Nœux-les-Mines

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Nœux-les-Mines
La mairie.
La mairie.
Blason de Nœux-les-Mines
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Béthune
Canton Nœux-les-Mines
Intercommunalité Communauté d'agglomération de l'Artois
Maire
Mandat
Serge Marcellak
2014-2020
Code postal 62290
Code commune 62617
Démographie
Gentilé Noeuxois, Noeuxoises
Population
municipale
12 242 hab. (2011)
Densité 1 385 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 28′ 49″ N 2° 39′ 56″ E / 50.4802777778, 2.6655555555650° 28′ 49″ Nord 2° 39′ 56″ Est / 50.4802777778, 2.66555555556  
Altitude Min. 23 m – Max. 76 m
Superficie 8,84 km2
Localisation

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Liens
Site web noeux-les-mines.fr

Nœux-les-Mines est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais, chef-lieu de canton dans l'arrondissement de Béthune. La Compagnie des mines de Nœux y a exploité ses fosses nos 1 - 1 bis et 3 - 3 bis.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Nœux-les-Mines
Verquin

Drouvin-le-Marais

Verquigneul Labourse
Houchin Nœux-les-Mines Mazingarbe
Barlin Hersin-Coupigny Sains-en-Gohelle

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Nœux-les-Mines doit être desservie par l'A26 Troyes - Calais via Reims et Arras, dite l'« autoroute des Anglais », à partir du premier trimestre 2014[1]. La commune est également traversée par la nationale 37 de Château-Thierry à Saint-Venant. Cette route a été déclassée en route départementale en 1972 et devient alors la D937.

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Photographie montrant la gare SNCF
La gare

Nœux-les-Mines figure sur la voie ferrée Arras - Dunkerque.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fosses de Nœux au début du XXe siècle.

L'actuel Nœux-les-Mines s'est appelé Vitris au IVe siècle. C'est le premier nom qu'on lui connaisse. Ce village fut détruit en 882 par les Normands, avant d'être reconstruit au Xe siècle et de devenir Noewe.

Il faisait partie d'une petite province, La Gohelle, appartenant elle-même à la province d'Artois. L'activité y était essentiellement agricole. Mais on y trouvait aussi de petites activités annexes à l'agriculture : meuneries, sucreries, brasseries…

Des erreurs de transcriptions successives transformeront Noewe en Nœux-lez-Béthune puis en Nœux-les-Mines en 1887, après la découverte du charbon dans son sous-sol en 1850. La commune compte alors 1 100 habitants. Les travaux de percement de la première fosse ont débuté en 1851. La ville connut alors une forte poussée démographique jusqu'à compter 14 070 habitants en 1962. Toutes les fosses ont été fermées entre 1956 et 1968.

Loisinord.
Loisinord.

Nœux-les-Mines a transformé l'un de ses terrils en piste de ski artificielle. Elle est constituée d'une sorte de paillasson en plastique arrosé en permanence pour faciliter la glisse. Inaugurée en 1996, elle fonctionne ainsi toute l'année. Près de ce terril se trouve une base nautique, l'ensemble est appelé Loisinord.

En 2002, puis en 2003, la commune a accueilli la finale du Trophée Andros sur son circuit automobile, le premier ovale de glisse d'Europe.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Noeux-les-Mines dans son canton et dans l'arrondissement de Béthune

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1878 sept 1898 Edouard Guilleman    
mai 1982 janv 1916 Henri Beharelle    
janv 1916 juin 1916 Auguste Cocquerelle    
juin 1916 janv 1918 Edouard Guilleman    
janv 1918 dec 1919 Charles Descamps   élu maire provisoire
dec 1919 mai 1922 Louis Monsauret    
mai 1922 Oct 1922 Edouard Viard   1er adj fonction de maire
1922 1959 Henri Beaussart    
mars 1959 1965 Albert Versquel    
mars 1965 1978 André Foudrinier PS  
1978 2014 Jacques Villedary PS  
2014 en cours Serge Marcellak PS  

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 12 242 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
671 589 837 947 912 950 981 1 036 1 112
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 746 2 216 3 130 3 839 4 219 4 235 4 905 4 962 5 997
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 771 8 280 8 649 10 667 12 269 12 168 12 156 12 938 13 670
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
14 113 13 325 13 567 13 166 12 351 11 966 12 111 12 242 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,5 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,3 %, 15 à 29 ans = 21,2 %, 30 à 44 ans = 20 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 17,1 %) ;
  • 53,5 % de femmes (0 à 14 ans = 17,1 %, 15 à 29 ans = 18 %, 30 à 44 ans = 17,4 %, 45 à 59 ans = 18,9 %, plus de 60 ans = 28,6 %).
Pyramide des âges à Noeux-les-Mines en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
1,5 
5,9 
75 à 89 ans
12,4 
11,0 
60 à 74 ans
14,7 
20,4 
45 à 59 ans
18,9 
20,0 
30 à 44 ans
17,4 
21,2 
15 à 29 ans
18,0 
21,3 
0 à 14 ans
17,1 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur aux attributs de mineur au marteau et au passés en sautoir, chargé d'une lampe et surmonté d'un casque, le tout d'or, accompagné de deux barres d'argent, chacune chargée d'une traverse ondée de gueules et délimitant des angles de sinople. Croix de guerre 1914-1918 (ajoutée au bas du blason).

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Église St Martin

Construite à une date inconnue, on sait que ce sont les Vikings qui l'ont détruite en 882. Reconstruite à l’identique par ordre du pape Adrien III, elle sera de nouveau rasée en 1550. Treize ans plus tard, un nouvel édifice est érigé, sous lequel seront enterrés les notables entre 1678 et 1708. Cette année-là, les soldats espagnols mettent le feu au clocher dans lequel se sont réfugiés des soldats français et des villageois. L’incendie fera neuf victimes. Sept ans après, on bâtit une quatrième église qui tombera en ruines.

En 1790, elle est fermée et transformée en atelier de salpêtre. C’est une grange située dans une rue derrière, qui sert pour les offices. Le 25 mai 1820, on lance une souscription publique et en 1822, Louis XVIII donne l’autorisation du début des travaux qui s’achèvent en 1827. Cette nouvelle église, fabriquée à faible coût, est trop petite et vite délabrée. Il faut la rénover en 1845. Puis on l’agrandit en 1876 grâce à une somme conjointe de l’État, la commune et la population.

Après la foudre en 1910, c’est ensuite au tour des conflits de s’attaquer au bâtiment. Le 25 mars 1917, un obus autrichien s’abat dans l’édifice au moment où aurait dû se dérouler un cortège funèbre. Heureusement, la prudence de l’abbé Roussel permet d’éviter un carnage. En 1940, un autre bombardement fit heureusement peu de dégâts. Le dernier aléa de la vie tourmentée de l’église Saint-Martin est dû au modernisme et remonte en 1993. Le chauffage, installé depuis quelques décennies avait provoqué une condensation propice au développement d’un champignon appelé mérule. Il en coûtera 1,7 million de francs et plusieurs mois de travaux pour que les Nœuxois retrouvent leur lieu de prières.

Église Sainte-Barbe[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Barbe.

On ne peut dissocier l’histoire de la paroisse et de l’église Sainte-Barbe à celle de l’exploitation minière. En 1857, avec la construction de nombreux corons pour accueillir les mineurs de la fosse no 1, on nomma un vicaire, Élisée Dussart, pour s’occuper des fidèles. Il célébrait la messe dans 3 maisons de la rue Saint-Arnaud (12,14,16) qu’on faisait communiquer pour contenir toute la foule. Le 1er janvier 1864, la paroisse est officiellement créée et c’est l’abbé Marquant qui a l’honneur d’ouvrir le premier registre. En 1868, on construit un presbytère et en 1875, le conseil d’administration des mines de Vicoigne vote un budget de 100 000 francs pour la construction d’un édifice religieux. La tâche est confiée à l’architecte M. Moyaux qui termine les travaux en 1878. En hommage à la patronne des mineurs, on lui donne le nom de Sainte-Barbe et on inscrit sur son portail : « HAEC EST DOMUS DEI ET PORTAE CAELI (Ici est la maison du seigneur et la porte du ciel) ». Le 25 août 1876, on bénit la cloche « Julie » et le 26 octobre 1913, c’est Fernand Lesert qui inaugure les orgues. Le 11 mai 1914, on tirera même un feu d’artifice du sommet du clocher.

Au cours de la grande guerre, les obus ne font que l’effleurer. Chapelle ardente, elle accueille les soldats tués à Notre-Dame de Lorette comme le général Moussy. Le 12 juin 1929, dans l’église et dans la ville se déroule un événement marquant : le congrès eucharistique diocésain, en présence des plus hautes autorités religieuses et de plus de 15 000 fidèles. Un cortège de 80 groupes français et polonais défila sur plus d’un kilomètre jusqu’au stade.

Aujourd’hui, l’église commence à subir les outrages du temps et aurait besoin d’être rénovée.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Hazebrouck, officier et résistant français également connu sous le nom de capitaine Hardy (Noeux-les-Mines, 1920 - maquis, à Vassieux-en-Vercors, 1944).
  • Jacques Alleman (1882-1945), architecte y a vécu et y est mort.
  • Georges Grandjean (1874-1934), artiste peintre originaire de la ville.
  • Raymond Kopa (1931-), footballeur français, d'origine polonaise y vit également le jour ; il emmena en 1958 l'équipe de France en demi-finale de la Coupe de monde pour la première fois de son histoire.
  • Stéphane Lefebvre (1992-), pilote de rallye, champion du monde junior WRC en 2014.
  • Ladislas Kijno (1921-2012), artiste peintre contemporain y demeura.
  • Adolphe Leroy y a fondé les magasins Stocks américains devenus Leroy Merlin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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