Billy-Montigny

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Billy et Montigny.
Billy-Montigny
Cités de la fosse no 10 - 20 à Billy-Montigny.
Cités de la fosse no 10 - 20 à Billy-Montigny.
Blason de Billy-Montigny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Canton Noyelles-sous-Lens
Intercommunalité Communaupole de Lens-Liévin
Maire
Mandat
Bruno Troni
2008-2014
Code postal 62420
Code commune 62133
Démographie
Gentilé Billysiens
Population
municipale
8 224 hab. (2011)
Densité 3 035 hab./km2
Population
aire urbaine
552 694 hab.
Géographie
Coordonnées 50° 24′ 52″ N 2° 54′ 42″ E / 50.4144, 2.9118 ()50° 24′ 52″ Nord 2° 54′ 42″ Est / 50.4144, 2.9118 ()  
Altitude Min. 24 m – Max. 45 m
Superficie 2,71 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte administrative du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Billy-Montigny

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte topographique du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Billy-Montigny

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Billy-Montigny

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Billy-Montigny
Liens
Site web billymontigny.fr

Billy-Montigny est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Elle fait partie de la Communaupole de Lens-Liévin (communauté d'agglomération) qui regroupe 36 communes et comptait 244 561 habitants en 2010.

La ville est connue à cause de la catastrophe de Courrières survenue qui a fait 1 099 morts dans les mines de charbon du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, la plus importante catastrophe minière d'Europe en date de 2009. La Compagnie des mines de Courrières y possédait ses fosses nos 2 et 10 - 20.

Ses habitants sont appelés les Billysiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Billy-Montigny se situe dans la région Nord-Pas-de-Calais, dans le bassin minier du Pas-de-Calais, entre Lens et Hénin-Beaumont. Elle se situe à 2,5 km d'Hénin-Beaumont, à 6,5 km de sa sous-préfecture, Lens, à 17,4 km de son chef-lieu, Arras. La capitale régionale, Lille se situe à 25,4 km[1].

D'une superficie de 271 ha[2], la ville est rattachée à la plaine de la Gohelle.

Communes limitrophes de Billy-Montigny
Noyelles-sous-Lens Fouquières-lez-Lens Montigny-en-Gohelle
Sallaumines
Méricourt
Billy-Montigny Hénin-Beaumont
Méricourt Rouvroy Hénin-Beaumont

Hydrographie, géologie et relief[modifier | modifier le code]

La ville n'est traversée par aucun cours d'eau. Un bras canalisé de la Deûle passe à proximité de la commune.

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Transport routier[modifier | modifier le code]

La ville de Billy-Montigny est desservie par l'ancienne route nationale 43 qui relie Douai, Hénin-Beaumont, Lens et Béthune[3], qui maintenant est déclassée en route communale, à cause du parallélisme avec l'autoroute A21. Dans la commune, une intersection relie la nationale 43 à la route départementale 46 qui relie Courrières à Rouvroy. Grâce à cette route départementale, la ville est rapidement reliée à l'A21 par la sortie 15. Elle permet de rejoindre les autoroutes A26 et A1.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Billy-Montigny a été construite en 1859 en même temps que la ligne Lens - Ostricourt. La gare était l’embranchement entre les chemins de fer des mines. Ainsi la Compagnie des chemins de fer du Nord transférait la marchandise sur leurs trains car tous les trains provenant des mines y amenaient leur production. Elle fut également la gare la plus importante de la région Nord-Pas-de-Calais par le tonnage des marchandises transportées. Malgré les deux guerres, la gare ne fut jamais détruite et garde depuis un siècle et demi les mêmes caractéristiques[4].

De nos jours, la gare est desservie par la SNCF grâce aux TER Nord-Pas-de-Calais. Sur 25 lignes classiques, deux passent par la gare de Billy-Montigny, ce sont les lignes 13 et 21. Elles relient respectivement Lens à Lille à une fréquence de 27 trains par jour et Lens à Douai-Valenciennes à une fréquence de 23 trains par jour[5],[6]. La gare de Billy-Montigny est juste un point d'arrêt, car la gare de Lens se situe à quelques kilomètres et récupère la majorité des voyageurs.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Billy-Montigny est desservie, comme 114 communes du département, par les bus urbain et interurbain Tadao. Deux lignes commerciales traversent la ville. En l'occurrence la ligne buLLe, ligne principale du réseau avec 1,1 million de voyageurs pour 2007[7], qui relie Liévin via la gare de Lens à la zone commerciale de Noyelles-Godault en traversant par la RN43, et la ligne 18, qui relie les mêmes endroits mais en passant par les rues du centre de Billy-Montigny[8].

De plus, la ville sera desservie par la ligne de tramway de Liévin à Noyelles-Godault[9] aux alentours de 2013 sur l'ex route nationale 43. Elle remplacera la ligne « buLLe ».

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Avant même que l'homme n'existe et alors que les continents n'étaient pas encore ceux de maintenant, une forêt de fougères et de végétaux occupait le sol de la ville. C'était il y a environ trois cents millions d'années[10]. C'est cette forêt qui est à l'origine du charbon.

Puis les hommes sont arrivés, cinq cent mille ans à cent mille ans avant notre ère[11]. Ces hommes pourraient venir d'Asie et se sont établis à côté des cours d'eaux de l'Artois. En ce temps reculé, ces hommes se nourrissaient de la pêche, et de la chasse d'animaux tels que le renne, l’élan, le cerf, le chevreuil, le sanglier, l’ours et l’urus. Le premier village aurait pu se situer entre la route nationale et la fosse 6 à Fouquières-lez-Lens aux alentours de la cité du 2[11],[10].

De Billiacum à Billy-Montigny[modifier | modifier le code]

Au temps gallo-romain, la ville s'appela Billiacum[11]. Vers l'an 360, la ville ainsi que la plupart de l'Artois se font évangéliser par Saint-Martin, un ancien légionnaire et aux alentours de l'an 500, Billiacum cesse d'être tributaire à Rome[10].

Vers le IVe siècle, la ville est envahie par les Normands venus de Scandinavie[11], il faudra un siècle pour que la ville se relève de ses invasions. Par la suite, en 877, la ville est à nouveau envahie, mais par le comte Baudouin Ier de Flandre, du comté de Flandre. La ville changea de nom pour s'appeler Billy-Montensni en 1129 puis Billy en 1182. En 1191, la nièce du comte se maria avec Philippe II de France ainsi le comte donna la province de l'Artois en guise de dot[10]. L'Artois passa entre les mains de la maison de Bourgogne en 1384 et la ville est très pauvre[11]. En 1492, l'Artois change encore de propriétaire et passe aux mains des Habsbourg[10].

Pendant le règne de Louis XIV, deux traités rendent l'Artois aux français, le traité des Pyrénées en 1659 et celui de Nimègue en 1678[10], et définitivement avec celui d'Utrecht en 1713[11].

La ville changea de nom pour Billy-en-Gohelle en 1720 puis Billy-les-Hénin en 1744[11]. Enfin en 1789, lorsque l'État français réunît l'Artois, le Boulonnais et le Calaisis pour former le Pas-de-Calais, Billy-les-Hénin changea de nom pour devenir Billy-Montigny[11]. L'année suivante, Billy-Montigny devint une commune du canton de Lens[12].

Extraction minière[modifier | modifier le code]

Découverte du charbon[modifier | modifier le code]

Les différentes fosses de la Compagnie des mines de Courrières.

Le [13], Jacques Mathieu et son équipe de mineurs découvrent une veine de charbon très faible à Fresnes-sur-Escaut dans la propriété de Nicolas Désaubois.

Le gisement houiller était exploité dans le département du Nord depuis plus d'un siècle ; mais des recherches en Artois étaient restées vaines, en raison d'un changement d'orientation des veines.

En 1841, la découverte de charbon à Oignies lors du forage destiné à un puits artésien fait comprendre que la veine de charbon se prolonge bien dans le Pas-de-Calais, mais dans la direction du Nord-Ouest.

Des recherches furent alors entreprises de façon systématique, et en 1849, Charles Matthieu, transfuge de la Compagnie des mines d'Anzin, découvre du charbon à Courrières. La politique du Second Empire est alors de limiter la taille des concessions, afin qu'elles soient en concurrence entre elles : l'exploitation de ce gisement houiller est donc réparti entre 10 sociétés, dont la Compagnie des mines de Courrières, créée en 1852[14]. En 1880, la production de charbon des nouvelles compagnies du Pas-de-Calais dépasse celle des compagnies historiques du Nord.

La fosse no 2 est exploitée à Billy-Montigny à partir de 1856[14]. La compagnie installe ses grands bureaux et ses ateliers centraux à Billy-Montigny, à proximité de cette fosse.

La fosse no 10 - 20 dite Schneider-Landrieu, est foncée à partir du mois d'avril 1899 par la Compagnie des Mines de Courrières. Le puits atteindra la profondeur de 673 mètres lors de sa mise en service en 1900. Le second puits, no 20 est ajouté en 1911. Il est profond de 546 mètres et servi pour l'aérage.

Catastrophe de Courrières[modifier | modifier le code]

La Catastrophe de Courrières
Illustration du Petit Journal, 1906
Article détaillé : Catastrophe de Courrières.

L'histoire de la région reste marquée par la catastrophe minière dite Catastrophe de Courrières qui fit 1 099 morts le 10 mars 1906 sur les territoires de Billy-Montigny, Méricourt, Noyelles-sous-Lens et Sallaumines.

Le samedi , un « coup de poussière » d'une rare violence ravage en quelques secondes 110 kilomètres de galeries communes aux trois fosses et situées sur les territoires de Billy-Montigny (fosse no 2 dite Auguste Lavaurs), Méricourt (fosse no 3 dite Lavaleresse), Noyelles-sous-Lens et Sallaumines (fosse no 4 - 11 dite Sainte-Barbe). Pris au piège, la plupart des ouvriers sont morts asphyxiés ou brûlés par les nuées ardentes de gaz toxiques. En fin de journée, seulement 576 mineurs arrivent à s'échapper de la catastrophe. Sur les 1 099 tués, 114 habitaient les corons de Billy-Montigny[15].

La gestion de la crise par la compagnie minière est particulièrement mal vécue par les mineurs et par leurs familles. La compagnie est accusée d'avoir fait passer la sécurité des mineurs après la protection des infrastructures en particulier en prenant la décision de murer les galeries et d'inverser l'aérage pour extraire la fumée et étouffer l'incendie au lieu de faciliter le travail des sauveteurs en leur envoyant de l'air frais. La polémique enfle avec l'arrêt précoce des recherches, abandonnées dès le 14 mars. Or, le 30 mars, soit 20 jours après l'explosion, 13 mineurs ressortent de la fosse no 2 ayant réussi à retrouver le jour par leurs propres moyens après avoir erré dans le noir total sur des kilomètres.

Le puits no 10 de la fosse no 10 - 20 et son avenue.

La catastrophe a un retentissement important dans la population, et déclenche une grève des mineurs qui s'étend à tout le bassin houiller du Nord-Pas-de-Calais. Cette grève dure 52 jours et connait des affrontements violents[14]

À partir de 1910, la compagnie des mines fait massivement appel à l'immigration, de mineurs wesphaliens, puis de travailleurs kabyles ; plusieurs centaines d'entre eux s'installent à Billy-Montigny[16]. Perçus comme des briseurs de grève et acceptant des salaires peu élevés, ils rencontrent l'hostilité de la population[17].

Fin de l'ère minière[modifier | modifier le code]

La fosse no 2 cesse d'extraire en 1938. Le chevalement est démonté pour être remonté sur le puits no 17 de la fosse no 9 - 17 à Harnes. Il ne reste rien de cette fosse en 2011, à l'exception de l'avenue qui porte son nom et de la plaque matérialisant l'emplacement du puits dans la Zone Eurobilly. Il subsiste en revanche quelques bâtiments de la fosse no 10 - 20, ainsi que les cités de ces deux fosses.

Les Guerres mondiales[modifier | modifier le code]

Le « Coron Tourtois » de Billy-Montigny, séquelles de guerre (Première Guerre mondiale)

Pendant toute la Première Guerre mondiale, Billy-Montigny est très proche de la ligne de front, et subit les conséquences des combats et mouvements de troupe. En 1917, après la bataille de Vimy, les fosses des mines de Courrières sont détruites et les galeries inondées par l'armée allemande[14].

La ville reçoit au lendemain de la Première Guerre mondiale la Croix de Guerre, récompensant l’attitude résistante de la population pendant l’occupation allemande[18]. La reconstruction sera cependant assez rapide compte tenu de l'ampleur des dégâts : elle est achevée en 1925, et la compagnie des mines de Courrières devient à cette date la première compagnie minière française[14].

Tout comme le reste du bassin minier, Billy-Montigny est occupée par l'Allemagne nazie. Elle fait partie de la zone d'administration militaire allemande.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Billy-Montigny dans son canton et son arrondissement.

Billy-Montigny est située dans l'arrondissement de Lens, dès sa création en 1962, dans le département du Pas-de-Calais ainsi que dans la région Nord-Pas-de-Calais. Auparavant, elle faisait partie de l'arrondissement de Béthune[19].

La commune est regroupée avec Fouquières-lez-Lens et Noyelles-sous-Lens dans le canton de Noyelles-sous-Lens[20]. Elle fait partie de la treizième circonscription du Pas-de-Calais.

Elle fait également partie de la Communaupole de Lens-Liévin, communauté d'agglomération regroupant 36 communes dont Lens et Liévin.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Maire actuel[modifier | modifier le code]

Bruno Troni a été réélu pour la seconde fois consécutive dans la commune de Billy-Montigny aux élections municipales de 2008.

En 1999, Otello Troni laisse sa place de maire à Bruno Troni. En 2001, il remporte pour la première fois les élections municipales. Sept ans après, Bruno Troni est réélu pour la seconde fois consécutive avec 52,09 %, ce qui représente 1 835 voix sur 3 523 et 23 sièges sur 29[21].

Groupe Président Effectif Statut
PCF Bruno Troni 23 majorité
DVG Yvon-Marie Laury 4 opposition
DVD José Évrard 2 opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1999 en cours Bruno Troni PCF Conseiller général du Canton de Noyelles-sous-Lens

depuis 2001

mars 1977 1999 Otello Troni PCF Conseiller général du Canton de Noyelles-sous-Lens

(1992-2001)

janvier 1968 Paul Beaufils ND ND
juin 1948 Henri Fougnies ND ND
octobre 1947 Louis Capillon ND ND
mai 1945 Lucien Delannoy ND ND
février 1945 Louis Capillon ND ND
juin 1941 Maurice Celisse ND ND
1926 Louis Capillon ND ND
1922 Louis Braun ND ND
1904 Pierre Joseph Tournay ND ND
1901 Emile Derivau ND ND
1891 Benjamin Lourties ND ND
1871 Adrien Tourtois ND ND
1870 Constant Mathieu ND ND
1860 Charles Desruelles ND ND
1849 Philibert Hainaut ND ND
1844 Philibert Hayart ND ND
1840 Célestin Muller ND ND
1837 François Beaucamp ND ND
1825 Charles, G, Tourtois ND ND
1817 Charles Desruelles ND ND
1814 Charles, J, Tourtois ND ND
1812 François Tourtois ND ND
1795 Joseph Beaucamp ND ND
1789 François Tourtois ND ND
Les données antérieures ne sont pas encore connues. ND = Non défini ou connu

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 8 224 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
268 275 269 311 333 333 382 361 314
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
455 876 1 037 1 190 1 404 1 831 2 206 2 788 3 391
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 503 6 150 8 019 6 298 9 934 10 492 9 371 9 622 9 851
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
10 593 10 028 8 834 7 682 8 126 8 396 8 018 7 964 8 224
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2004[23])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,9 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,5 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,5 %, 15 à 29 ans = 22,5 %, 30 à 44 ans = 19,8 %, 45 à 59 ans = 19,6 %, plus de 60 ans = 14,6 %) ;
  • 53,5 % de femmes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 20,7 %, 30 à 44 ans = 18,2 %, 45 à 59 ans = 18,6 %, plus de 60 ans = 22,7 %).
Pyramide des âges à Billy-Montigny en 2007 en pourcentage[24]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,5 
75 à 89 ans
10,5 
8,9 
60 à 74 ans
11,4 
19,6 
45 à 59 ans
18,6 
19,8 
30 à 44 ans
18,2 
22,5 
15 à 29 ans
20,7 
23,5 
0 à 14 ans
19,7 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[25]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Billy-Montigny fait partie de l'académie de Lille, elle administre deux écoles maternelles (Louise-Michel et Sévigné) et trois écoles élémentaires publiques (Robert-Doisneau, Roland et Voltaire), ainsi que l'établissement Suzanne-Lanoy regroupant les deux parties du secteur élémentaire[26].

Le département gère le collège David-Marcelle. La région n'y gère pas de lycée. Les plus proches sont sur la commune voisine d'Hénin-Beaumont et à Lens.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune compte onze médecins généralistes[27].

Les centres hospitaliers les plus proches sont ceux d'Hénin-Beaumont et de Drocourt.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune comporte deux associations sportives principales. Les Carabiniers de Billy-Montigny regroupent sept sports. Il y a le tir à l'arc, l'athlétisme, le football, le sport et loisir, le tennis, le handball, et la section chiens de défense[28]. La section handball concourt en Nationale 2 dans la poule 2. L'association sportive billysienne propose du culturisme, de la danse, du football, de la randonnée cycliste, des majorettes, du javelot, de la pétanque, de l'aquagym, du tennis de table et de la natation[29]. D'autres associations sportives existent également. Elles proposent de la boxe, du ju-jitsu, de l'escalade, etc[30].

Le 19 juin 1927, le stade de la compagnie des mines de Courrières est inauguré. Il est renommé en hommage à Paul Guerre, en 1931[31]. Une salle de sport y est construite à proximité en 1956, est rénovée en 1988 et cette même année prend le nom de salle Paul-Éluard. En 1980, la halle Juliot-Curie ouvre ses portes[31]. Après l'incendie du 22 mai 2005 de la salle de sport du collège David-Marcelle[32], une nouvelle salle de sport a été construite dès 2007. Inauguré en 2008, le complexe sportif porte le nom d'Otello Troni, ancien maire de la commune[31].

Média[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional La Voix du Nord publie une édition locale pour la Communaupole de Lens-Liévin.

Les programmes de la radio RBM, radio associative, sont émis depuis Billy-Montigny[33],[Note 3]. Les habitants de Billy-Montigny reçoivent également, outre certaines stations de radio nationales, les programmes de Nostalgie Lens et de Chérie FM « Haut de France »[34]. Elle reçoit également des radios régionales comme Fréquence Horizon, Metropolys, Contact et Mona FM.

La ville est couverte par les programmes de France 3 Nord-Pas-de-Calais et les chaînes nationales de la TNT. Elle reçoit également la chaîne régionale Wéo.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et emploi[modifier | modifier le code]

Le revenu moyen par ménage billysien est de 10 831 € par an, ce qui est très inférieur à la moyenne nationale de 15 027 € par an[35].

Pour une population totale de 8 396 en 1999, la population active de la commune est de 3 102 habitants[36]. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans est de 73 % sachant que la moyenne nationale est de 82,2 %. On dénombre 735 chômeurs en 1999, soit un taux de chômage s'élevant à 23,7 %, nettement plus élevé que la moyenne nationale qui est quant à elle de 12,9 %. Le pourcentage d'actifs est de 37 % contre 45,2 % au niveau national. Il y a 15,8 % de retraités, 27,5 % de jeunes scolarisés et 19,7 % d'autres personnes sans activité[36].

Répartition des emplois par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Billy-Montigny 0,2 % 4,6 % 4,4 % 16,8 % 29,9 % 44,1 %
Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : Insee[35]

Offre commerciale[modifier | modifier le code]

Dans le schéma de cohérence territoriale de Lens-Liévin—Hénin-Carvin, Billy-Montigny est un pôle secondaire. La ville a plusieurs atouts commerciaux, comme la présence de plusieurs commerces le long de la RN43 dont un Shopi. Mais elle a également de nombreux points faibles comme le manque de stationnement ou la paupérisation de la population[37].

Offre commerciale Offre globale Dont établissement de plus de 300 m2
Nombre d'activité  % Nombre d'établissement  % Surface de vente (m²)  %
Alimentaire et banal 23 18,7 2 40,0 1 874 46,5
Équipement de la maison 10 8,1 0 - - -
Équipement de la maison 16 13,0 3 60 2 160 53,5
Sport-Culture-Loisir 5 4,1 - - - -
Hygiène-Santé-Beauté 5 4,1 - - - -
Services 27 22,0 - - - -
Hôtel-Café-Restaurant 26 21,1 - - - -
Auto-moto 11 8,9 - - - -
Total 123 100 5 100 4 034 100

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le « Parcours des rescapés »
  • À l'occasion du centième anniversaire de la catastrophe de 1906, la Communaupole de Lens-Liévin a aménagé un « parcours des rescapés » entre la nécropole de Méricourt, lieu qui abrite dans une fosse commune les corps de 272 mineurs non identifiés, et l'emplacement de l'ancienne fosse de 2 de Billy-Montigny où 13 survivants ont rejoint le jour, 17 jours après l'arrêt des recherches. Cet aménagement d'un kilomètre de long comprend 21 bornes métalliques sur lesquelles sont relatés le quotidien et les événements qui suivirent en surface et la survie des rescapés en sous face. La création de cet aménagement a été conçu par Territoires, Sites et Cités-paysagistes, Vrignaud Nicolas & Louazon Jean-Marc - scénographes.
  • La fosse no 10 - 20 : depuis sa fermeture en 1954, la fosse a conservée un grand nombre de bâtiments. La salle des machines, le poste électrique, la salle des bains-douches des mineurs, la baraque à outils, l'atelier, le magasin et les bureaux sont encore visibles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Arme de Billy-Montigny

D’or à l’arbre sinople senestré d’un lion de sable, armé et lampassé de gueules rampant contre le fût ; à la bordure d’argent chargée de huit manchetures d’hermine de sable[18].

Le blason de la ville de Billy-Montigny représente les quatre derniers siècles de son histoire locale[18].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. La station partage ses ondes avec une autre radio associative, Radio 13, basée à Sallaumines

Références[modifier | modifier le code]

  1. « orthodromie : distance à vol d'oiseau », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 30 juillet 2011)
  2. « Billy-Montigny », Villorama (consulté le 5 mars 2009)
  3. « Route nationale 43 », Wiki Sara (consulté le 5 mars 2006)
  4. « La gare », Site officiel (consulté le 5 mars 2009)
  5. [flash] « Carte interactive », TER Nord-Pas-de-Calais (consulté le 5 mars 2009)
  6. [PDF] « Avion - Billy-Montigny - Calonne-Ricouart - Dourges - Liévin », TER-SNCF (consulté le 18 mars 2009)
  7. « Les lignes Bulle », SMT Gohelle-Artois (consulté le 5 mars 2009)
  8. [flash] « Plan de Tadao », Tadao (consulté le 5 mars 2009)
  9. [PDF] « Projets et enjeux autour du TCSP 1 », SMT Artois-Gohelle (consulté le 5 mars 2009)
  10. a, b, c, d, e et f « Chapitre 1 : Billy-Montigny », Billy au cœur de la Catastrophe de Courrières (consulté le 3 mars 2009)
  11. a, b, c, d, e, f, g et h « Billy-Montigny dans la région Nord-Pas-de-Calais », Site officiel (consulté le 3 mars 2009)
  12. « Histoire », Site non officiel (consulté le 3 mars 2008)
  13. « 1720 La découverte », Charbonnages de France (consulté le 8 avril 2009)
  14. a, b, c, d et e Gérard Dumont et Valérie Debrabant, Les 3 âges de la mine Nord,, Édité par La Voix du Nord & le Centre historique minier de Lewarde (ISBN 9782843931079)
  15. [PDF] Bruno Troni, « Billy-Montigny : "Place au renouveau" », multitex-regie.com (consulté le 6 mars 2009), p. 2
  16. Jean-René Genty, Des Algériens dans la région du Nord (lire en ligne)
  17. Diana Cooper-Richet, Le peuple de la nuit, p. 114
  18. a, b et c « Le Blason de la ville de Billy-Montigny », Site officiel (consulté le 7 mars 2009)
  19. « Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui », sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales (consulté le 10 août 2010)
  20. « Ville de Billy-Montigny », annuaire-mairie.fr (consulté le 4 mars 2009)
  21. « Pas-de-Calais (62) - Billy-Montigny », Ministère de l'Intérieur (consulté le 5 mars 2009)
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  24. « Évolution et structure de la population à Billy-Montigny en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 août 2010)
  25. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 août 2010)
  26. « Enseignement - Ecoles », Site officiel,‎ 2005 (consulté le 30 juillet 2011)
  27. « Médecins généralistes Billy Montigny », Doctoralia France (consulté le 31 juillet 2011)
  28. « Les Carabiniers de Billy-Montigny (C.B.M.) », Site officiel,‎ 2005 (consulté le 31 juillet 2011)
  29. « Association Sportive Billysienne (A.S.B.) », Site officiel,‎ 2005 (consulté le 31 juillet 2011)
  30. « Autres associations sportives », Site officiel,‎ 2005 (consulté le 31 juillet 2011)
  31. a, b et c « Le stade Paul Guerre », Site officiel,‎ 2010 (consulté le 1er août 2011)
  32. [PDF] « La nouvelle salle de sports : un projet commun, cohérent et ambitieux », Billy Infos,‎ 2007 (consulté le 31 juillet 2011)
  33. « Radios locales / Autres radios dans le Nord-Pas-de-Calais », Radioscope (consulté le 31 juillet 2011)
  34. « Liste des fréquences radio », sur le site du Conseil supérieur de l'audiovisuel (consulté le 31 juillet 2011)
  35. a et b Données démographiques d'après l'Insee publiées par L'Internaute - Emploi
  36. a et b « Fiche emploi pour Billy-Montigny », sur journaldunet, données Insee (consulté le 1er mars 2009)
  37. [PDF] « Partie 4 du diagnostic SUCA », SCOT Lens-Liévin—Hénin-Carvin (consulté le 1er mars 2009), p. 168