont pas encore connues.


Les prêtres aux XIXe et XXe siècles
Période d'activité Identité
1802-1822 Louis Waro
1822-1826 Cailleux
1826-1826 Lecomte
1826-1829 Masson
1829-1837 François Mailly
1837-1864 Louis Vasseur
1864-1865 Nersmar Hamain
1865-1866 Joseph Minet
1867-1871 Ferdinand Barbe
1871-1873 Alphonse Laïnée
1873-1877 Eugène Herbette
1877-1886 François Paulain Dubois
1886-1886 Pierre-Joseph Tassart
1886-1925 Jean-Baptiste Macquet
1925-1938 Coucq
1938-1979 Decroix
1979- 2/05/2014 Jacques Villin
Les données antérieures ne sont pas encore connues.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

À cause de la dispersion du courrier vers Wailly-les-Arras, on décida de rebaptiser le village en 1901. C'est depuis ce temps que le hameau de Beaucamp prêta son nom à Wailly, ainsi naquit Wailly-Beaucamp.

L'école des Filles et la Poste sont construites en 1908 aux bords de la Route Nationale.

L'ancienne école des filles aujourd'hui école primaire

Pendant la Grande-Guerre le village paya du sang de ses habitants sa part à l'effort de guerre. On érigea en 1921, comme partout en France, un monument aux morts face au porche de l'église.

Liste des noms inscrits au monument aux morts :

  • 1914 : DUPONT Zémir, APPLER Paul, GATOUX Adelphin, LOUVET Paul, HANQUEZ Félix, DELIGNY Gaston, TETU Léon,
  • 1915 : BODESCOT Lucien, COMPIEGNE Gaston, LEBRAN Alfred, BIBLOCQUE Zéphirin, ROMAIN Louis, BIBLOCQUE Alfred, POIRET Armand, MAILLOT Paul, DELPLANQUE Daniel,
  • 1916 : BODESCOT Irénée, CARPENTIER Louis, CAILLEUX Zéphirin,
  • 1917 : DUPONT Alfred, DELANNOY Raymond, GATOUX Eugène, BOUILLE Adelphin,
  • 1918 : CAILLEUX Marcel, LEJEUNE Charles, DUPONT Jules,
  • Mort en Afrique du Nord : 1959, DELPLANQUE Daniel-Lucien-Léon

En 1944, les chars canadiens délivrent le village.

En 1960, l'usine Stolz s'installe au sud-est du village, elle emploie en 2001, 370 salariés.

Au début des années 1980 la population du village augmente, cela se traduit par la création de deux lotissements HLM ceux de la gare et du Monthodion. La municipalité se dote d'une salle polyvalente face au terrain de football.

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Sortie 25 (Berck) et le centre d'entretien de l'A16 à Wailly-Beaucamp

En ce début de nouveau siècle, profitant pleinement du phénomène de ré urbanisation, la croissance démographique du village n'a jamais été aussi forte (15,2 % de 1999 à 2005[6]). Les nouvelles constructions se trouvent principalement sur la route dite de Boisjean et au Monthodion. Le village attire de nouveaux commerces et une zone d'activité inter-communales à proximité de la sortie 25 et du centre d'entretien de l'autoroute A16 est en projet sur son territoire.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Wailly-Beaucamp dans son canton et dans l'arrondissement de Montreuil-sur-Mer
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1800 1800 Desert   intérimaire
1801 1808 Jean-Baptiste Wallet    
1808 1830 Charles-François-Marie de Cossette    
1830 1832 Louis-Antoine-François Bloquel    
1832 1839 Antoine-Marie Specque    
1839 1848 Charles-Adolphe de Cossette    
1848 1870 Jean-Baptiste Broussin    
1870 1879 François Bloquel (père)    
1879 1884 Joseph Bourgois    
1884 18.. François Bloquel (fils)    
1936 1941 Lucien Becquelin    
1941 1947 Marcel Fournier    
1947 1952 Abel Ringart    
1952 1965 Fournier    
1965 1977 Léon Duflos    
1977 2001 Stanislas de Chabot    
2001 2014 Michel Dupont    
mars 2014 en cours Véronique Graillot    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 999 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
357 421 472 472 527 525 535 533 522
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
522 534 553 554 557 550 543 571 578
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
580 537 543 533 505 531 508 528 489
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
500 514 598 677 741 779 900 938 992
2011 - - - - - - - -
999 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,1 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 25,2 %, 15 à 29 ans = 17,2 %, 30 à 44 ans = 23,3 %, 45 à 59 ans = 19,3 %, plus de 60 ans = 15 %) ;
  • 48,9 % de femmes (0 à 14 ans = 20,9 %, 15 à 29 ans = 18,4 %, 30 à 44 ans = 22 %, 45 à 59 ans = 19,1 %, plus de 60 ans = 19,6 %).
Pyramide des âges à Wailly-Beaucamp en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
1,4 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
10,7 
60 à 74 ans
11,6 
19,3 
45 à 59 ans
19,1 
23,3 
30 à 44 ans
22,0 
17,2 
15 à 29 ans
18,4 
25,2 
0 à 14 ans
20,9 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École maternelle et primaire

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Salon Européen de la Nature et de la Chasse, 2007

Le Salon Européen de la Nature et de la Chasse, (7000 visiteurs en 2005, 11000 en 2007)

La commune est siège d'un club local de "Questions pour un Champion".

Santé[modifier | modifier le code]

  • Pharmacie

Sports[modifier | modifier le code]

  • Terrains de football et de basket
  • Quillier

Économie[modifier | modifier le code]

L'usine Stolz
  • Boulangerie
  • Boucherie
  • Garagiste et station service
  • Coiffure à domicile
  • Salon de coiffure
  • Fleuriste
  • Paysagiste
  • Plombiers
  • Menuiserie
  • Mercerie
  • Péage autoroutier et centre d'entretien de l'A16
  • Fermes et exploitations agricoles
  • Ferme équestre
  • Supérette
  • Service postal
  • Vétérinaire
  • Ferronnerie d'art
  • Location de matériels de chantier.
  • Usine de production d'équipements pour la manipulation de produits en vrac (Stolz)
  • Carrières de sable et gravier

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]
Église Saint-Pierre
  • Construite à l'origine au XVIe siècle (vers 1571) après la guerre contre les Espagnols, on sait qu'elle fut dédiée à saint Georges. Elle disposait d'une seconde nef au nord dans l'axe de la chapelle latérale. En 1770, pendant une tempête, la tour s'effondre. Elle est reconstruite un an plus tard. Au XIXe siècle l'église est en très mauvais état. La vicomtesse de Cossette proposa tout d'abord de démolir l'église et d'en reconstruire une avec 10 000 F et un terrain offerts. Après le refus du conseil municipal, le curé Dubois fit dresser un devis à Clovis Normand, et au printemps 1883 les travaux commencèrent avec l'aide financière de la vicomtesse. L'église actuelle est celle après ces restaurations. Ne subsistent actuellement du XVIe siècle que le chœur, la nef de trois travées jusqu'à l'arc triomphal et la chapelle latérale. La grande nef fut donc réédifiée au XIXe siècle en supprimant le collatéral nord. Deux arcs reposant sur une pile octogonale en grès séparent la nef de la chapelle. Le mobilier a été remplacé, il est de style néogothique et orné de scènes bibliques et d'un bestiaire fantastique. Malheureusement à cause des travaux, les fresques du XVIe siècle furent détruites, elles représentaient la "Décollation de saint Jean-Baptiste", le roi Hérode et un saint Adrien.
Les chapelles[modifier | modifier le code]
Chapelle Notre-Dame de la Salette
Chapelle Notre-Dame de la Bonne Mort
  • La chapelle Notre-Dame de la Salette doit sa construction à Mme la vicomtesse de Cossette qui, après les décès de ses deux filles en bas âge et de son mari, fit un pèlerinage à la Salette. De retour elle décida, en 1869, de faire construire une chapelle de style néo-byzantin par l'architecte hesdinois Clovis Normand. La chapelle est encore aujourd'hui un lieu de procession lors de la neuvaine du mois de mai à Notre-Dame de la Salette. Architecturalement, son plan est en croix grecque, la chapelle est bâtie en briques, flanquée de deux tourelles, à l'entrée et surmontée d'un dôme à clocheton percé de vitraux. À l'intérieur quatre colonnes de granit supportent le dôme, le chœur est orné d'une niche représentant l'apparition de la Salette. Le pavage est en marbre de couleur, il est en l'honneur de l'Immaculée Conception. Aujourd'hui il est malheureusement en mauvais état car l'occupant Allemand pendant la Seconde Guerre mondiale avait utilisé la chapelle comme dépôt de munitions.
  • Le chapelle Notre-Dame de la Bonne Mort édifiée en 1919 par la famille Bloquel est de style néogothique. Située à l'entrée du cimetière face l'église, la chapelle est de plan rectangulaire surmontée de quatre pinacles, aux angles et d'une flèche. Un bas-relief en façade représente la résurrection de Lazare. Elle est éclairée par deux vitraux dont le premier est consacré au culte Marial Notre-Dame de Lourdes ainsi que Notre-Dame des victoires Notre-Dame de la Salette, le second représente une femme en deuil à genoux au pied de l'autel où le prêtre officie.

Architecture domestique[modifier | modifier le code]

Entrée de ferme

Le village a été généreusement doté au cours des siècles précédents de gentilhommières (château de campagne) et conserve son caractère rural grâce une multitude de fermes dites "picardes".

  • Une gentilhommière, ex château seigneurial, appelée autrefois « Petit-château » est construit en 1701 par la famille seigneuriale du Bus. Aujourd'hui "La Feuillée".
  • Le château du Moufflet qui est une construction de style Empire ; il date du début du XIXe siècle.
  • Le château de Beaucamp, XIXe siècle. Aujourd'hui "le Castel des Anges".
  • Le château de la Houssoie, XIXe siècle.
  • Le château "Les Tilleuls", XIXe siècle.
  • Le château "Guilbart", XIXe siècle. Aujourd'hui "La Prairière".
  • La ferme du Monthodion[11]et les autres fermes picardes.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Le bureau de Poste et la bibliothèque
  • Salle polyvalente

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Roger Rodière (1870-1944), historien membre de la société des Antiquaires de Picardie, il est l'auteur du Pays de Montreuil, 1933 et de nombreux autres travaux. Il est propriétaire de la ferme du Monthodion à partir de 1933 jusqu'en 1944[11]. Une partie de sa bibliographie est consultable sur internet: [2]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Wailly-Beaucamp

Les armes de Wailly-Beaucamp se blasonnent ainsi :

Écartelé: au 1) d’azur aux trois trèfles d’or, au 2) d’or à la croix échiquetée de sable et de gueules de deux tires, au 3) coupé au I échiqueté d’argent et d’azur de trois tires et au II d’hermine plain, au 4) d’or aux trois chabots de gueules posés en pal.

  • Le blason de Wailly-Beaucamp est écartelé entre les armes des du Bus de Wailly, des de Cossette, des de Toledo-Van Cappel de Prémont et de Chabot-Tramecourt.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Benoît Blanc, Delphine Maeyaert, Pascal Morès, Patrimoine rural en Montreuillois, Cahiers du Musée de Berck, 2003, p. 46, 81-82 et 89.
  • René Debrie, Paul Louvet, Lexique Picard du parler de Wailly-Beaucamp, Eklitra, 1977.
  • Albéric de Calonne, Histoire du canton de Montreuil, Res Universis, 1988, art. Wailly p. 107 à 109.
  • Pierre Héliot, Les Églises du Moyen Âge dans le Pas-de-Calais, Arras, 1951, p. 47, 62, 65, 112, 115, 169, 170, 178, 185, 243, 244, 248 et 437.
  • Jacques Hurtrelle, en collaboration avec georges Dilly et Jean Lephay, Carreaux funéraires en terre cuite vernissée des églises du Ponthieu, art. Wailly.
  • Albert Leroy, Les Vieilles Fermes du pays de Montreuil T1, Henry, 1972, art. Wailly-Beaucamp p. 77-78.
  • Jean-Marie Monnet, Montreuil sur mer, un siècle d'initiative, Henry, 2006, art. Wailly-Beaucamp p. 124-125.
  • Jacqueline et Georges Orhant, Wailly-Beaucamp hier et aujourd'hui, 2003.
  • Roger Rodière, Le Pays de Montreuil, 1933, art. Wailly p. 432-440.
  • Roger Rodière, Notice historique et archéologique du village de Wailly, Archives départementales du Pas-de-Calais.
  • Lucien Vasseur, La Communauté de Communes du Montreuillois en 21 communes, 2005, art. Wailly-Beaucamp, p. 57-58.
  • Charles Wignier, Poteries vernissées de l'Ancien Ponthieu, H. Laurens éd., Paris, 1887, art. Wailly p. 55-56.
  • Histoire d'églises, Service d'Animation du Patrimoine et des Musées du Montreuillois, 2006, art. Wailly-Beaucamp p. 22-23.
  • Dictionnaire du Nord et du Pas-de-Calais, Larousse, 2001, art. Wailly-Beaucamp p. 858.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albéric de Calonne, Histoire du canton de Montreuil-sur-Mer, 1875, p. 108.
  2. Abbé Haignère, Dictionnaire historique de l'arrondissement de Boulogne
  3. Albéric de Calonne, Le Canton de Montreuil
  4. Roger Rodière, Notice historique et archéologique sur le village de Wailly
  5. Francine Bourguignon, Vie et Mort d'un Tortillard, 1956.
  6. Insee, Enquête annuelle de recensement 2005, [1]
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  9. « Évolution et structure de la population à Wailly-Beaucamp en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 août 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 août 2010)
  11. a et b LEROY Albert, Les Vieilles Fermes du Pays de Montreuil, 1972, T.1, p. 77