Armentières

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Armentières
Beffroi de l'Hôtel de Ville
Beffroi de l'Hôtel de Ville
Blason de Armentières
Blason
Armentières
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Lille
Canton Armentières
(chef-lieu)
Intercommunalité Lille Métropole
Maire
Mandat
Bernard Haesebroeck
2008 - 2014
Code postal 59280
Code commune 59017
Démographie
Gentilé Armentiérois, Armentiéroises
Population
municipale
25 375 hab. (2010)
Densité 4 041 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 41′ 17″ N 2° 52′ 52″ E / 50.6880555556, 2.8811111111150° 41′ 17″ Nord
       2° 52′ 52″ Est
/ 50.6880555556, 2.88111111111
  
Altitude Min. 11 m — Max. 20 m
Superficie 6,28 km2
Localisation

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Liens
Site web www.armentieres.fr

Armentières (Ermentiers en flamand, Armentiers en néerlandais et Armintîre en picard) est une commune française de 25 000 habitants, située dans le département du Nord et la région Nord-Pas-de-Calais. Ancien fleuron de l'industrie textile, la ville est parfois encore appelée la Cité de la Toile, un surnom hérité du XIe siècle[1].

Sommaire

Géographie [modifier]

Armentières dans son canton et son arrondissement

Localisation [modifier]

Traversée par la rivière de la Lys, Armentières se trouve au nord-ouest de la communauté urbaine de Lille, à une quinzaine de kilomètres de la capitale des Flandres. Son quartier septentrional du Bizet est limitrophe de la Belgique.

Communes limitrophes [modifier]

Communes limitrophes d’Armentières
Ploegsteert (Belgique)
Nieppe Armentières Houplines
Erquinghem-Lys La Chapelle-d'Armentières

Environnement [modifier]

La ville était originellement construite au milieu d’un vaste marais inondé par la Lys, dont quelques zones humides subsistent aujourd'hui, notamment les Prés du Hem. La Vallée de la Lys constitue un important corridor biologique, soutenu par la communauté urbaine de Lille et le conseil régional du Nord-Pas-de-Calais au titre de la trame verte. L'un des bras de la rivière, qui traversait le centre-ville d'Armentières, a été détourné au milieu du XXe siècle.

Urbanisme [modifier]

Grands projets [modifier]

Ancienne cité industrielle, Armentières est aujourd'hui une ville en pleine restructuration. Pour accompagner ces mutations, l'action municipale s'articule autour de quelques grands projets liés aux transports et au logement, visant à renforcer à la fois l'attractivité et l'accessibilité de la commune[2]. Parmi les réalisations les plus marquantes de ces dernières années, on peut citer la réhabilitation du quartier de la gare, avec l'inauguration d'une nouvelle médiathèque et la création d'une gare routière, l'ouverture du passage inférieur, ou encore la construction de nombreux logements neufs.

Cadre de vie [modifier]

La qualité de vie figure également au cœur de la politique urbaine de la ville, comme en témoigne par exemple l'aménagement des places du centre ville, achevé en 2010. En outre, Armentières a été récompensée d'une fleur au concours des villes et villages fleuris en 2006[3], avant d'en obtenir une deuxième l'année suivante[4].

Transports [modifier]

Carte militaire de 1922 indiquant les voies de tramway et de chemins de fer

Réseau routier [modifier]

Armentières est traversée du sud au nord par la route départementale D22, puis D22a, et en diagonale par les routes D933 et D945a. La ville est aussi desservie par les sorties sortie 08 et sortie 09 de l'autoroute A25 E42, respectivement via La Chapelle-d'Armentières et Nieppe. Par ailleurs, pour désenclaver la commune et favoriser son développement économique, un projet d'échangeur autoroutier supplémentaire est actuellement à l'étude, afin de relier directement Armentières à l'autoroute A25 en passant par les nouveaux boulevards urbains[5].

Transport ferroviaire [modifier]

Armentières dispose d'une gare ferroviaire située sur la ligne Lille - Calais, ouverte le 1er septembre 1848. Elle est aujourd'hui desservie par les lignes TER 8, 8bis et 12, reliant Lille-Flandres à Dunkerque, Calais et Boulogne-sur-Mer via Hazebrouck. Jusqu'en 1988, une ligne internationale, aujourd'hui supprimée, desservait la ville belge de Courtrai via Houplines. Enfin, deux lignes secondaires, sans service voyageur, assurent le transport de fret vers les gares de Don-Sainghin et de Berguette.

Transports en commun [modifier]

La page « Gare d'Armentières » possède des informations détaillées à ce sujet.

Armentières est desservie par sept lignes d'autobus du réseau Transpole, dont deux mènent au terminus Lomme Saint-Philibert de la ligne 2 du métro lillois. En outre, de 1896 à 1930, la société des Chemins de fer économiques du Nord exploitait une ligne de tramway à vapeur reliant la ville à Halluin.

Deux lignes de la compagnie des tramways d'Armentières ont également desservi la ville de 1901 à 1914[6]:

  • de la gare d'Armentières au Bizet,
  • du passage à niveau de la Chapelle d'Armentières à Nieppe.

Histoire [modifier]

Toponymie [modifier]

n. f. 1206. Bas latin armentum = gros bétail, et suffixe à valeur collective aria : lieu où s'élève le gros bétail. Armentaria [terra] = [terre] convenant au gros bétail.

Armens, bas latin Ermingus, nom de personne d’origine germanique, et suffixe de possession ière, reste possible.

Héraldique [modifier]

Armes d'Armentières (Nord)

Les armes d'Armentières se blasonnent ainsi :
"D'argent à la fleur de lys de gueules, au chef du même chargé à dextre d'un soleil d'or et à senestre d'une lune en décours du même".

Armes d'Armentières (Nord)

Les armes d'Armentières sous le 1er Empire se blasonnaient ainsi :
"Coupé au premier, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d'azur à un N d'or, surmonté d'une étoile rayonnante du même, à senestre d'argent chargé à dextre d'un croissant contourné, à senestre d'un soleil rayonnant, surmontés en chef d'une étoile, le tout d'azur ; au second, à un lion rampant d'or".

Le traité d'Aix-la-Chapelle [modifier]

Informations complémentaires sur la page « Guerre de Dévolution ».

Armentières, cité au cœur de l’Europe, fut rattachée définitivement à la France par Louis XIV, à la suite de sa campagne de Flandres, qui aboutira au traité d’Aix-la-Chapelle de 1668, mettant ainsi un terme à la suprématie des comtes de Flandre, des ducs de Bourgogne, de la maison d'Autriche et de celle d’Espagne.

Dans une démarche d’allégeance, c’est à Bruxelles que le roi Louis XIV reçut une délégation des édiles, magistrats et bourgeois armentiérois. Après plusieurs années de guerre, la ville était ruinée et les membres de la délégation arrivèrent à Bruxelles pauvrement vêtus malgré leur rang. Ils durent ainsi se faire prêter des vêtements dignes de leur position pour se présenter devant le roi. Mais celui-ci avait été prévenu de la supercherie et s’exclama, en les voyant : « Armentières, pauvre mais fière ! », ce qui devint et resta durant des années la devise de la ville.

L'ère industrielle [modifier]

À partir de la fin du XIXe siècle, la Révolution industrielle fit d'Armentières une cité prospère, haut-lieu de l'industrie textile jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle. Tirant profit de la présence de la rivière de la Lys, de nombreuses usines de tissage et de filage s'y implantèrent, de même que les activités industrielles liées à la brasserie. La ville acquit ainsi une nouvelle devise : « Armentières, cité de la toile et de la bière ».

En 1903, Armentières connut une grève particulièrement dure de quarante-six jours ; la ville fut alors déclarée en état de siège, et le mouvement social fut violemment réprimé par l'armée. Les ouvriers, qui revendiquaient une hausse des salaires de 1,50 Franc par jour, avaient essuyé le refus du patronat et décidèrent donc l'arrêt du travail par référendum. Les manifestations, au slogan de « Vive la révolution ! Le tarif ou la mort ! », connurent leur point d'orgue le 30 septembre 1903, lorsque six mille tisseurs grévistes envahirent les magasins d'Armentières et jettèrent le fruit de leur propre travail dans les rues, afin de priver les patrons de leurs bénéfices. Victor Griffuelhes, alors secrétaire général de la CGT, déclara d’eux qu’ils « secouèrent leur apathie ».

Les deux guerres mondiales [modifier]

Article détaillé : Bataille d'Armentières.

Armentières a particulièrement souffert lors des deux guerres mondiales, et fut notamment détruite à 90 % à la suite de la Grande Guerre[1]. La ville a ainsi été décorée des deux Croix de guerre 1914-1918 et 1939-1945, ainsi que de la Légion d'honneur. Armentières et ses alentours abritent plusieurs cimetières militaires, lieux de mémoire des deux grands conflits mondiaux du XXe siècle.

Époque contemporaine [modifier]

Armentières est actuellement engagée dans un processus de reconversion économique vers le secteur tertiaire. À ses deux devises historiques, la ville préfère depuis quelques années une troisième, plus neutre : « Armentières, l’alliance de caractères ».

Politique et administration [modifier]

Liste des maires [modifier]

Depuis 2008, Armentières est administrée par Bernard Haesebroeck (PS), également Vice-Président du Conseil Général du Nord, ainsi que de la communauté urbaine de Lille, où il est chargé de la politique foncière[1]. Il est le successeur de Claude Hujeux, et de son père Gérard Haesebroeck, personnalité armentiéroise emblématique, qui fut député du Nord et resta premier édile de la ville durant quarante ans.

Liste des maires successifs d'Armentières de 1790 à nos jours
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Pierre Malingie    
1791 1792 Jacques Philippe Bayart    
1792 1793 Jean Baptiste Gombert    
1793 1794 Nicolas Joseph Druon Bayart    
1794   Balthazar Loridan    
1794 1795 Nicolas Denon Joseph Bayart-Selosse    
1795 An VI Maximilien Dubuche    
An VI   Antoine Boutry, Nicolas Denon Joseph Bayart-Selosse    
An VI An IX Nicolas Denon Joseph Bayart-Selosse    
An IX   Maximilien Dubuche    
An IX 1814 Nicolas Denon Joseph Bayart-Selosse[7]    
1815   Bruno Delangre    
1815 1825 Louis Dansette    
1827 1832 Édouard Ghesquer    
1832 1833 Louis Butin    
1833 1845 Édouard Ghesquer    
1845 1846 Jacques Deloince    
1846 1869 Hubert Dansette    
1869 1870 Jean-Baptiste Damas Pouchain    
1870 1878 Victor Pouchain    
1878 1881 Auguste Mahieu    
1881 1885 Mathias Tahon    
1885 1888 Victor Pouchain    
1888 1892 Henri Chas    
1892 1897 Désiré Fauvergue    
15 avril 1897 20 mai 1900 Alphonse Hurtel Béghin    
20 mai 1900 21 août 1904 Désiré Daudrumez    
21 mai 1905 11 décembre 1919 Henri Chas    
11 décembre 1919 12 mai 1929 Charles Conem    
12 mai 1929 3 juin 1940 Edmond Debruyne    
3 juin 1940 2 septembre 1944 Florimond Dufour    
6 septembre 1944 7 mars 1955 Georges Vankemmel    
29 mars 1955 27 mars 1956 Gustave Duriez    
3 mai 1956 15 mars 1959 Jean Pichon    
15 mars 1959 30 mai 1999 Gérard Haesebroeck PS Député du Nord
30 mai 1999 16 mars 2008 Claude Hujeux PS Suppléant de Yves Durand, député du Nord
16 mars 2008 en cours Bernard Haesebroeck PS Vice-Président du Conseil Général du Nord
Vice-Président de Lille Métropole Communauté Urbaine

Jumelages [modifier]

Armentières est jumelée à deux villes européennes, essentiellement associées à des échanges scolaires, des compétitions sportives et des actions culturelles soutenus par la municipalité[8]:

Population et société [modifier]

Démographie [modifier]

Évolution démographique [modifier]

D'après le recensement de 2007, Armentières compte actuellement environ 25 000 habitants. Les premières données disponibles, datant de 1793, faisaient état d'un peu moins de 8 000 habitants. La population armentiéroise a ensuite continuellement augmenté, jusqu'à approcher les 30 000 habitants au début du XXe siècle, avant d'être brutalement divisée par deux à la suite de la Première Guerre mondiale. La ville s'est repeuplée et stabilisée à son niveau actuel depuis les années 1950.

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7 671 7 598 7 542 7 681 6 338 6 512 6 817 7 959 8 840
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
10 104 11 901 15 579 19 035 21 746 25 089 27 985 28 638 29 603
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
29 401 28 613 28 625 14 758 21 035 22 704 24 049 22 667 24 940
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
25 248 26 916 26 346 24 834 25 219 25 249 24 836 25 170 24 965
2009 2010 - - - - - - -
25 089 25 375 - - - - - - -
Sources - Jusque 1962 : base Cassini de l'EHESS[9] ; à partir de 1968 : Insee (population sans doubles comptes puis population municipale après2006)[10],[11],[12],[13]

Pyramide des âges [modifier]

Pyramide des âges à Armentières en 2007 en pourcentage[14].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,5 
4,6 
75 à 89 ans
8,9 
10,2 
60 à 74 ans
12,2 
17,7 
45 à 59 ans
17,7 
20,5 
30 à 44 ans
19,1 
23,9 
15 à 29 ans
22,3 
22,9 
0 à 14 ans
19,3 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage [15].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement [modifier]

Sept lycées ou établissements d'enseignement supérieur sont présents sur la commune d’Armentières[16]:

  • l'Institut Familial d'Armentières (IFA) ;
  • l'Institut de Formation aux Soins Infirmiers (IFSI) ;
  • l'Institut Professionnel Saint Louis ;
  • l'Institution Saint Jude ;
  • le Lycée Gustave Eiffel ;
  • le Lycée Paul Hazard ;
  • le Lycée Professionnel Ile de Flandre.

Sports [modifier]

  • Football
Informations détaillées sur la page « Jeunesse Athlétique Armentiéroise ».

Le club de football "Jeunesse Athlétique Armentiéroise" (JAA), créé en 1911, évolue actuellement en Division d'Honneur de la Ligue Nord-Pas-de-Calais. De 1996 à 2000, l'équipe a évolué en Championnat de France amateur. À plusieurs reprises, le club a atteint les trente-deuxièmes de finale de la Coupe de France, notamment en 1999 contre le Racing Club de Lens au stade Félix-Bollaert (5-2 a.p.), ou en 2003 contre les Girondins de Bordeaux dans l'ancien stade Grimonprez-Jooris de Lille (0-3).

  • Natation
Informations détaillées sur la page « Sports Ouvriers Armentiérois ».

Les "Sports Ouvriers Armentiérois" (SOA), club omnisport fondé en 1932, comportent notamment une section natation au passé glorieux, où furent formés des générations de nageurs, dont Georges Pourcelle, qui traversa la Manche à la nage en 1958. Pendant un demi-siècle, le club a inscrit son nom au palmarès de la natation régionale, nationale et internationale.

  • Basket-ball

La section féminine du club de basket-ball des "Sports Ouvriers Armentiérois" (SOA) a remporté en 2009 le championnat de Nationale féminine 1. Elle évolue actuellement en Ligue féminine 2[17].

  • Sport automobile

Après avoir accueilli pendant plusieurs années le Rallye des Géants, Armentières est depuis 2004 la ville de départ du Rallye des Routes du Nord.

Économie [modifier]

Ancienne cité industrielle, Armentières a connu la prospérité à la Belle Époque et jusque dans les années 1950, grâce à l'industrie textile. La ville est aujourd'hui en pleine mutation et cherche à diversifier son panorama économique dans le secteur tertiaire, notamment dans le domaine médical. L'industrie reste toutefois présente, en particulier la brasserie d'Armentières, fondée en 1650, qui appartient désormais à la multinationale belgo-brésilienne Anheuser-Busch InBev.

Armentières possède une antenne territoriale de la Chambre de commerce et d'industrie du Grand Lille, qui gère l’aéroport de Merville - Calonne, ainsi que de nombreuses autres structures visant à accompagner les créateurs d'entreprises[18]. Plusieurs projets sont à l'étude, comme l'agrandissement de la zone d'activités Eurolys, qui abrite actuellement une soixantaine d'entreprises, ou l'aménagement de la Porte des Anglais au bord de l'autoroute A25.

Culture locale et patrimoine [modifier]

Lieux et monuments [modifier]

Place de la république
  • Le Beffroi de l'Hôtel de Ville
Informations détaillées sur la page « Beffroi d'Armentières ».

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le Beffroi d'Armentières fait également l'objet d'une inscription à l'inventaire des monuments historiques depuis 2002[19].

  • Les bâtiments de l'ancienne brasserie Motte Cordonnier

Les origines de la brasserie Motte Cordonnier remontent à plus de trois siècles. Le corps de bâtiment principal a été reconstruit au lendemain de la Première Guerre mondiale sur des plans de l'architecte Marcel Forest et a été inauguré en 1923. La brasserie a cessé ses activités en 1993 et ses bâtiments sont maintenant ouverts aux visites du public. Ils sont inscrits à l’inventaire des monuments historiques depuis 1999[20].

  • L'ancien magasin de commerce Mahieu, situé rue de la gare, de l'architecte Émile Vandenbergh, monument historique depuis 2000[21].
  • L'ancienne école de natation, ainsi que les bains et lavoirs publics, situés place Victor-Hugo, monuments historiques depuis 2003[21].

Manifestations locales [modifier]

  • La Fête des Nieulles

Manifestation traditionnelle, la Fête des Nieulles a lieu tous les ans au mois de septembre. Cortège folklorique, animations de rue et élection de la Reine des Nieulles sont au programme de cet évènement phare de la vie armentiéroise. Les géants « historiques » de la ville, Gambrinus (évoquant la tradition brassicole séculaire de la ville) et le Comte Phil (rappelant, par un jeu de mots, son passé textile) ont été remplacés par Françoise et Jean II de Luxembourg.

  • Le Festival Rock en Nord

Créé en 2009, ce festival pop rock doit se dérouler sur la Grand-Place d'Armentières en juin 2011.

Associations et équipements culturels [modifier]

Armentières dispose d'une salle de spectacle de 600 places, le Vivat, où ses habitants peuvent apprécier pièces de théâtre, spectacles de danse ou concerts. La ville a également hérité d'un patrimoine culturel important, en particulier musical. On peut citer pêle-mêle l’Harmonie du Commerce[note 1], la Fanfare des Trompettes Dévouées[note 2], l’Orchestre de l'âge d'or, ainsi que quatre chorales en activité : le Cercle Vocal de la Lys, le Choral Armentiérois, la Chorale Bonne Nouvelle et la Chorale des Ainés.

Armentières dans l'Art [modifier]

  • C’est en partie à Armentières que l’écrivain allemand Jakob Michael Reinhold Lenz (1751-1792), représentant avec Goethe du mouvement Sturm und Drang, situe l’action de sa pièce de théâtre « Les soldats » (die Soldaten, 1776). Le compositeur Bernd Alois Zimmermann (1918-1970) s’en est inspiré pour le livret de son opéra du même nom, écrit en 1965.
  • Le nom de la ville d'Armentières demeure dans l'imaginaire anglophone à cause d'une chanson populaire parmi les troupes britanniques, nord-américaines et australiennes pendant la Première Guerre mondiale, intitulée Mademoiselle from Armentières.

Personnalités liées à la commune [modifier]

L'humoriste Dany Boon est natif d'Armentières

Artistes et hommes de lettres [modifier]

Hommes politiques [modifier]

Autres personnalités [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes :

  1. L’Harmonie du Commerce est issue de la fusion, en 1967, de deux sociétés musicales, la Fanfare du Commerce et la Philharmonie d’Armentières, qui était la plus ancienne harmonie de France, fondée en 1788.
  2. La Fanfare des Trompettes Dévouées est une fanfare de trompettes de cavalerie, âgée de 120 ans.
  3. Poursuivie et arrêtée par D'Artagnan, Milady de Winter est exécutée dans les Prés du Hem par le bourreau de Lille avant d'être jetée dans la Lys.

Références :

  1. a, b et c Portail de Lille Métropole - Armentières, LMCU, 2010. Consulté le 23 janvier 2011.
  2. Ville d'Armentières - Urbanisme, Mairie d'Armentières, 2010. Consulté le 23 janvier 2011.
  3. Palmarès du 47e concours des villes et villages fleuris, 2006. Consulté le 23 septembre 2009.
  4. Palmarès du 48e concours des villes et villages fleuris, 2007. Consulté le 23 septembre 2009.
  5. Ville d'Armentières - Urbanisme - Grands projets, Mairie d'Armentières, 2010. Consulté le 23 janvier 2011.
  6. Ville de Tourcoing - Exposition "Tramways du Nord", Mairie de Tourcoing, 2010. Consulté le 23 janvier 2011.
  7. Émile Campardon, Liste des membres de la noblesse impériale : dressée d'après les registres de lettres patentes conservés aux Archives nationales, vol. In-8, 1893, 189 p. [lire en ligne] 
  8. Ville d'Armentières - Éducation - Jumelages, Mairie d'Armentières, 2010. Consulté le 23 janvier 2011.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 24 juillet 2010
  10. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 24 juillet 2010
  11. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 24 juillet 2010
  12. Recensement de la population au 1er janvier 2008, sur Insee. Consulté le 29 janvier 2011
  13. Recensement de la population au 1er janvier 2009, sur Insee. Consulté le 31 décembre 2011
  14. Evolution et structure de la population à Armentières en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 24 juillet 2010
  15. Résultats du recensement de la population du Nord en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 24 juillet 2010
  16. Ville d'Armentières - Éducation - Étudier, Mairie d'Armentières, 2010. Consulté le 23 janvier 2011.
  17. Fédération française de Basketball - Sports Ouvriers Armentiérois, FFBB, 2010. Consulté le 23 janvier 2011.
  18. Ville d'Armentières - Économie - Créer son entreprise, Mairie d'Armentières, 2010. Consulté le 23 janvier 2011.
  19. Notice no PA59000085, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Notice no PA59000050, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. a et b Notice no PA59000053, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Roger Clarysse, Fabrice Hameaux et Luc Leuridan, Armentières, Collection Mémoire en Images, Éditions Alan Sutton, 1998.
  • Commission « Armentières hier et aujourd’hui », La Belle Époque à Armentières, Éditions Westhoek, 1986.
  • Jean-Louis Decherf, Armentières et ses environs, Éditions SAEP, 1974.
  • Abel Joire, Histoire de la ville d’Armentières pendant la Révolution, Houtland Éditions, 1991.
  • Maurice Syssau, Le tissage à Armentières, Bibliothèque de Travail, Brochure 114 du 8 mai 1950.

Articles connexes [modifier]

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Liens externes [modifier]