Citadelle de Besançon

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Citadelle de Besançon
Image illustrative de l'article Citadelle de Besançon
La citadelle, vue du ciel
Période ou style XVIIe siècle
Type Citadelle
Architecte Vauban
Début construction 1668
Fin construction 1693
Destination initiale Citadelle
Propriétaire actuel Ville de Besançon
Destination actuelle Monument, Musée
Protection Logo des sites naturels français Site classé (1924)
Logo monument historique Classé MH (1942, 1944)
 Patrimoine mondial (2008, Réseau des sites majeurs de Vauban)
Site web www.citadelle.com
Coordonnées 47° 13′ 53″ N 6° 01′ 57″ E / 47.231372, 6.03246 ()47° 13′ 53″ Nord 6° 01′ 57″ Est / 47.231372, 6.03246 ()  [1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Comté de Bourgogne
Région Franche-Comté
Département Doubs
Commune Besançon

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Citadelle de Besançon

La Citadelle de Besançon est une place forte surplombant la ville de Besançon, préfecture de la région française de Franche-Comté. Elle constitue un des chefs-d'œuvre de Sébastien Le Prestre de Vauban (1633-1707), ingénieur militaire du roi Louis XIV. Elle est à ce titre un site classé en 1924[2], classée au titre des monuments historiques par trois arrêtés de 1942 et 1944[3], et inscrite depuis le 7 juillet 2008 sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO au sein du Réseau des sites majeurs de Vauban regroupant douze sites représentatifs du génie architectural de Vauban.

La première pierre de la citadelle est posée au mont Saint-Étienne le 29 septembre 1668 alors que la ville est en possession de la Couronne d'Espagne. Le traité de Nimègue, signé le 10 août 1678, rattache définitivement la ville et sa région au royaume de France : Louis XIV décide alors de faire de Besançon un des maillons essentiels du système de défense de l'Est de la France et confie à Vauban le soin de poursuivre la construction.

La Citadelle de Besançon est aujourd'hui le symbole de la ville et un haut-lieu du tourisme franc-comtois, premier monument payant de la région en termes de fréquentation avec chaque année de 200 000 à 280 000 visiteurs. En plus de son cadre historique architectural et de sa situation géographique privilégiée, il abrite trois musées labellisés Musées de France: le Musée de la Résistance et de la Déportation, le Musée comtois et le Muséum qui est réparti selon cinq espaces: le Jardin zoologique, l'Aquarium, l'Insectarium, le Noctarium et le Parcours de l'évolution. Des espaces de restauration et une boutique sont présents sur le site.

Situation[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

L'édifice s'étend sur douze hectares sur un site dont l'importance stratégique est évoquée dès 58 avant J.-C., par Jules César. La Citadelle de Besançon a ainsi été construite sur le mont Saint-Étienne, une des sept collines qui forment les protections naturelles de la capitale de la Franche-Comté avec Bregille, La Roche d'or, Planoise, Chaudanne, Rosemont et Fort Benoît. Elle surplombe de plus de 100 m la vieille ville et offre donc une vue grandiose sur Besançon et ses environs. La cité se situe dans une boucle formée par un méandre naturel du Doubs ; l’éperon rocheux sur lequel se trouve la citadelle ferme en quelque sorte la boucle du Doubs et encercle le centre urbain historique.

Géologie[modifier | modifier le code]

La citadelle est construite au sommet d'un morceau isolé de l'anticlinal qui fait partie du faisceau bisontin. Le sous-bassement rocheux est composé au sommet de calcaires datant du Bathonien, suivi dans les couches inférieures par la grande oolithe du Bajocien[4].

Bas-relief ornant la porte de la citadelle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la Citadelle[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Étienne fut édifiée sur la colline du même nom, à une date qui est encore actuellement assez trouble mais qui pourrait précéder la construction de la cathédrale Saint-Jean. Lors du lancement de projet de construction de la citadelle, une église connue sous le nom d'église paroissiale Saint-André ainsi que d'autres maisons adjacentes furent démolies à partir de 1668, mais le chapitre de Saint-Étienne ne devait pas être menacé. Cependant, un incendie officiellement accidentel détruit le bâtiment entre 15 et le 22 mars 1674 permettant ainsi à la municipalité de disposer pleinement du site de la colline pour y construire une imposante citadelle[5].

Édification (1668-1683)[modifier | modifier le code]

Statue de Vauban par Pierre Duc

Le mont Saint-Étienne voit s'établir au cours du XVIIe siècle un ouvrage militaire dessiné par l'ingénieur militaire Vauban en mars 1668. Ce sont néanmoins les Espagnols, de la famille royale des Habsbourgs d'Espagne, qui possèdent la Franche-Comté et Besançon depuis le mariage de la Duchesse Marie de Bourgogne avec l'Empereur d'Autriche, qui entreprennent, pendant 6 années, l'édification de l'ouvrage sous la direction d’Ambroise Precipiano. La province de Franche-Comté étant revenue en 1674 sous le giron de Louis XIV (par traité de Nimègue qui rattache en 1678 définitivement la Franche-Comté à la France), le roi décide de poursuivre et d'améliorer substantiellement la défense de la ville. En 1683, l’ensemble des principaux travaux fixés par Vauban à la citadelle s’achève. En construisant la citadelle, pièce maîtresse de l'ensemble fortifié de la ville sur la partie la plus étroite et la plus élevée, Vauban signe une réalisation majeure. Les fortifications de l’ensemble de la ville ont été achevées en 1693, après vingt ans de travaux. Elles avaient coûté si cher au trésor royal que Louis XIV aurait demandé, selon la légende, si les murs de la citadelle avaient été élevés en pierre ou en or...

Rôles de la Citadelle jusqu'à la période contemporaine[modifier | modifier le code]

Quant au destin et aux rôles que la citadelle tient dans les siècles suivants, elle sert assez peu pour résister à des sièges, mais reste toujours propriété de l’État, comme prison ou comme logement de troupes en garnison. Les progrès de l’artillerie rendent vite les fortifications insuffisantes. Elle s'utilise encore tout de même au XIXe siècle : contre les Autrichiens en 1814 et les Prussiens en 1871, subissant peu de dommages. Elle a également accueilli des prisonniers d’État tels que les complices de la Voisin – accusés dans des affaires d’empoisonnement qui marquèrent scandaleusement la cour du roi Soleil –, des déserteurs des armées de Louis XIV et de Louis XV, ainsi que des royalistes lors de la Révolution. Et il y a eu les prisonniers de guerre au cours du Premier Empire : Autrichiens, Anglais, Espagnols.

Lors de la Première Guerre mondiale, Besançon reste à l’arrière du front sans être touchée par les combats. La citadelle sert donc surtout à des fins de logistique.

Un site martyr (1940-1945)[modifier | modifier le code]

Poteaux des fusillés

Sans combat, la citadelle est occupée par les troupes allemandes dès le mois de juin 1940. Du 28 avril 1941 au 18 août 1944, 100 Résistants condamnés à mort furent fusillés entre le puits et la chapelle du monument. Parmi eux, quatre-vingt-quatre Français, trois Italiens, un Polonais, trois Suisses, cinq Hollandais, deux Luxembourgeois et deux Espagnols. Un mémorial leur rend aujourd'hui hommage.

L'épisode le plus douloureux se déroule sans doute le dimanche 26 septembre 1943 car, parmi les seize fusillés dont treize du groupe de Résistants « Guy Mocquet », figure Henri Fertet qui n’avait pas encore 17 ans ! Avant de mourir, il rédige une lettre poignante à ses parents témoignant de son engagement, au-delà de sa vie.

Après de violents combats, les Américains reprennent la citadelle le 7 septembre 1944. En octobre 1944, la citadelle devient officiellement le Dépôt 85, un des nombreux camps français destinés aux prisonniers de guerre de l'Axe capturés dès la Libération. Des milliers de prisonniers s'y succèdent jusqu'à la fermeture du camp au printemps 1948. Plus de 400 d'entre eux y ont perdu la vie.

Après cette période trouble, la citadelle ne sert plus au logement des troupes de garnison. D'un point de vue militaire, elle est devenue obsolète : l'armée l'utilise alors comme lieu de stockage et de dépôt.

C'est durant cette période que la citadelle est reconnue par l’État français pour son importance patrimoniale. L'ensemble de bâtiments constituant la citadelle, incluant la chapelle Saint-Étienne et le puits voisin fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 8 juin 1942. Le bastion de la porte Rivotte fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 5 janvier 1944. La porte Taillée et la porte Rivotte, faisant partie des anciens remparts de Vauban, ainsi que les glacis de la citadelle, font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 14 mars 1944[3].

Un haut-lieu touristique et culturel (1959 à nos jours)[modifier | modifier le code]

Le 28 mai 1959, les clés de la citadelle sont remises officiellement au maire de Besançon Jean Minjoz par le général Le Carpentier de Sainte-Opportune et l'armée cède le monument à la Ville un an plus tard, le 21 juin 1960. La Ville de Besançon, nouveau propriétaire du site, dédie la place forte au tourisme, à la culture et à la mémoire. Ainsi, plusieurs espaces muséographiques, tant à vocation historique que scientifique ont vu progressivement le jour. Un nombre de visiteurs annuel approchant 300 000 témoigne du succès de la reconversion du site qui combine intérêt géographique (avec notamment un magnifique panorama sur Besançon), intérêt historique, intérêt architectural et intérêt scientifique.

La Citadelle est inscrite depuis le 7 juillet 2008 sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO.

Architecture militaire[modifier | modifier le code]

La citadelle de Besançon au sommet d'un anticlinal ou comment Vauban se sert des caractéristiques du terrain pour poser une fortification

La citadelle est bâtie au sommet d'un vaste anticlinal, sur un terrain rectangulaire barré dans toute sa largeur par trois fronts bastionnés(les enceintes, ou fronts). L'ensemble est ceinturé de remparts parcourus par des chemins de ronde et ponctués de tours de guet et de guérites. Les murailles peuvent atteindre jusqu'à 15 à 20 mètres de hauteur pour une épaisseur entre 5 à 6 mètres. Pour assurer l'approvisionnement en eau, un puits de 132 mètres de profondeur est creusé dans la roche, la roue de l'imposant ouvrage ayant un diamètre de 4 mètres.

Vauban explique dans son "Traité de la défense des places" comment doit être conçu une place fortifiée :
"Les faces sont les seules exposées et toujours les premières attaquées, comme les plus accessibles des corps de place. On n'a rien trouvé de mieux jusqu'à présent pour la défense des places que les bastions dont les meilleurs sont ceux qui ont des flancs à orillons faits à la moderne, et des flancs bas intérieurs, lesquels, outre leur usage ordinaire, peuvent encore servir de souterrains quand ils ne sont pas attaqués...."
"C'est pourquoi ce n'est pas assez que les chemins couverts soient bien traversés [c'est-à-dire munis de traverses protégeant des tirs de côté], les demi-lunes doublées et bien retranchées, il est encore nécessaire de les bien défendre, et que, pour couronner l'œuvre, les bastions soient aussi bien défendus, et par conséquent bien retranchés non par des ouvrages faits à la hâte, qui ne peuvent être bons ni solides quand on attend que les attaques soient déclarées ..."

Le Front Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

Front Saint-Étienne conçu par Vauban à l'avant du front royal

La première ligne de défense, le Front Saint-Étienne, a été construite à l'emplacement de la cathédrale éponyme, que Vauban a détruite pour élever cette défense face à la ville. Un système défensif comporte :

  • En avant de la courtine est disposée une demi-lune, cernée de fossés, équipés pour le canon - le pavillon d’entrée est prolongé de chaque côté par des courtines et terminé par des demi-bastions aux extrémités.
  • La courtine, qui était en fait le pan de muraille entre les 2 demi-bastions, était le point faible de la muraille
  • Un fossé creusé dans la roche. Il était délimité par l’escarpe (paroi intérieure d’un fossé) et la contrescarpe (paroi extérieure du fossé)
  • Ce fossé était franchissable par le pont dormant, qui était terminé par le pont-levis.
  • Ensuite, les 2 demi-bastions protégeaient latéralement l’accès à la porte. Ils comprenaient : - une face exposée à l'ennemi et armée de canons, - le flanc qui rejoint la courtine aux bastions. Il pouvait être droit (comme au front Royal) ou à orillons, c’est-à-dire abrité derrière un angle arrondi couvrant l'artillerie postée sur le flanc. On retrouve ce système à orillons sur le front Saint-Étienne.
  • Enfin, deux traverses étaient disposées de chaque côté des bâtiments pour protéger des vues et tirs latéraux provenant des collines de Chaudanne et Bregille.

Donc ce système était construit de telle sorte que depuis tous les postes, on pouvait surveiller l’ennemi où qu’il soit et il était ainsi cerné. Même s’il y avait un ennemi à l’aplomb d’une muraille, plutôt que de risquer à se pencher pour l’atteindre, on pouvait le toucher depuis un autre poste. En fait, tous les angles de tirs et de vue ont été étudiés pour optimiser au mieux le système défensif.

Ensuite, pour arriver au front Royal, il y avait une vaste zone gazonnée en pente, qui forme le glacis. Ce glacis permettait, au cas où le front Saint-Étienne soit franchi, de voir l’ennemi arriver et d’anticiper toute attaque. Autrefois, il était bien sûr nu et sans arbres. À l'est, le long de la falaise, un souterrain permettait aux défenseurs du premier front de se replier vers le front Royal.

Le Front Royal[modifier | modifier le code]

Vue d'ensemble du Front Royal

Le front Royal est flanqué de deux guérites de surveillance : la tour du roi et la tour de la reine. Le front Royal et le front de Secours (à l’autre extrémité de la citadelle) ont été édifiés par les Espagnols et remaniés par Vauban. Ces fronts sont reliés par deux énormes murailles, qui épousent presque à la perfection le relief et le rocher. À cause des vues ennemies depuis les collines des alentours, pour faire écran, Vauban a construit des murailles très solides, en calcaire, de 5 à 6 m d’épaisseur et de 15 à 20 m de haut. La partie supérieure des parapets était construite en brique car leurs éclats étaient beaucoup moins meurtriers que le calcaire. Ces murs délimitent la cour intérieure, le corps de place et ils étaient surmontés d’un chemin de ronde sur lequel on pouvait déambuler pour monter la garde. De plus une dizaine de guérites (ce ne sont pas des échauguettes, ce nom étant applicable aux châteaux-forts médiévaux, alors qu'en fortification bastionnée, on parle de guérites) étaient disposées le long de ce circuit, pour servir de poste de guet et de combat. Elles étaient plus décoratives qu’efficaces car elles étaient très fragiles. Il n’en reste aujourd’hui plus que deux.

Le bâtiment des Cadets[modifier | modifier le code]

Le bâtiment des Cadets

Le bâtiment des Cadets est le bâtiment de casernement principal de la citadelle. Ce bâtiment divise le corps de place en deux parties. Pendant une dizaine d'années, il a abrité jusqu'à 600 jeunes Cadets du Roi, école militaire voulue par Louvois, secrétaire d'État à la guerre. Au niveau de son architecture, cette caserne est divisée sur toute sa longueur par un épais mur intérieur qui mettait ses occupants à l’abri des tirs latéraux.

Le magasin à poudre[modifier | modifier le code]

Le magasin à poudre

Construit contre le mur fortifié, à l’abri des tirs ennemis, le magasin à poudre : bâtiment construit pour la conservation de tonneaux de poudres, particulièrement protégé et renforcé pour éviter les possibilités d'inflammation lors des tirs ainsi que les risques d'explosion. Il était construit sous une voûte en plein cintre et « à l’épreuve » (capable de résister aux bombes). Les clous et pentures étaient en bronze pour éviter les risques d’étincelle. On y entrait en sabots en bois.

L'arsenal[modifier | modifier le code]

Il était fait pour l’entrepôt, l’entretien et la réparation d’armes. Au 1er étage, on trouvait les fusils, armes blanches, munitions, et le rez-de-chaussée était réservé pour les canons et autres engins.

Le puits[modifier | modifier le code]

Le puits et sa roue.

Au XVIIe siècle, les besoins en eau étaient satisfaits par des systèmes de canalisations, mais qui pouvaient être détruits lors des premières heures d’un siège ennemi. C’est pour cette raison qu’en 1681, Vauban a fait creuser un puits de 132 mètres de profondeur pour atteindre la nappe phréatique ; ce puits fonctionnait grâce à une roue de 4 mètres de diamètre actionnée par un homme qui y marchait à l’intérieur pour remonter les seaux d’eau. Mais comme l'eau saumâtre était imbuvable, il fit construire des citernes pour récupérer l'eau de pluie. Il y en a une par front, et une quatrième au niveau du puits. L’eau était quand même de qualité moyenne.

La chapelle Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

La chapelle

Les chapelles étaient construites par Vauban dans chaque citadelle pour que la garnison puisse assister à l’office du dimanche. Les formes étaient assez simples. Il y avait peu d’ornements, si ce n’est quelques colonnes doriques. Celle-ci est dédiée à Saint Étienne, en souvenir de l’église du même nom, qui avait été rasée lors de la construction de la citadelle.

Les bâtiments que Vauban entreprenait n’étaient pas construits au hasard et répondaient à des besoins bien spécifiques.

Les musées de la Citadelle[modifier | modifier le code]

Le Muséum[modifier | modifier le code]

Le Jardin zoologique[modifier | modifier le code]

Le Jardin zoologique présente deux espèces menacées de fauves (le Lion d'Asie et le Tigre de Sibérie), une vingtaine d'espèces de primates et une trentaine d'espèces d'oiseaux exotiques. Les enclos sont intégrés dans le cadre de la Citadelle. Les objectifs principaux visent la conservation et la reproduction d'espèces menacées, ainsi que la recherche sur le comportement animal.

En juillet 2011, un sanglier des Visayas (Sus cebifrons negrinus) est né. Cette espèce est classée en danger critique d’extinction sur la liste rouge de l’IUCN ! Ce fut donc une très belle surprise que d’accueillir une petite femelle nommée Maynila... En 2012 ce sont trois petits marcassins qui ont vu le jour (Palawan, Panay et Mindanao).

Lors de la période de reproduction, le mâle arbore une crinière imposante qui pousse jusqu’à la croupe et même jusqu’à recouvrir les yeux !

Au sein du Jardin zoologique se trouve La P'tite ferme, espace découverte à destination des tout petits.

L'Aquarium[modifier | modifier le code]

L'Aquarium montre des minuscules vairons jusqu'aux imposantes carpes et silures. Une ferme aquacole présente l’élevage d’écrevisses « pied rouge » et d'aprons du Rhône, espèces en voie de disparition dans nos régions faisant l'objet d'un programme de sauvetage en parallèle d'une sensibilisation à l'amélioration de leurs milieux de vie.

L'Insectarium[modifier | modifier le code]

L'Insectarium, le plus grand de France, met en avant les insectes qui représentent 85 % de la faune mondiale. On y découvre, dans leur environnement reconstitué, des milliers d'insectes tels que des phasmes, des scarabées, des fourmis, différentes espèces de blattes, ainsi que des araignées, des scorpions …

Le Noctarium[modifier | modifier le code]

Le Noctarium, plonge le visiteur dans l'ambiance de la nuit et de l'obscurité. Il est alors possible de surprendre l'activité de mammifères nocturnes comme les petits rongeurs. Une ambiance étonnante qui permet aux visiteurs de redécouvrir leurs cinq sens.

Le Parcours de l'évolution[modifier | modifier le code]

Le Parcours de l'évolution permet de découvrir les principaux maillons de la chaîne de l’évolution du monde animal, des animaux les plus anciens, comme les lamproies, les requins ou le cœlacanthe, aux mammifères évolués, comme le singe ou les hominidés. Ces collections, originellement constituées par l'Université de Franche-Comté, constituent le socle du Muséum.

Musée de la Résistance et de la Déportation[modifier | modifier le code]

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Ce musée de la Ville de Besançon, créé en 1971 à l'initiative de Denise Lorach, ancienne déportée, évoque avec profondeur et émotion cette sombre page de l'Histoire. Il est l'un des cinq premiers de sa catégorie en France (il reçoit en moyenne annuellement 65 000 visiteurs).

Le parcours muséal est réparti en vingt salles et traite, à l'aide de photographies, de textes et de documents originaux, les thèmes liés à la Seconde Guerre mondiale : l'évolution du nazisme depuis son origine, la guerre et le régime de Vichy, la Déportation et la Résistance intérieure française (Franche-Comté, Zone occupée, Zone Libre – non occupée –, Zone interdite, Zone réservée, Zone annexée ; ensemble de l'Europe), la Libération. Le choix de la citadelle pour ce musée de France est symbolique car cent Résistants y furent fusillés durant l'Occupation. Un mémorial leur est consacré à l'extérieur.

Les salles d'art concentrationnaire (accessibles sur demande)

Deux salles d'art concentrationnaire sont dédiées à l'œuvre de Jean Daligault, déporté Nacht und Nebel/Nuit et brouillard, et à celle de Léon Delarbre, résistant déporté. La collection présentée[6], pour une bonne part, constitue un dépôt du Musée national d'art moderne.

Le Centre de Ressources (accessible sur rendez-vous)

Cet espace met à disposition des publics sa bibliothèque, ses archives, sa banque d'images (comprenant 8000 négatifs, microfilms, diapositives, cassettes), ses enregistrements sonores, etc. Il compte des fonds d'intérêt national, constitués par l'abbé Joseph de la Martinière et par Germaine Tillon[7].

Le Service éducatif, animé par un professeur détaché de l’Éducation nationale, est à disposition des enseignants pour préparer une visite ou des travaux d'élèves. Il assure aussi la rédaction d'outils pédagogiques, en lien avec les programmes des classes de cycle 3 jusqu'à la terminale ; il offre également une aide à la préparation du Concours national de la résistance et de la déportation

Patrimoine Identitaire[modifier | modifier le code]

  • Le Musée comtois, installé depuis 1960 dans le Front Royal, évoque le terroir et l'adaptation humaine ; il rend compte des activités franc-comtoises d'art et de traditions populaires et s'ouvre à l'ethnographie régionale. Tout au long de ses dix-sept salles d'exposition, il décline les hommes et leur environnement et s'attarde sur les aspects de la vie quotidienne aux XIXe et XXe siècle. L'ensemble s'articule autour de quatre thèmes principaux : se nourrir, se divertir, croire et travailler. Le musée possède aussi un important fonds photographique d'ethnographie régionale[8].

Fondé par Jean Garneret (1907-2002), prêtre dans le département du Doubs à Lantenne-Vertière, qui créera également d'autres musées entre 1943 et 1985 : le Musée paysan à Corcelles (Haute-Saône), le Musée Comtois à Besançon, le "Musée-parc" de Petite-Chaux (Doubs) et le Musée de plein air des Maisons Comtoises à Nancray.

  • L'espace Vauban, évoquant Sébastien Le Prestre de Vauban (1633-1707), connu pour ses fortifications imprenables. Les quatre présentations décrivent Vauban, architecte du roi conquérant Louis XIV, les guerres pour le contrôle de la Franche-Comté et la vie des mousquetaires à la Citadelle… L'ensemble des témoignages de l'œuvre de Vauban à Besançon s'intégrait dans la préfiguration de l'inscription au Patrimoine mondial de l'UNESCO.

Un projet visant à l'évolution de cette présentation en centre d'interprétation est aujourd'hui à l'étude.

Fréquentation[modifier | modifier le code]

La Citadelle de Besançon est le monument le plus visité de Franche-Comté, accueillant entre 250 000 et 280 000 visiteurs chaque année. Le tableau suivant présente les chiffres de fréquentation pour les dernières années[9],[10] :

Nombre d'entrées sur le site de la Citadelle
2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
242 020 277 777 276 169 275 751 257 342 222 515 274 539 262 851 248 704 233 153 291 144 270 004 268 427

NB : à partir de 2011, chiffres incluant la fréquentation du Parc Saint-Etienne (partie gratuite du site) et du Hangar aux manœuvres (expositions temporaires).

Accès[modifier | modifier le code]

De par la nature même du site occupé par la citadelle de Besançon qui lui donne son apparence de forteresse imprenable, l'accès au monument a toujours été problématique.

Accès piéton[modifier | modifier le code]

Par les itinéraires balisés depuis le cœur de ville : Rivotte (difficulté moyenne) ou Tarragnoz (assez sportif). De jolies promenades pour accéder au site et profiter pleinement des panoramas sur la vieille ville et la boucle du Doubs qui enserre Besançon. Prévoir 30 minutes environ. Le parcours comporte des cheminements par escaliers, prévoir des chaussures confortables.

Accès routier[modifier | modifier le code]

Actuellement, l'accès se fait principalement depuis le centre-ville en empruntant des rues étroites et avec une pente importante. Parking aux abords du site sous réserve de places disponibles. Nombre de places très limité et parking payant. En haute saison, stationnement conseillé au Parking Rodia (gratuit) puis accès à pied ou en bus (circule d'avril à octobre inclus, voir ci-dessous).

Accès en bus[modifier | modifier le code]

D'avril à octobre inclus, la Citadelle est desservie par la ligne régulière 17 du réseau de bus Ginko depuis le parking de la Rodia. Cette ligne permet ainsi de désengorger l'accès au site pour une meilleure gestion des flux.

Le petit-train[modifier | modifier le code]

À partir de 1988, un petit train routier touristique permettait de rejoindre la place forte jusqu'à ce qu'un accident ait lieu le 16 mai 2009, provoquant deux blessés graves. Depuis cette date, l'exploitation du petit-train avait été arrêtée. Les travaux du Tram arrivant à leur terme, le Petit Train de Besançon sera de nouveau en circulation à partir d'avril 2014[11].

Le projet de téléphérique[modifier | modifier le code]

En 1993, le conseil municipal avait décidé de la construction d'un téléphérique pour accéder à la citadelle. En 1996, la commission supérieure des monuments historiques dépendant du Ministère de la Culture rejeta ce projet d'aménagement en préconisant l'étude de solutions alternatives.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps
  2. Fiche du site sur DREAL Franche-Comté
  3. a et b « Notice no PA00101466 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. Carte géologique de la France au 1/50 000e consultée sur InfoTerre.
  5. La cathédrale Saint-Jean de Besançon, pages 11 à 13.
  6. pour l'ensemble des collections de ce musée de France http://www.musees-franchecomte.com/index.php?p=198&art_id=
  7. dossiers généraux sur le camp de Ravensbrück avec des compte-rendus, extraits ou copies des études, ouvrages et articles parus sur le camp ; des dossiers thématiques diverses telles la Croix rouge suédoise ou les lesbiennes du camp mais également sur des points sensibles : expériences, exécutions, sabotages, procès... sur des éléments statistiques et des données concernant des convois -trains des 8, 11, 15 août 1944, par exemple-. Ces pièces ont été réunies et doublées de fichiers par numéros matricule et nominatifs de l’ensemble des femmes déportées de France -sauf déportées juives-, à partir de diverses sources : registres d’écrous des prisons françaises et allemandes, registres de Ravensbrück, listes du Ministère des Anciens combattants, listes dressées par les déportées elles-mêmes -par exemple au revier-. Ce fonds, résultat également d’une enquête lancée par régions, est complété par des dossiers individuels contenant des témoignages, de la correspondance, des poèmes... L’ensemble de ce fonds a été déposé en 1995 par les soins de Germaine Tillion au Musée de Besançon qui s’efforce de poursuivre le travail, de le porter à la connaissance des chercheurs.
  8. Le musée comtois sur le site des musées en Franche-Comté
  9. Musées, sites et monuments touristiques franc-comtois, Insee Franche-Comté, Infoweb n°24, septembre 200.
  10. Observatoire régional du tourisme de Franche-Comté
  11. Cie Droz-Bartholet : http://www.sautdudoubs.fr/contenu.php?id=973

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Dallemagne, Jean Mouly, Patrimoine militaire, p. 174-187, Éditions Scala, Paris, 2002 (ISBN 2-86656-293-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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