Saint-Vaast-la-Hougue
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| Saint-Vaast-la-Hougue | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Basse-Normandie | |
| Département | Manche | |
| Arrondissement | Cherbourg | |
| Canton | Quettehou | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Val de Saire | |
| Maire Mandat |
Jean Lepetit 2008-2014 |
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| Code postal | 50550 | |
| Code commune | 50562 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Saint-Vaastais | |
| Population municipale |
2 028 hab. (2010) | |
| Densité | 323 hab./km2 | |
| Population aire urbaine |
3 877 hab. (2009) | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 0 m — Max. 10 m | |
| Superficie | 6,28 km2 | |
| Localisation | ||
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Saint-Vaast-la-Hougue est une commune française, située dans le département de la Manche et la région Basse-Normandie, peuplée de 2 028 habitants[1] (les Saint-Vaastais).
Sommaire |
Géographie [modifier]
La commune est traversée par la Saire.
Localisation [modifier]
Situé sur la côte est du Nord-Cotentin, Saint-Vaast-la-Hougue abrite un port de plaisance.
À environ un kilomètre de la côte, l'île de Tatihou fait partie de la commune. Elle est accessible à pied à marée basse et un bateau amphibie assure une liaison régulière avec le port. Une tour y a été érigée en 1694 par Benjamin de Combes, élève de Vauban.
Au sud, le fort de la Hougue, aussi construit en 1694 par Benjamin de Combes, est devenu une base militaire ouverte une fois par an au public lors des journées du patrimoine.
Tout comme les grands chalutiers amarrés au port, les parcs à huîtres visibles à marée basse entre Tatihou et la côte témoignent de la prédominance de l'activité maritime à Saint-Vaast qui est le plus ancien bassin ostréicole de Normandie[2].
Toponymie [modifier]
La paroisse est dédiée à Vaast d'Arras, évêque d'Arras puis de Cambrai au VIe siècle. Hougue, commun en Cotentin, dérive du scandinave haugr et désigne une hauteur[3].
Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune porte les noms de La Hougue et de Port-la-Hougue. Elle reprend le nom de Saint-Vaast jusqu'en 1888, date à laquelle elle devient Saint-Vaast-la-Hougue[4].
Histoire [modifier]
Avant la bataille de Crécy en 1346, Édouard III entreprend une campagne ayant pour but de prendre Paris. Il prépare un nouveau débarquement, qu'il ne sait encore où fixer. Son adversaire, le roi de France, lui épargne de trop longues hésitations en condamnant à l'exil un grand seigneur normand, Geoffroy d'Harcourt, sire de Saint-Sauveur-le-Vicomte, lequel court se réfugier à la cour d'Angleterre, offrant ainsi à Édouard III le prétexte idéal d'un libre accès en Cotentin. Le 11 juillet, le roi d'Angleterre réunit un millier de navires dans les rades de Portsmouth, Southampton et de l'île de Wight et met les voiles. Le lendemain, la baie n’étant pas fortifiée, il débarque avec 20 000 hommes à Saint-Vaast-la-Hougue et s'empare de la Normandie.
En 1692, la bataille de la Hougue voit s'affronter au large de Barfleur la France menée par l'Amiral de Tourville et la flotte anglo-hollandaise. Au terme d'une rude bataille, onze vaisseaux français ne purent regagner Saint-Malo et seront échoués puis brûlés près de la Hougue et de l'île de Tatihou.
Suite à cette défaite, deux tours fortifiées sont construites à partir de 1694, par un élève de Vauban, Benjamin de Combes, afin de défendre la baie de Saint-Vaast contre les agresseurs, sur la butte de la Hougue et sur Tatihou. Les fortifications se poursuivent jusqu'au XIXe siècle.
Le port de Saint-Vaast-la-Hougue est aménagé au cours du XIXe siècle. La grande jetée est construite de 1828 à 1845 puis les quais de 1846 à 1852[5]. Ensuite des brise-lames ont été ajoutés pour délimiter le port, qui est resté ouvert jusqu'en 1982, date à laquelle il a été fermé pour en faire un bassin à flot, partagé entre un port de pêche et un port des yachts.
En 1944, le port de Saint-Vaast-la-Hougue est le premier port de la Manche libéré par les alliés.
Héraldique [modifier]
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Les armes de la commune de Saint-Vaast-la-Hougue se blasonnent ainsi : |
Administration [modifier]
Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et cinq adjoints.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 2 028 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2]. Saint-Vaast-la-Hougue a compté jusqu'à 4 313 habitants en 1851.
Économie [modifier]
Emploi [modifier]
Activités [modifier]
L'ostréiculture est une activité notoire de la ville, avec plusieurs producteurs qui vendent en France et à l'exportation. Saint-Vaast-la-Hougue, berceau de l'huître normande, dispose de 250 hectares de parcs.
Le port de pêche et le port de plaisance sont en eau profonde, accessibles à marée haute, et bénéficient de l'orientation à l'est de ce côté de la côte du Cotentin. Le port de plaisance, en activité depuis 1980, comporte 665 places.
Le tourisme est une activité importante, la ville est une station balnéaire qui compte des hôtels et restaurants et aussi un camping. Saint-Vaast-la-Hougue est dénommée « commune touristique » depuis avril 2011[9].
Ressources agricoles de culture maraîchère.
Vie locale [modifier]
Le marché se tient rue de Verrüe le samedi matin.
Santé [modifier]
La commune compte une maison de retraite médicalisée.
Écologie et recyclage [modifier]
Éducation [modifier]
Culture [modifier]
Le Festival des Traversées Tatihou est une manifestation qui a lieu depuis 1995 au mois d'août. Ce festival des musiques du large a lieu à la fois sur le port, à la Hougue et sur l'île de Tatihou, avec un accès pédestre à marée basse.
Sport [modifier]
La commune compte un club de tennis et une école de voile (CNBSV). Les aménagements comportent un skate-parc et aussi un parcours de santé aménagé sur la presqu'île de la Hougue.
Culte [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
- La chapelle des marins, inscrite au titre des monuments historiques depuis le 18 novembre 1952, est le chœur de l'ancienne église, démolie en 1864. Son abside circulaire romane date du XIe[10].
- L'île de Tatihou et son musée maritime.
- Les fortifications de la Hougue et de Tatihou (à partir de 1694). Les tours de Tatihou et de la Hougue sont inscrites, avec onze autres sites fortifiés par Vauban, au patrimoine mondial de l'humanité le 7 juillet 2008[11].
- Le feu de Saint-Vaast-la-Hougue est placé à l'extrémité de la jetée, au sommet d'une tourelle octogonale métallique en fonte et fer de 11 mètres de haut. Il a été mis en service le 25 juillet 1865.
- L'église Saint-Vaast du XIXe siècle.
- L'église Saint-Martin de Rideauville.
-
La Hougue, un aperçu de la Tour Vauban.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Louis Lacombe, pianiste et compositeur français, y est mort le 30 septembre 1884.
- Auguste Thin, ancien poilu, combattant français de la Première Guerre mondiale, qui fut choisi pour désigner le soldat inconnu, y est né en 1899.
- Max-Pol Fouchet, écrivain et journaliste, y est né le 1er mai 1913.
Jumelages [modifier]
Bridport (Royaume-Uni) depuis 1979.
Saint-Vaast-la-Hougue dans la littérature [modifier]
- L'enseigne du Soleil Royal. roman / Bruno Robert ; ill., Daniel Lordey. - Paris : P. Téqui, 2007 - (collection Défi ; 25) (ISBN 978-2-7403-1386-2)
- Dans la série Les treize vents de Juliette Benzoni l'action se situe en partie dans la région de Saint-Vaast-la-Hougue. Quatre tomes composent le récit :
- Le Voyageur - Pocket (ISBN 2-266-11475-1)
- Le Réfugié - Pocket (ISBN 2-266-11487-5)
- L'Intrus - Pocket (ISBN 2-266-06558-0)
- L'Exilé - Pocket (ISBN 2-266-11477-8)
- La série Les six compagnons de Paul-Jacques Bonzon compte un tome Les six compagnons et la bouteille à la mer qui décrit une aventure qui a pour cadre Cherbourg, Saint-Vaast-la-Hougue et les îles Saint-Marcouf.
- La ville et ses environs servent de cadre également à la série Tombelaine dessinée par Bernard Capo sur un scénario de Gilles Chaillet.
Philatélie [modifier]
En 1983, un timbre faisant partie de la série Personnages célèbres à l'effigie de Max-Pol Fouchet, rouge et noir, de valeur 1,80 franc surtaxé de 0,4 franc, comporte Vézelay en 2e plan. Ce timbre a bénéficié d'une vente en 1er jour le 30 avril à Saint-Vaast-La-Hougue et à Vézelay. Il porte le n° YT 2282[12].
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Population municipale 2010.
- Pascal Leygoute, « À la pointe du Cotentin », L'Express du 6 décembre 2004,
- René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, 1996 (ISBN 2-95480-455-4), p. 242
- Erreur de référence : Balise
<ref>incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nomméesCass. - Constructeurs de navires à Barfleur et Saint-Vaast-la-Hougue, Musée maritime de l'île de Tatihou, 2002.
- GASO, la banque du blason - Saint-Vaast-la-Hougue Manche. Consulté le 31 juillet 2012
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- [PDF] Préfecture de la Manche - Recueil des actes administratifs - avril 2011 : page 20.
- Notice no PA00110607, base Mérimée, ministère français de la Culture
- « Les fortifications Vauban inscrites au patrimoine mondial », NouvelObs.com, 7 juillet 2008
- Catalogue Yvert et Tellier, Tome 1.
- Saint-Vaast-la-Hougue sur le site de l'Institut géographique national (archive Wikiwix)
- Site de l'IGN.
Voir aussi [modifier]
Liens externes [modifier]
- Saint-Vaast-la-Hougue sur le site de la communauté de communes
- Office de tourisme
- Saint-Vaast-la-Hougue sur le site de l'Insee
