Camaret-sur-Mer

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Camaret-sur-Mer
Port de Camaret-sur-Mer.
Port de Camaret-sur-Mer.
Blason de Camaret-sur-Mer
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Crozon
Intercommunalité Communauté de Communes de la Presqu'île de Crozon
Maire
Mandat
François Sénéchal
2014-2020
Code postal 29570
Code commune 29022
Démographie
Gentilé Camarétois, Camarétoise
Population
municipale
2 618 hab. (2011)
Densité 225 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 36″ N 4° 35′ 44″ O / 48.276667, -4.59555648° 16′ 36″ Nord 4° 35′ 44″ Ouest / 48.276667, -4.595556  
Altitude 9 m (min. : 0 m) (max. : 65 m)
Superficie 11,64 km2
Localisation

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Site web Site de la commune

Camaret-sur-Mer [kamaʁε syʁ mɛʁ] est une commune française du département du Finistère, en région Bretagne.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

localisation de la commune de Camaret-sur-Mer dans le Finistère

Camaret se trouve à 80 km de Brest par voie routière et 65 km de Quimper et se situe à l'extrême ouest de la presqu'île de Crozon. Entourée par l'océan, à l'entrée du goulet de Brest, c'est cette situation géographique privilégiée qui fera de Camaret-sur-Mer, un important port de relâche, jusqu'à l'apparition de la navigation à vapeur. Camaret, dont la moitié de la superficie est constituée de zones naturelles protégées, fait partie du parc naturel régional d'Armorique. C'est une station balnéaire tranquille.

Camaret : le « sillon » avec la Tour Vauban et la chapelle Notre-Dame de Rocamadour ; à l'arrière-plan la pointe du Grand Gouin

Au nord, il y a la baie de Camaret et la presqu'île de Roscanvel, au sud, l'anse de Dinan et le cap de la Chèvre, à l'ouest, c'est la mer d'Iroise qui débute face à l'anse de Penhat.

En avançant vers la pointe de Pen-Hir et les Tas de Pois, on rencontre une succession de falaises toutes aussi impressionnantes les unes que les autres par leurs énormes pans de roches qui tombent à pic dans l'océan. Quand on arrive à l'imposant promontoire supportant l'immense croix de Lorraine en granit bleu, inaugurée par le général de Gaulle le 15 juillet 1951, le paysage est grandiose. Une plate-forme naturelle à flanc de falaise, nommée la Salle Verte, est recouverte de gazon marin. Mais il faut être très prudent car le plan incliné et rapide qui y conduit est très dangereux. En contrebas se trouve la plage du Véryac'h, ce qui signifie plage de sable calcaire ou maërl. Elle dessine un demi-cercle qui se termine à droite par les Tas de Pois et à gauche par une succession de falaises aux tons bruns et jaunes.

Un peu plus loin, c'est l'endroit appelé en breton Lam Saoz, le saut de l'Anglais, en souvenir de l'échec du débarquement anglais de 1404.

Le chemin piétonnier a été aménagé en 1975 jusqu'à la plage de Kerloc'h, à la sortie de Camaret, en direction de Crozon. On domine la mer de 50 à 60 mètres et on aperçoit, à l'extrémité, la baie de Dinan.

La commune de Camaret-sur-Mer est voisine de celle de Crozon située à l'est.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Plougonvelin Roscanvel Roscanvel Rose des vents
Plougonvelin N Roscanvel
O    Camaret-sur-Mer    E
S
Crozon Crozon


Quartiers, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Saint-Thomas, le quartier des artistes

Ar-Grill, le Bourg, Le Cosquer, Le Lannic, Le Restou, Le Styvel, Keranguyader, Keraudren, Kerbonn, Kerguélen, Kerhos, Kerloc'h, Kermeur, Kermoal, Kerven, Kervian, Lagatjar, Lambézen, Lannilien, Pen ar Yeun, Pen-hir, Penfrat, Rigonou, Saint-Julien, Saint-Thomas, Trésigneau, Ty ar Guen.

Plages[modifier | modifier le code]

Plage du Corréjou, Plage de Pen-Hat, Plage du Veryac'h, Plage de Lam Saoz, Plage de Kerloc'h, Plage de Trez-Rouz, Plage de Notinau.

Pointes[modifier | modifier le code]

Pointe du Grand Gouin, Pointe du Toulinguet, Pointe de Pen-Hir, Pointe de la Tavelle, Pointe de Portzen, Pointe Sainte-Barbe.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Blason de Camaret-sur-Mer.
D'azur à une nef équipée, habillée et flammée d'argent, voguant sur une mer de sinople, senestrée d'une tour d'or maçonnée ouverte et ajourée de sable, au chef d'hermine.
Devise: Custos oræ Aremoricæ (Gardienne du littoral de l'Armorique). Blason crée en 1878 par Le Menn en 1878, mais sans préciser les couleurs. Le bateau fait référence aux activités portuaires, la tour symbolise la tour construite à partir de 1689 par Vauban pour protéger Camaret des invasions, et le chef d'hermine rappelle l'appartenance bretonne, colorisé par la Commission départementale d'héraldique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Camaret a été, comme toute la presqu'île, témoin des civilisations lointaines. Camaret, de par sa situation unique de port naturel accessible du large entre le chenal du four et le raz de Sein a été utilisé depuis fort longtemps. Le sillon aurait pour origine les apports de pierres charriées par l'Aulne qui, à l'époque tertiaire, passait par la dépression de Quélern à Trez-Rouz. Après avoir conflué avec l'Elorn et la Penfeld, elle se jetait dans la Seine au large de l'Iroise. On peut affirmer sans trop d'erreurs que de ce sillon, Camaret tire son nom. En effet, en breton, Camaret se dit Kameret ou Kamelet, Kamm-eret. Le mot ero signifiant sillon et le mot kamm signifiant courbe. D'où Kamm-eret, sillonné en courbe.

Comme pour preuve, on trouve, dans la géographie du lieu, le port du sillon courbe. D'autre part, ce qui semblerait appuyer cette thèse, c'est le nom de gorrejoù, pluriel de gorred, qui signifie barrage de sable et de galets.

Deux mille ans environ avant l'ère chrétienne, arrivèrent les Gaulois qui s'installèrent sur tous les territoires. Ils donnèrent le nom d'Armor à cette avancée de la Bretagne entourée des trois côtés par la mer et se baptisèrent Armoricains, ce qui signifie hommes du pays dans la mer. Ce port où ils s'installèrent, ils le nommèrent, dans leur dialecte, Kamelet. Il faudra attendre la période de règne de Charlemagne pour que soit formé le nom de Camaret.

Pour se distinguer de Camaret (Vaucluse), devenu d'ailleurs Camaret-sur-Aigues, Camaret a choisi le suffixe "sur-Mer" en 1892, après avoir d'ailleurs hésité un temps à adopter le nom de "Camaret-la-Victoire" proposé par Saint-Pol-Roux, nom qui apparaît par exemple sur certaines cartes postales de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.

La pointe de ce sillon constituée par un plateau de rochers granitiques, sera choisie à partir de 1692 pour la construction de la tour Vauban.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

On n'a qu'une vague idée des premiers groupements humains aux environs de Camaret, mais les alignements de Lagatjar prouvent que cette région était habitée il y a des millénaires. Camaret semblait être, environ 2500 ans avant J.-C., un important centre religieux. En 1776, on dénombrait encore quelque 600 menhirs, ce qui rendrait cet alignement aussi important que celui de Carnac dans le Morbihan [1].

Les druides y célébraient aussi leur fête annuelle qui consistait à honorer les défunts, et plus particulièrement les péris en mer. Cette cérémonie a été magnifiquement relatée par l'écrivain François-René de Chateaubriand (1768-1848), dans son ouvrage Les Martyrs. Dans le même temps s'établissait, sur le site portuaire, une population de marins. Ce site offrait à la fois protection et ouverture sur l'océan.

Le large plan d'eau qui forme l'anse est protégé, d'un côté par la Pointe du Grand Gouin, de l'autre par la grève de Trez-Rouz et les hautes falaises de Quélern (pays des renards) et Roscanvel (le roc dans le vent). C'est ainsi que ce repli naturel creusé par la mer devint le refuge de ces Armoricains, et par là même fut fondé le port de Camaret.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les druides célébraient aussi aux alignements de Lahadjar leur fête annuelle qui consistait à honorer les défunts, et plus particulièrement les péris en mer. Cette cérémonie a été magnifiquement relatée par l'écrivain François-René de Chateaubriand (1768-1848), dans son ouvrage Les Martyrs.

Dans le même temps s'établissait, sur le site portuaire, une population de marins. Ce site offrait à la fois protection et ouverture sur l'océan. Lors des invasions romaines où la totalité de l'Armorique dut se soumettre à l'envahisseur, Camaret, tout comme la presqu'île tout entière, ne semble pas avoir vécu dans la terreur et la soumission.

Les Gaulois armoricains, marins et paysans à la fois, continuaient leur besogne. La surveillance militaire romaine la plus importante basée à Carhaix, envoyait des garnisons à travers le pays.

L'ancienne voie romaine, devenue le chemin dénommé Hent-Ahès au Moyen Âge « venant de Carhaix passait par Plouguer, Le Pénity en Landeleau, le Respidal en Collorec, 400 m au sud du Cloître, 2 800 m au nord de Pleyben, la chapelle de Lopars en Châteaulin, Dinéault, 2 400 m au sud d'Argol, Crozon et la chaussée de l'anse du Kerloc'h pour parvenir à Camaret »[2].

Pour Camaret, le camp de surveillance romaine était installé à l'emplacement de l'actuel village de Kerloc'h, situé entre les marais de Crozon et la belle pointe de Dinan. Puis ce fut la chute de l'Empire romain et les libertés retrouvées. L'Armorique, délimitée géographiquement par l'océan Atlantique et par les monts d'Arrée, rentre dans un nouveau système politique et prend le nom de Cornouaille.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La Cornouaille s'érige en comté avec à sa tête le roi Gradlon. Camaret entre à nouveau dans l'histoire.

Camaret et la légende de saint Riok[modifier | modifier le code]

La religion chrétienne s'implante en Bretagne par la venue des moines. Le jeune seigneur Riok, prince héritier de l'Elorn, se convertit à la foi nouvelle. L'histoire de Camaret est liée à la légende de saint Riok. Au IVe siècle, un authentique saint a vécu à Camaret. Il vivait en ermite, retiré dans l'une des nombreuses grottes de la pointe du Toulinguet. Il fut le patron de l'église de Camaret mais son nom ne figura jamais sur la liste des canonisations romaines. Après le Concile de Trente, il dut céder officiellement sa place à un saint reconnu : Saint Rémy.

La vie du saint est contée par le moine Albert le Grand dans son ouvrage La Vie des saints de la Bretagne Armorique (XVIIe siècle). Il était le fils d'un roitelet du nom d'Élorn (roi d'un petit État), celui-là même qui donna son nom au fleuve de Landerneau et dont le château s'élevait sur la rive droite vers Brézal, près de La Roche-Maurice. Le vieux roi Élorn n'était pas commode et, bien que délivré d'un dragon qui dévastait son royaume par saint Derrien et saint Néventer, il refusa de se convertir et finit par chasser son épouse et son jeune fils Riok, lesquels avaient embrassé la foi chrétienne. À la mort de sa mère, Riok quitte le Léon et vient au bout du monde, chercher refuge dans une grotte : "Au rivage de la paroisse de Kamelet, lieu entièrement désert et écarté, ceint de la mer de toutes parts, fors aux basses marées qu'on peut sortir et venir en terre ferme. Il entra dans cette affreuse solitude, environ l'an de salut 352 et y demeura quarante et un ans." (Albert le Grand)

Le roi Gradlon régnait alors sur le pays et saint Guénolé s'établissait à Landévennec : « Lequel ayant ouïe parler de l'ermite saint Riok, l'alla voir en sa grotte et, l'ayant salué, apprit de luy qu'il y avait quarante et un ans qu'il faisait pénitence en ce lieu, se substentant d'herbes et petits poissons qu'il prenait sur le sable au pied de son rocher ; son origine ; toutes les autres particularités de sa vie. Que quand il montoit sur ce rocher, il estoit vestu d'une simple soutane, laquelle estant usée par longuer de temps, Dieu lui couvrit le corps d'une certaine mousse roussâtre, laquelle le garantissoit de l'injure du temps. Saint Guénolé ayant ouïe le récit de ces merveilles, fut tout étonné et rendit grâce à Dieu et, voyant saint Riok vieil et cassé d'autéritez et macérations, il le pria de venir avec lui en son monastère de Land-Tévennec, à quoy il s'accorda. saint Guénolé l'ayant dépouillé de ceste mousse, luy donna l'habit de son ordre ; et, chose bien remarquable, que sa peau fut trouvée aussi blanche et aussi nette que si elle eust toujours estée couverte de fin linge et de soye ».

Il vécut quelques années en ce monastère religieux. Depuis sa mort, Dieu a fait tant de miracles à son tombeau que saint Budoc, troisième archevêque de Dol, métropolitain de la Bretagne Armorique en ayant deuëment informé, le déclara saint, environ l'an 633." (Albert le Grand)

Sur la face nord du Toulinguet, existe une grotte appelée L'ermitage, difficilement accessible. Serait-elle celle de Saint Riok ?

Les moulins de Camaret[modifier | modifier le code]

Une des principales activités de Camaret à cette époque était la meunerie. Il existait différentes sortes de moulins. Les moulins à vent et les moulins à eau. Les premiers étaient bien exposés au vent, donc en hauteur. Les seconds étaient à proximité d'un cours d'eau et proches d'une écluse. À partir du XIe siècle, les moulins à blé, à tan (écorces du chêne et du châtaignier réduites en poudre pour préparer les cuirs) et à fouler se multiplièrent.

Au XIIe siècle, apparaissent deux types de moulins : les moulins à eau et les moulins à marée. Ils étaient souvent associés à une pêcherie. Les seigneurs riverains avaient toute autorité sur ces industries et les développèrent. Le vicomte du Léon en possédait une à Pen-Hir (Camaret). De par la position géographique des villes et des gros bourgs finistériens, l'importance des échanges maritimes ne fait pas de doute.

Camaret se développe à la fois comme port de pêche et de commerce, mais aussi, en cette fin de Moyen Âge, sert de port d'escale pour des caboteurs du littoral français et pour les long-courriers qui montent de l'Espagne et du Portugal.

Les invasions anglaises[modifier | modifier le code]

Durant la guerre de Cent Ans qui mit aux prises l'Angleterre et la France aux XIIIe et XIVe siècle, une trêve permit à une escadre anglaise de venir chercher la duchesse Jeanne de Navarre, veuve du duc de Bretagne, Jean IV de Montfort, au port de Camaret. Le 13 janvier 1403, elle embarquait pour l'Angleterre afin d'épouser le roi Henry IV de Lancastre et de devenir ainsi souveraine du Royaume-Uni. Les Bretons et la cour de France virent là une trahison. Lors de cet événement, la Marine britannique avait pu constater que ce port finistérien, de par sa position géographique, constituait un point stratégique et commandait l'entrée de Brest. En 1404, une flotte anglaise tenta l'assaut face à Camaret, sur la plage de Trez-Rouz. Les Camarétois, avec à leur tête Olivier de Clisson, second connétable de France, et plus de 700 soldats, engagèrent le combat. L'ennemi allait l'emporter lorsque le jeune duc de Bretagne, Jean V, alors âgé de 15 ans, apparut accompagné de 2500 soldats. Les Anglais étaient repoussés à la mer et Camaret ainsi que la Bretagne étaient sauvés.

En 1434, un nouveau débarquement fut tenté par la flotte britannique. Cette fois, ce fut le troisième connétable de France, le comte de Richemont (fils de Jean IV de Montfort et de Jeanne de Navarre) — qui deviendra plus tard le duc Arthur III de Bretagne — qui combattit avec son armée de chevaliers, soutenue par les Camarétois contre l'assaillant. Une fois de plus, la Bretagne fut sauvée grâce à Camaret.

Ce port à l'extrême bout de la terre, projeté dans l'océan, véritable gardien des côtes et du goulet de Brest, prit tout au long des siècles une place prépondérante dans le commerce maritime.

Le port de Camaret est une excellente escale et les nombreux navires de commerces qui y mouillent, suscitent la convoitise des pirates. Ainsi les Camarétois font appel en 1469 au Pape Paul II qui, avec une bulle pontificale en 1470, excommunie tout agresseur[3].

Les XVIIe siècle et XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

La bataille de Trez-Rouz (18 juin 1694)[modifier | modifier le code]

La grève de Trez-Rouz
Article détaillé : Bataille de Camaret.

En pleine guerre de la Ligue d'Augsbourg, Vauban, commissaire général des fortifications, se voit confier le commandement des défenses du goulet de Brest. Il s'appuie notamment sur Camaret et sa « tour dorée », puissant fortin innovant pour l'époque. Grâce au commandement combiné de la marine, des troupes terrestre et des fortins, il repousse efficacement la tentative de débarquement anglais et hollandais lors de la bataille de Trez-Rouz. Depuis cette date, les falaises à l'est du « sillon » sont appelées « la mort anglaise » et les dunes avoisinantes furent transformées en cimetière pour y enterrer les marins anglais et hollandais morts[4].

Depuis cette démonstration (qui fut la seule occasion pour Vauban de commander directement des opérations militaires), on nota la supériorité du feu des batteries situées à terre contre celles, forcément instables, des navires. Les Anglais, pragmatiques, s'inspirèrent de ce système pour fortifier leurs côtes.

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Joseph Meilar et Joseph Mazet sont les deux délégués représentant les 150 feux de Camaret lors de l'élection des députés du tiers état de la sénéchaussée de Quimper aux États généraux de 1789[5].

Dans le cahier de doléances de Camaret, les pêcheurs locaux se plaignent du prix excessif de la rogue importée du Danemark : « Les riches négociants qui accaparent les cargaisons danoises arrivant dans nos ports n'ont d'autres bornes que leur cupidité. Ils attirent par là à eux tout le produit de la pêche et ne laissent aux pêcheurs que la peine du travail qui les réduit à la plus extrême misère ».

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Premier essai sous-marin[modifier | modifier le code]

Le Nautilus de Robert Fulton (gravure du XIXe siècle)

Au mois d'août 1801, l'ingénieur américain Robert Fulton faisait des essais avec son sous-marin à hélice, le Nautilus, dans la baie de Camaret, afin de convaincre Napoléon Bonaparte de l'avenir de la navigation sous-marine. Le Nautilus essaya de placer une mine sur un navire anglais, alors dans la rade de Camaret. L'essai aurait peut-être été concluant, si la frégate n'eût par hasard appareillé au moment où le sous-marin s'approchait lentement du navire[6].

Description du port à la fin du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le port de Camaret en 1903

« Le port intérieur est protégé par un sillon de galets et une jetée que termine une batterie circulaire, avec une tour en briques. La baie sablonneuse est battue en plein par le vent de nord-ouest. Trop souvent les sautes, c'est-à-dire les changements de brise s'y font sentir avec brusquerie (…) et les ancres, tenant mal, sont arrachées violemment. Chaque année voit plusieurs sinistres »[7].

La même auteur rapporte que « les équipages venant de Bordeaux trouveraient, paraît-il, toute facilité pour vendre dans le bourg le vin soutiré au chargement et remplacé, avec un soin religieux, par une égale quantité d'eau. »

Camaret était aussi les siècles passés un port de relâche où de nombreux bateaux faisaient escale entre le passage du Raz de Sein et celui du Fromveur.

Un port de pêche sardinier[modifier | modifier le code]

Camaret était, tout comme Douarnenez, Concarneau et le reste du littoral atlantique, du XVIIe siècle au XIXe siècle un port sardinier. La pêche à la sardine était au cœur de la vie économique de la commune de Camaret jusqu'à la grande crise sardinière de 1903-1904. Le port de Camaret situé à l'avant du Goulet de Brest, était, en plus d'être un port de pêche, aussi un port de relâche pour les pêcheurs de Douarnenez ou les bateaux de commerce qui, par mauvais temps, pouvaient attendre l'accalmie avant de retourner dans leur port d'attache. Avant 1840, les maisons étaient directement bâties sur le front de mer dans le quartier du Notic. Mais à cette époque, le port était devenu trop petit et, afin de permettre de charger et décharger plus aisément, il a fallu l'agrandir et construire un quai. Ce quai, avec un mur droit et quatre cales obliques, porte, depuis 1902, le nom de Quai Gustave Toudouze, en hommage au romancier, qui sut si bien décrire le pays.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La colonie littéraire et artistique à Camaret pendant la Belle Époque[modifier | modifier le code]

À partir de la décennie 1880, Camaret devient progressivement un lieu de villégiature prisé par un certain nombre d'intellectuels et d'artistes parisiens pendant la saison estivale, la plupart fréquentant les deux hôtels du port, l'hôtel de la Marine et l'hôtel de France. Eugène Boudin fut le premier d'entre eux, bientôt suivi de Charles Cottet, Gustave Toudouze, André Antoine (fondateur du Théâtre Antoine, puis directeur du Théâtre de l'Odéon, qui séjourna un temps dans la Tour Vauban), Laurent Tailhade (à partir de 1901), Saint-Pol-Roux, etc. Certains finirent même par construire une maison face à la plage de Pen-Had comme Saint-Pol-Roux (le manoir de Cœcilian) et André Antoine.

À l'instigation de Saint-Pol-Roux, certains de ces intellectuels se mobilisent pour sauver de la destruction la chapelle Notre-Dame de Rocamadour, victime d'un incendie en février 1910 et grâce à une souscription lancée dans des journaux parisiens et surtout à la ténacité et à l'argent de Saint-Pol-Roux à en permettre la restauration.

Certains membres de cette colonie font aussi parfois scandale ; ce fut en particulier le cas de Laurent Tailhade : d'opinion libertaire, voire anarchiste, de mœurs libres (il fait scandale en partageant sa chambre à l'Hôtel de France à la fois avec sa femme et un ami peintre), il était volontiers provocateur, écrivant des articles incendiaires dans différents journaux, entre autres L'Action, souvent très durs à l'encontre des Bretons dont il critique à la fois l'ivrognerie et la soumission à la religion[8] (même s'il aimait les paysages bretons, se promenant beaucoup à pied dans la presqu'île de Crozon).

Le scandale du 15 août 1903 est resté longtemps célèbre à Camaret : le 15 août est traditionnellement le jour de la Fête de la bénédiction de la mer et des bateaux : après la messe, la procession part de la chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, suit le "Sillon" et longe les quais du port avant de faire demi-tour et de retour à la chapelle, est suivie des vêpres ; des couronnes de fleurs sont jetées à la mer et les bateaux sont bénis par le curé de la paroisse tout au long du parcours de la procession. Lorsque celle-ci se trouve à hauteur de l'Hôtel de France, Laurent Tailhade, dans un geste de provocation, verse le contenu d'un vase de nuit par la fenêtre de sa chambre, située au premier étage. Le 28 août 1903, 1800 camarétois font le siège de l'Hôtel de France, menaçant d'enfoncer la porte d'entrée, criant « À mort Tailhade ! À mort l'anarchie ! », et menacent de jeter Tailhade dans la vase du port. L'intervention des gendarmes de Châteaulin dans la nuit suivante suffit à peine à calmer les manifestants et le 29 août l'écrivain est contraint de quitter Camaret, "bénéficiant" de plus d'une véritable "conduite de Grenoble]"[9]. de la part des manifestants qui l'accompagnent jusqu'à la limite de la commune. Il se réfugie à Morgat et se venge, notamment en publiant dans la revue satirique L'Assiette au beurre du 3 octobre 1903 un pamphlet intitulé "Le peuple noir" où il critique violemment les Bretons et leurs prêtres. Un procès lui est par ailleurs intenté par le recteur (curé) de Camaret devant la cour d'assises de Quimper. La chanson paillarde Les Filles de Camaret a d'ailleurs probablement aussi été écrite anonymement par Laurent Tailhade pour se venger des Camarétois. Le nom tailhade est devenu pendant une bonne partie du XXe siècle dans le parler local un nom commun synonyme de "personnage grossier, mal élevé", même si ce mot est désormais tombé en désuétude[10].

Le raz-de-marée du 9 janvier 1924[modifier | modifier le code]

Le 9 janvier 1924, un véritable raz-de-marée frappe le littoral sud-ouest de la Bretagne, provoquant des dégâts importants, entre autres à Camaret :

« Le port de Camaret a beaucoup souffert du raz-de-marée. Les nombreux constructeurs du port, MM. Kerandren, Morvan fils, Le Bris, Benec et Hugot, ont de lourdes pertes à déplorer. On évalue les dégâts en barques de pêche, tant en langoustiers qu'en sardiniers, à plus d'un million. Les pêcheurs eux-mêmes sont victimes d'un véritable désastre. Avec leurs embarcations, ils perdent leur gagne-pain et l'on conçoit que la courageuse population de Camaret soit dans la consternation[11]. »

La pêche à Camaret au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le port de Camaret était réputé pour la pêche à la langouste, aujourd'hui définitivement terminée : le nombre des inscrits maritimes était supérieur à 1500 vers 1900, il n'est plus que de six en 2010 ! Il devient de plus en plus un port de plaisance. Le port de pêche est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Brest.

De tout temps, la pêche à la sardine est pratiquée à Camaret. En 1870, la première usine de sardine est implantée (4 usines existent vers 1900). Les sardines émigraient chaque année en fin d'hiver, du golfe de Gascogne aux côtes bretonnes. Les marins allaient pêcher le petit poisson bleu dans le golfe et les femmes travaillaient dans les conserveries.

En 1905, se déclenche la crise sardinière, le poisson ne remonte plus et la misère s'installe. Les marins se reconvertissent alors dans la pêche à la langouste. Les anciens bateaux sont remplacés par un nouveau type, le dundee d'Espagne. Les Camarétois entrent dans la grande épopée de la langouste. Ils partent pêcher en Espagne, au Portugal, en Irlande, au Maroc et en Mauritanie.

La pêche aux crustacés est ancienne à Camaret. Les pêcheurs de la région ont tiré parti d'une situation géographique favorable, à mi-chemin entre les zones de pêche des îles de Sein et Ouessant. En 1898, on découvre le plateau de Rochebonne, au large de la Vendée. Les marins camarétois se lancent dans l'aventure en créant un nouveau type de bateau capable d'affronter les mers plus difficiles. Ce sera la naissance des sloops pontés, construits notamment dans les chantiers Kéraudren.

La pêche à la langouste[modifier | modifier le code]

De 1900 à 1914, les zones de pêche s'élargissent et la flotte langoustière se développe. Les chantiers camarétois lancent de nouveaux langoustiers. À la veille de la Première Guerre mondiale, Camaret est le premier port langoustier de France et abrite plus de 150 unités. Au lendemain de la guerre, la pêche reprend et les chantiers de constructions navales tournent à plein régime. En 1919, la flottille comportait 28 sloops qui jaugeaient de 24 à 27 tonneaux. Les dundees jaugeaient de 24 à 28 tonneaux. En 1928, on compte 130 langoustiers. En 1931, la flottille camarétoise est à son apogée avec 150 petits sloops et environ 70 de plus grande taille. Puis une nouvelle génération de navires naît peu à peu, les dundees langoustiers, de 120 à 150 tonneaux. Ils mesurent de 25 à 30 mètres et par la suite de 30 à 35 mètres. En 1960, Camaret arme une trentaine de langoustiers qui rapportent des prises considérables représentant 90 millions de francs. En 1961, 41 bateaux pêchent 3 595 tonnes de langoustes roses. Les viviers continuent à s'approvisionner en langouste rouge, pêchées au filet dans les eaux bretonnes (Ouessant, Molène, pointe de la Torche, Le Croisic).

Camaret fut le premier port langoustier d'Europe en 1961 et a mis à profit son patrimoine pour attirer les touristes. Parmi les bateaux les plus célèbres, citons la Belle Étoile (dont une réplique à l'identique fut construite à l'occasion de Brest 92), la Petite Folie, mais aussi l'Équateur, l'Armorique, le Saint-Rioc, le Castel Dinn, le Portzic ou encore le Notre-Dame de Rocamadour (aujourd'hui exposé au musée flottant du Port Rhu à Douarnenez).

À la fin des années 1960, la pêche langoustière amorça un lent déclin, dû notamment aux différentes interdictions de pêche sur zone décidées par les gouvernements y ayant autorité (Maroc, Mauritanie), puis périclita complètement à la fin des années 1980.

La situation d'ensemble de la pêche est précaire. En 1963, on comptait plus de 900 marins embarqués. En 1978, sur les 80 bateaux que comprend la flottille, il ne reste plus que 360 marins, 175 de Camaret, 170 de Crozon-Morgat, les 15 autres faisant partie des différents quartiers maritimes de la presqu'île. La crise langoustière provoquée par l'exclusion de la flottille des eaux réservées marocaines et autres depuis 1973 a porté un rude coup aux langoustiers camarétois. Il est à noter que plus du tiers du volume de pêche était de provenances des eaux marocaines. Dès lors, la situation devient inquiétante pour la population. Les chantiers ne reçoivent plus de commandes, le personnel des activités annexes (mareyeurs, commissaires d'achat, fabrique de glace…) travaillent au ralenti. Tout ce monde va disparaître peu à peu au fil des années. Aujourd'hui, Camaret compte quelques petits côtiers. Cependant, des bâtiments de Douarnenez, de Morlaix et d'autres ports finistériens, viennent se faire réparer aux chantiers de marine camarétois. Malgré tout, Camaret reste un port magnifique avec ses nombreux commerces, ses structures d'accueil et ses animations durant la période estivale.

La pêche en Mauritanie[modifier | modifier le code]

Les bateaux "mauritaniens" sont les plus importants, ils font plus de 25 mètres.

Voici quelques exemples :

  • Le Castel-Din était le plus petit mauritanien. Transformé en crabier en 1990 et il est sorti de flotte en octobre 1998. Il termine ses jours sur la grève du sillon à Camaret (grâce à l'action d'une association, il a évité la destruction au bulldozer !).
  • En 1989-1990, c'est la fin de la pêche en Mauritanie. Le dernier bateau à avoir fait campagne est le Portzic. Sorti de la flotte en février 1990, il reste à quai durant deux ans puis est vendu à des Anglais en 1992.ce bateau a été coulé devant st Helene le 10/09/2008.
  • L'Équateur, sorti de la flotte la même année, est vendu à un patron pêcheur du Conquet pour le crabe. Quelques années plus tard, le bateau coule au large de l'île Molène, aux Pierres noires. L'équipage fut sauvé.
  • L'Armorique, resté à quai à Camaret, il est vendu pour la plaisance, puis revendu pour la pêche à Madagascar.perdu au large du Mozambique en 1997.

Ces mauritaniens ont fait l'objet de nombreux clichés et cartes postales rappelant que Camaret fut le premier port langoustier de France.

que sont devenus les autres mauritaniens?

La pêche au Maroc[modifier | modifier le code]

En 1970-1973, la pêche au large des côtes marocaines s'arrête. Les bateaux sont alors vendus pour la plupart en Angleterre.

  • Le Saint-Rémy a toujours pêché au Maroc. Puis, lors de la fermeture des eaux, il a été transformé en thonier et s'est équipé d'une chambre froide. Malheureusement, il ne fera qu'une saison et sera vendu en Angleterre.
  • Le Marie-Claire et le Stereden Vabro sont également vendus à l'Angleterre.

La fabrique de glace[modifier | modifier le code]

Pour l'ensemble du quartier maritime, il existait une fabrique de glace, Les Glacières Camarétoises, installée rue de la Victoire. La construction démarre en 1941 et se termine en 1942. Détruite pendant la Seconde Guerre mondiale en 1944, elle est reconstruite et remise en service en 1947. La fabrique donne pleinement satisfaction mais travaille en deçà de ses possibilités. Elle livre jusqu'à Morgat et Le Fret. Sa production est normalement de 10 tonnes par 24 heures, avec possibilité d'atteindre 15 tonnes. Les installations sont prévues pour un rendement de 20 à 30 tonnes par jour. En 1954, elle emploie environ 5 personnes et produit de 1700 à 2 000 tonnes de glace. L'activité va baisser au fil des années. En 1987, elle est partiellement endommagée par un incendie, puis, en 1996, un autre incident du même genre va mettre fin à son activité. En avril 1997, elle est démolie. L'emplacement est racheté par la commune en vue de la construction et de l'aménagement d'un parking.

Les chantiers de construction navale[modifier | modifier le code]

La presqu'île de Crozon a été, depuis le XIXe jusqu'au milieu du XXe siècle, la région du savoir-faire de la construction navale. De ces chantiers, il est sorti de magnifiques bâtiments dont certains continuent encore la pêche, et d'autres, reconstruits à l'identique, parcourent les fêtes maritimes. À Camaret, il y avait plusieurs chantiers :

  • Le Chantier Kéraudren (1892-1969) : il se situait sur le parking actuel, à l'entrée du sillon qui mène à la chapelle ND de Rocamadour et à la tour Vauban. Les Kéraudren étaient charpentiers de père en fils.
  • Le Chantier Boennec-Lastennet (1900-1989) : le premier chantier, celui de M. Boennec se situait sur la place en face de l'église paroissiale. Pour la mise à l'eau des bateaux, les charpentiers devaient traverser le bourg qui, à l'époque, n'avait pas la structure actuelle. Puis le chantier s'installa au Styvel (actuellement à l'emplacement de l'hôtel Thalassa). Cet endroit dispose d'une cale de lancement. Également charpentiers de père en fils, l'entreprise prendra le nom de Lastennet lors de l'association des deux frères Pierre et André vers 1964. De 1982 à 1989, le chantier sera transféré au quai Téphany, dans la zone portuaire.
  • Le Chantier Péron (1953-1990) : il se situait au bout du sillon, face à la tour Vauban. L'essor de la pêche à la langouste en Mauritanie des années 1963 à 1976, apporte une augmentation importante de l'activité dans la construction navale. Avec les problèmes liés à la pêche en Mauritanie qui commencent, ainsi que les règlements européens, les destructions de flottille (plan Mellick) apparaissent et les chantiers voient leur activité diminuer considérablement. En 1989, les chantiers sont mis en liquidation judiciaire. En avril 1991, ils sont rachetés par cinq salariés de l'entreprise et prennent le nom de Charpentiers Marines Camarétois. Ces nouveaux chantiers construisent le Belle Étoile, réplique du dundee langoustier construit en 1938 par le chantier Gourmelon. Lancé en juillet 1992, il sera maté à l'occasion des fêtes de Brest 92.
  • Le Chantier Le Bris (1921-1948) : ce chantier est moins important que les deux précédents. Situé à l'angle de la rue du Général Leclerc et de la route du Toulinguet, il en sortira des bateaux d'une grande qualité.
  • Le Chantier Corentin-Kéraudren (1952-1966) : le chantier était établi en face de la chapelle ND de Rocamadour. La baraque en bois toujours debout, a servi lors de la restauration du Bel Espoir II. Ce chantier a notamment construit la Janine, langoustier lancé en 1956 et qui fut par la suite transformé en crabier, ainsi qu'un autre langoustier, le Notre-Dame Des Neiges, désarmé et finissant ses jours sur le sillon.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1975, le nombre d'habitants est de 3295 et en octobre 1978, il en reste environ 3000. Cette chute est provoquée par deux facteurs économiques, la pêche surtout mais aussi l'agriculture qui est en pleine mutation.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
685 687 723 873 1 003 1 040 1 181 1 136 1 163
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 153 1 233 1 258 1 374 1 632 1 933 1 950 2 003 1 978
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 201 2 429 3 257 3 291 3 528 3 528 3 644 3 469 3 435
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3 649 3 593 3 272 3 047 2 933 2 668 2 618 2 624 2 576
2011 - - - - - - - -
2 618 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
2014 – 2020 François Sénéchal
2008 – 2014 Nadine Servant Divers gauche Retraitée, ancienne directrice d'école
2001 – 2008 Michel Le Page Sans étiquette Médecin
1995 – 2001 Nadine Servant Divers gauche Retraitée, ancienne directrice d'école
1983 - 1989 Jean Beaufort Parti socialiste Député, principal de collège
1977 - 1983 Loïc Chantereau Sans étiquette Officier de la Marine marchande.
1971 - 1977 Joseph Landrac Sans étiquette Inspecteur de l'ORTF
1965 - 1971 René Heise Socialiste Directeur d'usine

Jumelages[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Liste des canots de sauvetage[modifier | modifier le code]

Depuis 1867, Camaret possède une station de sauvetage de la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer).

Liste des canots de sauvetage de la station de Camaret
Années de service Nom du bateau Remarque
1867-1900 Édouard Hollandre
1900-1914 Comte et Comtesse du Dognon
Le canot de sauvetage se trouvait durant la guerre à l'arsenal de Brest et ne fut plus utilisable après le conflit
1920-1922 Saint François
1922-1929 Amiral Rivet
1929-1954 Thaï
1954-1959 Thaï II
1960-1984 Thaï III
1986-1987 Vice-Amiral Lacaze
Pas de canot de sauvetage stationné à Camaret
1997-2001 Patron Noe Devaud
depuis 2001 Notre Dame de Rocamadour

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine militaire[modifier | modifier le code]

Tour Vauban[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tour Vauban.
Tour Vauban
Tour Vauban
Impacts de boulets sur la tour Vauban

La Tour Vauban fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 18 septembre 1907[14]. Le port de Camaret possède une tour de défense côtière avec batterie basse construite sur un plan directeur de Vauban. Elle est nommée localement la tour Vauban. Vauban, lui, la nomma la tour dorée. Cette tour polygonale faisant "réduit défensif" est dotée d'un fossé, d'un pont-levis et d'un mur d'enceinte.

Projetée dès 1683, la tour est tracée en 1689 par Vauban. La construction supervisée par l'ingénieur Jean-Pierre Traverse débute en 1693 pour s'achever en 1696. Les onze pièces d'artillerie de la batterie basse croisaient leurs feux avec ceux de la pointe du Gouin, des lignes primitives de Quélern et des nombreuses batteries côtières…

La tour et sa batterie étaient destinées à protéger le mouillage de l'anse de Camaret et à repousser une éventuelle attaque venue de la mer.

Lors de la bataille de Camaret le 18 juin 1694, la batterie, en cours d’achèvement tout comme les deux corps de garde, n’était armée que de 9 canons de 24 livres de balle (boulets de 12 kg) et 3 mortiers de fer de 12 pouces. Cette victoire valut à Camaret d'être exemptée de fouages jusqu'à la Révolution[15].

Le four à boulets a été construit lors de la période révolutionnaire[16].

Camaret-sur-Mer est membre de l'association de Villes Réseau des sites majeurs de Vauban. Depuis le 7 juillet 2008 la Tour Vauban, ainsi qu'onze autres sites font partie du Patrimoine mondial de l'UNESCO.

Batterie de Kerbonn[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Kerbonn.

Le site de Kerbonn se situe entre la pointe de Penhir et la pointe du Toulinguet. Elle fait partie du dispositif de défense du goulet de Brest. Elle comprend une forte diversité d'ouvrages. Les premières fortifications militaires sur le site de Kerbonn sont datées de 1889-1891. Le Fort de Kerbonn est une batterie de côte, dont le rôle était de lutter contre les navires dans la rade de Brest. Entre 1942 et 1944, les allemands ont construit sur le site des casemates. Elle est constituée principalement de 4 casemates de tir pour canon de 164 mm français, 6 abris passifs, 1 poste directeur de tir et 3 cuves pour canon de défense contre avions (DCA)[17].

Une des casemates allemandes abrite aujourd'hui le Mémorial de la Bataille de l'Atlantique.

Batterie du Toulinguet[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pointe du Toulinguet.

Sur la Pointe du Toulinguet est situé un sémaphore de deuxième catégorie de la Marine nationale.

Batterie du Grand Gouin[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pointe du Grand Gouin.

La batterie allemande du Grand Gouin est la défense côtière la plus importante de la presqu'île de Crozon. Elle était composée de quatre batteries de 220 mm, chacune étant accompagnée de quatre bunkers, ainsi que d'un poste directeur de tir et plusieurs pièces contre avion.

Croix de Pen-Hir[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pointe de Pen-Hir.

Le Monument aux Bretons de la France libre fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 21 mai 1996[18].

Le Monument aux Bretons de la France Libre, dite Croix de Pen-Hir est un monument commémoratif aux Bretons de la France libre, inaugurée le 15 juillet 1951 par le Général de Gaulle.

Elle est destinée à porter témoignage du sacrifice de Français libres Bretons, qui ont notamment fondé Sao Breiz en Grande-Bretagne pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle a été construite de 1949 à 1951 par l'architecte Jean-Baptiste Mathon et le sculpteur François Bazin[19].

Au dos de la Croix se trouve une inscription en breton : "Kentoc'h mervel eget em zaotra", signifiant "Plutôt la mort que la souillure", devise de la Bretagne attribuée à Alain Barbetorte. Sur la face Ouest de la Croix de Pen-Hir, à son pied, on trouve également l'inscription "Homme libre, toujours tu chériras la mer", de Charles Baudelaire.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Alignements de Lagatjar[modifier | modifier le code]

Alignements de Lagatjar
Article détaillé : Alignements de Lagatjar.

L'alignement mégalithique de Lagatjar fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 18 juin 1883[20]. Alors que le Chevalier de Fréminville nous rapporte dans son livre Antiquités du Finistère 600 menhirs, les alignements ne comportent plus de nos jours que 65 menhirs seulement. Il faudra attendre 1928 pour que les alignements de Lagatjar soient restaurés. L'alignement de Lagatjar est composé de trois files de menhirs. L'ensemble dessine une ligne orientée N 35°E et S 35°O, d'où partent, à angle droit, deux lignes parallèles. Cette orientation laisse présumer un caractère astronomique, que Georges-Gustave Toudouze associe à la constellation des Pléiades, celle-ci s'appelant en breton ar yar (la poule), d'où peut-être la toponymie du lieu-dit de Lagad-yar (l'œil de poule)[21].

Le manoir de Coecilian[modifier | modifier le code]

Saint-Pol-Roux achète en 1903 une maison de pêcheurs surplombant la plage de Pen-Had et la transforme en un manoir exotique pourvu de huit tourelles, le "manoir de Boultous". À la mort de son fils Coecilian (tué près de Verdun) en 1914, il le rebaptise "manoir de Coecilian". Pendant l'entre-deux-guerres, il y reçoit de nombreux écrivains et artistes.

En juin 1940, le manoir est investi par des soldats allemands, sa fille Divine violée et le manoir livré au pillage. En août 1944, le manoir est bombardé par l'aviation alliée. Il n'en subsiste que des ruines.

Phare du Toulinguet[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Phare du Toulinguet.

Sur la Pointe du Toulinguet est situé le phare du même nom.

Le port de Camaret[modifier | modifier le code]

Longeant la mer pour atteindre le sillon, la quai Toudouze, principal quai du port, traverse le centre Camaret.

En 1835, un projet de quai est mis à l'étude aux Ponts et Chaussées. La construction débute en 1842. Il a une longueur de 350 m et une largeur de 30 m et possède quatre cales. En 1895, il est agrandi. Au bout de ce dernier, c'est le quai du Styvel avec sa cale de lancement construite après 1926. Sur la grève, on peut encore admirer deux carcasses de langoustiers, le Belle Étoile et le Maryvonne. En face, il y a le port de plaisance. En 1963, est construite une nouvelle digue pour abriter les pontons réservés à la plaisance. Après avoir emprunté le sillon qui mène à la tour Vauban et à la chapelle ND de Rocamadour, on accède au terre-plein de la capitainerie du port. On remarque le môle avec, à son extrémité, le phare vert. La construction de celui-ci a débuté en 1842 pour se terminer en 1857.

En 2010, Camaret-sur-Mer a été désigné « port exemplaire », pour son projet de réhabilitation de la criée, comprenant l'extension du port de plaisance et la création d'une gare maritime[22].

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Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle de Notre-Dame-de-Rocamadour[modifier | modifier le code]

Chapelle de Notre-Dame-de-Rocamadour
La chapelle avec son clocher décapité par un obus de Marine anglais.
La chapelle en "pierre de Logonna"

La chapelle de Notre-Dame-de-Rocamadour fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 4 mars 1935[23].La première chapelle de Notre-Dame-de-Rocamadour fut construite en 1183. La partie la plus ancienne de la chapelle actuelle date de 1527. Il existe deux hypothèses à l'origine du nom :

  • par les pèlerins en route vers Rocamadour
  • d'origine celtique ; le rocher au milieu de l'eau (Roc'h = rocher et Dour = eau).

La chapelle, tout comme la Tour Vauban se trouvent sur un rocher qui est relié par une pointe de galets qui protège le port, appelé localement le "Sillon". Ceci serait l'origine de la dénomination de la Chapelle en « Notre-Dame de Roz Madou » (fr. Notre-Dame du Roc au milieu des Eaux)[3].
Cependant en breton existe le mot "kammadur", signifiant la courbure. On a donc deux possibilité : Roz kammadur, signifiant la courbure du coteau ou Roc'h kammadur, signifiant la courbure du rocher. Ces deux étymologies ayant l'avantage de faire écho à celle de Camaret.

Cette terre aurait jadis appartenu au seigneur de Crozon.

Il serait imprudent de donner une date précise quant à la construction de l'édifice. Dans divers documents on trouve des dates qui se contredisent. Il est notamment fait mention de ND de Rocamadour dans un bref du pape Grégoire XI, daté de 1372 et accordant des indulgences aux fidèles qui contribueraient à la reconstruction du monument. Ce qui laisse supposer qu'auparavant il y aurait eu une chapelle. Il semble néanmoins que l'on peut dater quand même la construction, compte tenu de l'inscription qui figure sur le pignon ouest en abréviation d'usage à l'époque : "L'an 1527 fut fondée la chapelle Notre-Dame du Roc". Roc est bien celui que les Camarétois emploient en breton pour désigner l'endroit. "Roc-A-Ma-Dour" signifie le roc au milieu des eaux.

Ex-votos en forme de bateaux accrochés dans la chapelle

La construction a été lente. Au-dessus de l'inscription sur le même pignon, on peut lire les dates suivantes : 1610, 1647, 1683. Suivis des noms des recteurs : D. Myttern, Torrec, Kéraudren, D. Palud. Lesquels ont restauré l'édifice.

Le clocheton a été décapité lors de la fameuse bataille de Trez-Rouz le 18 juin 1694 par un boulet anglo-hollandais.

Les armes des seigneurs de Crozon, successeurs des Rohan et représentés par la famille de Goulaine, sont demeurées intactes malgré les décrets de la Convention, ordonnant de les marteler. Elles sont visibles au-dessous du clocheton.

Autel latéral du XVIIe dans la chapelle

À l'intérieur, tout le mobilier ancien a disparu lors de l'incendie du 25 février 1910. La chapelle fut reconstruite en 1911. Jadis, la toiture était tenue par des poutres du XVIe siècle, ornées de têtes de dragons portant le bois. Plusieurs statues anciennes en bois peint et des ex-voto ont brûlé. La chaire, signée J. Kéraudren est de 1914-1915. La statue de la Vierge est moderne. La croix en face de la chaire est l'ancienne croix du cimetière. Aujourd'hui, on peut voir des ex-voto suspendus dans la nef. De même, un ensemble d'anciennes photographies représentant le pardon et la vie de Camaret au début du XXe siècle. Le pardon de ND de Rocamadour a lieu le premier dimanche de septembre.

Dans la nuit du 24 au 25 février 1910, un incendie s'est donc déclaré dans la chapelle. L'alarme a été donnée par un douanier vers cinq heures du matin. Des pompiers et un détachement de la 2e batterie du 18e bataillon d'artillerie, caserné à Lagadjar, sont intervenus très rapidement. Malgré leurs efforts, toute la toiture et presque tout le mobilier ont été détruits. Seul le clocher et les murs ont échappé au désastre. La participation des paroissiens et les dons de généreux souscripteurs ont permis de restaurer, dès 1911, la chapelle, si chère aux Camarétois. Pendant un an, ils en furent privés, mais n'oublièrent pas pour autant ND de Rocamadour. Le 26 mai 1910, beaucoup d'entre eux prirent part à un pèlerinage à Rumengol, organisé par la presqu'île de Crozon. Trois vapeurs brestois transportèrent jusqu'au Faou sept cents pèlerins, qui se rendirent ensuite en procession au sanctuaire de ND de tous remèdes.

Enfin, il est à noter que les villes de Camaret-sur-Mer et Rocamadour, dans le Lot, sont jumelées.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Tas de pois[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pointe de Penhir.
Pointe de Penhir, les « Tas de pois »

Anciennement nommés à cause de leur forme en breton Pézeaux ou Tas de Foin avant d'être rebaptisés au milieu du XIXe siècle Tas de Pois, ces cinq rochers (dahouet) offrent un panorama inoubliable de la pointe de Penhir sur la Mer d'Iroise. La pointe de Penhir est aussi une réserve ornithologique.

Étang de Kerloc'h[modifier | modifier le code]

L'étang de Kerloc'h est particulièrement réputé pour la diversité et la richesse de sa faune et de sa flore. Cet endroit est un réserve naturelle protégée où les roselières cachent des animaux discrets et rares, par exemple la loutre d'Europe.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Camaret a vu se former à la fin du XIXe siècle une colonie d'arstistes. Le roman avec Gustave Toudouze, le théâtre avec Saint-Pol Roux, la peinture avec Jim Sévellec. Ainsi que beaucoup d'autres artistes dont la liste serait trop longue mais qui ont laissé des souvenirs merveilleux par l'amour qu'ils avaient de la presqu'île.

  • Saint-Pol-Roux (1861-1940) écrivain et poète symboliste né à Marseille, camarétois d'adoption, a aménagé le "manoir de Coecilian". Il est l'un des plus authentiques poètes ayant chanté la Bretagne. Saint-Pol-Roux est mort à Brest le 18 octobre 1940 et repose au cimetière de Camaret.
  • Jim Sévellec (1897-1971) né à Camaret, artiste français, peintre officiel de la Marine.
  • Gustave Toudouze (1847-1904) écrivain français décrivant la vie camarétoise dans plusieurs livres.
  • Son fils Georges-Gustave Toudouze (1877-1972) écrivain et historien français. À l'âge de 10 ans, il vient à Camaret avec son père. Il s'intègre parfaitement à cette cité comme à ses habitants. Il y passera de longs mois chaque année. Il meurt le 4 janvier 1972 après avoir évoqué avec éloquence, sous l'égide de l'Union artistique camarétoise et devant un public nombreux, le séjour de Vauban dans la presqu'île.
  • René Vautier (1928-) né à Camaret, réalisateur et scénariste français.
  • André Antoine (1858-1943) Homme de théâtre et cinéaste. Possédait une maison à Camaret et fait de nombreuses références dans ses mémoires à cet endroit qu'il aimait tant.

Chanson[modifier | modifier le code]

Camaret-sur-Mer est connue à cause de la chanson paillarde Les Filles de Camaret (ou Le Curé de Camaret dans certaines versions). Celle-ci aurait été écrite entre 1904 et 1914 par Laurent Tailhade pour se venger de son départ précipité de Camaret, sous la protection des gendarmes[24].

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

Certaines scènes du film La Prisonnière d'Henri-Georges Clouzot et Que la bête meure de Claude Chabrol furent tournées à Camaret-sur-Mer.

La saison 5 de Kaamelott a été tournée en partie à Camaret-sur-Mer, notamment au phare vert et sur la pointe de Pen-Hir.

En 2012, la série télévisée chinoise intitulé Fleurs et brumes produite pour la chaîne Hunan TV, a été tournée en grande partie en Bretagne, notamment à Camaret-sur-Mer[25].

Tableaux[modifier | modifier le code]

Théodore Gudin : Le port de Camaret vers 1830 (musée des beaux-arts de Quimper)

De nombreux peintres ont représenté Camaret et sa région. Parmi eux :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Georges-Gustave Toudouze, Camaret Grand'Garde du littoral de l'Armorique, Paris, Gründ,‎ 1954 (réimpr. 1993, Res Universis, coll. « Monographies des villes et des villages de France »), 100 p. (ISSN 0993-7129)
  2. René Kerviler, "Armorique et Bretagne, recueil d'études sur l'archéologie, l'histoire et la biographie bretonnes", éditeur H. Champion, Paris, 1893, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57842440.r=Collorec.f269.langFR.hl
  3. a et b Michel Dion, Batteries, réduits, tours, forts, casemates... de Camaret et Roscanvel, Brest, Association du Mémorial Montbarey,‎ 1996, 67 p.
  4. http://roscanvel.presquile-crozon.com/histoire/bataille-trez-rouz-gentil-quelern.htm
  5. Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 2-7. États généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages, série 1, tome 5, sur Gallica
  6. Georges-Gustave Toudouze, À travers la presqu'île de Crozon, Morgat et Camaret, Paris, Éd. de la Ligue maritime française,‎ 1907 (réimpr. 2005, Éd. La Découvrance), 62 p. (ISBN 2842653475)
  7. Valentine Vattier d'Ambroyse, "Le littoral de la France", tome 2, 1892, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1019834.image.r=Crozon.f377.langFR.pagination
  8. Ces articles finissent par être connus à Camaret car certains sont repris par Louis Coudurier dans "La Dépêche de Brest et de l'Ouest", le journal local
  9. réception hostile ou un accueil par des huées ou des cris, l'origine de l'expression est incertaine
  10. Marcel Burel, " Sur les pas de Laurent Tailhade dans la presqu’île de Crozon", revue Avel Gornog no 19, 2011
  11. Journal Ouest-Éclair n° 8154 du 11 janvier 1924, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5843813.r=Mol%C3%A8ne.langFR
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  14. « Notice no PA00089855 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. http://patrimoine.region-bretagne.fr/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29001320 Dossiers électroniques de l'Inventaire général, Bretagne. La tour Vauban]
  16. http://patrimoine.region-bretagne.fr/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29001321 Dossiers électroniques de l'Inventaire général, Bretagne. Le four à boulets]
  17. « Patrimoine architectural et mobilier en Bretagne / Inventaire général du patrimoine culturel », Conseil Régional de Bretagne,‎ 2006 (consulté le 15 novembre 2007)
  18. « Notice no PA29000002 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Monument aux Bretons de la France libre, dit Croix de Penhir », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 17 septembre 2008
  20. « Notice no PA00089853 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Plaque informative de la commune de Camaret-sur-Mer sur le site de Lagatjar
  22. GEO no 400 de juin 2012 p. 139
  23. « Notice no PA00089854 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Chanson. Les dessous des Filles de Camaret », Le Télégramme,‎ 9 février 2009 (consulté le 28 mai 2009)
  25. « Une série TV chinoise tourne 46 de ses épisodes en Bretagne », sur letelegramme.com,‎ 18 septembre 2012
  26. http://www.mbaq.fr/musee-collections/peinture-bretonne/oeuvre/o/lamentation-des-femmes-de-camaret-autour-de-la/
  27. http://www.mbaq.fr/musee-collections/peinture-bretonne/oeuvre/o/le-port-de-camaret/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages consacrés à Camaret[modifier | modifier le code]

  • Marie-Françoise Bonneau, 1000 ans d'histoire en presqu'île de Crozon, Spézet, Keltia Graphic,‎ 1999, 158 p. (ISBN 291224238X)
  • Marcel Burel, Camaret-sur-Mer. Promenade dans le passé, Bannalec,‎ 1984, 135 p.
  • Louis Calvez, La presqu'île de Crozon. Histoire - Art - Nature, Nouvelle librairie de France,‎ 1975 (réimpr. 2005, Le livre d'histoire, coll. « Monographies des villes et villages de France »), 476 p.
  • Jacqueline Duroc, Camaret, cité d'artistes, Ursa-Le Chasse-marée, coll. « Les peintres de la Bretagne »,‎ 1988, 176 p. (ISBN 2869340095)
  • Guy Malbosc & Roger Mélènec, Les années langoustes, Spézet, Keltia Graphic,‎ 1998, 110 p. (ISBN 2912242053)
  • Joseph Téphany, Camaret-sur-Mer. Courte notice,‎ 1902 (réimpr. 2004, Le livre d'histoire, coll. « Monographies des villes et villages de France »), 135 p. (ISBN 2843734355, ISSN 0993-7129)
  • Georges-Gustave Toudouze, Camaret Grand'Garde du littoral de l'Armorique, Paris, Gründ,‎ 1954 (réimpr. 1993, Res Universis, coll. « Monographies des villes et villages de France »), 100 p. (ISSN 0993-7129)
  • Georges-Gustave Toudouze, À travers la presqu'île de Crozon, Morgat et Camaret, Paris, Éd. de la Ligue maritime française,‎ 1907 (réimpr. 2005, Éd. La Découvrance), 62 p. (ISBN 2842653475)
  • Georges-Gustave Toudouze, Camaret et Vauban, Paris, Alpina,‎ 1967, 95 p.
  • Georges-Gustave Toudouze, Ames et pierres de Bretagne, Paris, Floury,‎ 1943, 148 p.
  • Georges-Gustave Toudouze, La presqu'île de Crozon, La Baule, Éd. de Bretagne,‎ 1947

Ouvrages dont l'action se situe à Camaret[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Bathany, Camaret au Vitriol, Alain Bargain, coll. « Enquêtes & Suspense »,‎ 2005 (ISBN 2914532555)
  • Jean Failler, On a volé la Belle-Étoile, du Palémon, coll. « Les enquêtes de Mary Lester »,‎ 1998, 240 p. (ISBN 2907572199)
  • (br) Roparz Hemon, An ti a drizek siminal, Al Liamm,‎ 1956 (réimpr. 1998, Hor Yezh) (ISBN 2910699277)
  • Gustave Toudouze, Péri en mer (réimpr. 2001, Ancre de Marine), 206 p. (ISBN 2841411583)
  • Gustave Toudouze, Le Reboutou (réimpr. 2000, La Découvrance) (ISBN 2842651235)
  • Gustave Toudouze, Le bateau des sorcières (réimpr. 1990, Ancre de Marine) (ISBN 2905970219)
  • Georges-Gustave Toudouze, Faïk de Kerloc'h pupille de l'océan, Landerneau, Urz goanaz breiz-ololé,‎ 1943, 76 p.
  • Saint-Pol-Roux, La mort du Berger, Brest, Broulet,‎ 1938
  • Saint-Pol-Roux, L'ancienne à la coiffe innombrable, Nantes, Éd. du Fleuve,‎ 1946
  • Patrice Pellerin, Le Rocher du crâne, Dupuis,‎ 1995 (ISBN 2800121785)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]