Gare de Bordeaux-Saint-Jean

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Bordeaux Saint-Jean
Image illustrative de l'article Gare de Bordeaux-Saint-Jean
Le bâtiment voyageurs et l'entrée de la gare.
Localisation
Pays France
Ville Bordeaux
Quartier Saint-Jean-Belcier
Adresse Rue Charles-Domercq
33800 Bordeaux
Coordonnées géographiques 44° 49′ 33″ N 0° 33′ 21″ O / 44.825815, -0.55573244° 49′ 33″ Nord 0° 33′ 21″ Ouest / 44.825815, -0.555732  
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV Atlantique
Intercités
TER Aquitaine
TER Poitou-Charentes
Service auto-train
Fret
Caractéristiques
Ligne(s) Paris à Bordeaux
Bordeaux à Sète
Bordeaux à Irun
Chartres à Bordeaux
Voies 12[1]
Quais 7[1]
Transit annuel 12 millions de voyageurs (2005)
Altitude 7 m
Historique
Mise en service 1855
Ouverture 1898 (BV)
Architecte Marius Toudoire, S. Choron
Classement  Inscrit MH (1984)
Correspondances
Tramway C
Bus   9   10  11  16  45  58 

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Bordeaux Saint-Jean

Géolocalisation sur la carte : Aquitaine

(Voir situation sur carte : Aquitaine)
Bordeaux Saint-Jean

Géolocalisation sur la carte : Gironde

(Voir situation sur carte : Gironde)
Bordeaux Saint-Jean

Géolocalisation sur la carte : Bordeaux

(Voir situation sur carte : Bordeaux)
Bordeaux Saint-Jean

La gare de Bordeaux-Saint-Jean, dite gare Saint-Jean à Bordeaux, est la plus grande gare ferroviaire de la région Aquitaine, à h de Paris, temps de parcours devant être ramené à h environ après la mise en service de la LGV Sud Europe Atlantique, envisagée en 2017.

Les trains desservant la gare sont en provenance ou à destination de l'Espagne et de villes comme Arcachon, Toulouse, Lyon, Marseille, Strasbourg, Lille, Nantes et Nice. Les liaisons avec Bergerac, Périgueux, Angoulême, Agen, Pau, Libourne, La Rochelle, Limoges et Poitiers sont fréquentes.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare Saint-Jean est située au point kilométrique (PK) 583,844 de la ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean[2]. Elle est également l'origine de la ligne de Bordeaux-Saint-Jean à Sète-Ville, et de la ligne de Bordeaux-Saint-Jean à Irun ainsi que l'aboutissement de l'ancienne ligne de Chartres à Bordeaux-Saint-Jean. Son altitude est de 7 m[3].

vue d'ensemble des voies en arrivant du côté Garonne
Vue d'ensemble en arrivant du côté Garonne.

Histoire[modifier | modifier le code]

La gare de Bordeaux-Saint-Jean, située au bout du cours de la Marne, a été construite en 1855 par la Compagnie du Midi en remplacement de la gare de Bordeaux-Ségur.

Le développement important des chemins de fer à la fin du XIXe siècle rendit nécessaire la construction d'une gare principale plus grande. Les travaux débutèrent en 1889. Le hall d'arrivée fut bâti en premier en 1893 ; puis ce fut le hall de départ en 1897. La totalité du complexe fut terminée en 1898. La gare Saint-Jean devint la gare principale de Bordeaux aux dépens de la gare de Bordeaux-Bastide (gare d'Orléans) sur la rive droite du fleuve.

Rames de l'ancien tramway de Bordeaux devant la gare, dans l'entre-deux-guerres
La verrière de la gare, vers 1908.

La fusion en 1934 entre la Compagnie du Midi et la Compagnie du Paris-Orléans sonna le glas définitif de la gare de Bordeaux-Bastide. Existe aussi une autre gare située sur la rive droite, en amont de celle de la Bastide : la gare de l'État, terminus près de laquelle fut construite une gare marchandise appelée Bordeaux-Deschamps. Bordeaux était en effet desservi par trois compagnies ferroviaires. Un grand remaniement des lignes sur la rive droite eut lieu en 1954.

La salle des départs est une immense salle du XIXe siècle construite sur deux niveaux et éclairée par une vaste verrière. Dans le hall de départ est peinte une vaste carte des lignes du réseau de la compagnie du Midi, de Bordeaux à Sète. Cette très belle carte a malheureusement été amputée à l'occasion des travaux de rénovation de la gare, dans les années 1980, pour créer un passage entre deux espaces. La partie amputée correspond à l'essentiel du massif des Pyrénées et des lignes de montagne de l'ancien Midi (en particulier dans l'Ariège et l'Aude).

La verrière surplombant les voies est la plus grande verrière ferroviaire d'Europe[4]. Elle est l'œuvre de l'entreprise de construction métallique Daydé & Pillé[5] comme en témoignent les plaques constructeurs présentes sur les poteaux en acier. Gustave Eiffel a conduit, en tant que maître d'ouvrage (et non concepteur), les travaux de construction du pont ferroviaire appelé passerelle Eiffel utilisé jusqu'en 2008 pour traverser la Garonne et qui permettait à la gare Saint-Jean d'être reliée à tout le réseau ferroviaire au nord de la Garonne. Un nouvel ouvrage à quatre voies le remplace depuis cette date, permettant d'augmenter sensiblement la cadence des passages de trains.

La gare, ainsi que sa verrière métallique couvrant les voies, fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 28 décembre 1984[6].

Autres dates[modifier | modifier le code]

Vue de la carte murale du réseau de l'ancienne compagnie du midi.
Carte murale du réseau de l'ancienne Compagnie du Midi

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Hall de la gare.
Hall de la gare.

Accueil[modifier | modifier le code]

Desserte[modifier | modifier le code]

Annonce sonore de la desserte TER Bordeaux-Le Verdon

Elle accueille des TGV Atlantique venant de Paris-Montparnasse, mais aussi de Toulouse-Matabiau, Irun/Hendaye, Tarbes, Lille-Flandres, Strasbourg-Ville et Arcachon. Mais il y a aussi les Intercités de Nice-Ville, Nantes, Toulouse-Matabiau, Marseille-Saint-Charles, Lyon-Part-Dieu. Il y a aussi de nombreux TER en provenance d'Arcachon, Mont-de-Marsan, Langon/Agen, Macau/Lesparre/Le Verdon/La Pointe-de-Grave, Tarbes/Pau, Hendaye, Angoulême/Coutras, Saintes/La Rochelle-Ville, Brive-la-Gaillarde/Périgueux, Limoges-Bénédictins/Périgueux.

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Réseau TBC[modifier | modifier le code]

  • Tramway

Ligne C : Les Aubiers ↔ Bègles Terre Neuves

  • Bus
Liane 9 5h à 1h15 Gare Saint-Jean ↔ Brandenburg
Liane 10 Bouliac-Centre Commercial ↔ Gradignan-Beausoleil
Liane 11 Bègles-Rives d'Arcins ↔ Mérignac-ZI du Phare ou Mérignac-Beaudésert ou Le Haillan-5 Chemins
Liane 16 Gare Saint-Jean ↔ Mérignac Centre (René Coty)
Citéis 45 6h30 à 20h Gare Saint Jean ↔ Bordeaux place Ravezies (par le pont de Pierre et le pont Chaban Delmas)
Nuit 58 jeudi à samedi Bordeaux-Pont Saint-Jean ↔ Gradignan-Village 6-IUT

Il y a un parc de stationnement pour les vélos de 250 places ouvert 7j/7, 24h/24 ainsi qu'une station VCub à côté de la gare.

Réseau Trans Gironde[modifier | modifier le code]

Ligne 601 Gare Saint-Jean ou Quinconces ⇔ Saint-Jean-d'Illac-Le Las ou Lège-Cap-Ferret -Salle des Sports ou -La Pointe
Ligne 701 Gare Saint-Jean ou Mérignac Centre ou Sainte-Hélène-Bourg ⇔ Le Porge-Église ou -Océan
Ligne 702 Gare Saint-Jean ou Mérignac Centre ⇔ Lacanau-Longarisse

Service des marchandises[modifier | modifier le code]

Cette gare est ouverte au service du fret[7].

Projets et travaux[modifier | modifier le code]

L'aménagement de la gare[modifier | modifier le code]

Les quais sous la verrière.
Les quais sous la verrière.
Article détaillé : Passerelle Eiffel.

Au nord de la gare, la passerelle Eiffel était le seul pont ferroviaire permettant de traverser la Garonne à Bordeaux et ne comportait que deux voies limitées à un passage à 30 km/h. D'autre part la ligne jusqu'à la bifurcation de Cenon était à deux voies avec des passages à niveau. Tout ceci est un goulet d'étranglement responsable de la saturation du trafic à destination ou en provenance du Nord de la France : c'est le bouchon ferroviaire de Bordeaux. Un nouveau pont à quatre voies a été construit par Réseau ferré de France (RFF). La mise en service complète des quatre voies a eu lieu en 2010.

La destruction de la passerelle, envisagée par son propriétaire RFF, risque de remettre en cause le classement de Bordeaux au patrimoine mondial de l'UNESCO. RFF se déclare cependant prête à la céder à la collectivité. Le ministère de la Culture a pris un arrêté de mise en instance de classement en juin 2008 pour une durée d'un an. Pendant cette année, des études ont été réalisées permettant d'évaluer combien couterait le maintien de cet ouvrage, et s'il doit être classé monument historique.

L'ouvrage fait à présent partie d'un ensemble de trois sites historiques (avec la base sous-marine créée par les Allemands pendant l'Occupation) dont la réhabilitation est portée par les collectivités dans le cadre de la candidature pour « Bordeaux 2013, Capitale européenne de la culture »[8].

Les travaux visant à faire sauter le bouchon ferroviaire comprennent également le remplacement de la gare de Bordeaux-Benauge (sur la rive droite de la Garonne) par le pôle multimodal à Cenon permettant la connexion entre le réseau TER et la Ligne A du tramway de Bordeaux (réseau TBC). Ce pôle multimodal a été mis en service en septembre 2007.

Des nouvelles lignes à grande vitesse[modifier | modifier le code]

TGV en gare.
TGV en gare.

La construction de la LGV Sud Europe Atlantique va permettre de réduire en 2016 le temps de trajet à 2 heures entre Bordeaux et Paris. La prolongation de cette ligne vers Madrid et Lisbonne va permettre d'assurer la connexion des pays du nord et du sud de l'Europe avec les lignes vers Londres, Bruxelles et Amsterdam. De plus, la LGV Bordeaux - Toulouse mettra cette dernière à une heure de Bordeaux et devrait aussi ouvrir de nouvelles liaisons transversales de Bordeaux vers le littoral Méditerranée et le sillon rhodanien[9].

Ces connexions de lignes à grandes vitesses doivent permettre selon la SNCF (février 2009) de voir le trafic passer de 10 à plus de 20 millions de voyageurs par an[10].

Bordeaux-Euratlantique[modifier | modifier le code]

Une opération d'intérêt national dénommée Bordeaux-Euratlantique a été créée par un décret du 5 novembre 2009, pour l'aménagement global des espaces situés autour de la gare Saint-Jean.

Bordeaux-Euratlantique se développera sur une surface de 738 ha répartis sur Bordeaux avec 386 ha, Bègles avec 217 ha et Floirac avec 135 ha. L'objectif, à l'horizon 2030, est de créer un centre d'affaires au rayonnement international dans ces nouveaux quartiers. Il est prévu la construction de 2,5 millions de mètres carrés de surface, répartis entre 15 000 logements et 500 000 m2 de bureaux. Des commerces et des équipements publics viendront compléter ces aménagements[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b [PDF] Annexe 7.1 du document de référence du réseau – Service 2013 – Liste des quais, p. 11/90, sur rff.fr. Consulté le 2 décembre 2012.
  2. Les distances sont comptées via les gares d'Orléans et de Tours.
  3. Base de donnée des repères de nivellement de l'IGN.
  4. Sud Ouest, 19 mai 2011
  5. Bertrand Lemoine, L'architecture du fer, Champ Vallon, Seyssel (France), ISBN 2-903528-71-3
  6. « Notice no PA00083187 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Site fret SNCF : la gare de bordeaux-Saint-Jean.
  8. Capitale européenne de la culture 2013 – Liste des villes canditates, Ministère de la Culture et de la communication, avril 20008, sur culture.gouv.fr (consulté le 21 janvier 2015). Bordeaux n'a pas été retenue.
  9. Documents du débat public
  10. Le Point du 5 février 2009 : Euratlantique bouscule tout
  11. Le Moniteur du 10 novembre 2009: L'Opération d'Intérêt National Bordeaux-Euratlantique est créée

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La France des gares, collection Guides Gallimard, 2001
  • Patricia et Pierre Laederich, André Jacquot et Marc Gayda, Histoire du réseau ferroviaire français, éditions de l'Ormet, Valignat, 1996.
  • Jacques Defrance, Le Matériel moteur de la SNCF, éditions N.M., Paris, 1969 ; 1978.
  • Maurice Mertens et Jean-Pierre Malaspina, La Légende des Trans-Europ-Express (TEE), éditions LR-Presse, 2007.
  • Revue : Le Train avec numéro hors série sur les autorails X 2700 et X 2770).
  • Revue : Le Train avec numéro hors série sur Les locomotives diesels de ligne, les CC 72000, tome 4, par Olivier Constant, spécial 3/99 de 1999.
  • Revue : Voies ferrées, avec article « Lyon - Bordeaux : la revanche de l'X-TER » par Denis Vuagnoux, paru en pages 31 à 38 dans le no 171 de janvier-février 2009.
  • Hebdomadaire : La Vie du Rail avec plusieurs articles de 1955 à 2008.
  • Indicateurs horaires SNCF de 1938 à 2005.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]